L. CAMUS
E. Maurel. Rations de l'homme adulte en calories . (80) LX, 863-866 ; 19 mars 1906. — L'auteur montre que son estimation par calorimétrie indirecte coïncide avec les résultats de calorimétrie directe de Lefèvre. l. camus.
S. Simpson et J. Gralbraitli. An
investigation into the diurnal variation of the body temperature of nocturnal and other birds and a few mammals. (51) XXXIII, 225-238; 1905. — Température rectale (et non cloacale) prise sur un grand nombre d'oiseaux nocturnes et diurnes toutes les 3 ou 4 heures. La température moyenne est constante pour toutes les espèces entre 41* et 42*. Mais les maxima et les minima présentent suivant les espèces des écarts très variablea. Ainsi, chez le canard domestique, la courbe njctimérienne ne varie pas d'un degré, alors que, pour les grives et Iss moineaux, les oscillations atteignent 4*27*
SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS
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Lft température moyenne des femelles est toujours légèrement supérieure à celle des mAles pour les espèces étudiées. — La courbe thermique chez les oiseaux diurnes est analogue & celle de l'homme, sauf que le maximum et le minimum se produisent un peu plus tôt. — Chez les oiseaux nocturnes (Hiboux), la courbe est inversée, le maximum se présentant vers minuit ou une heure du matin, le minimum vers midi. La températare moyenne est plus basse que chez les diurnes et les écarts journaliers moins marqués.
Les courbes des chiens, lapins, cobayes sont presque identiques à celle de l'homme, les écarts étant moins accentués.
J. p. LANOLOIS.
SYSTEME NERVEUX ET ORGANES DES SENS
Y. Demoor. Plasticité ou amibolsme des neurones. (74) 111, 426-452; avril 1906. — Mémoire avec très belles planches, montrant combien la cellule nerveuse est essentiellement variable. Toutes les modalités de son travail s'accompagnent de changements dans le noyau, le cytoplasma indifférent et les éléments différenciés, substance chromophile et neurofibrillaire. Il y a donc toutes raisons d'admettre une plasticité fonctionnelle considérable du neurone; de toutes les cellules de l'économie, il jouit, peut-on dire, précisément de la variabilité la plus grande et la plus délicate. Il n'y a point là de phénomènes morbides, car ceux-ci sont tous réversibles ; ils surgissent dans la cellule et puis disparaissent, témoins des phases successives par lesquelles passe l'unité vivante au cours de son travail; ils sont donc l'expression de la vie. Mais l'auteur distingue plasticité et amiboïsme. Il ne voit pas dans ces faits la démonstration de l'amiboîsme du neurone et n'en conclut pas à la légitimité d'assimiler, comme le veut Mathias Duval, la cellule nerveuse à une amibe, aux prolongements rétractiles, capables de s'étendre, de se rétracter et de se modeler de manières diverses à l'intérieur des centres . Les modifications fonctionnelles du neurone montrent seulement que dans le tissu le plus différencié de l'économie, tout comme et mieux encore que dans le tissu glandulaire, la matière vivante jouit d'une plasticité remarquable, qui la rend apte
à coordonner tous les travaux organiques eux-mêmes variables, et à adapter sa structure aux besoins constants de la vie. y. PACHON,
G. Mingazzini et Osv. PoUmanti.
Sugli effetti fisiologici consecutive aile estirpazioni successive di un lobo frontale e di una meta del cerveletto. (98) m, 354-352; 4906. — L'extirpation hémifronto-cérébelleuse homolatérale se traduit par de l'ataxie et de l'asthénie des deux côtés du corps comme s'il s'agissait d'une ablation cérébelleuse totale. L'extir^ pation hémifronto-cérébelleuse controlatérale se traduit par de l'ataxie et de l'asthénie unilatérale, du côté de l'extirpation de la moitié du cervelet, et ces troubles sont beaucoup plus graves que lorsqu'on a enlevé soit le lobe frontal seul, soit une moitié du cervelet isolément. D'après les auteurs, le lobe frontal exerce son influence sur la coordination des mouvements des membres du côté opposé par le moyen des fibres qui le rattachent au cervelet (voies ponto-frontocérébelleuses). s. fbindbl.
F. Soprana. Examen microscopique du système nerveux et du système mus^ cttlaire d'un pigeon chez lequel l'ablation des canaux demi-circulaires avait été suivie d'une très grave atrophie musculaire. (72) XLV, 435-444; 4906. — Après l'ablation des canaux demi-circulaires chez les pigeons on peut voir une atrophie musculaire grave qui conduit rapidement ces animaux à la mort; cette atrophie est liée directement à la dégénérescence du neurone moteur périphérique. Or l'étude histologique entreprise par M. Soprana dans un de ces cas éclaire la pathogénèse de cette dégénérescence et son lien avec la lésion des canaux demicirculaires; il ne peut s'agir que d'une dégénérescence transmise par le neurone dégénéré de la branche vestibulaire de la huitième paire par l'intermédiaire des neurones bulbo-spinaux et bulbo-mésencéphaliques du faisceau longitudinal postérieur. Lefaisceau longitudinal postérieur met donc en rapport assez directement le labyrinthe non acoustique avec tous les muscles du squelette, et il existe une atrophie musculaire d'origine labyrinthique. — Cette étude démontre également un fait intéressant au point de vue de la physiologie et de la pathologie générale, & savoir la possibilité de la transmissloti
ANALYSES
de la dégénérescence d'un neurone centripète à un neurone centrifuge par l'intermédiaire de neurones centraux.
s. PEINDEL.
