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moyen du pneumographe. Nous n'avons jamais observé de modifications importantes de ce tracé à la suite de l'injection d'extraits hypophysaires ; aussi nous n*y insisterons pas davantage.

De môme que Howell et Silvestrini, nous avons reconnu que Tinjection de l'extrait du lobe antérieur n'était suivie d'aucun effet ; la ligne du tracé reste parfaitement horizontale, et les pulsations ne sont nullement modifiées. Dans un cas, nous avons recueilli à part la matière colloïde qui émerge souvent entre les deux lobes sur une coupe de la glande, et nous avons préparé une

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macération qui fut înjeetôe aa lapin ; cet extrait de colloïde n'a produit aucun eD'et; Silvestrini, qui fit la môme expérience, était arrivé au même résultat.

Avec le lobe postérieur, au contraire, on observe des modifications importantes du régime circulatoire.

Dès le moment où i*injection est faite, la pression artérielle monte légèrement; elle s'élève d'un à deux centimètres et passe ainsi, par exemple, de 10^ fi à 13<^'",2 (fîg. 1) ; cette élévation se fait toujours rapidement eo 4 à 5 secondes ; parfois la montée est un peu moins brusque et dure 10 à 12 secondes. Pendant quelques secondes, elle se maintient au niveau atteint ; les battements cardiaques deviennent alors plus amples et plus rares ; mais cette phase est à peine commencée que, brusquement, la ligne du tracé descend ; en 12 secondes, dans le tracé que nous rapportons, elle s'abaisse de 13<^™,2 à b^^fi; parfois l'abaissement est moins prononcé et, au lieu d'être de l'^'^fi comme dans ce cas, il ne dépasse pas 3'="',2. Cette ligne de descente est à peine ondulée ; les systoles cardiaques sont à peu prés invisibles. Mais la pression ne reste pas longtemps aussi basse ; elle se relève bientôt et monte lentement jusqu'à ce qu'elle atteigne le niveau antérieurement obtenu qu'elle dépasse même parfois de 4 à 6 mm. Cette montée est toujours beaucoup plus lente que la descente ; elle n'a duré que 19 secondes sur le tracé figuré, mais elle se prolonge parfois pendant plus d'une minute.

A mesure que la ligne monte, les pulsations deviennent plus amples ; en même temps le cœur se ralentit, et les battements s'espacent. Sur le tracé qui nous sert d'exemple, on comptait 210 pulsations à la minute avant l'injection, on n'en trouve plus que 80 après, au moment où la pression artérielle s'est relevée pour la seconde fois. Parfois les pulsations se groupent par séries de 3 à 4 séparées par un battement plus faible ou par un crochet dû à un abaissement momentané de la pression. Ce phénomène est à rapprocher de celui observé par.de Cyon chez le chien ; cet auteur a constaté que les contractions renforcées, provoquées par l'hypophyse, avaient une tendance à se grouper en séries interrompues par des pulsations normales ou par de petites pulsations accélérées.

Le cœur continue à battre suivant ce rythme spécial pendant plusieurs minutes. Puis les pulsations diminuent d'amplitude et, peu à peu, le pouls redevient normal. On peut faire alors une nouvelle injection, les mômes phénomènes se reproduisent ; il ne semble pas qu'il y ait d'accoutumance.

La courbe que nous avons décrite est celle que l'on obtient avec une dose moyenne correspondant à un cinquième de lobe environ. Avec une dose plus faible, la courbe est un peu différente : la pression monte d'une quantité peu élevée, un centimètre; elle se maintient, dès ce moment, à ce niveau; les pulsations se ralentissent et deviennent très amples ; l'abaissement si remarquable que nous constations antérieurement ne s'observe pas.

Avec les doses plus fortes, et surtout en employant un extrait plus actif» comme celui que l'on obtient en pressant sur un lin^e les fragments de la glande qui ont macéré, rabaissement secondaire de la pression se prolonge plus longtemps. Dans un cas (%. 2), avec une dose correspondant à un quart de lobe d'extrait pressé, rabaissement fut de 32 mm. ; à ce moment, la pression eut une première fois tendance à remonter; mais, après 6 grandes pulsations, elle redescendit de nouveau, remonta ensuite pour redescendre une autre fois, enfin se mit à s'élever lentement et régulièrement; il fallut alors 73 secondes pour que la pression passât de 7 cm., niveau le plus bas, à 12 cm. En même temps, les pulsations devenaient de plus en plus amples. Mais la pression se mit bientôt à redescendre de nouveau et s'abaissa à 4'^,2 ;

ACTION DE L'HYPOPHYSE SUR LA CIRCULATION

ranimai présenta des convulsions et mourut. Ce même extrait, injecté à un autre lapin à dose moitié moindre, détermina une élévation de pression de 12*",4 à 14*'",2 en 6 secondes, suivie d'un abaissement à l""^,^ en 10 secondes; la pression se maintint basse avec de faibles oscillations pendant 25 secondes, puis monta lentement et atteignit 10''"',6 en 87 secondes; les pulsations étaient alors devenues plus fortes et avaient tendance à se grouper en séries. Cet animal survécut.

Quand la glande a été broyée avec du sable ou pressée sur un linge , l'extrait obtenu est plus toxique ; la mort peut survenir dans ce cas avec une dose correspondant à un cinquième de lobe. Elle a lieu rarement au début au moment où la pression est abaissée; ordinairement plus tard quand déjà elle était remontée ; elle baisse alors de nouveau, les pulsations diminuent d'amplitude, et Tanimal meurt dans une crise convulsive.

Ainsi on peut extraire du lobe postérieur de l'hypophyse des bovidés au moyen de l'eau salée, une substance qui a pour effet de faire varier la pression sanguine, et surtout de ralentir les battements cardiaques et d'en augmenter la force.

Cette substance existe aussi bien chez le taureau que chez Tanimal châtré ; nous avons expérimenté avec des glandes de Tun et de Tautre: nos résultats ont été les mêmes dans les deux cas.

Il était naturel de penser qu'une semblable action se faisait par l'intermédiaire des pneumogastriques et serait par suite supprimée par la section de ces nerfs. Pourtant de Cyon, qui considère Vhypopbysine comme un excitant très énergique des vagues, dit que chez le chien les excitations ainsi que la section des pneumogastriques sont impuissantes à empêcher de se produire les séries de pulsations renforcées provoquées par l'extrait d'hypophyse ou à en interrompre la continuation; et l'atropine ne parvient pas toujours à interrompre une série. Howell qui opérait sur le chien avec des extraits glycérines a observé après la section des vagues ou chez les animaux soumis à l'action de l'atropine l'élévation de la pression

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