L. CAMUS
G.-E. Carlson. Die Guajakblutprobe und die Ursachen der Blaufârbung der Guajaktinktur (La réaction du sang avec le galac, et la cause du bleuissement de la teinture de gaïac). (39) XL VIII, 69-80; 1906. — Dans la réaction du sang avec gaîac (teinture de gaiac, essence de térébenthine vieillie k l'air et k la lumière et liquide sanguin), l'essence vieillie est remplacée avec avantage par de l'eau oxygénée à 3 0/0, qui donne une réaction plus prononcée. L'essence vieillie, dite ozonisée, ne contient ni ozone ni eau oxygénée. Le bleuissement de la teinture de galac par le sang, en présence d'eau oxygénée ou d'essence, tient à la pré-
sence dans le sang d'une combinaison organique qui emprunte à l'eau oxygénée ou à l'essence del'hydroxyle pour former une combinaison instable, laquelle te décompose aussitôt avec passage de l'hjdroxyle sur le gaîac et bleuissement de
celui-ci, B. LAMBLIN6.
M.-J. Rosenan et J.-F. Anderaon.
A study of the cause of sudden death following the injection of horse serum Hygienic Laboratory. Bidletin n* 29, Washington, Government printing office, 1906 (95 pages). — Dans quelques cas, d'ailleurs exceptionnels, la mort subite a suivi l'injection du sérum de cheval chez l'homme. Les recherches préseotes apportent un éclaircissement aux faits de ce genre : le sérum normal de cheval, le sérum antitoxique de cheval aussi, injectés sous la peau ou dans le péritoine de cobayes, ne donnent lieu qu'à des phénomènes extrêmement légets. Mais k sérum de cheval est tosnque pour un cobaye ayant reçu préalablement une première injection de ce sérum ; il faut 10 jours à compter de la première injection pour que le cobaye devienne susceptible d'être intoxiqué. Les symptômes causés par la seconde injection consistent en dyspnée, paralysie et convulsions ; les centres respiratoires semblent surtout atteints et le cœur continue ses battements après que la respiration a cessé depuis longtemps ; la mort peut survenir au bout d'une heure, d'une demi-heure, parfois de quelques minutes. Les auteurs insistent sur ce fait primordial que la toxicité du sérum de cheval est tout à fait indépendante de l'antitoxine diphtérique. Puis ils étudient cette fonction toxique, montrant qu'elle n'a aucun rapport avec l'hémolyse, avec les précipitines spécifiques; le principe toxique traverse les filtres, n'est pas separable par la précipitation par le sulfate d'anmioniaque, par la dessiccation et la dialyse consécntive; le poison résiste k 60", mais est détruit & 100", etc. ; enfin la susceptibilité du cobaye, acquise au moyen d'une dose très faible de sérum (^, î^ de c. c.) dure au moins 160 jours et est hérèdilairement transmissible. Les auteurs croient que la substance qui rend l'animai sensible est identique k celle qui, plus tard, l'empoisonne. Il est bien curieux de constater qu'une petite quantité de sérum de cheval produit, après une période
SANG. CIRCULATION^ RESPIRATION
d'incubation, un état d'anaphylaxie, alors que des injections répétées déterminent l'immunité. e. feindel.
Louis LevTin, A. Miethe et E.
Stenger. Sur des méthodes pour photographier les raies d'absorption des ma* Uéres colorantes du sang. (79) GXLII, 1514-1516; 25 juin 1906.
Louis Le'vvin, A. Miethe et E.
Stenger. Détermination, en longueurs d'onde, des raies d'absorption photographiées des matières colorantes du sang.
(79) CXLIII, 115-117; 9 juillet 1906.
A. CevidalU et A.Chistoni. Sulla diagnosi difTerenziale tra awelenamento da yapori di carbone e avyelenamento da gas illuminante. (10^2) LX, 333-348; 1906. — Le gaz d'éclairage peut transformer les solutions de méthémoglobine en un liquide de couleur rouge clair qui, au spectroscope, pour une solution à 7 OjfO et sous une épaisseur de 2,4 présente une large bande d'absorption dans le vert (cjanméthémoglobine). Le CD pur qu'on fait barbotter à travers une solution de méthémoglobine comme on avait fait pour le gaz d'éclairage, n'y produit aucun chaagement. La carboxjhémoglobine obtenue avec CO, comme celle qu'on obtient avec le gaz, traitées au ferricyanure, se transforment l'une et l'autre en méthémoglobine, contrairement à ce que dit Wachholz; ensuite seulement, sous l'action de la lumière, elles passent à l'état de cjanméthémoglobine (photométhémoglobine). e. feindel.