M. II. Patrizzi. Sur quelques points controyersés de la physiologie du cervelet. (72) XLV, 18-57; 4906. — L'originalité de ce mémoire se trouve dans la démonstration graphique de l'existence de Tatonie et l'asthénie dans les cas de lésions cérébelleuses. — L'auteur s'est servi de quatre chiens auxquels il avait enlevé la moitié gauche du cervelet, moitié du vermis compris. Quand les phénomènes immédiats se furent dissipés, il eut la patience d'accoutumer les chiens à se laisser lier sur l'appareil de contention; dans ces conditions il devenait possible d'obtenir, au moyen de ces chiens, éveillés et consentants, tous les graphiques utiles, et d'abord celui de la contraction musculaire du côté gauche.
Or, en ce qui concerne la secousse éUmentaire, on observe déjà la grande amplitude de i'ascension et la verticalité de la descenle; quant à la tétanisation, elle est remplacée par une ligne ondulée terminée par une descenle & pic. Ces caractères de la contraction se retrouvent pour les muscles du côté droit rendus aUmiques par la narcose de l'animal. Uasthénie du côté opéré est mise en évidence par l'inscription de la réaction d'un muscle d'un membre du chien dont les pattes antérieures ont été laissées libres, quand on porte sur la ligne médiane du dos de l'animal une excitation sensitive. Les caractères de la contraction musculaire du côté décérébellé expliquent Vallure du coq (membres levés trop haut, trop vite abaissés), la modification des réflexes tendineux (vivacité et excursivilé accrues), le tremblement qu'on observe de ce côté. Le sens musculaire est altéré dans les muscles hypotoniques; peut-être est-ce la cause, ou au moins un élément, de Vataxie cérébelleuse. B. FBINDEL.
Sherrington. Observations on the scratch-reflex in the spinal dog (Sur le réflexe du grattage chez le chien à moelle sectionnée). (51) XXXIV, 4-50; 4906. — Sur un chien à moelle sectionnée, l'excitation d'une zone déterminée de la peau du dos provoque une série de mouvements réflexes de la patte qui vient gratter la région dorsale, c'est le scratchreflex. Le rythme de ce mouvement
présente une régularité remarquable, d'environ 5 mouvements (exactement, 4,8 par seconde), ce rythme restant constant, quel que soit le nombre des excitations portées sur la zone cutanée sensible. 11 existe donc, pour ce réflexe, une phase réfractaire analogue à celle observée pour le cœur ; toutefois l'analogie s'arrête là. On n'observe pas comme pour le cœur le c tout ou rien > . En faisant varier l'intensité de l'excitant, le rythme reste invariable, mais les mouvements sont plus intenses, et cette proportionnalité entre l'excitation et la réponse est beaucoup plus nette qu'avec la plupart des réflexes. Une excitation unique, même intense, ne peut provoquer le scratch-reflex, alors que des excitations faibles et répétées le font apparaître. — La phase réfractaire n'a pas son origine dans les éléments périphériques, mais sans doute d&ns la moelle, dans les neurones qui assurent les relations entre le neurone afférent et le neurone efferent (neurone propriospinal). Chaque zone de l'area réflectogène est le point de départ d'un réflexe particulier, mais le plus souvent ces réflexes sont associés entre eux et la réponse forme un tout complexe. — Il est curieux de signaler que jamais la patte ne vient frotter exactement le point excité, mais toujours un point Toiain.
Sherringhon considère le scratch-reflex comme un réflexe de défense contre les parasites cutanés, le grattage, d'après l'observation citée plus haut, ayant pour objet non pas d'expulser l'insecte, mais simplement d'arrêter ses piqûres par ébranlement du voisinage. Le réflexe continue après l'excitation (after descharge), et la persistance des mouvements est alors fonction de l'intensité de l'excitation. — La période latente de ce réflexe est du même ordre que celle des autres réflexes du même genre, elle varie avec l'intensité, la fatigue, le choc spinal, etc.
— La section des racines efférentes qui innervent la patte, siège du mouvement réflexe, n'empêche pas ce mouvement, et même l'exagère; elle ne modifie pas le rythme. j. p. langlois.
E. Hédon. Innervation vaso-motrice du larynx. (80) LX, 952-955; 2 juin 4906
— Les vaso-moteurs arrivent au larynx par les nerfs laryngés supérieurs; les vaso-contricteurs sortent de la moelle | dorsale avec les premières racines dot- \ sales, gagnent le ganglion premier tho- 1
SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS
racique par les 2 ou 3 premiers rameaux communicants, puis le ganglion ceryical inférieur par l'anneau de Vieussens et le tronc yago-sjrmpathique jusqu'au laryngé supérieur. L'excitation directe des laryngés supérieurs donne toujours de la vasodilatation ; l'origine de ces fibres reste à déterminer. L'excitation directe de la muqueuse laryngée détermine la vasodilatation réflexe, au contraire l'excitation d'un nerf de sensibilité générale donne de la vaso-conlriction réflexe.