‹ Journal de physique théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 121 sur 160 · série; t. XLIX; avril · texte numérisé non relu

série; t. XLIX; avril

H. NAGAOKA et K. HONDA. — On the Change of Volume and of Lenghl in Iron, Steel and Nickel Ovoids by Magnétisation (Sur le changement de volume et de longueur d'ovoïdes de fer, d'acier et de nickel par Taimantation). — P. 329-343.

Dans ce mémoire, MM. Nagaoka et Honda ont fait usage de champs magnétiques atteignant jusqu'à 2.200 C. G. S. Pour éviter réchauffement des noyaux métalliques ovoïdes soumis à Taction de la bobine magnétisante, un courant d'eau froide passait dans un tube concentrique à la bobine pendant une heure au moins avant chaque mesure. Les changements de longueur étaient appréciés au moyen d'un levier optique, les changements de volume au moyen d'un dilatomètre, suivant le mode indiqué dans un précédent mémoire (*).

Les résultats sont représentés par deux sortes de courbes, construites en prenant pour abscisses soit l'intensité du champ, soit l'intensité de Taimantation.

Changement de longueur, — Fer, — Dans les champs faibles, l'ovoïde s'allonge d'abord de 3 à 4 millionièmes de sa longueur initiale, puis se raccourcit indéfiniment. Pour un champ de 2.200 C. G. S. la contraction atteint un cent-millième.

Acier, — Mêmes phénomènes généraux ; mais les variations de longueur sont beaucoup moindres ; la courbe coupe Taxe plus loin de l'origine. Ces effets s'exagèrent encore en passant de l'acier ordinaire à l'acier au tungstène non recuit et recuit.

{') Nagaoka, Phil. Mag., t. XXXVII, p. 131; 1894.

PHILOSOPHÏCAL MAGAZINE 619

Nickel. — Pour ce métal on observe une contraction d'abord très

rapide, mais qui tend assez promptement vers une valeur asympto-

tique. Le nickel se comporte donc tout autrement que le fer ou

Tacier.

Changement de volume, — Le changement de volume des corps ferro- magnétiques est généralement très faible dans les champs peu intenses, mais devient assez important dans les champs énergiques. L'augmentation de volume, faible pour le nickel, est croissante du nickel au fer doux à Tacier ordinaire et à Facier au tungstène.

Les auteurs terminent leur mémoire par une . comparaison de Tensçmble de leurs résultats expérimentaux avec la théorie de la magnéto-striction donnée par Kirchhoff. Nous nous bornerons à reproduire leur conclusion. En dépit des explications qualitatives que la théorie de Kirchhoff fournit en ce qui concerne l'effet de la traction et de la pression hydrostatique sur le nickel, et l'effet de la torsion, il y a des circonstances dans lesquelles la théorie semble être en défaut pour de nombreux détails quantitatifs. Elle doit donc être modifiée. On peut considérer l'état actuel de la théorie de la magnétostriction comme analogue à celui où se trouvait la théorie du magnétisme, à l'époque où l'on supposait l'intensité de l'aimantation proportionnelle à la force magnétisante.

T.-J. BAKER. — The Frequency of Transverse Vibrations of a Stretched Indiarubber Cord (Sur la hauteur des sons rendus par une corde de caoutchouc). — P. 347-351.

Ayant observé que le son rendu par une corde de caoutchouc que Ton tend entre ses doigts ne s'élève pas beaucoup quand on augmente la tension, l'auteur a soumis le phénomène à une étude systématique. La corde, fixée par une de ses extrémités à une sorte de tambourin destiné à renforcer les sons, était tendue sur un sonomètre par l'action d'un poids, qu'on laissait agir jusqu'à ce que l'allongement eût atteint son terme. On mesurait alors le diamètre de la corde et on déterminait la hauteur du son.

On constata ainsi que, jusqu'à ce que la longueur de la corde ait doublé, la hauteur du son monte rapidement. Mais, quand la longueur varie du double au sextuple de la longueur primitive, la fréquence s'élève seulement de 91 à 94.

La longueur de la corde, après avoir varié suivant une loi assez complexe, croît proportionnellement à la tension entre 2,5 et 6 fois la longueur primitive.

Appliquons au cas qui nous occupe la formule :

des cordes vibrantes. La masse w, de l'unité de longueur, varie eu raison inverse de L, et l'on reconnaît aisément que, dans les limitas où rallongement est proportionnel à la tension T, n ne doit croître qu'avec une extrême lenteur.

Page 1