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RYTHME DES OSCILLATIONS ÉLECTRIQUES DÛ MUSCLE

seurs^ en employant un myographe spécial particulièrement sensible; il prétend cependant que^ dans certaines circonstances^ la fréquence peut atteindre 36 à la seconde. Mais Griffith repousse le procédé myographique comme étant incapable de fournir à ce sujet des conclusions expérimentales fidèles. Martius* avait déjà utilisé l'électromètre capillaire, et n'avait obtenu, chez la grenouille, aucun résultat convenable. Delsaux* dit avoir enregistré 8 à 9 oscillations par seconde, avec le même instrument, au cours du tétanos strychnique complet du gastrocnémien de la grenouille. Nous ferons remarquer à ce propos que cet auteur n'a publié, dans le mémoire cité, que deux graphiques, montrant d'ailleurs que le tétanos enregistré était imparfait dans les deux cas.

Nous allons faire connaître aujourd'hui succinctement les résultats que nous a donnés l'étude de la contraction réflexe ou volontaire chez la grenouille; dans quelque temps, nous donnerons ceux que nous avons obtenus en poursuivant les mêmes recherches sur le crapaud et quelques animaux à sang chaud.

Méthode. — La méthode employée consiste à recueillir, sur une pellicule photographique mobile, les excursions du ménisque mercuriel d'un électromètre capillaire à indications rapides. L'instrument choisi doit être, en même temps, très sensible. Les bornes de rélectromèti*e sont reliées aux électrodes impolarisables qui dérivent dans son circuit les variations de l'état électrique des muscles étudiés.

L'électromètre, son appareil d'éclairage, l'instrument qui sert à enregistrer les courbes, sont placés sur trois supports différents, bien isolés des vibrations, dans une cave à sol cimenté. Une lampe à arc projetait sur une fente verticale de i/iO* de millimètre de largeur et de 6 cent, de haut, l'image de la colonne mercurielle agrandie 140 fois. Âu-devant de la fente se trouvaient en outre le style du myographe relié au tendon du muscle en expérience, et celui d'un signal électromagnétique placé dans le circuit d'un diapason entretenu électriquement, faisant 30 VD par seconde ; lorsqu'il était utile, un deuxième signal indiquait aussi les excitations envoyées artificiellement au muscle. Une lentille cylindrique planconvexe projetait sur un cylindre enregistreur recouvert d'une pellicule sensible et placé dans une chambre noire portant la fente, l'image de celle-ci vivement illuminée; un obturateur permettait de provoquer et de supprimer en temps voulu l'arrivée du faisceau lumineux sur la pellicule photographique : celle-ci se déplaçait avec une rapidité de 23 millimètres k la seconde.

La grenouille était fixée sur une plaque myographique soigneusement isolée du sol au point de vue électrique. Le tendon et Téquateur du muscle étaient en rapport avec des électrodes impolarisables du type du fiois-Reymond, au moyen de gros fils de coton, imbibés de solution saline physiologique, et noués sur le muscle ^ Lorsque le muscle étudié montrait un courant de repos^ celui-ci n'était pas compensé, mais le ménisque mercuriel était, par une pression appropriée, exactement ramené au zéro primitif : nous estimons, en effet, que dans les recherches d'électrophysiologie, on doit toujours éviter d'introduire dans le circuit dont le tissu vivant fait partie toute force électromotrice étrangère.

Toutes ces recherches ont été faites avec des muscles attenant au corps de l'animal, et à circulation sanguine conservée autant que possible.

^ Martiui, Du Bois Arehiv, 1883, Siudien zur Physiologie des Tetanus, * Dblsaux, Travaux du Laboratoire de L. Frederxcq^ 1892, tome lY. ' L'équateur de rorgane était mis en rapport avec Tacide, et I9 tendon avec le mercure du capUlaire. '

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RESULTATS EXPERIMENTAUX

Avant d'étudier avec quelque détail la forme de la courbe électrom fournie par divers tétanos réflexes ou volontaires^ nous allons donn courbe type obtenue en tétanisant par excitation électrique du nerf se le gastrocnémien d'une grenouille. Cette courbe a été obtenue avec le capillaire qui nous a servi dans les travaux qui vont être rapportés l'appellerons courbe n* 1 ; le sens indiqué par la flèche est celui du cernent de la pellicule sensible, qui est d'ailleurs le même pour t tracés publiés ici. Le premier trait supérieur correspond au levier m phique; le deuxième montre les oscillations du signal électromagn< celles-ci indiquent les excitations (chocs d'induction d'ouverture et meture produits par un diapason à 30 VD remplaçant le trembl l'appareil faradique). Cette deuxième ligne indique donc en même te vitesse de déplacement de la surface photographique. ËnGn, au-desc trouvent enregistrées les oscillations du ménisque mercuriel. Le gas mien présentait un courant de repos (non compensé) de 0 volt 03. l recevait 60 excitations par seconde, la fermeture et la rupture étant efl L'élévation subite du levier myographique traduit le tétanos pan muscle, et il est facilement visible qu'au début la colonne mercuriell< synchroniquement avec le diapason excitateur : il n'en est plus de méi la suite; mais nous n'avons pas à nous occuper actuellement de ce ( fait; il ne dépend point de l'inertie de l'appareil^ mais de causes tout différentes; nous les ferons connaître en leur temps.

Quoi qu'il en soit, le lecteur peut maintenant considérer la courbe dente (dans sa première partie) comme étant celle que fournit, sous ui grossissement et avec une faible vitesse de l'enregistreur, un bon ca] relié au tendon et à l'équateur d'un muscle électriquement tétanisé^ poe au début un courant de repos, ce qui est le cas habituel. J'ai cru inc sable de reproduire ici ce document pour servir de terme de compi pour ceux qui vont suivre, et aussi pour qu'il soit facile de le met parallèle avec les résultats singuliers publiés l'année précédente par M. riev * dans ce même recueil, et donnés par lui comme courbes norm( la réponse électrique du muscle excité.

Réflexes étudiés à V électromètre sur le gastrocnémien de la grenouille sonnée par la strychnine. — Nous ne donnons ici que les conclusions ii sant immédiatement la fréquence des variations électriques accompi l'empoisonnement strychnique dans les muscles de la grenouille, omettons à dessein un très grand nombre de détails qui seront plu rapportés dans un travail plus étendu sur la question.

Si, ayant injecté dans le sac dorsal d'une grenouille quelques gouttes solution concentrée de sulfate de strychnine, on relie aux bornes de tromètre le tendon et l'équateur d'un muscle rattaché à un levier m

1 TscRiRiEv, Journal de Physiologie et de Pathologie générale^ juillet 1905.

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