MESURES DES DURÉES INFINITÉSIMALES
écartant progressivement M2M3, on obtiendra des points aussi rapprochés que l'on voudra de la courbe du phénomène de Kerr en fonction du temps.
Nous avons opéré, par cette méthode, dans des conditions très variées ; mais nous ne citerons ici que les résultats d'une seule expérience, correspondant à la décharge la plus rapide.
Chemin parcouru.
Biréfringence.
20 centimètres
100 centimètres
400 centimètres et au-delà
non mesurable
La comparaison de ces mesures montre que le phénomène électro-optique est réduit de moitié, au bout d'un temps correspondant à
un retard de 80 centimètres et, par suite, égal à j-rr de aS. Après
rrr: de (xS, la biréfringence a disparu.
Pour interpréter correctement rexpérience, représentons par la courbe C, la variation du champ électrique dans le condensateur et par Cj la variation de l'intensité lumineuse de l'étincelle en fonction du temps. Dans la première mesure, ces deux courbes empiètent nettement l'une sur l'autre (/?<;. 2). Quand on l'etardele flux lumineux,
Fio. 2, 3 el 4.
la courbe C^ se déplace progressivement vers la droite et, lors de la deuxième mesure {fig. 3), les deux courbes n'ont plus qu'une faible portion commune. Enfin, à partir de la troisième lecture, elles sont extérieures l'une à l'autre [fig. 4).
Le temps égal à — de {jlS, après lequel on a toujours l'extinction,
est donc le retard qui fait sortir la courbe Cj de C|.
/. de Phys,, 3* série, t. IX. (Mai 1900.) 18
Il est clair alors que ce jrrz de |xS comprend à la fois :
1** Le temps que met rintensité lumineuse de rétincelle à s'établir;
2* Le temps que le champ électrique met à disparaître ;
3** Le retard possible du phénomène de Kerr sur le champ électrique.
D'où nous concluons que chacun de ces phénomènes pris séparément ne dure pas — de {jlS (*).
BTLDE DE LÀ DISPARITION BAPIDE DE LA POLARISATION ROTATOIRE MAGNETIQUE.
Nous avons appliqué la méthode et utilisé le même appareil {/»g. 5).
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Un condensateur auxiliaire C, formé d'une lame de verre étamée, est
(') Nous insisterons sur ce que le succès des expériences tient en grande partie à ce fait très remarquable que l'intensité lumineuse de l'étincelle, partant de zéro, arrive presque à son maximum en une très petite fraction de /aS; autrement dit, à ce que le flux d'ondes lumineuses qu'elle émet présente un front nettement accusé.