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Bdimentation restant la même, il faut conclure qu'il y a eu au sommet rétention
latériaux fixes coïncidant avec l'insuffisance de la diurèse.
i courbe d'élimination des matières minérales (fig. 3), tout à fait comparable k
GUILLEMARD ET MOOG
la précédente, montre que la rétention des matériaux fixes porte aussi bien su: matières minérales que sur les matières organiques. Toutefois, la diminution du port de déminéralisation indique que nous retenons proportionnellement pk matériaux salins que de matériaux organiques ; on constate en particulier une r^ tion chlorurée très nette. Jaquet et St&helin avaient trouvé, au contraire, au C serai, une augmentation de Félimination du chlore urinaire et concluaient que facteur important des variations du chlore semble être les variations du volum Turine sécrétée >. Nous savons aujourd'hui que, dans bien des cas, c'est au conti le volume de l'urine qui est fonction de la rétention chlorurée; et cette réteo concorde bien avec Thjpothese déjà indiquée d'une hydratation des tissus.
3" Azote total. — La courbe de l'azote total éliminé en 24 heures (fig. 4) est i blable à celle du résidu fixe ; la quantité d'azote ingérée ayant été maintenue il faut admettre qu'il y a eu au mont Blanc rétention d'azote par l'écononde. No que Jaquet et Stâhelin ont obtenu le même résultat au Chasserai.
On peut attribuer cette rétention d'azote soit à une élimination insuffisante déchets azotés, s6it à la fixation d'azote sous forme utilisable, soit enfin àune<j nution des processus de désassîmilation des substances albuminoides. Nous moi rons que dés le début du séjour au sommet il y a eu hyperglobulie et par ce quent formation d'hémoglobine; on conçoit donc très bien une fixation d'azote cette forme. Mais il est certain que la quantité d'azote retenue dépasse nolablei celle que l'organisme est susceptible de fixer sous forme d'hémoglobine et il est vraisemblable qu'une partie de cet azote est retenu dans la circulation sous fc de déchets azotés par suite de l'insuffisance passagère du filtre rénaL
4" Urée. — L'urée a été dosée après précipitation de l'urine par l'acide phos tungstique en solution chlorhydrique à l'aide d'un appareil d'Yvon à mercure
(Jaiffet)
Parts
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cernais
to
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0%7 0.44^ O.Vl 0 38 0.35 0.32 0,29 0.26 0,23 0.20
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FiG. 5. — Variations de Turée.
quantité éliminée en 24 heures varie comme l'azote total (fig. 5) : il y a dimim considérable pendant tout le séjour au sommet. Il est vraisemblable qu'il y rétention d'une certaine quantité d'urée, la courbe indiquant dans les joujn suivent une notable exagération dans réliminatien de cette substance ; mais il admettre qu'il y a eu également diminution notable, de production. Nous sa que la majeure partie de l'urée doit sa formation à des phénomènes d'hydro mais il est certain que l'oxydation intervient pour une certaine part dans la ge de ce corps ; dés lors la diminution des phénomènes d'oxydation, conséquent l'anoxyhémie, expliquerait l'ajrrèt partiel de la production d'urée. On sait» d'i
NUTRITION GÉNÉRALE AUX HAUTES ALTITUDE
*t, qu'une grande partie de l'urée se forme dans le foie ; or, il semble que le foie, ame le rein, subisse le contre-coup de l'anoxyhémie; nous verrons, en effet, le iK du soufre oxydé baisser dans l'urine émise au sommet, tandis que la quantité ndican y devient énorme. P. Bert n*a-t-il pas montré, d'autre part, que la dépresn de l'air peut amener, avec une gljcémie intense, la disparition du gljcogène foie? Il semble résulter de tous ces faits que, comme le rein, le foie subit Finence de la grande quantité de matériaux non brûlés et toxiques que lui apporte sang.
li faut remarquer d'ailleurs que les courbes des variations de l'azote total de l'urée ne sont pas parallèles. En effet, le rapport azoturique r — r-r-ï
^. 6) subit lui-
^me une dimi-
tion considé-
ble, ce qui in-
]ue que l'azote
éique diminue
oportionnelle-
3nt plus vite
le l'azote total;
y a donc^ du
Itdesséjoursen
lute altitude,
rmation par
conomie d'une
lantité relative-
9nt plus cpnsi-
rable de matériaux azotés incomplètement oxydés; or, parmi ces substances
classent les alcaloïdes de l'urine*
5** Alcaloïdes, — Ils ont été dosés en employant la technique indiquée par l'un de nous * à l'aide de l'acide silicotungstique en solution chlorhydrique. La courbe représentative de leurs variations (ûg. 7) a une tout autre allure que celles examinées jusqu'ici. Elle se tient, en effet, pendant les huit premiers jours au-dessus de la normale, et elle présente un maximum
i concorde nettement avec le rétablissement et l'exagération de la diurèse. On
Dans 0uillet.)
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PiG. 6. — Variations du rapport azoturique.
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