L. CAMUS
Jean Gktntrelet et Etienne Bernard. Des différentes actions physiologiques des couleurs d'aniline. (80) LX, 4095-1096; Bordeaux, 12 juin 1906. —Le rouge neutre, la fuchsine, le violet de méUiyle, le violet de gentiane et l'ëosine agissent comme le bleu de méthylène.
Ces couleurs produisent un amoindrissement de la fonction uréopoiétique, une diminution de la désassimilalion et un léger abaissement de l'activité sécrétoire du rein. l. camus.
Dryfuss et L. IVoli. The physiological action of Lanthanum, Presodyum et Neodyum. (i3) XVI, 314-323; 1906. — Étude générale, mais très sommaire, des effets de ces terres rares sur les organismes inférieurs, les tissus des êtres supérieurs et finalement sur les mammifères par injection sous-cutanée. Gomme seule conclusion intéressante, les solutions équimoléculaires des chlorures de ces corps ont une toxicité en fonction de leur poids moléculaire.
J. p. LANGLOIS.
H. Dale. On some physiological actions of ergot. (50) XXXIV, 163-206; 4906. — L'ergot de seigle renferme une série de substances actives qui possèdent des propriétés différentes : sphacélotoxines, acide sphacélique, chrysotoxine, coroutine, etc. Les résultats obtenus sur
les organes différents et surtout avec des espèces animales diverses, rendent la pharmacodynamic de l'ergot très obscure.
Une étude systématique conduit Dale à expliquer les effets opposés observés, en admettant que les principes dynamogéniques et inhibiteurs contenus dans l'ergot agissent difféi*emment suivant la nature de l'innervation des organes. Il range ces organes en 3 groupes : 1* ceux qui ont un système sympathique inhibiteur : estomac, vésicule biliaire, vessie et utérus non gravide du chat; dans ces organes, l'ergot ne provoque aucun changementy quand on excite le sympathique ou quand l'on fait agir l'adrénaline; 2* les organes possédant un système sympathique exclusivement moteur : artères du lapin, cœur, sphincter, iris, pilo-moteurs ; l'ergot supprime les effets du sympathique ; 3* dans le troisième groupe, il faut ranger les organes conmie utérus du lapin, du singe, sphincter anal du chat, chez lesquels l'effet normal de l'excitation du sympathique est moteur, alors qu'après ergot il devient inhibiteur. Dale ne détermine pas le rôle des diverses substances isolées de l'ergot.
J. p. LANGLOIS.
Ratner. Experimenteile Untersuchungen ûber die physiologische Wirkung des Tabakrauches auf den Organismus (Recherches expérimentales sur l'effet physiologique de la fumée de tabac sur l'organisme). (2) GXIII, 198-212; 1906. — On a démontré la toxicité de la nicotine.
D'autre part, la nicotine existe-t-elle dans la fumée de tabac? Les uns disent oui : Kissling, Henbel, Le Bon; les autres le nit-nt : Vohl, Eulenburg, etc., et n'y reconnaissent que des bases pyridiques.
Vogel (1884) y a trouvé de l'aeide cyanhydrique. L'auteur reprend la question et étudie l'influence de la fumée de tabac sur les différents organes. Il injecte sous la peau les produits de combustion du tabac solubles dans l'eau, et il observe chez la grenouille et la tortue une bradycardie qui peut coïncider avec l'arythmie. Chez le lapin, la même injection produit une élévation de pression suivie de chute. Dans cette phase apparaît la bradycardie, et occasionnellement l'arythmie. Si l'on fait pénétrer la fumée de tabac dans le poumon du lapin, l'animal s'empoisonne; les symptômes sont l'irrégularité de la respiration, le ralentissement du cœur et un abaissement de pression qui pré-
ANALYSES
cède la mort. Chez rhomme qui ne fdme point habituellement, Tusage du tabac produit, entre autres troubles circulatoires, de la bradj cardie. Chez les fumeurs TefTet ne s'observe pas, à moins de doses considérables. Les tabacs présentéK comme étant sans nicotine ne produisent pas de troubles circulatoires. Les produits solubles de la fomée du tabac dans l'eau, qu'il s'agisse de tabacs ordinaires ou soi-disant sans nicotine, allèrent la puissance digestive de l'estomac chez l'homme et chez le chien. La nicotine semble bien être la partie toxique de la fumée de tabac, puisque les autres substances, bases pjridiques, acide cja^ nhjdrique, existent sans inconvénient dans les tabacs sans nicotine.
DASTRB.
Jacques Parisot. Action physiologique de la scopolamine sur l'excitabilité nerveuse et musculaire. (80) LX, 1085- 1087; Nancj, 19 juin 1906. — La scopolamine provoque une hyperexcitabilité d'origine centrale suivie de la perte de la réflectibilité médullaire et de la paralysie des appareils terminaux.