RYTHME DES OSCILLATIONS ÉLECTRIQUES D15 MUSCLE MS
phique (le muscle étant toujours en continuité sanguine et nerveuse avec le corps de l'anioaial), il est facile d'enregistrer les variations électriques qui accompagnent les contractions de l'organe en expérience.
Avant qu'aucune contraction d'apparence spontanée se produise dans la préparation, on peut provoquer les réflexes sans aucune difûculté. Le graphique n^ 2 a été fourni par un gastrocnémien de grenouille intoxiquée, en excitant Tanimal au moyen d'une baguette de verre. Chaque fois qu'on frappait ainsi le dos de la grenouille, on obtenait une contraction inscrite sur la ligne supérieure du tracé. On voit que chacun des réflexes se traduit ici la plupart du temps par une secousse simple, accompagnée d une oscillation électrique présentant une pointe et une bosse, pourparler le langage de Burdon- Sanderson. La première réponse mécanique est un court tétanos à 3 oscillations, suivi de 3 variations électriques ayant duré ensemble 7/30 de seconde : ce premier fait montre que ce court tétanos incomplet admet des vibrations dont la durée est un peu supérieure à i/13 de seconde. La plupart des contractions qui suivent sont des secousses simples suivies d'une oscillation électrique dont la 2* phase a une durée particulièrement longue.
Au fur et à mesure que l'empoisonnement progresse, on peut observer les phases bien connues des longues contractions tétaniques qui envahissent tout le corps de l'animal. Le tracé n« 3 est à ce propos fort intéressant; le temps n'y est pas indiqué, mais il est facile de parer à cette lacune en appliquant à ce graphique Téchelle des deux précédents, la vitesse de déplacement étant la môme. On remarquera une première phase de tétanos incomplet X x' pendant laquelle la fréquence des oscillations électriques est environ de 12 à la seconde. Puis, la hauteur générale du tétanos semble baisser, et le levier indique pendant une longue période un état de tétanos à peu près complet. Le niveau de la courbe de Télectromètre s'abaisse alors, et la fréquence des oscillations électriques devient extrême ; ces oscillations ne sont pas séparées dans la photographie reproduite ici, à cause de leur grande finesse ; il aurait fallu employer un déplacement beaucoup plus rapide de l'enregistreur pour les rendre visibles : elles atteignent à certains moments une rapidité de 210 à la seconde. Bientôt, le tétanos devient discontinu (à partir dex") ou pour ainsi dire rythmique. On obtient alors des groupes d'oscillations électriques d'une fréquence de 12 environ par seconde ; ces groupes ne sont généralement formés que par 5 vibrations de l'électromètre, correspondant à un nombre égal de vibrations du levier myographique. En réalité, le phénomène est beaucoup plus complexe, et si l'on examine attentivement la pellicule on voit qu'à chacune des oscillations électrométriques précédentes se superposent des oscillations secondaires beaucoup plus rapides, que l'on peut, pour ainsi dire, considérer comme des vibrations harmoniques (200 à 210 par seconde).
Le photogramme n<* 4 montre les oscillations électriques consécutives aux contractions réflexes provoquées chez une grenouille intoxiquée par le sulfate de strychnine, dans les dernières périodes de l'empoisonnement. Ici encore on note de grandes oscillations composées. La fréquence des ;Wt/e8 vibrations ne semble pas dépasser 40 à la seconde.
Etade des mouvements réflexes, — Nous avons utilisé des grenouilles vigou-
JODRNAL DB PBTSIOL. ET DV^PATHOL. GÉNÉR., 1900. 40