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E. F£1NDEL

Mlle J. loteyko. Les substances algogénes. /^ Congrès belge de Neurologie et de Psychiatrie, Liège, septembre 1905 (12 pages). — Les expériences de Goldscheider, von Frey, Thunberg et d'autres ont prouvé l'existence des nerfs dolorifères ; il y a spéeificité des organes servant à recueillir les excitations douloureuses. Mlle loteyko complète ces faits par une théorie inédite ; elle essaie de démontrer la spécificité de l'agent qui provoque les sensations douloureuses, autrement dit de Vexcitant de la douleur, Max von Frey avait déjà admis que l'excitation dolorifique est d'origine chimique, c'est-à-dire que l'excitation mécanique nécessaire pour éveiller la douleur produit des changements dans la concentration des liquides contenus dans les terminaisons nerveuses; Mlle loteyko soutient que la douleur est due à uyte intoxication des terminaisons nerveuses dolorifiques. D'après elle, l'excitant de la douleur est constitué par des substances algogènes, nées au moment de l'excitation assez forte et assez prolongée pour produire la douleur.

E. FEINDSL.

El. Metchnikoll. Recherches sur le blanchiment hivernal des poils et des plumes. (79) CXLII, 4024-1028; 7 mai 1906. — Le blanchiment hivernal des poils et des plumes est dû aux chromophages qui jouent le même rôle que dans la vieillesse. l. camus.

F. G. Benedict. The cutaneus excretion of nitrogenous material (The joum, of. hiol. ehem., I, 263-270; 1906.) — Pendant le repos, la quantité d'azote excrétée par la peau est de 0«'071 par jour, et pendant le travail mécanique intense de 0»'22 par heure. e. lambling.

F. Bottazzi et E. Sturohio. Sur l'origine de la pression oculaire. (72) XLV, 198-206; 1906. — Pour expliquer comment il se fait que la pression osmotique et la conductibilité électrique des liquides oculaires soient supérieures à celles du sérum du sang, il est nécessaire d'admettre que ces liquides se forment par sécrétion d*un epithelium (des processus ciliaires et peut-être aussi d'autres structures oculaires). La sécrétion concentrée de Tépithélium attire de l'eau qui pénètre dans l'œil par osmose jusqu'à ce que la turgescence normale soit obtenue, c'està-dire jusqu'à ce que la tension endo-ocu^

iOURNAL DB PBT8I0L. BT DE PATHOL. GÊNER., 1906.

ANALYSES

laire, ait atteint un degré suffisant pour déterminer la filtration du liquide à travers les mailles de l'espace trabéculaire. La constance de la turgescence oculaire, c'est-à-dire la position d'équilibre du système, serait donc la résultante de deux facteurs : l'un de sécrétion, destiné à tenir toujours élevé le potentiel énergétique (énergie osmotique) ; l'autre de filtration, indispensable, entre autres choses, 4U renouvelleraent incessant de l'humeur aqueuse. Dans le glaucome, l'appareil de filtration aurait perdu la capacité de laisser sortir du liquide ; de l'eau pénétre dans l'œil par osmose, et abaisse la pression osmotique des liquides endo-oculaires jusqu'à la rendre égale ou même inférieure à celle du plasma sanguin, comme on l'a plusieurs fois directement constaté. b. feindel.

R. H. Kahn. Ueber die Beeinflussung des Augendruckes durch Extrakte chromaffinen Gewebes (Adrenalin). (16) XX, 33-40; 21 avril 1906. — L'injection intraveineuse d'adrénaline augmente la pression intra-oculaire. Ce phénomène reconnaît une double origine, l'augmentation de calibre des vaisseaux consécutive à l'élévation de la pression artérielle, et la stase veineuse due à la contraction des muscles lisses de l'orbite.

