H. ROGER
par 8on immobilité avec les ondulations de Tanse contenant le liquide de Focclusion intestinale {ûg, 6). Cette influence excito-motrice se fait sentir sur toute la longueur de l'intestin obstrué. On peut facilement constater que les grands mouvements prennent naissance fort haut et se propagent en s'atténuant jusqu'au niveau de Tobstade; ils diffèrent totalement des contractions courtes et localisées qui se produisent à l'état normal. Par Téleclri* sation de l'intestin» on ne réussit pas à les faire apparaître; on observe seulement une constriction locale, quelquefois très forte, mais nullement comparable aux ondes que nous venons de décrire.
 une période avancée de l'évolution morbide, se produit un nouveau phénomône; c'est une paralysie progressive de l'intestin, paralysie qui commence près de l'obstacle et remonte parfois à 8 et 10 centimètres au-dessus •  ce moment, on peut appliquer sur l'intestin des courants faradiques :
aucune contraction ne se produit. Cependant les grands mouvements persistent; ils persistent jusqu'à la ftn ; j'en ai enregistré, 4 minutes avant la mort. Il faut donc bien admettre qu* ils prennent naissance fort haut : ils refoulent le liquide et celui-ci vient ! distendre la partie paralysée de l'in- |
. ^ testin comme il distendrait un mince
Fig. 6. — Mouvements provoqués dans une . . j . v o. v ^ '
anse. intestinale (I) par le liquide retiré ^^^ ^® caoutchouc. Si, à ce moment, l
d'une anse obstruée. La ligne II donne le on pratique des ligatures successives, tracé fourni simultanément par une anse ^^ «.^««4«♦« «..^ io>« ^^a^^ ».^«...^*.« voisine remplie d'eau salée et servant de ^» constate que les ondes prenpent témoin. naissance à 16 ou 20 centimètres au-
dessus de Tobstacle; c'est du moins le minimum de longueur nécessaire pour observer encore les grands mouvements intestinaux.
Ainsi, les mouvements de l'occlusion intestinale sont constitués par de grandes ondes péristaltiques, bien différentes des ondes courtes qui se produisent à l'état normal. Ils refoulent avec force le liquide qui s'est accumulé au-dessus du point obstrué et représentent la tentative sans cesse renouvelée pour chasser ou faire cheminer l'obstacle qui s'oppose au passage des matières.
Pour savoir s'il se produit au cours de l'obstruction intestinale, des mouvements antipéristaltiques, il suffit de placer deux canules manométriques. Comme à l'état normal, on peut observer un reflux, reflux identique à celui qu'on obtient en comprimant un tube de caoutchouc plein de liquide : c'est le résultat de la contraction et non d'un mouvement rétrograde. Mais, pas plus à l'état pathologique qu'à l'état normal on n'obtient de contractions antipéristaltiques. Il s'ensuit que le rejet des matières fécaloîdes, chez les animaux capables de vomir, résulte, comme l'avait déjà soutenu Van Swieten, d'une pression énergique exercée par les parois abdominales sur une anse fortement gonflée. C'est étendre aux vomissements d'origine intestinale la théorie admise sans conteste pour les vomissements d'origine gastrique.