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CONSTANTES OPTIQUES DU QUARTZ

données numériques ainsi obtenues, il en est une sur laqueHe je crois particulièrement utile d'insister .

Remarquons tout d'abord, à cet effet, que le rapport t- qui figure

dans ces trois dernières formules a une signification importante (*). Ce n'est autre que l'ordre d'interférence, pour la longueur d*onde X, correspondant aux rayons qui ont traversé normalement une lame parallèle à Taxe, d'épaisseur 1 centimètre, placée entre un polarisateur et un atnalyseur. Nous avons pu en déduire la valeur de celle

de Tordre d'interférence -i d'une lame d'épaisseur e^ connue, par:

(/ Den

Réciproquement, si nous déterminons, par la méthode décrite,

l'ordre d'interférence r d'une lame quelconque de quartz parallèle à

l'axe, nous sommes à même d'en calculer l'épaisseur inconnue e„, Nous nous trouvons revenir ainsi à la méthode de mesure absolue des épaisseurs, imaginée par Mouton (*^), rendue pratique et précise, grâce à l'amélioration, tout à la fois, de la méthode d'observation et des données numériques nécessaires.

La méthode de Mouton ainsi modifiée n'en reste pas moins inférieure à celle fondée sur l'observation des franges de Talbot, ou sur celles fondées sur l'observation des franges d'interférence à l'infini. Mais, en fait, à une erreur de 0,0023 sur l'ordre d'interférence mesuré, correspond une erreur de 0^^,14 seulement sur l'épaisseur. Une pareille approximation est plus que suffisante pour la plupart des applications. Cette méthode présente d'ailleurs, sur les autres, un avantage sérieux sans parler de la simplicité d'emploi). La grande difficulté, on le sait, que l'on rencontre dans les mesures fondées sur l'observation de franges d'interférence réside dans la détermination de la partie entière de Tordre d'interférence, détermination d'autant plus délicate que cet ordre est plus élevé. Or, pour une lame de 4 centimètres, étudiée par les anneaux à l'infini.

(') Voir Déterminations métro logiques par les méthodes interférentielles (Rapport présenté au Congrès de Ptiysique, 1900); et Franges (f interférence et leurs applications métrologiques^ saus presse (collection Scientia).

(2) J. (le Phgs., !'• série, t. VIII, 1879.

cet ordre d'interférence est do 167000 environ ; il n'est que de 663,

dans le cas actuel, et une mesure grossière, à — de millimètre près

de répaisseur suffit pour que cette partie entière se trouve déterminée avec une complète certitude {*),

Il est à remarquer, toutefois, que Temploi de cette méthode suppose ridentité des propriétés optiques de quartz de diverses provenances. Il semble bien qu'il en soit ainsi, tout au moins au degré d'exactitude nécessaire, à en juger, dune part, par les résultats relatifs aux indices, obtenus par M. Dufet(*), d'autre part, parles résultais suivants, relatifs à des quartz de provenances différentes et différentes de celle du cube, (jue j'avais eu l'occasion d'étudier par la méthode des franges de Talbot :

Épaisseurs à 0.

Birérringrcnce. Fr. de Talbol.

EXPÉRIENCES FAVORABLES A LA THÉORIE DE M. W. NERNST; Par xM. Maukice COUETTE.

Dans un précédent article (^}, j'ai indiqué l'intérêt qu'il y avait à mesurer la différence de potentiel au contact de deux solutions d'acide sulfurique; l'une, L^, dix fois plus diluée que l'autre, Lj, et, empruntant à M. Kohlrauscli (* ) la valeur // = 0,19 du coefficient do transport, j'ai calculé d'avance, pour la température de 18**, la valeur de L, I Lj. La fornmb» de M. Nertist m'a donné :

(!) H est intéressant de remarquer que si la méthode Mouton modifiée conduit à des résultats d'une assez grande précision, c'est qu'elle présente la curieuse particularité de permettre de déterminer la partie fractionnaire d'un ordre d'interférence avec une exactitude 20 à 30 fois plus grande qu'avec les autres méthode^.

(2) Bulletin de la Soc. Fr. de Minéralogie, t. Xlll, 1890.

{•^) Voir ce volume, p. 276.

(*) Wied. Ann.^ t. L, p. 38*». — La valeur de h variant un peu avec la concentration, j'ai pris la moyenne des valeurs 0,21 et 0,17, qui correspondent respectivement à la solution décinormale et à la solution normale.

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