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V. MONTAGABD

K. Landsteiner et Radenko Stankovié. Uber die Adsorption von Eiweisskorpern und ûber Agglutininverbindungen (Sur l'absorption des albumines et les précipités d'agglutinines). (44) XLI, i08-H7; 4906. — Les auteurs montrent qu'en regard des précipitations dues aux agglutininesspécifîques,il en existe d'autres, dues à l'action de certains corps protéiques connus, qui peuvent extraire certaines albumines de leur solutions.

Grâce à des caractères communs, il est possible d'établir une comparaison entre les deux ordres de phénomènes, tout en constatant les différences.

CH. ESMEIN

R. Otto et H. Sachs. Ueber Dissociatiônserscheinungen bei der Toxin-antitoxinverbindung (Phénomènes de dissociation de la combinaison toxine et antitoxine). (36) 111, 19-28; 4906. — Les auteurs ont étudié la toxine du botulisme, qui leur avait été fournie par Forssmann. Si on prend Oc.c.,4 de toxine et qu'on la mélange à de l'antitoxine, on détermine expérimentalement la dose mortelle pour la souris qui est de 0,4 de toxine pour 0,0005 d'antitoxine ; le mélange 0,1 toxine et 0,0006 d'antitoxine n'entraîne pas la mort de la souris. Injectons à la souris i ce. du dernier mélange, l'animal survit ; il survit encore si on injecte 4/2 ce, mais

il succombe quand on injecte 4/5, 4/40, 4/20, 4/50, 4/75 de ce L'injection souscutanée et l'injection intra-veineuse donnent les mêmes résultats; une petite dose est plus toxique qu'une grosse. 11 faut admettre que dans le phénomène d'union de la toxine et de l'antitoxine, il y a une période de dissociation du mélange. On ne sait pas encore combien de temps dure l'union de la toxine et de l'antitoxine. On connaît certains facteurs qui sont capables de ralentir la combinaison ; on doit admettre l'existence des cataljsateurs au sens positif, et il existe probablement aussi des catalysateurs négatifs.

Il est actuellement impossible de fixer par des chiffres les durées des combinaisons toxine-antitoxine.

Y. MONTAGABD.

J. Citron. Ueber natûrliche und Kûnstliche Agressine (L'agressine naturelle et artificielle). (44) XLI, 230-239; 4906. Contrairement à l'opinion de Bail, pour qui les agressines seraient le résultat de la lutte des bactéries contre l'organisme. Citron soutient avec Wassermann que ce sont des substances préformées dans le corps des microbes : ces auteurs ont prouvé qu'on pouvait les en extraire. Citron répond actuellement à l'objection que l'agressine ainsi obtenue serait différente de celle qui se produit dans la nature. 11 montre que l'agressine artificielle est capable d'immuniser l'animal contre les parasites tarais ; dans toutes les infections, aggressinc naturelle et artificielle se comportent identiquement. Enfin, les serums antitoxiques produits par l'injection de bactéries et d'aggrcssines sont semblables. ch. esmeix.

W. J. Nadrigailoff. Zur Frage ùber die Bedeutung der Fixatoren und der Stimuline in bakteriziden Serum (De la signification des ambocepteurs et de la stimuline dans le sérum bactéricide).

(44) XLI, 80-96; 4906. — Les expériences de l'auteur sur le rouget du porc confirment l'opinion de Metchnikoff, au sujet des serums bactéricides : le sérum sensibilisé contre le rouget du porc protège un animal manifestement contre cette maladie; Tambocepteur seul d'une part, le sérum sans ambocepteur d'autre part, n'ont aucune action. L'influence se ferait donc par intermédiaire d'un corps encore mal connu, ou stimuline qui permet l'action antitoxique. CH. fSMEIN.

ANALYSES

W. H. Man^waring. On hemolytic « complementold ». -Tramactions of the Chicago pathological Society, VI, 351-358; 4905. — L'auteur a précédemment démontré que le sérum hémoly tique chauffé mis au contact des globules, subit des modiûcations en partant de cette notion que le sérum hémoljtique chauffé contient : !• l'ambocepteur thermostable; 2" un corps inconnu, produit dégénéré du complénient, le t complémentolde ». Les expériences ont eu pour but de voir si les modifications mentionnées ci-dessus ne proviendraient pas d'unealtérationdans la proportion de l'ambocepteur et du complémentolde contenu dans le sérum hémolytique chauffé après qu'il a été mis au contact des globules; pour cela l'auteur a étudié des mélanges divers d'ambocepteur (sérum hémoly tique chauffé) et de complémentolde (sérum normal chauffé), ce qui lui a permis de vérifier que telle était en effet la raison des changements qualificatifs du sérum hémolytique chauffé mis au contact des globules ; l'addition de « complémentolde > au sérum hémoly tique chauffé augmente d'abord le pouvoir hémolytique ; une addition plus forte ramène ce pouvoir à zéro, Taccroit encore ou n'a aucune influence, tout cela semblant dépendre du temps de chauffe du « complémentolde. » E. FEINDEL.

LiebermaiiBr. Sind diehâmolytischen Immunkôrper oder die Komplemente Katalysatoren, also Fermente. (18) XXXII, 249; 15 février 1906. — Liebermann a déjà recherché si l'action de la toxine est comparable à celle d'un ferment et a conclu par la négative. Il a expérimenté avec du sang de lapin immunisé contre les globules rouges du porc. Il en ressort que les substances soumises à l'hémolyse (Immunkôrper et Complements), n'agissent pas comme des ferments. Pourtant il convient de discuter encore et d'établir d'une façon très nette la définition du ferment, définition que l'on* a sans cesse tendance à élargir. Ses conclusions sont négatives en l'état actuel de la question.

F. ARLOING.

w. H. Man^waring. On auxilysins (48) III, 225-227; 1606— Communication préliminaire sur ce que l'auteur appelle des auxilysines : ces substances existant dans le sérum d'animaux immunisés seraient capables d'augmenter l'action

des serums hémolytiques et doivent être opposées aux anti-hémoljsines.

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