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V. BALTHAÏARD

G. Herxheixner. Ueber Gystenbildung der Niere und abfûhrenden Harnviege (Formations kystiques dans le rein et les voies urinaires). (5) GLXXXV, 52- 117; 1906. — L'auteur distingue trois ordres de cas : les reins kystiques; les kystes du rein ; l'uretérite (et la cystite) kystique. Les reins kystiques et les kystes du rein ont leur origine dans des anomalies du développement, tandis que la cause fondamentale de l'uretérite et de la cystite kystiques réside dans une inflammation chronique. Â cette différence d'origine correspond une différence dans le mode de formation des kystes. Dans le rein, il s'agit de kystes par rétention, dans lesquels l'épithélium peut tout au plus proliférer secondairement, tandis que, dans l'uretère et la vessie, il s'agit de proliférations épithéliales, aboutissant secondairement k des kystes par ramollissement. GOUGET.

R. Kixnla. v. Hansemanns Malakoplakiavesicse urinariœ und ihre Beziehungen zur plaquef ôrmigen Tuberkulose der Hamblase (Malakoplakie vésicale de v. Uansemann et ses rapports avec la tuberculose en plaques de la vessie). (5) CLXXXIV, 469-491 ; 1906. — Certains cas de malakoplakie vésicale sont de nature tuberculeuse. Le diagnostic n'en peut être fait que par l'examen microscopique.

GOUGBT.

Pr. Port. Ein Fall von nicht parasitàrer Chylurie mit Sektionsbefund (Un cas de chylurie non parasitaire avec autopsie). (38) LIX, 455-464; 1906. — La stase dans le système lymphatique était due EL la compression du canal thoracique par des paquets de ganglions tuberculeux. Le mélange du * chyle & l'urine s'effectuait dans le bassinet; les reins'

ANALYSES

étaient sains^ et l'examen histologique n'y montrait aucune trace de graisse dans la lumière des tubes. gocgst.

P. Diepgenet M. Bchrœder. Ueber das Verhalten der weiblichen Geschiecht- Borgane bel Hjsterie, Herzieiden und Chlorose (Etat des organes génitaux féminins dans l'hystérie Jes cardiopathies et la chlorose). (38) LIX, 154-168; 1906.— Chez les femmes qui devinrent plus tard hystériques, la première menstruation fut très souvent tardive et faible. On peut voir 1& Texpression d'un développement corporel défectueux, prédisposant peutêtre à l'hystérie. Il en est de même chez les futures chlorotiques. L'hystérie et la chlorose sont des causes ti*ès fréquentes de dysménorrhée. Les affections gynécologiques qui accompagnent Thystérie ne représentent généralement qu'une coïncidence accidentelle, ou tout au plus jouent le rôle de cause occasionnelle, conmie le traumatisme. Chez les hystériques, la première menstruation est souvent retardée et peu abondante, ainsi que les suivantes, ce qui paraît tenir à l'influence exercée sur l'ensemble de l'organisme, car une cardiopathie survenant chez une femme déjà réglée, influence beaucoup moins la menstruation.

GOUGET

Gatola et Achuoarro. Ueber die Entstehung der Amyloidkôrperchen im Zentralnervensystem (Sur le développement des corpuscules amyloldes dans le système nerveux central). (5) GLXXXIV, 454-469 ; 1906. — Les auteurs concluent de leurs recherches que les corpuscules amyloldes sont des produits de dégénérescence des cylindraxes. 11 leur parait peu vraisemblable qu'ils puissent se développer aux dépens des cellules de la névroglie, comme l'admettent certains auteurs. gouget.

Sir Dyce Duckivorth. Chorea considered as cerebral rheumatism. (44) 14-54; 23 juin 1906.

Mingazzini. Revisione délia questione deir afasia : la tei'za circonvoluzione frontale sinistra non ha alcuna parte spéciale nella funzione del linguaggio.

