CHEZ LA GRENOUILLE
Par M. PAUL RIVIÈRE
(Planche V)
(Travail du Laboratoire de Physique expérimentale de la Faculté des scienc de rUDiversité de Bordeaux.)
La question de la nature rythmique de la contraction musculaire taire ou réflexe a été envisagée par un grand nombre de physiologist moyen de méthodes bien différentes. Le procédé dit des résoi (Helmholtz), Télectromètre capillaire (Lovén, Martius), le téh (Wedensky, Bernstein), le myographe (von Kries), la contraction secc ou induite (Morat et Toussaint), ont été tour à tour employés pour miner la fréquence des excitations qui provoquent le tétanos de contractions volontaire ou réflexe sont le témoignage extérieur visible
La diversité des résultats obtenus jusqu'à ce jour m'a incité à quelques recherches dans cette voie.
Helmholtz * donnait le nombre de 18 à 20 par seconde comme repréi celui des vibrations musculaires dans le tétanos provoqué ou la cont spontanée. Avant lui, Haughton' admettait 30 ou 36 oscillations c même temps. Lovén S observant avec Télectromètre de Lippmann les tions électriques qui se produisent pendant la contraction volontai muscles du crapaud ou le tétanos strychnique de la grenouille, estin leur fréquence ne dépassait pas 8 à la seconde dans les contractions h fortes; ce nombre, d'ailleurs, ne serait pas constant, et la fréquence va entre 5 et 8 par seconde. Or, 20 excitations artificielles et plus sont saires chez la grenouille, pour produire un tétanos parfait. Aussi, admet-il que les contractions volontaires se traduisent plus lentemei celles provoquées par les chocs d'induction fréquemment répètes. B( examinant le problème à l'aide de la méthode myographique, 10,5 vibrations par seconde en opérant sur les muscles de Tavant-b l'homme; von Kries^ admet sensiblement le même nombre pour les I
> Hblmholtz, MeUtner^t Jahreibericht, 1864 et 1865. * Hauqhton, Meissner^i Jahresbericht, 1862.
> LovBN, Norditkt Medicinitt arkit\ 1879, Bd XI, n. 14< ^ Von Krieb, Du BoU ArchiVi 1886, suppl.