G. Douglas. The regeneration of the blood after hemorrhage. (50) XXXIV, 210-212; 1906. — L'auteur s'est attaché à déterminer la quantité totale de sang qui existe après une hémorragie. La détermination de cette quantité étant obtenue par la méthode k l'oxyde de carbone qui permet de ne prélever que de faibles volumes et par suite de répéter les déterminations. Deux lapins furent saignés. La quantité de sang enlevé n'a pas été mesurée, mais il calcule la diminution totale de l'hémoglobine qui atteint 26 et 32 0/0 dans les deux cas. La capacité respiratoire du sang tombe de 16 à 46, chiffres moyens et ne remonte que lentement. Mais la quantité totale de sang dès le deuxième jour dépasse le «biffre initial et s'y maintient pendant plus de 20 jours. j.-p. langlois.
E. Forgeot. Sur la composition histologique de la lymphe des ruminants.
(79) CXLIII, 190-192; 16 juillet 1906. — Le chyle ne renferme jamais de globules rouges, on ne trouve que des globules blancs dans I9, lymphe qui n'a pas encore traversé un ganglion lymphatique; la lymphe qui sort des ganglions peut contenir des proportions variables de globules rouges. L. CAMUS.
J.-K. NJegotin. Zur Frage der graphisch-akustischeo Signalisirung der Herzthâtigkeit (Sur la méthode des signaux graphiques acoustiques de l'activité du cœur). (2) CXIl, 623-682; 1906. — Wagner (1854) employait la cardiopuncture et les battements de la tête d'épingle contre un tympan sonore pour rendre compte des battements du cœur. C'est cette méthode que l'auteur a perfectionnée pour étudier l'activité du cœur de la grenouille. 11 emploie deux circuits galvaniques, l'un pour le signalement des systoles, l'autre pour le signalement des diastoles. La description du dispositif est facilitée par des images photographiques auxquelles il faut renvoyer le lecteur.
DASTRE.
H.-E. Hering. Die Uberschwelligkeit des Leitungsreizes im Herzen (Sur les courants supérieurs au seuil de conduction dans le cœur). (2) CXI, 335-340; 1906. — Hering a appelé excitant originel celui qui, à l'état naturel, part de la région du cœur qui entre la première en action; et excitant de conduction, celui qui, à la suite de ce début d'action, met successivement en activité et dans un ordre réglé les différentes parties du cœur en passant de l'une & l'autre. Sans celui-ci, l'excitation originelle s'éteindrait sur place. Le cœur répondant k une excitation efficace quelconque par la contraction maxima, il en résulte que l'excitation de conduction la plus faible a le même résultat que la plus forte : ce résultat ne dépend que de l'état de la partie excitée. 11 y a une période où il faut un excitant plus fort, puis de plus en plus faible pour provoquer l'extrasystole ; il y a donc un excitant minimum capable de provoquer une systole : c'est ce qu'on appelle le seuil d'excitation. Mais il n'y en a pas un seul ; il y a différents seuils aux différents moments de la phase d'activité ; il faut les appeler ieuxh phasique$ et ceux-ci sont en rapport inverse de l'ac-
AJ^ÀLTSËS
tinté da cœur aux différents moments.
— L'excitation de conduction est toujours maxima. Seulement ce maximum est plus élevé quand Tactivité cardiaque (Fexcitabilité) est la plus grande et il suit les yariations de cette activité. Ce maximum, considéré au moment de la plus faible activité du cœur, est lui-même à son minimum et suffit À remplir son rôle. Au moment de la plus forte activité cardiaque, il est donc plus que suffisant, il est au-desius du seuil. Si donc l'on mesure le seuil à ce moment on a une limite supérieure du plus faible excitant de conduction et Ton peut se faire une idée de sa grandeur au moment de la plus forte activité cardiaque. — En ce qui concerne les faisceaux de passage de Toreillelte au ventricule, l'excitant de conduction y a plus de force. Cela résulte de ce qu'une extrasjstole de l'oreillette, très prématurée, provoque une extrasystole du ventricule à un moment de la phase de contraction où il faudrait une excitation directe très énergique. L'excitation de conduction étant supérieure au seuil, l'activité réactionnelle des faisceaux de transmission cardiaque peut pathologiquement s'abaisser, sans que les faisceaux musculaires du ventricule cessent d'être mis en action, et cela poifr deux raisons, à savoir que l'activité physiologique des fibres ventriculaires est supérieure & celle des fibres de passage et, en second lieu, parce que l'excitation de conduction dans ces fibres est supérieure au
seuil. DASTRE.
