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V. MONTAGARD

Kutscher und E. Meinicke. Verglei* chende Untersuchungen ûber Paratyphus-,Enteritis-und Mâusetyphusbakterien und ihre immunisatorischen Beziehungen (Recherches comparatives sur les bactéries paratyphiques, enteritis, et typhus des souris, suivies d'une étude des rapports d'immunisation). (37) LU, 304-393; 4906. — Les cultures ne permettent pas de différencier les microbes du typhus du rat, le paratyphique B et le microbe des viandes toxiques (B. enteritis). Ces cultures permettent, mais difficilement, de les séparer du bacille typhique, du paratyphique A, du bacille de la dysenterie, du coli. Les meilleurs moyens pour faire cette séparation sontl'agarau sucre de lait, i'agar au neutralroth. Les bactéries du paratyphus B ne présentent individuellement que de légères différences.

Tous les échantillons se comportent de même vis-à-vis des serums paratyphiques et des sérums de l'enteritis. Les différences d'agglutination ont disparu. Les échantillons paratyphiques B sont peu influencés par les sérums typhiques.

(coaglutination). La coagglutination des paratyphiques B par les sérums paratyphiques A est inconstante et très faible. Les paratyphiques sont inégalement agglutinés par les sérums du typhus des souris. Les uns sont fortement agglutinés^ d'autres ne subissent <iue la semi-aggla-

AGENTS FIGURÉS

tination. On explique les différences en admettant que les appareils récepteurs de ces microbes sont les mêmes, mais que Tayidité des récepteurs est variable avec les échantillons. Les tjphiques de la souris sont agglutinés également par les serums paratjphiques. Ce résultat est constant, que le sérum paratyphique ait été obtenu en partant d'un bacille très sensible au sérum du typhus de la souris ou au contraire en partant d'un bacille très peu sensible. Les cultures du typhus de la souris se comportent différemment yis-à-Tis des serums typhiques et paratyphiques A. Les bacilles enteritis se divisent d'après l'agglutination en deux groupes : l'un est agglutiné comme le bacille du typhus de la souris, l'autre est peu agglutiné par les serums paratyphique B, typhique de la souris, et enteritis; ce deuxième groupe est très agglutiné par les typhiques. Les paratyphiques A sont bien éloignés des autres bacilles étudiés dans ce travail, au point de vue de l'agglutination. Us n'ont qu'une faible agglutination commune par les serums du paratyphique B, du typhique de la souris et de l'entéritis. Dans aucun cas l'agglutinabilité n*a été en proportion de la virulence. Les serums polyvalents donnent les mêmes résultats que les monovalents. Les serums normaux de cheval, de lapin n'agglutinent pas ces bactéries & 1-50. Le paratyphique B est assez virulent pour le cobaye ^aris

blanche. C'est une différence qui le sépare du typhique, qui est peu virulent en injection sous-cutanée. Les oiseaux sont réfractaires. Le bacille du typhus de la souris se comporte comme le paratyphique B.

Les paratyphiques ingérés par les animaux ne passent pas dans le sang. On peut immuniser des cobayes par des injections sous-cutanées de paratyphiques B et de bactéries du typhus de la souris contre ces bactéries. Mais ces animaux ne sont pas immunisés contre le typhique, ni contre les bactéries de l'entéritis (type Gartner). La bactériolyse spécifique se produit dans le péritoine du cobaye pour le paratyphique B, le typhique de la souris et l'entéritis du premier groupe, dans les mêmes circonstances que pour le vibrion cholérique. Le typhique et le deuxième groupe de l'entéritis forment une classe à part. Les serums typhiques ne peuvent pas empêcher la bactériolyse du paratyphique B. Les auteurs concluent qu'il est impossible de différencier entre

eux les bacilles du premier groupe : para-* typhique B, typhique de la souris et groupe I de l'entéritis. L'identité entré le parât. B et l'entéritis I paraît démontrée. Le parât. B et le typhique de la souris présentent des différences dans l'agglutination. Le groupe paratyphique existe; ses réactions d'immunité sont spécifiques. v. hontagaru.

ManteufeL Untersuchungen ûber die a Autotoxine > (Gonradi) und ihre Bedeutung als Ursache der Wachstumsshemmung in Bakterienkulturen (Sur l'autotoxine de Gonradi et de sa signification comme cause de gêne de développement des cultures bactériennes). (10) ^XLIII, 313; 12 mars 1906. — D'après Gonradi et Kui'pjuweit, il se développe, dans les cultures en bouillon de coli, une substance spécifique empêchant le développement, du moins partiellement. En effet si on ensemence largement sur une plaque d'agar conservée à 37*» des bacilles coli provenant d'une culture en bouillon de 24 heures à 37% au bout de 48 heures aucune colonie ne s'est développée sur agar. 11 s'est donc formé dans le bouillon des produits d'échange empêchant le développement et cela en si grande quantité que cette substance transportée avec les bacilles suffit à stériliser la culture. Manteufel a constaté le même phénomène.

