L. CAMUS
Ernst Mangold. Der Muskelmagen der Kôrnfressenden Vôgel, seine motorischen Funktionen und ihre Abhângigkeît vom Nervensystem (L'estomac musculaire des oiseaux granivores, ses fonctions motrices et leur dépendance du sys-
tème nerveux). (2) CXI, 163-340; 1906.— Introduction historique rappelant Borelli, Yallisneri, Swammerdam, Reaumur. La partie anatomique qui vient ensuite comprend l'étude de la tunique externe dont la cuticule est de nature intermédiaire entre l'albumine coagulée et la kératine typique ; en second lieu, la musculature composée de deux muscles principaux (antérieur et postérieur) et de deux muscles intermédiaires (supérieur et inférieur); enfin l'étude du système nerveax qui montre des nerfs venus du vague formant un plexus (plexus myogastricus) existant avec ses fibres et ses ganglions dans toute l'épaisseur de la musculature. L'auteur passe ensuite à l'étude des mouvements.
Il les étudie soit par ouverture de la cavité générale, soit sans opération par la méthode des ballons sondes accouplés ou non. Voici les principaux résultats : La courbe enregistrée montre un dicrotisme normal. Celui-ci est dû à la contraction alternative des muscles principal et intermédiaire. — On trouve encore des types anacrote et catacrote. Une révolution de l'estomac est constituée par la contraction des muscles intermédiaires (1* temps), suivie de la contraction des muscles principaux (2* temps). Cette révolution a une durée normale de SO à 30 secondes. — L'activité motrice de l'estomac se ralentit pendant Fctat de jeOne et pendant la mue. La section d'un nerf vague ralentit le rythme des contractions pendant 2 à 3 jours; la section des deux entraîne un ralentissement considérable et définitif des contractions qui conservent cependant le caractère rythmique. Les vagues contiennent des fibres excitatrices et des fibres inhibitrices. L'excitation d'un vague produit en général une inhibition des mouvements ; la stimulation périphérique est excitante : l'excitation du bout central (si l'autre nerf est conservé) a un effet inhibitoire. Après section des deux nerfs, l'excitation centrale de l'un ou l'autre est sans effet. L'inhibition est encore produite par des excitations mécaniques du péritoine et de la paroi interne de l'estomac. L'éther et le chloroforme suspendent les mouvements de l'estomac. — Les mouvements de l'estomac semblent s'exécuter dans trois directions différentes.
OASTBB.
P. Gamot et A. Ghasaevant. Le
passage pylorique des graisses. (80) LI,
DIGESTION ET NUTRITION
866-868 ; 19 mai 1906. — L'évacuation gastrique des graisses est en général tardive et loiig:ue; la présence de graisse dans un liquide en prolonge le séjour dans l'estomac, le liquide a toujours tendance à se séparer et est évacué avant la graisse. camus.
P. Gasciani. Influenza délie soluzioni clorato-sodiche ipotoniche sulla funzione gastrica. (99) V, 152-178; 1906.
E. S. London. Zum Chemismus der Verdauung im lierischen Organimus (Sur la chimie de la digestion dans l'organisme animal). (39)XLVII, 368-375; 1906.
— Les matières fournies après un repas de viande par une fistule intestinale établie au milieu de l'intestin grêle chez un chien ont été analysées d'après la méthode par éthérifîcation de E. Fischer.
On y a trouvé, outre les acides aminés déjà signalés (leucine, tyrosine, lysine, arginine), de l'alamine et de l'acide aspartique. s. lambling.
Maurice Arthus. Digestion saline des caséines. (80) LV, 755-757 ; Marseille, 24 avril 1906. — Une solution aqueuse fluorée de caséine faite à la température d'ébuUition et stérilisée à 110°, se digère spontanément et lentement. Il se forme d'une part un précipité de paranucléine et d'autre part un précipité de proteoses qui restent en solution. l. camus.