H. Adam. Experimentelle Untersucbungen ueber den Ausgangspunkt der automatischen Herzreize beim Warmblûler (Recherches expérimentales sur le point de départ des excitations automatiques du cœur chez l'animal à sang chaud). (2) GXl, 607-619; 1906. — Le cœur, isolé de ses connexions avec le système nerveux central, présente une augmentation de battements lorsqu'il est échauffé, une diminution lorsqu'il est refroidi; et cela est vrai des animaux à sang chaud comme des animaux à sang froid. Chez la grenouille réchauffement ou le refroidissement limités au ventricule n'ont pas d'effet sur la fréquence ; appliqués à l'oreillette ou au sinus ils ont l'effet indiqué, comme s'ils étaient appliqués au cœur tout entier (Gaskell, 1882). C'est la région sinus-auriculaire qui est le point de départ des mouve-
ments du cœur. Et même il suffit d'afîr sur une partie quelconque du sioiii veineux ou des grosses veines munies de fibres striées et de la chau£rer poir accélérer les battements du cœur toot entier (Engelmann, 1896); d'où résulte que le point de départ, la source des battements du cœur ne réside pas dansai point limité du sinus, mais dans toates ses parties. L'auteur rappelle que le cœur des mammifères isolés réagit à la chaleur comme celui de la grenouille (H. N. Martin, 1895; Applegarth, i895; O. LaiH gendorffet Nawrocki, 1897; Herlitska, 1905). Il a recherché si l'action <k la chaleur doit porter sur le cœur tout entier ou s'il suffit qu'elle s'exerce sur quelque région limitée. L'auteur a opéré sur des cœurs de chat et de lapin. Il appliquait sur diverses parties de l'oreillette des tube» métalliques chauffés ou refroidis par ui courant d'eau chaude ou froide. On constate un effet rapide et significatif sur 1^ battements du cœur en totalité. La région active est située entre les embouchures des deux veines caves et s'étend de U en forme de triangle jusqu'à It base de l'oreillette droite : la portion U plus sensible est voisine de la veine cave inférieure. L'échauffement ou le refrddissement des deux veines caves pas phi que des veines pulmonaires n'a de résultat; pas de résultat non plus en opérant sur les autres parties des oreillettes ou des ventricules. Il faut donc conclure qu'il y a dans le cœur des mammifère»
une partie qui commande le rythme ds cœur entier et que cette partie est située dans la partie de l'oreillette droite située entre les orifices des veines caves et appelée sinus des veines caves.
DASTRB.
P. Langendorf et G. Liehiiiaïui.
Der Versuch von Stannius am Warmblûterherzen (L'expérience de Stannius sur le cœur des animaux à sang chaud), lii CXII, 352-360; 1906. — Les auteurs se sont proposés de savoir de quelle façoB l'activité du cœur était modifiée par l'ablation du sinus veineux, ou de U partie de l'oreillette droite située entre les embouchures des deux veines caves et qui représente ce sinus. — Ils opéraient sur le cœur du lapin irrigué avec la liqueur Ringer-Locke. L^opération avait pour résultat un repos du cœur plus ou moins long; puis les battements reprenaient avec une fréquence diminuée, un
SANG, CIRCULATION, RESPIRATION
' rythme irrégulier, une forme quelquefois alternante. — Si le cœur était irrigué ayec du sang de lapin, le silence du cœur après section faisait défaut : la section était sans effet. Le cœur ainsi amputé obéit aux changements de température comme le cœui* intact. Le cœur intact obéit aux excitations intercalaires en produisant des extra-systoles qui suivent la loi d*Ëngelmann. Le cœur amputé se comporte tout autrement : la période d'excitation physiologique n'est plus maintenue. — Après ablation du sinus veineux l'activité cardiaque tire son principe du ventricule ; les oreillettes ne semblent pas être capables d'activité automatique. Quand le cœur est irrigué par la liqueur Ringer-Locke, le pouvoir de conduction inverse du faisceau de passage semble aboli.
