V. MONTAGARD
V. Griffon et P. Abrami. Eosinophilic locale dans un cas d'érythème huileux. (76), 27 juiUet 1906; 917. -Observation clinique avec examen cytologique et hématologique, confirmant les idées de Dominici et de Widal sur la formation locale possible d'éosinophiles.
CH. LESIBUR.
M. Rothmann. Das Krankheilsbild der Lichtheimschen motorischen Aphasie (transkortikale motorische Aphasie)
ANALYSES
(Le tableau morbide de Taphasie motrice de Lichtheim). (38) LX, 87-122; 1906.
K. HUdebrandt. Zur Kenntnis der gliomatôsen Neubiidungen des Gehirns mit besonderer Berùcksichtigung der ependymâren Gliome (Contribution à l'étude des néoplasies gliomateuses du cerveau, et particulièrement des gliomes épendjmaires). (5) CLXXXV, 041-359;
Goldscheider. Ueber neurotic che Knochenatrophie und die Frage der trophischen Funktionen des Nervensjstems (Sur Tatrophie osseuse neurotique et la question des fonctions trophiques du système nerveux). (38) LX, 1-27; 1906. — L'atrophie osseuse neurotique, qui s'observe, semble-t-il, surtout dans les affections nerveuses traumatiques et les arthropathies, résulte de l'action combinée de deux facteurs : un état d'hjperexcitabilité nerveuse pathologique, retentissant sur les vaisseaux, et un trouble de conduction centripète. On ne saurait la considérer comme la simple conséquence de l'inaction. Il n'est pas nécessaire non plus d'admettre des nerfs trophiques spéciaux. GOUGET.
Pierre-Daîreaux. Étude sur les paralysies pneumoniques chez les adultes. (69) CXCVII, 2241-2254; 1906.
R. Thoxna. Untersuchungen ûber die vfrachsartige Umwandlung der Muskelfasern (Recherches sur la transformation cireuse des fibres musculaires). (5) GLXXXVI, 64-96; 1906. — En examinant sous le microscope les fibres musculaires de la langue d'une grenouille curarisée, après les avoir soumises à une irritation mécanique (piqûre) ou chimique localisée, on voit se former au point lésé deux bourrelets transversaux d'aspect brillant, cireux, qui, généralement, ne tardent pas à s'écarter plus ou moins l'un de l'autre. Le sarcolemme est souvent resté intact; sinon, il subit aussi une rétraction, mais moindre que celle de son contenu. Puis apparaissent, dans les parties de la fibre musculaire voisines des bourrelets cireux, des grains brillants, ordinairement disposés sous forme de disques transversaux séparés par des fentes de même direction : c'est la désintégration discoïde de Weihl. Thoma attribue ces lésions à une rupture de la fibre, produite soit directe-
ment par le traumatisme, soit par nue contraction idio - musculaire déterminée par lui. Par suite de cette rupture, le deux fragments de la fibre, n'étant plus soumis à la tension longitudinale normale, subissent leur maximum de rétraction. Les bourrelets observés représenteot donc des bourrelets de contraction maximum. Leur aspect brillant tient & ce que la rétraction du tissu musculaire ra^ proche tellement les unes des autres les stries transversales qu'on ne peut plii< les distinguer et qu'il se produit enti? elles des interférences de lumière. Cettt transformation cireuse des fibres musoilai res est analogue, mais non identique, comme l'admet Weihl, à celle que l'os observe dans la fièvre typhoïde.
GO i: GET.
E.-U. Fittipaldi. Un nuoTO pigmenio urinario. (103) XXII, 869; il août 1906
Aldershoff et Broers. Contribution à l'étude des corps intra-épithélîaux de Guarnieri. (60) XX, 779-78i; 4906.
J. Galvé et H. Iscovesco. Etude sur les constituants colloïdes du pas stérile d'abcès froid. (80) LXI, 198; 28 juiUet 1906. — La partie liquide du pus, neutre au tournesol, a une conductibilité électrique qui n'est jamais supérieure à 3.10*, et ne contient que des colloïdes électronégatifs. En ajoutant du fer colloidal assez concentré (1),50), il seméUnge difficilement au liquide, et détermine par agitation la formation d'un caillot.
p. NOBÉCOUBT.
