ROLE DES DIFFÉRENTES PARTIES DU REIN
//. Im glande rénale. - Nous pouvons déjà définir le rôle de trois éléments du rein : i'» le réseau capillaire. Nous n'avons pas de raison de supposer que son rôle soit autre que celui des autres capillaires de l'économie (réseaux glandulaires^ sous-séreux, etc.). A travers la paroi endothéliale peut se faire une transsudation de liquide allant du sang vers les espaces intertubulaires (par un mécanisme d'ailleurs inconnu); — 2« ces espaces sont remplis de ce transsudat. Ils sont les intermédiaires entre le sang et les cellules épithéliales; — 3' les cellules des tubes baignent par leur base dans le transsudat. Elles y trouvent tous les éléments dont se constituera Turine : eau^ cristalloïdes divers, éléments qui doivent être élaborés par le rein. L'ensemble formé par les capillaires, les espaces et les cellules constitue en somme une glande typique.
Nous avons vu dans la première partie que la sécrétion urinaire ne se peut concevoir que grâce à un travail intracellulaire, portant sur l'eau et les cristalloïdes aussi bien que sur les autres éléments; ce travail consiste, soit en une séparation active de l'eau, soit en concentration de tous les cristalloïdes ou d'un seul d'entre eux. N'est-ce pas dans la glande rénale, telle que nous venons de la décrire, que se fait ce travail? Et l'hypothèse la plus simple n*est-elle pas que le courant de toutes les substances éliminées va du sang à travers les espaces et Tépithelium vers les tubes urinifères^ et de là aux tubes excréteurs? Puisque, comme nous l'avons montré, la théorie de la résorption » oblige, elle aussi, à admettre un travail cellulaire, pourquoi ce travail se ferait-il du dehors au dedans, ce qui n'a lieu dans aucune glande, et non, comme partout, du dedans au dehors? Il n'y a pas de raison physiologique pour cela; il n'y a qu'une raison anatomique; c'est qu*on est obligé de rendre compte de la fonction du glomérule, et qu'on a préalablement admis que le glomérule est sécréteur au même titre que l'épithélium.
Cette hypothèse est-elle indispensable? Nous ne le pensons pas et nous allons montrer qu'il y en a au moins une autre.
1 Des expériences directes, notamment de Magnus et de Cushny, montrent que le rein est capable de résorber les substances introduites par l'uretère. Est-il besoin de montrer que ces expériences ne prouvent pas que, normalement, il se fasse une résorption? Quand on démontre la perméabilité du péritoine aux cristalloïdes injectés, il ne s'ensuit pas que le r<Me du péritoine est de résorber les cristalloïdes. Récemment, l'un de nous a pu voir que le corps fungiforme du poulpe est capable de résorber les sucres et Turée. Cette résorption n'est pourtant pas sa fonction habituelle.