Bierry et Giaja. Sur la digestion des mannanes et des galactanes. — (80) LX, 945-946; 2 juin 1906. La mannogalactane retirée de la graine de luzerne n'est pas hydrolysable par les ferments des animaux supérieurs; le suc de l'hépatopancréas de l'escargot la transforme en mannose et galactose. l. camus.
E. Zunz. Contribution à l'étude de la digestion des albumoses dans l'estomac et dans l'intestin grêle. (70) XV, 203-222; 1905. — Introduction dans l'estomac et dans l'intestin chez le chien de solutions de peptones de Witte et d'albumose B"" de Pick. Le liquide retenu entre des ligatures est repris au bout d'une heure, son volume mesuré et sa teneur en azote dosée. Il y a transformation des albumoses en produits protéolytiques plus avancés. La rapidité d'absorption des albumoses comparativement aux autres produits de digestion ne peut pas être déterminée. m. lambbrt.
A. Plinuner. On the alleged adaptation of the pancreas to lactose. (51) XXXIV, 93-103; 1906. — Critique des méthodes employées par Weinland et Bainbridge, pour déceler la présence de la lactase dans le pancréas des carnivores nourris avec du lactose ou du lait. Plimmer expérimenta sur cinq chiens; ses dosages sont faits par la réduction de l'oxyde de cuivre suivant la méthode d'AUihn et par le polarimètre. Les albuminoTdes et corps voisins étaient précipités par le nitrate mercurique. Les osazones étaient obtenus par addition de chlorhydrate de phénylhydrazine et d'acétate de soude, au lieu d'utiliser la phénylhydrazine avec l'acide acétique glacial, qui peut attaquer le lactose. Par ces méthodes rigoureuses, il est impossible de déceler la présence de la lactose chez les animaux nourris avec du lait. L'adaptation du pancréas pour l'alimentation lactée chez le carnivore nourri au lait n'existe donc pas.
J. p. LANGLOIS.
U. Lombroso. Ueber die Rolle des Pankreas bei der Verdauung und Resorption der Kohlehydrate (Sur le rôle du pancréas dans la digestion et la résorption des hydrates de carbone). (80) VIII, 51-58; 1906. — La ligature et la section des conduits excréteurs du pancréas ne provoque pas chez le chien une augmentation certaine du pouvoir amylolytique d'autres sécrétions digestives. La résorption normale ou à peu près normale des hydrates de carbone dans ce cas ne peut donc pas s'expliquer par une telle augmentation. D'autre pari les troubles graves dans l'absorption des hydrates de carbone que l'on constate chez les chiens dépancréatés, indiquent que cette glande intervient sans doute dans cette absorption d'une manière puissante et par un mécanisme encore inconnu.
E. LAMBLING.
O. V. Fiurth et J. Schutz. Ueber die Bedeutung der Gallensaure fur die Fettverdauung (Sur l'importance des acides biliaires pour la digestion des graisses). (16) XX, 47; 21 avril 1906. — L'acUon favorable de . la bile sur la digestion des graisses est due aux acides biliaires.
Jean-Gh. Roux et A. Riva. Le mucus dans le contenu de l'intestin à l'état normal. (80) LX, 669-670; 7 avril i9Ô&.
ANALYSES
— Le mucus hyalin de l'intestin résiste à l'action des ferments digestifs, il se dissout dans les fèces au niveau du gros intestin. l. oamus.
A. Scheunert et W. Grimmer.
Ueber die Verdauung des Pferdes bei Maisfûtterung (Sur la digestion chez le cheval nourri de maïs). (39) XL VII, 88-125; 4906. — Une série de 19 chevaux ont reçu après un jeûne de 36 heures 1,500 grammes de maïs, puis ces animaux ajant été sacrifiés 30 minutes, 1 h., 4 h, li2, 2, 3, 4, 6, 8 et 9 h. après le repas, on a jeté des ligatures nombreuses le long du tube digestif, et on a analysé la masse alimentaire au point de vue de la réaction, de la teneur en eau, en albumine, en hydrates de carbone et en cellulose, de manière à suivre la digestion et la résorption des divers constituants de la ration, Les résultats obtenus ne se prêtent pas à un extrait.
