J. PARIS(^T
La disparition des contractions tétaniques dans la patte protégée, c'est-à-dire dont les appnreils terminnux sont intacts, qui suit de près Fabolition des
secousses dans la patte intoxiquée vient nous renseigner sur ce point. En eflet, malgré des chocs très violents sur la planchette, aucun réflexe ne se produit
ACTION DE LA SCOPOLAMINE
dans la patte protégée; des excitations de ranimai luimême ne sont suivies d'aucune réaction. (Le tracé étant de ce fait négatif, je n'ai pas ju^é utile de le faire figurer ici). La réflectivité médullaire est donc abolie.
Beaucoup ont vu, et Kochmann en particulier, cette suppression de la réflectivité mé-.
dullaire : d'après ce dernier, elle serait due à une paralysie générale centrale, c La scopolamine, dit de Stella^ portet-elle son action sur les terminaisons sensibles des nerfs ou bien directement sur la moelle épinière? Nous ne pourrions le dire. » L'expérience suivante vient bien montrer, comme l'avait d'ailleurs di t Kochmann , qu'il s'agit d'une action médullaire : l'excitation tétanisante du sciatique de la patte in-» toxiquée produit, tout d'abord, par voie réflexe dans la patte protégée des contractions; mais celles-ci disparaissent très rapidement et ne se produisent plus malgré une excitation maximale. Cette paralysie e^t donc bien d'origine centrale, due à une action directe de la scopolamine sur la moelle.
On peut dire, par conséquent, que Vhyjmexcitahilite observée dans la 2* période est d'origine, d'une part centrale^ d'autre part périphérique et que la paralysie consécutive, cons-
FiG. 7. — Les courbes musculaires (muscle intoxiqué. Excitation directe) prennent rapidement les caractères de courbe de fatigue.
La période d'énergie latente est augmentée de durée. (Début 1/100". Fin «100"). (Lire de bas en haut).