DASTRE.
O. Langendorff. Ueber einige an den Herzohren angestellte Beobachtungen (Sur quelques observations exécutées sur les oreillettes du cœur). (2) CXII, 522- ^30 ; 4906. — Les myogénistes soutiennent que toutes les parties du cœur sont douées d'excitabilité, de conductibilité, de rythmicité et d'automatie, c'est-&-dire de la propriété de faire servir à leur activité toutes les excitations internes. Langendorff a combattu cette opinion. 11 emploie l'oreillette du lapin ou du chat, qu'il irrigue avec un mélange de iiqueur de Ringer et de sang et qu'il dispose pour l'inscription. On ne constate point de pulsations spontanées, quoique l'organe soit excitable et le reste plusieurs heures : il réagit à de légères excitations mécaniques par un ou plusieurs battements; de même pour les excitations électriques et chimiques. Une goutte d'adrénaline ajoutée à la liqueur augmente beaucoup l'excitabilité. — Le battement rythmique se prolonge beaucoup après l'excitation. dastrb.
E. von Gyon. Myogene Irrungen (Erreurs myogéniques). (2) CXIII, Hi -135; 4906. — Sous une forme très vive et humoristique, l'auteur reprend la polémique contre les créateurs de la théorie myogénique, Engelmann, Gaskell et Hering. 11 fait état des recherches de Magnus sur les mouvements péristaltiques de l'intestin et de celles de Biedermann sur l'innervation du pied de l'escargot qui sont tout à fait favorables à la théorie neurogénique ; deDogielet Tumanzew, de Hunter et Carl-
son sur le cœur des mollusques et des tuniciers et sur le cœur du limule, qui montrent l'influence du système nerveux sur ces organes. Engelmann, encore en 4903, prétendait que les cœurs des tuniciers, des arthropodes et des mollusques ne contiennent point d'éléments nerveux et que leur activité automatique, leur coordination et leur propriété de conduction, pareillement àcequel'on voit chez les mammifères, sont dues uniquement aux muscles. — L'auteur examine les arguments de Hering : celui du pont de His et celui des accélérateurs. Il déclare que les eipëriences de Hering et celles de Bayliss et Starling n'ont point porté sur les véritables accélérateurs. Gaskell a pris pour accélérateur un nerf coronaire de la tortue et Bayliss et Starling un nerf dynamique, mélange d'accélérateurs et d'inhibiteurs. — Quant au fameux faisceau de passage, ou pont de His qui doit servir à la transmission de l'excitation de l'oreillette au ventricule et inversesement, rien ne prouve qu'il ne possède point d'éléments nerveux, et, dit E. de Gyon, cet argument sera pour les myogénistes leur pont de la Bérésina.
DASTRE.
E.-6. Martin. A study of the relations of the inorganic salts of the blood to the contractions of heart muscle and skeletal muscle. (43) XVI, 494-220; 4906. — Les réactions qui se produisent entre le tissu cardiaque et l'oxygène exigent la présence d'ions calciques diffusibles, les ions sodiques ont précisément pour effet d'assurer la diffusibilité des sels calciques. La grande puissance de rythmicité du cœur veineux s'explique par ce fait que, dans cette région, les sels de calcium ne forment pas de composés non diffusibles et par suite qu'ils sont toujours disponibles. L'action des ions calciques diffusibles déterminant les processus d'oxydation peut être de la nature des enzymes. L'inhibition provoquée par les sels de potassium s'explique par la formation de composés inactifs avec le zymogéne des tissus et avec la substance contractile empêchant ainsi les oxydations.
J.-P. LANOLOIS.