(101) XIII, 871-474, 897-905; 8 juillet 1906, 15 juillet 1906. — Etude provoquée par le travail de P. Marie. Si ce dernier a voulu combattre la tendance allemande

de scinder l'aphasie en transcorticale, sous-corticale et corticale, Fauteur comprend son effort. Mais il ne peut le suivre lorsqu'il veut supprimer le rôle de la 3* frontale dans la fonction du langage articulé. v. balthazard.

"W. Spielmeyer. Hémiplégie bel intakter Pyramidenbahn(intrakorticale Hémiplégie) (Hémiplégie avec intégrité de la voie pyramidale). (27) 17 juillet 1906; 1404, — L'auteur a observé une malade atteinte depuis 20 ans d'épiiepsie généralisée classique et qui à la suite d'un état de mal prolongé conserva une hémiplégie gauche totale, flasque d'abord, puis spasmodique avec exagération des réflexes, et contractures. Quelques troubles subjectifs de la sensibilité; comme seuls troubles objectifs, la perte de la notion de position des membres et du sens stéréognostique. Le phénomène de Babinski n'a jamais été constaté. A Tautopsie on trouva une atrophie de l'hémisphère droit du cerveau qui pesait 200 gr. de moins que le gauche, atrophie des noyaux gris centraux du même côté et du lobe cérébelleux du côté opposé. Â l'examen histologique, pas dé dégénérescence du faisceau pyramidal, sclérose des couches corticales superficielles du cerveau, surtout prononcée dans les deux tiers antérieurs de la corticalité, dégénérescence des cellules de toutes les couches sauf la 3'; les grandes cellules pyramidales de Betz sont absolument normales. Or, l'on sait que cette couche de cellules et une partie peut-être des grosses . cellules pyramidales de la 3* couche sont regardées comme les cellules d'origine du faisceau moteur cortico-spinal. L'intégrité de la voie pyramidale, dans le cas de l'auteur, s'expliquerait par la conservation des cellules pyramidales de la couche de Betz, l'atrophie et la destruction des éléments superficiels de la couche corticale centre des incitations motrices volontaires auraient causé la paralysie; en un mot l'hémiplégie aurait été réalisée dans ce cas par l'isolement définitif des cellules génératrices du mouvement de leurs connexions corticales. Cette conception rend bien compte des cas de paralysies fonctionnelles, transitoires. Cette variété d'hémiplégie produite par une lésion siégeant audessus du système de projection des fibres motrices est dénommée par l'auteur, hémiplégie intra-corticale. L'observation très importante rapportée ici montre

TROUBLES ET LÉSIONS DES ORGANES, ETC

encore que la contracture est un phénomène indépendant de la dégénération du faisceau pyramidal. Elle est plutôt l'expression d'une rigidité musculaire spéciale, semblable à la rigidité musculaire qu'on obserre chez les vieillards indépendamment de toute lésion des conducteurs moteurs, mais dans des cas où l'écorce cérébrale est plus ou moins altérée.

HENRI CLAUDE

Marinesco et Minea. Absence du spirochetes pallida dans le système nerveux central des paralytiques généraux et des tabétiques. (95) XIV, 388-389; 1906. — Les auteurs ont appliqué les divers procédés k l'étude de 45 cas de tabès ou de paralysie générale; ils ont excuniné lesécorces cérébrales, les cordons postérieurs, les ganglions rachidiens, les vaisseaux des méninges sans trouver des spirilles. Cependant la clinique prouvant qu'il existe une relation de cause & effet entre la syphilis et ces deux affections, les recherches des auteurs démontreraient que la paralysie générale et le tabès ne sont pas dues k l'action directe et immédiate des spirochetes pallida, ne sont pas des spirilloses comme beaucoup d'autres lésions syphilitiques.

R. GESTAN.

Sicard et Bauer. Syndrome de Landry avec réaction polynuclèo-lymphocytique du liquide céphalo-rachidien. (95) XIV, 384-385; i 906. — Un jeune homme de 25 ans est atteint en pleine santé d'une paralysie ascendante, type Landry, avec terminaison mortelle au 8* jour par troubles bulbaires. La ponction lombaire ramène un liquide clair, très albumineux, très riche en éléments cellulaires, le pourcentage indiquant 40 polynucléaires pour 60 mononucléaires; l'examen bactériologique sur lames est négatif. L'autopsie décèle une méningo-myélyte ascendante. Le cas prouve donc que l'examen du liquide céphalo-rachidien est un guide des plus fidèles pour différencier au lit du malade les deux grandes variétés du syndrome de Landry, le type périphérique et le type central.