Pourtant si on chauffe 1/2 heure à 60" ou 95» la plaque d'agar, un échantillon de coli différent de celui ayant fourni la substance empêchante se développe facilement sur cette plaque d'agar. Quant au coli primitif, il pousse, mais difficilement. Ges substances empêchantes sont donc thermolabiles et ne semblent que modérément spécifiques pour le microbe qui les secrète. Leur production dans le bouillon est modifiée par l'appauvrissement de celui-ci en substances assimilables.

Ainsi, ces produits d'échange thermolabiles ne jouent peut-être pas le rôle qu'on leur attribue et ne sont peut-être pas des agents très efficaces d'auto-empoisonnement et d'arrêt de croissance des cultures. L'action de l'autotpxine du coli dans les phénomènes d'infection ou d'épuration intestinale n'est pas encore mise hors de

doute. F. ARLOING.

M. Kaiser. Ueber die Hâufigkeit des Streptokokkenbefundes in der Milch (Sur la fréquence de la présence des streptocoques dans le lait). (4) LVI, 51-90; 4906.

-- Petnischkj attribue à la présence du streptocoque dans le lait la grande mortalité infantile de Tété. Des recherches de Kaiser, il résulte que peu d'échantillons de lait ne contiennent pas de streptocoques. Sur 90 échantillons de lait, 8 ne renfermaient que des streptocoques, 15 contenaient des streptocoques et d'autres bactéries, 7 ne contenaient pas de streptocoques. En somme 76 0/0 de ces échantillons renfermaient des streptocoques.

Ayant d'affirmer que les chaînettes trouvées se rapportaient à des streptocoques, Kaiser s'entourait de toutes les données et garanties. Les streptocoques se développent plus TÎte quand le lait est tenu & une température élevée. Au-dessous de 18** les microbes se développent mal.

L'auteur ne sait pas d'où viennent ces streptocoques, ni quelle est leur influence sur les maladies des nourrissons; il a voulu simplement confirmer les travaux de Petruschkj, pour les laits provenant des environs de Graz. Bibliographie.

y. MONTAGARD.

Th. Mûller. Uber die Streptokokken der Milch (Sur les streptocoques du lait). (4) LVI, 90-108; 1906. — Mûller se demande si à l'aide des réactions biologiques actuellement connues on peut différencier les streptocoques pathologiques des streptocoques du lait. Pour cela, M. a isolé des streptocoques du lait et n'a considéré comme tels que ceux qui présentaient sur agar les colonies fines, punctiformes caractéristiques et en culture liquide les chaînes types. 21 échantillons ont été isolés de produits pathologiques (pus, scarlatine, bubon, diphtérie). Ces deux séries d'échantillons comparées ne présentent au point de vue de l'hémolyse aucune différence appréciable. Il n'est pas non plus possible de diviser d'après l'agglutination les streptocoques en pathogènes et saprophytes. Les streptocoques du lait sont si proches parents des pathogènes qu'ils sont agglutinés au même taux. La conclusion est que certains streptocoques du lait sont extraordinairement voisins des pathogènes. Ceuxlà sont agglutinables et peuvent produire de l'hémolysine comme ceux-ci.

y. MONTAGARD.

Bruchner et Gxistéanu. Septicémie expérimentale par le gonocoque. (80) LX, 942; 2 juin 1906. » Les auteurs ont réussi à obtenir un gonocoque virulent &

faible dose pour le lapin, après de nombreux passages chez cet animal. Ce gonocoque garde ses caractères habituels.

p. NOBÉGOUBT.

B. Klein. Notiz ûber den Dysenteriebacillus und das Dysenterietoxin (Notice sur le bacille et la toxine dysentérique). (14) XLI, 201-202; 1906. L'auteur n'a jamais observé de voile sur les cultures en bouillon. Ces mêmes cultures donnent en 11 à 12 jours une toxine active.

CH. BSMBIN.

E. p. Gathcart. The toxin of bacillos enteriditis of Gartner. (47) VI, 112-122; 1906. — L'auteur a mis en évidence le pouvoir du B. enteriditis à fabriquer de la toxine quand on le met dans des conditions convenables. D'une façon générale le B. enteriditis ne donne pas de toxine dans les bouillons, mais on peut avoir de Ja toxine en produisant l'autolyae da bacille en présence du toluol.

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