A.-J. Carlson. On the cause of the cessation of the rythm of automatic tissues in isotonic solutions of non-electrolytes. (43) XVI, 224-229; 1906. — La persistance de l'activité des tissus automatiques et
ANALYSES
du cœur en particulier, en solutions isotoniques de non-électrolytes comme le sucre, l'urée ou la glycérine, dépend des conditions propres du tissu et de la nature spécifique de la substance en solution et non directement de la vitesse de diffusion des electrolytes du plasma intercellulaire dans la solution de non-électrolytes. — L'arrêt des contractions rythmiques automatiques du cœur plongé dans des solutions de non-électrolytes ne peut être invoqué en faveur de la théorie qui explique l'automatisme du cœur par les modifications des electrolytes du plasma.
J.-P. LANGLOIS
J. Carlson. On the chemical conditions for the heart activity. (i3j XVI, 378-408. — Dans la limule il est facile d'isoler le ganglion cardiaque et par suite d'étudier l'action des différents corps sur le cœur énervé. Les solutions isotoniques de sucre diminuent l'amplitude des contractions cardiaques avec une augmentation primitive si le ganglion est intact, sans augmentation si la ganglion est enlevé. L'urée et la glycérine agissent de même. En étudiant les différents sels qui se trouvent dans le sang, successivement sur le ganglion et sur le muscle seul on constate que les effets sont souvent opposés. Ainsi, le chlorure de potassium qui est un stimulant du ganglion est un dépresseur du muscle ; mais quand on veut grouper les effets des différents sels, on voit qu'il est impossible de concilier les faits observés avec la théorie de Mathew, qui veut que tous les anions soit excitateurs et les cations dépresseurs du protoplasma nerveux. j.-p. lànglois.
T. Henderson. The volume curve of the ventricles of the heart. (43) XVI, 325-367; i906. — L'auteur utilise un cardiomètre qui ne prend que les ventricules et donne une courbe comparable à celle obtenue par la contraction isotonique d'un muscle. L'élude des courbes conduit aux conclusions suivantes. Le cycle cardiaque comprend trois temps : temps systolique ou de contraction, temps diastolique ou de relâchement et temps diastasique ou de repos. Les variations dans le rythme portent essentiellement sur la période de diastase, le temps systolique étant invariable. Toutefois avec le rythme optimum la période diastasique disparaît. La variation de volume du cœur pendant la systole représente 60 0/0 du volume
calculé d'après la moyenne entre un n- Iftchement maximum par excitation du vague et une contraction maximum (mm arrêté en systole). Le cœur ne se videjV mais complètement. L'étude des courbes cardiaques conduit l'auteur à adc^^terk théorie neurogénique.
J.-p. LANGLOIS.
L. Nilsson. Quantitative Bestimaraïf des Gasaustausches des herausprâparie^ ten Froschherzens (Dosage des éehani»
gazeux du cœur de grenouille extirpée (16) XX, 202-206; i6 juin i906. — Eipériences faites avec le mîcrorespirométrt de Thunberg sur une série de cœiin extirpés et débarrassés de sang. Comparativement au muscle strié l'absorption d'O et le dégagement de CO' sont plus grands, le quotient respiratoire plus petit, Télimination de CO^ s'atténue davantage daos
l'azote. M. LAMBBBT.
H. Dold. Ueber die Wirkung des
Aethylalkohols und verwandter AJkobok auf das Froschherz (Action de l'alcool éthylique et des alcools voif&ins sur le cœur de la grenouille). (2) CXII, 600-622: 4906. — Les alcools inférieurs agissent d'abord en excitant et ensuite en paraljsant les différents tissus, muscle, ner&. epithelium vibratile. L'effet excitant le se montre pour les alcools supérieurf qu'aux très faibles dilutions. Les 8olatl<H» concentrées agissent immédiatement pour paralyser et tuer en peu de temps. Il est probable que le cœur des mammifères, isolé k la façon de Langendorff, réagit i l'alcool comme celui de la grenouille Les expériences faites sur le cœur isolé le permettent pas de conclure à l'action de l'alcool sur le cœur en place; la suractivité du cœur produite par une faible àost est d'origine nerveuse ; la parésie par forte dose est d'origine musculaire.
DASTRK.