M. LAMBERT

G. Lodato. Recherches sur le pouvoir oxydant des tissus et des humeurs de l'œil et sur les modifications du pouvoir oxydant de la rétine par action de la lumière et de l'obscurité. (72) XLV, 220- 222; 1906. -^ La rétine des grenouilles exposées à la lumière difl'use ou directe a un pouvoir oxydant très supérieur à celui de la rétine de grenouilles tenues dans l'obscurité. e. feindel.

G. Doniselli. Una teoria del senso dei colori. (98) III, 457-476; 1906,

A. M. Bloch. Expériences sur la vision indirecte. (80) LX, 840-842; 19 mai

R. P. Angler et W. Trendelenburg. Bestimmungen ûber das Mengenverbal tniss komplementârer Spektralfarben in Weissmischungen (Détermination des rapports quantitatifs que présentent les couleurs complémentaires spectrales mélangées de manière à donner du blanc).

(40) XXXÏX, 284-294; 1905. —Déterminations quantitatives très exactes.

J. LARGUIBR DES BANGKLS.

H. Piper. Beobachtungen an einem Fall von totaler Farbenbiindheit des Netxhautzentrums im einen und von Violetiblindheit des anderen Auges (Observations sur un cas de cécité totale pour les couleurs dans le centre de l'une des rétines et de cécité pour le violet dans l'autre rétine). (40) XXXVIII, 155-189. — Observations étendues et très précises sur un cas remarquable. Le sujet — un homme de 49 ans — présente les anomalies suivantes : la région centrale et paracentrale de la rétine gauche sont aveugles pour le violet (au sens de Kônig). Cette anomalie a été décrite par plusieurs auteurs; le cas de Piper n'offre à cet égard aucune particularité nouvelle. — L*étude de Toeil droit, au contraire, a découvert un ensemble de faits qui mérite de retenir l'attention. Dans l'état d'adaptation à l'obscurité, la rétine se comporte tout à fait normalement. La courbe des « valeurs crépusculaires >, avec maximum dans le vert-jaune, est typique. L'examen du centre de la rétine — complètement achromalopsique — dans les conditions d'adaptation à la lumière, montre, d'autre part, que les différentes couleurs spectrales accusent pour celui-ci les mêmes clartés relatives que chez le sujet sain; le Maximum de clarté se trouve dans U 'région du jaune orangé. Cet œil possède ainsi deui modes de vision achromatopsiques bien distincts. Le premier est le mode normal de la vision crépusculaire, qurse réalise toutes les fois que l'éclairage est très faible, et que la rétine est adaptée à l'obscurité ; — c'est celui auquel paraissent être réduits les individus atteints de cécité totale typique pour les couleurs. Le second est un mode exceptionnel de vision diurne ; il faut admettre qu'il a pour organe des éléments analogues aux cônes aveugles pour les couleurs, qui se trouvent normalement à la périphérie de la rétine.

J. LARGUIER DES BANCSLS.

W. Trendelenburg. Quantitative Untersuchungen ûber die Bleichung de^ Sehpurpurs in monochromatLschem Lidil (Recherches quantitatives sur la décolorttion du pourpre rétinien à la lumièR monochromatique). (40) XXXVII, 1-56.— Kûhi\e, puis Hamburger avaient montié

