CONSTANTES OPTIQUES DU QLARTZ
1" La lame et le mica étant supprimés, on oriente le polariseur tie telle sorte que la vibration émise soit sensiblement verticale et on amène les pénombres à Tégalité; on lit les orientations correspondantes du polarisateur et de lanalyseur.
2° On introduit la lame cristalline, en la réglant de telle sorte qu'elle soit normale au faisceau lumineux et que sa section principale soit à peu près horizontale. Cette dernière direction n'étant qu'approximativement perpendiculaire à celle de la vibration incidente, la vibration, au sortir de la lame est elliptique, assez allongée pour que Ton puisse, par l'analyseur, en déterminer la direction du grand axe, laquelle coïnciderait avec celle de la vibration incidente, si la condition ci-dessus était satisfaite. De la détermination de l'angle de ces deux directions, pour deux orientations voisines, convenablement choisies, du polariseur, on déduit, par interpolation, rorientation exacte (à quelques minutes près) que Ton doit donner au polariseur, pour que la vibration incidente soit normale à la section principale de la lame. On arrête le polariseur dans cette position et on donne à l'analyseur l'orientation correspondant à l'égalité de teinte des pénombres ;
3* L'égalité des pénombres ainsi obtenue subsiste si, après avoir introduit le mica, on l'oriente convenablement dans son plan ; à ce moment la direction de la vibration retardée dans le mica est parallèle ou normale au plan de section principale de la lame; nous supposerons qu'elle lui soit parallèle ;
4° On fait enfin tourner de 45° dans le mémo sens le polariseur, le mica et l'analyseur.
Dans ces coijditions, on constate que les pénombres sont inégales. Pour en rétablir l'égalité de teinte, il faut faire tourner l'analyseur d'un certain angle ©, que nous supposerons compté de la vibration retardée dans le mica vers la vibration retardée dans la lame. Cet angle est lié à la différence de marche de deux vibrations propagées par la lame par la relation :
k étant un nombre entier connu.
Pour donner une idée de la précision obtenue sans allonger outre mesure le tableau numérique qui suit, je me contenterai d'y faire
figurer, de trois en trois, les résultais des expériences ;
Cq = 3S9o60oi.
- obfl.
-cale.
Obt.-c»lc.
6fM,2147
Les nombres calculés Font été par la formule :
L'écart maximum est de 0,004i; Técart moyen, de 0,0023. On déduit de là que, pour une lame de quartz qui aurait 1 centimètre d'épaisseur à 0**, on a :
11 est intéressant de rapprocher de ce résultat celui que l'on déduit de mes anciennes déterminations (*). Celles-ci conduisent tout d'abord à écrire :
Appliquée à la radiation verte du mercure, cette formule devient :
Elle conduit à des nombres systématiquement trop grands de 0,04; cet écart est compris dans les limites de précision des anciennes mesures, effectuées par la méthode bien moins sensible des franges de Fizeau et Foucault.
3** Application aux mesures cV épaisseur par la méthode de Mouton modifiée. — Parmi les diverses applications que Ton peut faire des
(1) Ann. de la Fac. des Se. de Marseille, t. I, 1891 ; — et /. de Phys., 3* série, t. I, p. 23; 1892.
(2) Longueurs d'onde exprimées en microns, rapportées aux conditions normales de Micheison.