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RECHERCHES SUR LA TUBERCULOSE RÉNALE

Les cobayes de poids moyen (350 gr.), inoculée avec 5 ce. ou même 3 ce, meurent le plus souvent quelques heures après l'injection.

Cependant, un animal de 3â7 gr., inoculé avec 5 c. c, a survécu un mois, succombant quelques heures après une seconde inoculation de 5 ce. Chez lui^ nous avons trouvé des lésions très marquées : on note une ectopic vascnlaire considérable; les glomérules sont très congestionnés; sur d'autres, le bouquet est en voie de transformation fibreuse; la capsule de Bowmann est partout très épaissie; des glomérules scléreux partent des zones de sclérose jeune^ qui refoulent les tubes; il existe également de la périartérite; pas de lésions épithéliales. On est tenté d'attribuer ici la congestion à la seconde inoculation, mortelle, et la sclérose aux suites lointaines de la première; mais il faut se garder de conclusions hâtives. Ce résultat est unique, et nous devons en rapprocher celui d'une expérience où un cobaye mourut quelques heures après une seule inoculation de 5 c. c. et dont les reins présentaient une sclérose glomérulaire et périglomérulaire des plus nettes; il est évident qu'ici, la lésion ne peut être attribuée au poison et devait procéder d'une origine ancienne et inconnue.

Deux expériences sont voisines de celle que nous venons de discuter; il s'agit de cobayes, inoculés deux fois avec â c. c. de tuberculine; pour Tun, rintervalle des deux inoculations fut de 1 mois, et la mort survint 12 jours après la seconde; on nota seulement de la congestion intense des glomérules et des vaisseaux. Chez l'autre, l'intervalle fut de 9 mois^ et la mort survint 7 jours après la seconde; il existe une glomérulite très intense; les capsules de Bowmann sont épaissies et entourées parfois d'une légère agglomération lymphocytaire.

A un degré de plus d'intoxication, la même tendance s'accuse des glomérules à se scléroser. Chez des cobayes recevant 7 à 9 c. c. en 3 inoculations faites dans l'intervalle de 1 mois i/2, on note les mêmes lésions glomérulaires et périglomérulaires que nous avons rapportées. Chez les animaux inoculés de la même façon, avec des doses un peu moindres (de 3 à 6 c. c. en 3 fois), les reins sont normaux ou atteints de la même glomérulite.

Ce qui se dégage de l'ensemble de ces expériences, c'est que les reins des animaux, qui survivent à des doses assez élevées, sont frappés de glomérulite à tendance scléreuse, mais que cette lésion offre une importance très variable et rarement très marquée.

Lorsque les doses répétées sont minimes, les lésions sont encore plus inconstantes. Dans des expériences poursuivies pendant 1 à 4 mois, où les animaux recevaient de 2 à iO c. c. par inoculations de i/2 c. c, on note soit des reins normaux, soit de la congestion, soit de la glomérulite, soit enfin des lésions épithéliales, constituées par la fonte protoplasmique avec désintégration nucléaire, distension tubulaire et exsudation de matière grenue dans la lumière. Des expériences, pratiquées de manière identique, donnent des résultats variables, les uns négatifs, les autres positifs mais différents de Tune à l'autre.

2* Sacs de collodion. — Nous avons appliqué cette méthode à i8 animaux» lapins ou cobayes. Disons de suite que nous n'avons relevé aucune différence réactionnelle entre les deux espèces animales.

Les résultats ont d'ailleurs été d'une variabilité encore plus grande que

JOUBNAL Dl PHTBIOL. ET DE PATHOL. OÉNÉR., 1906. 44

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