R. CESTAN.

F. Rosenberger et A. Schxnincke.

Zur Pathologie der toxischen Graviditatsmyelitis (Contribution à la pathologie de la myélite toxique gravidique). (5) CLXXXIV, 329-345; 4906. — Il y a une

forme particulière de myélite gravidique qui offre le caractère ascendant et menace ^ l'existence par des symptômes bulbaires.

Cette affection, qui se présente sous forme de foyers disséminés, peut aboutir, en cas de courte durée, à la restitution ad integrum, ou, en cas de durée prolongée, à la sclérose des parties atteintes. On n'y trouve pas de microbes, et la syphilis ne paraît pas en jeu. Très probablement la maladie est d'origine toxique, les toxines agissant également sur les reins et le cœur; mais sa cause réside bien dans la grossesse, puisque l'accouchement prématuré artificiel amène la guérison (v. Hôssiin) ou du moins une amélioration. Chez la même femme, le mal se reproduit aux grossesses suivantes, et guérit chaque fois par l'avortement (v. Hôssiin). La tendance aux récidives est donc grande; comme cause de cellesci, il faut signaler, outre la grossesse, peut-être d'autres troubles des organes génitaux (myome) ou l'absorption de poisons septiques au niveau d'eschares de décubitus. Cliniquement, c'est sur les reins que l'accouchement prématuré paraît agir le plus favorablement; la moelle se rétablit plus lentement. Dans tous les troubles médullaires k tendance ascendante survenant au cours de la grossesse, quand on ne leur trouve aucune autre cause (spondylite, traumatisme, syphilis, etc.), l'accouchement prématuré artificiel est indiqué impérieusement et de la façon la plus urgente. gouget.

Dejerine. Sur la claudication intermittente de la moelle épinîére. (95) XIV, 341-350; 4906.

Grasset. La claudication intermittente des centres nerveux. (95) XIV, 433- 440; 4906.

Sohûle. Zur Kasuistik der Rûckenmarkstumoren (Contribution à l'étude des tumeurs de la moelle épinière). (38) LIX, 484-487; 4906. — Tumeur extra dure-mérienne diagnostiquée et opérée, mais sans autre résultat qu'une amélioration légère et passagère. Sarcome probable.

60UGBT.

L.-R. Muller. Uber die Extirpation der unteren Hâlfte des Rûckenmarks und deren Folgenerscheinungen (Suites de l'extirpation de la moitié inférieure de la moelle épinière). (49) XXX, 443-424; 1906.

ANALYSES

-r- Extirpation de la plus grande partie de la moelle chez un chien, survie de 2 ans. Critique de quelques faits observés chez l'homme. L'extirpation de la moelle peut ne pas modifier la capacité vitale, tant qu'on reste au-dessous du centre respiratoire. L. ALQUIBR.

Fischler. Ein Beitrag zur Kenntniss der traumatischen Conuslôsionen (Ëtude des lésions traumatiques du cône terminal). (19) XXX, 364-395; 1906. — Étude clinique de 2 cas. Revue critique des observations antérieures. Considérations relatives & la sjmptomatologie et au pronostic. Les lésions traumatiques du cône terminal peuvent exister à l'état de pureté, c'est-à-dire sans lésion concomitante de la colonne vertébrale. Vraisemblablement il s'agit alors d'une elongation des racines et du cône, déterminant un épanchement de sang ou de liquide céphalo-rachidien. Ce facteur pathogénique se retrouve, d'ailleurs également, dans les cas accompagnés de lésions vertébrales, l. alquibr.

L. Minor. Zur Pathologie des Epiconus medullaris (Pathologie de l'épicône médullaire). (19) XXX, 395-413; 1906 (2 figures) . — Etude d'ensemble de la question . 3 cas personnels. Délimitation des afiections de l'épicône et des segments voisins.

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