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Variations de l'azote alcaloldique

>£« GCILLEVARP, C. A.» t. CXXXII, 1901.

6UILLEMARD ET M006

doit donc conclure à une formation exagérée àeê substancee alcaloïdicpieB, d'abord retenues en pailie par l'organisme, s'éliminent en gi-ande quantitc moment de la crise.

Le rapport axote-akaloidique, c'est-à-dire le rapport de l'azote éliminé sous fo d'azote «Jcaloldique à l'azote total, présente une courbe (fig. 8) semblable à la pi

Dates

Pans

XmtXMoe

C^MuletM

ys

rv

tK

ffo*

Fio. 8. — Variations du rapport axote-alcaloldique.

dente et nous montre que la proportion d'azote éliminée sous forme de substa basiques augmente considérablement et passe également par un maximum moment de la crise*

6** Adde unque. — L'acide urique, par contre, ne présente pas de variations ca téristiques (fig. 9). Les quantités éliminées en 24 heures oscillent de quantit

Dites (Juillet.)

PatiM

Moot Blanc

Gi'lfulat,

to

zs

(r,'b20 0.019 0,018 0,017 0,016 O.OIS 0,014 0,013 0.012 0,011

Jk

ri

Zj

FiG. 9. — Variations de l'acide urique.

peu prés égales autour de la moyenne en plaine et en montagne. Ce fait est i ressaut parce qu'il vient à l'appui de la théorie qui veut que l'acide urique soi produit de dédoublement et non d'oxydation.

En raison de la diminution de l'urée, le rapport j-^ — subit une augr

NUTRITION GÉNÉRALE AUX HAUTES ALTITUDES «03

ion considérable : proportionnellement à la quantité d'urée éliminée, nous élimins donc beaucoup plus d*acide urique en montagne qu'en plaine.

7*" Phosphore, — Le phosphore urinaire éyalué en anhydride phosphorique pré-

ite une diminution notable pendant les 3 ou 4 premiers jours passés au sommet.

même fait avait déjà été signalé par Jaquet et St&helin au Chasserai. Le rapport

0* -=r diminue de même. Comme il est peu probable qu'il j ait arrêt partiel de la

sassimilation des albumines phosphorées, i) faut admettre un simple défaut d'éli- [nation des phosphates.

3* Soufre, — Le soufre urinaire évalué en SO' présente également une diminution.

SO' m est de même du rappport -j-^, ; ce qui indique nettement une rétention des suites. En effet, l'azote provenant de la désassimilation des albumines implique la [se en liberté d'une quantité correspondante de soufre ; la diminution du rapport dessus ne s'explique que par un défaut d'élimination des sulfates. Si on compare le soufre incomplètement oxydé au soufre total, on voit que le rapport

neutre

■ augmente considérablement pendant le séjour en montagne, comme si lOvai

xrét partiel des oxydations se faisait sentir sur les cellules hépatiques.

9" Cryoscopie des urines, — Les expériences de cryoscopie sont très faciles à réaer au sommet du mont Blanc, où la neige constitue un excellent réfrigérant. Nous ons d'ailleurs refait les expériences à Paris où, au mois d'août, nous avons eu, contraire, quelque difficulté pour congeler l'urine ; l'éther refroidit mal et nous ons dû recourir au gaz sulfureux liquéfié qui permet d'effectuer très rapidement e longue série d'expériences.

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