E. LAMBLING.
G. "Walson et A. Hunter. Observations on diet. (51) XXXIV, 111-130; 1906. — Des rats adultes ou en voie de développement ont été nourris avec des régimes exclusifs : riz, porridge (farine et lait écrémé), viande de cheval, viande de bœuf. Les jeunes animaux ne peuvent supporter ces régimes exclusifs et meurent rapidement; les adultes sont plus résistants, mais succombent cependant avec les deux régimes végétariens, sauf les femelles castrées qui résistent et présentent une courbe de poids analogue À celle des animaux nourris avec du pain et du lait (animaux témoins.) La composition chimique du porridge est identique à celle du régime des témoins; c'est donc une question de digestibilité. L'appareil digestif des jeunes animaux étant insuffisant, la viande de cheval est moins favorable que la viande de bœuf pour les jeunes animaux. La résistance des femelles castrées au régime du riz ne peut s'expliquer que par une modification dans le métabolisme par suite de la suppression des glandes ovariennes. Le régime carnivore exerce une influence néfaste sur la parturition, la lactation et les descendants. J. p. LANGLOIS.
I. Fischer. A new method for indicating food values. (43) XV, 417-432; 1906. —L'auteur propose d'établir la valeur des aliments en donnant pour chacun d'eux
la valeur calorique des constituants calculée sur cent calories totales. Ainsi pour 100 calories fournies par 4, 9 onces de lait, les albuminoldes entrent pour 19 0/0, les graisses pour 50 et leshjdrates de carbone pour 29. Des figures géométriques permettent de mettre en évidence les compositions différentes des aliments envisagés à ce point de vue.
J. p. LANGLOIS.
A. Desgrez et J. Ayrignac. De
l'influence du régime alimentaire sur le poids moyen de la molécule élaborée. (80) LX, 652-653; 7 avril 1906. — La détermination du poids moyen de la molécule élaborée dans les cas de régime lacté absolu, de régime fortement camé, de régime mixte ovo-lacté, de régime mixte faiblement carné, de régime mixte laciovégétarien, de régime végétarien absolu montre une augmentation qui va de 65 à 93. Une augmenUtion de 17 à 28 gr. de matières minérales dans le régime fait passer le poids de la molécule de 78 à 100. L. CAMUS.
E. Pilûger. Ueber Ern&hrung mit Eiweiss und Glykogenanaljse (Alimentation albuminoïde et analyse du glycogène). (2) CXI, 303-308; 1906. — La cbair de la morue contient des albuminoldes, avec une quantité de graisse de 5 0/00 ou moins encore; et on en retrouve précisément autant dans les fèces du cbat qui reçoit cette nourriture. D'autre part, cette chair ne contient que des traces d'bjdrate de carbone. De décembre à avril, l'auteur ny a point trouvé de glycogène; d'aTiil À décembre, pas davantage ; sauf en décembre où il a été trouvé 0,75 pour 1,000. Si la chair de l'animal vivant contient du glycogène, celui-ci disparaît donc asseï rapidement. Il faudrait examiner le fait — Pflûger avait déjà signalé comme étant dans le même cas, le produit appelé nutrose (de Meister Lucius et Brûning) contenant 82,81 0/0 d'albumine, 3,68 de sels, 10,07 d'eau et seulement 0,4 0/0 de graisse, produit qu'il ne faut pas confondre avec la nutrine (Stroschein) qui en renferme 6,1 0/0. L'auteur termine en signalant quelques difficultés qui se sont présentées à lui dans l'analyse du glycogène contenu dans la cbair de la morue. oastrs.