H. Wiget. Ueber S t rumen mit Kautschukcolloid und Tumoren mit Kautschukcolloidâhnlichen Massen (Sur les goitres à substance colloïde-caoutchouc, et les tumeurs à masses ressemblant à ceti^ substance). (5) CLXXXV; 416-439; 1906= — On désigne, à l'Institut pathologique de Berne, sous le nom de substance colloïde-caoutchouc, une variété particulière de matière colloïde qui se rencontre dans des goitres hémorragiques et dont l'aspect gris blanchâtre et la consislanet ferme et élastique rappellent absolumefit le caoutchouc. L'auteur conclut de ses «cherches que cette matière se développ* aux dépens des globules rouges ; ceux-ci se fondent en blocs homogènes et subis^ sent une altération chimique qui les transforme en la matière précédente. CetU
HÉRÉDITÉ, PRÉDISPOSITION
dernière se produit non seulement dans les goitres, mais même parfois dans d'autres tumeurs, où se trouvent un certain nombre de globules rouges. Les hémorragies amènent mécaniquement la disparition du tissu thyroïdien. gougbt.
P. Berka. Znr Kenntnis der Rhabdomjome des welblichen Geschlechtsorgans (Contribution à l'étude des rhabdomy ornes des organes génitaux de la femme). (5) CLXXXV, 380-402; 1906.
J. Jaquet. Ein Fall von metastasierenden Amyloidtumoren (Lymphosarkom) (Un cas de tumeurs amyloïdes à métastases (lymphosarcome). (5) CLXXXV, 251-268; 1906. — Observation (unique, d'après l'auteur) d'un cas de tumeur amyloîde maligne flymphosarcome) des ganglions du médiastin et du cou avec métastases identiques dans le corps thyroïde, les poumons et le foie.
GOUGET
HÉRÉDITÉ, PRÉDISPOSITION
A. Weixistein. Ueber eine seltene Missbildung am Urogenital-Apparat (Sur une malformation rare de l'appareil urogenital). (5) CLXXXV, 363-380; 1906.
O. Bail et E. Weil. Bakterienaggressivitât und Bakterienextrakte. (14) XLII, 51-55, 139-143, 241-246, 335-340; 1906. — Les auteurs sont en désaccord avec Wassermann et Citron : ces derniers soutiennent l'identité des deux espèces d'aggressines (action naturelle des exsudais, action artificielle ou extrait aqueux de bactéries). Bail et Weil doutent de l'existence de l'aggressine : tous les exsudats ne sont pas agressifs ; tous ne contiennent pas d'aggressine pure; l'aggressine artificielle fait partie des poisons microbiens, probablement déjà connus, et n'apporte aucun éclaircissement à la question.
CH. ESMEIN
W.-H. Man'waring. Auxily tic serum (Sérum augmentant le pouvoir hémolytique). (14) XLII, 75-77; 1906.
IMMUNITÉ ET PROCESSUS DE DÉFENSE DE U ORGANISME
A. Pettersson. Die Holle der Leukocyten in- dem Kampfe des Tierorga-
nismus gegen die Infektion (Rôle des leucocytes dans la lutte de l'organisme animal contre l'infection). (14) XLII, 56-63; 1906. — En injectant dans le péritoine d'un animal les leucocytes d'un autre, on peut observer exactement leurs fonctions. L'organisme se défend en somme doublement : action bactéricide du sérum et action anti toxique des leucocytes. Tant que le leucocyte reste sain, il n'opère que la neutralisation des poisons bactériens ; altéré, il met en liberté à son tour des bactériolysines. Les deux modes de réactions organiques se prêtent d'ailleurs aide mutuelle : le sérum immunisant favorise la phagocytose; les leucocytes aident à la production du complément qui amorce la bactériolyse.
CH. ESMEIN
J. Mac Farland et E.-M. l'Engle.
Observation upon the phagocytic power of the blood of normal human beings. Proceeding of the Pathological Society of Philadelphia, IX, 65-76; 1906. — II n'y a pas d'uniformité dans le coefficient phagocytique du sang des individus supposés sains ; et chez le même individu le coefficient varie avec son état de santé. Un coefficient phagocytique particulièrement bas indique une disposition à la suppuration, bien que ceci ne soit pas constant. Les très larges variations du coefficient phagocytique chez les individus supposés sains^ semblent indiquer que chez eux il existe aussi de très larges variations du coefficient opsonique. e. feindel.
H. Lûdke. Beitrâge zur Kenntnis der Hâmagglutinine (Contribution à la connaissance de l'hémagglutinine). (14) XLII, 69-74, 150-155 et 255-265; 1906. — L'agglutination du sang a été beaucoup moins étudiée que son hémolyse. L'agglutinine existe aussi bien dans le sérum normal que dans les serums immunisants : plus abondante dans ces derniers, elle semble également y être modifiée, car elle y est moins sensible à l'action de la chaleur. L'agglutination ne renseigne pas de façon totale sur l'immunité d'un organisme :
elle correspond à une phase de l'immunisation seulement. L'auteur ne croit pas qu'on puisse établir un séro-pronostic d'après le titre du pouvoir agglutinant existant contre un microbe donné.
CH. ESMEIN