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I. n. I. II. m. I. H

Rythme 35 570 30,0 215 454 35,0 240

Temp, rectale 37,7 41,4 36,8 40,10 41,5 38,9 41,5

En groupant les chiffres obtenus sur cinq animaux, on trouve la moyenne suivante :

Avant Pendant

la polynée. la polypnée.

Il existe donc pendant la polypnée une suroxygénaiion du sang et une diminution d'acide carbonique.

* Montuori trouve une diminution de l'oxyfi^ène mobile dans le sang des animaux au début do la polypnée. Nos dosa^jes portent sur l'oxygène total. Nous devons faire remarquer en outre que 10 minutes avant la seconde prise de sang il efTectuait une première saignée do 50 c. c. [Arch, italiennes de biologie, 1905, XLIV. p. 233).

LA POLYPNEE THERMIQUE 251

Quand on fait respirer l'animal dans un milieu confiné» soit dans un sac de caoutchouc de 10 litres, soit en prolongeant la canule trachéale par un large tube de caoutchouc de i™,25. on voit au bout d'un certain temps le rythme respiratoire se modifier, diminuer graduellement d'intensité.

Les dosages des gaz du sang recueilli au moment précis où le rythme se modifiait, ont donné des résultats très inattendus. Dans plusieurs expériences, on trouve en effet à ce moment des chiffres d'oxygène supérieurs à 21 0/0 et des chiffres d'acide carbonique inférieurs à 40 0/0.

Dans un cas cité plus haut, où la respiration prenait un caractère franchement dyspnéique, le sang donnait encore 0 = 16 et GO' = 33, alors que pendant la polypnée franche on trouvait 0=20 et GO' =32.

I^ polypnée exige-t-elle une sursaturation du sang en oxygène, ou bien d'autres causes interviennent-elles? De nouvelles recherches sont nécessaires pour élucider cette question.

Résumé. — La section des nerfs pneumogastriques sur un animal anesthésié en état de polypnée thermique, provoque habituellement une accélération manifeste du rythme polypnéique.

La ventilation pendant la polypnée peut être quintuplée par rapport à la ventilation prise sur le même animal avant l'apparition de la polypnée vraie ; mais au delà d'un certain rythme, une accélération plus grande n'amène qu'une très légère augmentation dans la ventilation, quelquefois même une diminution.

Le rythme polypnéique s'établit d'emblée et tend à se maintenir constant, revenant à sa valeur initiale quand on le trouble momentanément (par la respiration en milieu confiné).

L'intensité de ce rythme est variable suivant chaque animal, les conditions d'échauffement étant les mêmes.

Le rythme polypnéique est généralement d'une régularité remarquable ; il peut cependant, dans quelques cas, notamment après la section des pneumogastriques, présenter un type périodique régulier avec ou sans phases dyspnéiques intercalaires.

Pendant la polypnée, la densité du sang ne se modifie pas, tant que l'animal n'a paa perdu 11 0/00 de son poids. A partir de ce degré de déshydratation, la densité augmente plus ou moins graduellement. Dans la polypnée la plus intense, la teneur en oxygène du sang atteint un chiffre maximum, 22 0/0 en moyenne, et l'acide carbonique diminue.

Le ralentissement du rythme polypnéique, quand l'animal respire en milieu confiné, se manifeste avant que la teneur du sang en oxygène soit sensiblement modifiée.

DE LECTION DE L'HYPOPHYSE SUR LA PRESSION ARTÉRIELLE ET LE RYTHME CARDIAQUE

Par MM. M. GARNIER et P. THAON

(Planche III, A)

(Travail du laboratoire de M. le Professeur Roger, à la Faculté de médecine de Paris.)

Les recherches de différents auteurs ont établi que les extraits d'hypophyse ont une action constante sur la circulation. Oliver et Schâfer*, expérimentant avec des extraits préparés dans du sérum artificiel, observèrent une élévation de la pression artérielle. W. H. Howell * reconnut que l'extrait glycérine déterminait chez le chien l'élévation de la pression arlérielle et le ralentissement du cœur. Schâfer et Vincent ^ distinguèrent une substance dépressive soluble dans les solutions alcalines, et une substance excitante soluble dans Talcool. E. de Cyon ♦ conclut de ses recherches que l'hypophyse produit plusieurs substances actives, dont Tune, qu'il appelle bypopbysÎDe, agit tout particulièrement sur la force et le nombre des battements du cœur, tandis que l'autre impressionne, de préférence, les vaso-constricteurs. Osborne et Swale Vincent» prétendent que la substance excitante est produite par le lobe antérieur, la substance dépressive par le lobe postérieur. Caselli ^ semble s'être borné à étudier l'action des extraits hypophysaires sur la température qu'il trouve abaissée et n'apporte pas de contribution personnelle au sujet qui nous occupe. Livon'' emploie des extraits d'hypophyse de mouton et de cheval, obtenus par macération dans l'eau salée glycérinée, et observe chez le chien curanséune élévation de la pression artérielle avec grandes oscillations et ralentissement du cœur. Enfin Silvestrini », dans un travail récent, décrit complètement la courbe qu'il obtient par injection au lapin d'extraits d'hypo-

' Oliver et Sghafer. Journai of Physiology, 1895, t. XVIII.

• Howell. The journal of expérimental medicine^ 1898, t. 111. ^ ScHAKEH et Vincent. Proc. Physiol. Soc, march 18 th, 1899.

• DE Cyon. Arch. f. die gesammtc Phys., 1898, t. LXXIII, et Les Nerfs du cœur, Paris,

• Osborne et Swale Vincent. British medical Journal, march 1900.

• CAbELLi. Studi anatomici esperimentali aulla ûsiopathologia délia glandola pituitaria, Reggio, 1900.

' Livon. Action des sécrétions internes sur la pression sanguine (IV* Congrès de médecine, Montpellier, 1898).

• Silvestrini. Rivista criiica di clinica medica, Firenze, 15 juillet 1905, n* 28.

ACTION DE L'HYPOPHYSE SUR LA CIRCULATION

physe de bœuf; il constate, d'abord, une élévation légère de la pression, suivie d'un abaissement avec faiblesse des systoles cardiaques, puis une nouvelle élévation pendant laquelle les pulsations cardiaques deviennent de plus en plus amples. Dans un cas, il opéra avec un extrait d'hypophyse humaine et obtint le même tracé qu'avec la glande du bœuf.

Nous avons repris ces expériences en procédant de la façon suivante : nous nous servions d'hypophyses de bovidés qui nous étaient remises quelques heures après que Tanimal avait été abattu.

Chacun des lobes de la glande était coupé en morceaux très fins et mis à macérer dans de l'eau salée physiologique ; la macération était laissée dans un endroit frais.

Le lendemain, après 16 à 20 heures, le liquide était filtré sur papier et injecté au lapin. Dans certains cas les morceaux de glande qui avaient macéré étaient pressés sur un linge, et le liquide ainsi extrait était joint à celui de la macération et filtré. Une seule fois nous avons procédé un peu différemment : les glandes furent broyées dans un mortier avec du sable stérilisé au moment même où on les apportait au laboratoire; puis nous ajoutâmes de l'eau salée au produit du broyage, et le liquide obtenu fut filtré et injecté immédiatement, c'est-à-dire le jour même où l'animal avait été abattu :

nous n'avons pas obtenu ainsi des résultats différents de ceux que nous avait donnés la macération.

lia pression artérielle du lapin était mesurée avec le manomètre de François-Franck et inscrite au moyen d'un appareil enregistreur.

Dans quelques cas nous avons pris le tracé de la respiration au

SI

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