J. Bergonié. Action de la répartition du vêtement sur la distribution de la
MÉGANIQUE, ÉNERGÉTIQUE ET CHALEUR ANIMALE
gi*aisse. (80) LX, 791-792; Bordeaux, !•' mai 1906. — Les variations dans le revêtement cutané ne déterminent pas de variations dans la répartition de la graisse. l. camus.
ABSORPTION ET RÉSORPTION
P. Gathcart et B. Leathes. On the
absorption of proteids from the intestine. (M) XXXIII, i62-479; 1906. — Les auteurs, après avoir répété l'expérience de Salvioli sur l'absorption des peptones dans une anse intestinale irriguée par une circulation artificielle, et trouvé qu'il n'existe dans ce cas aucune absorption de substances azotées, modifient le procédé en laissant Tanse intestinale isolée et remplie d'une solution de peptone dans la cavité abdominale et en dosant l'azote total : 1" des substances précipitables par l'acide tannique; 2* des substances non précipitées par cet acide dans Tintestin, dans le sang, dans le foie. Après 2 ou 3 heures de contact, une partie des substances azotées a disparu de l'intestin ; la proportion d'azote total dans le sang, a diminué, mais ceci tient à une dilution plus grande du sang, ainsi que le prouve lliématimètre. La quantité des substances azotées non précipitables par l'acide tannique est légèrement augmentée dans le sang, dans le foie et surtout dans l'urine. Dans le sang c'est principalement sous forme d'ammoniaque et d'urée que se trouve l'excès d'azote. La très petite augmentation constatée s'explique parce que les produits de dédoublement des albuminoldes ne restent pas dans le sang, ni même dans le foie, mais sont, au fur et à mesure de leur pénétration dans le sang, fixés par les tissus ou éliminés par les reins. Sans vouloir trancher la question, les auteurs ne croient pas à la reconstitution de la molécule albuminoîde pendant le passage des peptones ou des produits plus simples à travers la paroi intestinale. j. p. langlois.
Helmuth Peters. Ueber lodipin Resorption. (70) XV, 189-202; 1905. — Une quantité donnée d'iodipine est injectée dans les muscles d'animaux qui sont B&crifîés au bout d'un certain temps. Le dosage de l'iodipine retrouvée au lieu d'injection montre la lenteur de la résorption, qui peut durer plus de huit jours.
M. LAHBBRT.
GÉNÉRATION ET DÉVELOPPEMENT
Kuckuck (de Saint-Pétersbourg). Le caractère physiologique du sexe et l'état électrique des colloïdes des cellules sexuelles. (80) LX, 774-775; 5 mai 1906.
L. Jacqué. De la genèse des liquides amniotique et allantoldien. Gryoscopie et analyses chimiques. (71) III, 463-469; avril 1906. — L'eau et les sels dissous du liquide allantoldien paraissent avoir pour origine, du moins pour la très grande partie, l'urine fœtale. L'eau du liquide amniotique procède de la même origine; les sels lui sont fournis, en partie, par les vaisseaux fœtaux, d'où ils sortent par diffusion, et peut-être aussi, dans les stades avancés, des vaisseaux de la muqueuse utérine. v. pachon.
E. MaureL Étude de la section thoracique chez les nouveau-nés. (80) LX, 733-736; 28 avril 1906. — Le rapport entre la section thoracique et la surface cutanée est sensiblement le même chez le nouveau-né que chez l'adulte; ce rapport serait de 4 centimètres carrés de section pour un décimèti*e carré de surface cutanée. l. camus.
Audébert et MaureL Températures sous-vestiales et températures rectales chez les nouveau-nés. (80) LX, 776-778; 5 mai 1906. — La température soos-vestiale des nouveau -nés est constante et correspond à peu près à la température cubiliale de l'adulte, soit de 34-36'; elle suit la température rectale et leur différence atteint rarement 1*',5.