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SUR L'ALLORYTHMIE DU COEUR

nomène doit être recherchée dans l'inhibition de la conduction de l'excitant dans le sillon auriculo-ventriculaire. Lorsque le phénomène est complet, on a alors complète séparation fonctionnelle de l'oreillette et du ventricule ; dans notre cas, l'excitant passe selon un certain rythme préétabli. H. £. Hering (4) cependant croit que l'inhibition de la conduction de l'excitant n'est pas la cause unique et qu'il ne faut pas disjoindre l'une de l'autre ]a;contractilité et l'excitabilité. Cependant, on observe que ces deux fonctions ne sont pas, ou, tout au moins, dans notre cas, ne sont que bien peu altérées.

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Dans noire cas, Tinhibilion au passage de Texcitant serait produite par le froid, qui va exercer son aclion clans le sillon auriculo-ventriculaire, de îaçefn à rendre dans les ventricules les échanges plus lents.

FiG. 8.

Von Kries fait dépendre cette forme rythmique de llerzblock de ce que l'excitant, en arrivant plus tard dans Toreillette, peut facilement tomber dans la phase réfractaire de roreillette. Wenckebach (5) pourtant fait remarquer que si le stimulant arrive toujours avec un plus grand retard, même les phases de l'oreillellc alors n'arrivent qu'avec une grande lenteur, et par conséquent, selon ce môme auleur,le schéma proposé par von Kries, dans le but d'expliquer ce fait, ne pourrait pas être accepté.

Essayons de nous rendre compte de ce phénomène. Grâce aux études de Ëngelmann et de son école, nous savons déjà que les fibres musculaires qu'on trouve à l'entrée des veines cardiaques sont celles qui, plus que toutes les autres, possèdent la propriété d'aulomalisme; c'est de ces fibres musculaires que part l'excitation motrice pour se propager ensuite de fibre-cellule à fibrecellule pour les pulsations cardiaques normales. Le pouvoir automatique des grandes veines, y compris lesinus, lient, selon Gaskell, à ce que toutes ces fibres ont, plus que toutes les autres, un caractère embryonnaire. C'est de ce

OSVALD POLIMANTl

côté que les autres parties reçoivent leur stimulant. On sait aussi que la transmission du stimulant moteur s'opère vite à travers les fibres-celloles musculaires, tandis que les « blockfasem » (Gaskell) qui, entre les diverses

parties du cœur forment plusieurs sections, ne transmettent Texcitation que très lentement, comme c'est le cas des fibres musculaires lisses ou embryonnaires. Ce sont <^es ponts musculaires qui, servent de liaison entre les parties ci-dessus citées, et qui, restant toujours à l'état plus ou moins embryonnaire, ne transmettent que lentement l'onde stimulante; d'où Tempéchement dans

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