SYSTÈME NERVEUX ET ORGANES DES SENS

<jue l'action décoloratrice exercée par la lumière sur le pourpre rétinien n'est pas identique dans toutes les régions du spectre : les effets les plus énergiques sont dus aux rayons vert-jaunes. Trendelenburg a repris l'étude de la question dans des conditions meilleures que ses devanciers ; en particulier il a déterminé quantitativement l'action des lumières homogènes, en mesurant au spectrophotomètre les vitesses de décoloration qu'elles entraînent respectivement. Ses expériences ont porté sur le pourpre rétinien du lapin. Elles établissent que l'action de la lumière est maximale dans le vert-jaune (X = 530 î*ia) et, de plus, diminue régulièrement, à partir de ce point, pour des longueurs d'onde croissantes ou décroissantes. L'auteur a déterminé, d'autre part, la distribution des clartés sur un spectre observé sous une intensité assez faible pour paraître incolore à l'œil adapté à l'obscurité. (Le spectre était fourni dans les deux cas par la lumière de la lampe Nemst.) La courbe des « valeurs crépusculaires > obtenue de la sorte présente une allure sensiblement identique à celle de la courbe des « valeurs de décoloration ». Cette relation, très importante, constitue un argument nouveau en faveur de l'hypothèse de Parinaud et de v. Kries, qui reconnaissent dans les bâtonnets chargés de pourpre, l'appareil propre de la « vision crépusculaire. • — Trendelenburg a étudié en outre l'absorption des lumières homogènes par le pourpre; il a constaté que la courbe des quantités d'énergie absorbées par cette substance et celle des « valeurs crépusculaires > présentent une allure tout à fait analogue. Il n'a pas réussi au iCours de ces expériences à mettre en évidence la formation de «jaune visuel », produit intermédiaire qui prendrait naissance, selon Kûhne, aux dépens du pourpre.

J. LARGUIBR DES BANCELS.

'W. Nagel et H. Piper. Uber die Bleichung des Sehpurpurs durch Lichter verschiedener Wellenlânge (La décoloration du pourpre rétinien sous l'influence des lumières de longueur d'onde différente). (40) XXXIX, 88-93; 1905. — Les observations des auteurs ont porté sur la rétine de la grenouille et d'un certain nombre d'oiseaux nocturnes (Strix flammea L., etc.). La décoloration de la rétine imprégnée de pourpre est indépendante,

au point de vue qualitatif, de la nature de la lumière à laquelle la membrane est exposée. Le plus souvent, la rétine se décolore sans présenter un changement de ton appréciable. On constate parfois l'apparition d'une teinte légèrement jaunâtre; cette particularité, dont les raisons demeurent inconnues, n'est en tout cas pas liée à l'intervention d'une lumière de longueur d'onde déterminée et elle ne saurait être avancée comme un argument en faveur de la théorie de Kûhne sur le ■ jaune visuel », produit intermédiaire de la transformation du pourpre.

J. LARGUIBR DBS BANCELS.

Birsoh-Hlrschleld. Das Verhalten der Nervenzellen der Netzhaut im hell und dunkeladaptierten Taubenauge (Cellules nerveuses de la rétine dans les yeux de pigeon adaptés à l'ombre et à la clarté). (36) XLVIl, 608-611; 1906. — En comparant la rétine d'un animal laissé plusieurs heures à l'ombre à celle de l'animal qui a séjourné plusieurs heures à la lumière du soleil, l'auteur, en employant diverses méthodes de fixation et de coloration, a constaté une diminution de la chromatine deâ cellules rétiniennes après éclairage. Il a opéré sur divers animaux, et en dernier lieu chez les pigeons. Le résultat est ]e même : les cellules de la couche ganglionnaire perdent une partie de la chromatine. Si un auteur plus récent, Schûpbach(1906), a obtenu un résultat contraire, c'est qu'il a eu recours à une lumière insuffisamment intense ou & un procédé imparfait de différenciation (alun au 1/10).

DASTRE.

Stumpl. Ueber zusanunengesetzte Wellenformen (Sur les formes d'onde composées). (40) XXXIX, 241-269; 1905.

— Considérations d'ordre essentiellement géométrique sur la forme des ondes composés et tentatives d'application aux phénomènes de l'audition. — La note de l'auteur est accompagnée de deux planches fort bien exécutées, dues à K. et M. Schaefer, et qui complètent heureusement les séries de figures publiées par Kônig et d'autres. La première planche contient les résultantes de deux ondes sinusoïdales de même amplitude et sans différence initiale de phase, dans tous les rapports fournis par les nombres entiers compris entre 1 et 12 (1 : 2; 1 : 3;... 11 : 12). La seconde donne un choix de courbes caractéristiques, comportant des diffè*

ANALYSES

rences initiales de phase, des différences d'amplitude ou enfin plus de deux ondes sinusoïdales.

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