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S LAMY ET MATER

5* Que le « travail > des cellules rénales consiste, à un moment donné : (a) à séparer plus ou moins d'eau ; (b) à augmenter la concentration totale des cristalloïdes; (c) à augmenter ou diminuer la concentration d'un cristalloîde isolé^ cependant que la teneur du sang en eau et cristalloïdes ne varie pas ou varie même en sens contraire ;

G" Que le mécanisme intime de ce travail cellulaire nous est encore inconnu.

Il, En ce qui concerne l'anatomo-physiologie du rein, - !• Qu'il y a de grandes probabilités d'ordre histologique pour que l'eau passe des capillaires rénaux dans les espaces intertubulaires, et de là dans l'épitbélium ;

S*" Qu'il y a de grandes probabilités d'ordre histologique pour que les cristalloïdes suivent le même chemin ;

3<* Qu'on peut considérer l'ensemble formé par les capillaires, les espaces intertubulaires et l'épithélium comme une glande typique; que cette glande peut être l'organe sf^créteur dont les études précédentes montrent l'existence dans le rein; que l'hypothèse la plus simple est que, dans cette glande comme dans toutes les autres, le courant des substances éliminées va du sang vers l'extérieur;

4<' Que le rein est l'organe dont le pouls capillaire est le plus ample ; que le glomérule peut être considéré comme le dispositif qui rend compte de cette amplitude;

5* Que le glomérule est un organe pulsatile et que ses battements, ses mouvements de piston ont pour effet de. favoriser le cheminement de l'urine dans les tubes;

6° Nous avons émis l'hypothèse que ce rôle mécanique est la fonction propre du glomérule.

De ces conclusions ressort la conception anatomo-physiologique suivante de la sécrétion urinaire. La sécrétion se ferait en deux temps. Dans un premier temps, il y aurait transsudation de liquide du sang vers les espaces intertubulaires à travers les capillaires rénaux. Dans un second temps, le liquide transsudé^ élaboré par les cellules, deviendrait l'urine et serait rejeté dans les tubes urinifères (le mécanisme intime de la transsudation endothéliale et de l'élaboration cellulaire sont d'ailleurs inconnus). Le liquide sécrété dans les tubes y cheminerait vers le dehors grâce surtout aux mouvements de piston que font, à chaque pulsation, les glomérules placés à l'extrémité du tube.

RECHERCHES SUR LA TUBERCULOSE RENALE (4« mémoire '.)

ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DBS LÉSIONS HÉNALES PROVOQUÉES PAR LBS POISONS DIFFUSIBLBS DU BACILLE TUBERCULEUX

Par MM. LÉON BERNARD et M. SALOMON

(Travail du Laboratoire de M. le professeur Landouzy.)

Jusqu'ici, les auteurs classiques distinguent, dans les lésions de la tuberculose rénale, celles qui relèvent de la présence du bacille de Koch dans la glande et celles qui sont dues aux poisons qu'il répand dans Torganisme. Les premières sont constituées par les productions folliculaires, dites spécifiques; les secondes, par les altérations de néphrite dite non spécifique.

Dans des mémoires antérieurs, nous avons étudié l'action du bacille de Kocb sur le rein; l'expérimentation nous a fourni la démonstration de l'ancienne conception de Coffin, rajeunie récemment par Jousset*, d'après laquelle le bacille est apte à créer, dans cet organe, aussi bien des lésions non folliculaires que des lésions folliculaires.

Nous envisagerons ici la question des lésions attribuées aux poisons tuberculeux. Ceux-ci, on le sait, sont de deux espèces : les uns restent toujours adhérents aux corps bacillaires; ils sont responsables des effets sclérosants ou caséiGants du bacille, et leur action implique la présence de celui-ci; les ayant déjà étudiés^ nous n*y reviendrons pas. Les autres diffusent hors des bacilles à travers l'économie; c'est à eux qu'à été rapportée la pathogénie des lésions de néphrite.

Cette conception, inspirée par ce qu'on sait de la pathogénie d'autres néphrites infectieuses, dues à des toxines microbiennes, s'est établie à la suite d'un certain nombre de faits cliniques et expérimentaux, qui ont peut-être été

1 Voy. LÉON Bernard et M. Salomon: Recherches sur la tuberculose rénale, l*' mémoire: Étude expérimentale des lésions rénales provoquées par les poisons locaux du bacille tuberculeux. Journal de Physiologie et de Pathologie générale, sept. 1904.

2» mémoire : Étude expérimentale des lésions rénales provoquées par le bacille tuberculeux. Ibid., mars 1905.

3' mémoire : Sur l'histogenèse des tubercules rénaux d'origine toxi-bacillaire. Arch, de méd. exp., novembre 1906.

> JoussET. Rein et bacille de Koch. Arch, de méd. expir., oct. 1904.

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