J. Dogiel et K. Archangelsky. Der
Bewegungshemmende unddermotorisdie Nervenapparat des Herzens (Appanil modérateur et appareil moteur nerresi du cœur). (2) CXIII, 1-96 ; 1906. — Il s'aot d'un mémoire considérable avec 31 figures dans le texte et 51 figures hors texte qm contient toutes les données anatomiqaes et physiologiques sur l'innerration h cœur des reptiles, des oiseaux et des mammifères. A cet égard, il échappe i l'analyse. On ne peut guère qu'en signaler
SANG, CIRCULATION, RESPIRATION
es prÎDcipales conclusions qui sont esseniellement neurogénistes. La faculté de contraction rythmique dépend de Texci- Ation de cellules nerveuses ganglionlaires. La portion des veines caves et )ulmon aires formant le sinus veineux possède aussi, après séparation des autres ïarties du cœur, la faculté de conraction rythmique. Cela tient à la pretence de petits groupes de cellules nerreuses, vainement niés par divers auteurs. aSi pointe du cœur de la grenouille coninue à se contracter aussi longtemps que es fibres nerveuses restent en communicaion physiologique avec les cellules nerveuses ventriculaires. Si, che; la grenouille, m enlève les masses cellulaires nerveuses, ganglion de Bidder, ganglions intrav(*nriculaires et atrioventriculaires, d'après e procédé indiqué par les auteurs, ce \œuT perd la propriété de se contracter, [uoiqu'il ait conservé ses muscles et ses lerfs jusqu'aux ganglions. Il n*y a que es cellules nerveuses voisines de la pointe lu cœur, décrites par Bethe et Dogiel pii échappent à l'opération. L'expérience le l'ablation des masses ganglionnaires enralnant l'arrêt du mouvement rythmique ist une expérience cruciale qui démontre a dépendance de la contraction rythmi- |ue du cœur des cellules nerveuses gan- |[lionnaires. — Chez l'homme, les mammifères, les oiseaux, la tortue, la grenouille )t les poissons, la distribution des nerfs tardi^ques, vague, sympathique et dé- »res8eur est sensiblement la même, sauf >our le dépresseur de la grenouille qui l'est pas connu. Parmi les circonstances pii accroissent l'action inhibitoire du rague il faut citer l'excitation simultanée lu rague et du dépresseur chez le lapin ; la ection de la moelle épinière ; la section des leux splanchniques ; la suppression de 'action des nerfs accélérateurs. Les conlitions qui l'affaiblissent sont les suivantes : l'augmentation de la pression du ang, soit par excitation du centre vaso- DOteur médullaire ou par excitation élecriqueou strychnique de la moelle; l'action ombinée du vague et de Taccélérateur ur le cœur. Chez l'oie et chez la dinde il ' a antagonisme parfait des deux nerfs. Quoique l'excitation de la partie supéieure de la moelle cervicale provoque accélération du pouls et l'augmentation le la pression, le centre des nerfs accéléateurs ne s'en trouve pas moins plus bas, ntre la i** et lue* vertèbre dorsale. L'exitation de cette région et des nerfs qui
en partent, ne provoque qu'une accélération sans augmentation dé pression ; cet effet est surtout évident quand on excite la racine placée entre la 3* et la 4' vertèbre dorsale. Les auteurs passent en revue les effets produits sur la fréquence des battements et sur la pression sanguine par l'excitation de tous les nerfs qui se réunissent dans la région de l'anse de Vieussens et du premier ganglion thoracique. Enfin les auteurs examinent la loi du rendement maximum de Bowditch et Hanvier; ils montrent que le ventricule privé du ganglion de Bidder et des ganglions intraventriculaires n'obéit pas à cette loi et que ses contractions ont une amplitude en rapport avec l'excitation, comme cela a lieu pour les muscles ordinaires. DASTRE.
H. Busquet. Influence de la vératrine sur le pneumogastrique de la grenouille. (80) LX, 1125; 30 juin 1906. — L'injection sous-cutanée de 4 ou 5 gouttes d'une solution de vératrine au millième ou l'instillation sur le cœur d'une ëgale quantité de cette substance fait disparaître l'excitabilité du nerf pneumogastrique de la grenouille, au point de vue de son action cardio-inhibi trice. l. camus.
H. Busquet. Influence de la vératrine sur le pouvoir cardio-inhibiteur du pneumogastrique chez les mammifères. (80) LXI, 89; 24 juillet 1906. — La vératrine atténue seulement le pouvoir cardioinhibiteur du pneumogastrique chez le chien, le lapin et le cobaye.