‹ Journal de physiologieChapitre 362 sur 578 · gouttes · texte numérisé non relu

gouttes

Exp. XIII. — Chien de 13 kilogr. 500.

Lymphe

Bile

Suc pancréttuiiie

1 goutte

Commencement de I

'injection.

Fin de l'injection = 20 c. c.

enSS

min.

Dans une vingtaine d'expériences analogues l'écoulement de la lymphe n't augmenté que d'environ 0,3 à 0,6 ce. par période de*5 minutes et souvent pour deux ou trois périodes seulement.

TRAVAIL DES GLANDES ET LYMPHOGÉNÈSE

Faut-il admettre que ce faible accroissement est ici sous la dépendance directe du travail des organes ? Ce qui pourrait le faire croire, c'est que le maximum de cette accélération se produit, en général, assez tardivement, c'est-à-dire à un moment où Ton est en droit de supposer que les produits de désassimilation élaborés par les éléments sécréteurs s'accumulent dans les espaces lymphatiques, y élèvent, comme il a été dit, la tension osmotique et déterminent un courant de liquide du sang vers ces espaces. A supposer que cette interprétation fût exacte, Tintluence du travail de sécrétion sur la lymphogénèse ne serait encore que bien faible.

En réalité, on ne peut faire cadrer ces faits avec ceux du groupe précédent que si Ton considère l'accroissement du courant lymphatique comme un phénomène surajouté, dû à l'immixtion d'un facteurnouveau, celle des substances lymphagogues, mélangées à la sécrétine. Il en est de même des cas, où une accélération considérable des sécrétions concorde avec une accélération, très prononcée aussi, de la lymphe. Nous jugeons inutile de rapporter les résultats de ce genre, puisqu'ils sont en tout semblables à ceux qu'ont obtenus Lafayette Mendel *, Falloise, Bainbridge, en se servant de la macération préparée d'après la méthode de Bayliss et Starling.

On ne sera pas tenté, je pense, d'invoquer ici le principe que les faits positifs, c'est-à-dire ceux où Ton a observé une augmentation de la lymphe, ont plus de valeur que les faits négatifs; la règle n'est applicable qu'autant que les conditions expérimentales sont absolument identiques pour les uns ou les autres. Elle ne l'est pas, dans ce cas particulier, puisque ce n'est pas une substance définie que Ton injecte, mais un mélange complexe dont la composition nous est inconnue et dont les parties constituantes peuvent varier d'une solution à l'autre.

4** A l'appui de notre thèse, il est intéressant de mentionner encore les expériences dans lesquelles le courant lymphatique subit une accélération considérable, alors que le travail des glandes s'active à peine: cette disproportion est une nouvelle preuve de l'indépendance dés deux phénomènes. On en jugera par quelques exemples.

Exp. XIV. — Chien de 7 kilogr. 500.

ymphe

Bile

Suc

pancréaUque

3 gouttes

Commencement de l'injection.

0,9 0,2. 0,35 ce.

Fin de l'injection = 15 ce. en 15 min. 4,4 0,23 0,35

Exp. XV. — Chien de 40 kilogr.

Lymphe Bile Suc pancréaUque

4 goutte

Commencement de l'injection.

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