MESLIN. — LUNETTE PHOTOGRAPHIQUE
SUR UNE MÉTHODE POUR Là MISE AU POINT D'UNE LUNETTE PH0T06RAPHIQUB ; Par M. Geor(}es MESLIN.
M. Lippmann a indiqué récemment (*), pour la mise au point d'un collimateur, une méthode très simple, qui consiste à insérer un bilame qui dédouble Timage tant qu*on ne se trouve pas dans les conditions requises. Je me suis proposé de chercher si Ton ne pourrait pas employer un caractère analogue pour la mise au point d'une lunette ou d'une plaque photographique , et substituer ainsi à l'appréciation d'une netteté plus ou moins grande, observée d'ailleurs à des instants différents, un phénomène de duplication d'image qui cesserait lorsque le verre dépoli sera H exactement dans le plan voulu. On peut y parvenir de la façon suivante :
Il suffit de viser, dans le plan dont on veut l'image, soit une fente fine vivement éclairée, soit le filament d'une lampe à incandescence, soit même une ligne brillante, puis d'interposer sur l'objectif de la lunette un écran formé par une lame opaque dont les côtés sont approximativement parallèles à la ligne visée; dans ces conditions, si le verre dépoli n est pas au point conjugué, l'image de la fente se trouvera dédoublée en deux autres, séparées par une bande noire, facile à expliquer et dont la largeur dépendra de l'écran interposé, de l'objectif et de l'écart par rapport à la mise au point correcte.
J'ai essayé cette méthode avec une lunette photographique et un collimateur, et j'ai constaté que l'incertitude sur le tirage était moindre, lorsqu'on utilisait ce caractère du dédoublement, que lorsqu'on se bornait à considérer la netteté ou l'élargissement des images.
Cette méthode s'applique aussi bien lorsque l'objet est à distance finie que lorsqu'il est à l'infini; mais, dans ce dernier cas, par exemple, pour la photographie sidérale, on peut utiliser, au lieu d'un écran opaque, un bilame qu'on mettra en avant de l'objectif, la pointe tournée vers celui-ci ; il rejettera les faisceaux de part et d'autre et supprimera l'action de la partie centrale de la lentille. Au contraire, si l'objet était à distance finie, on obtiendrait toujours une duplication par l'emploi d'un bilame, et il est alors nécessaire de
(•) J. de Phys., 3- série, t. VIII ; p. 55)4; 1899.
PHOCEEDliNGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON 281 recourir à une bande opaque qu'on élargit au fur et à mesure qu'on approche de la position cherchée, en conservant cependant assez de largeur aux faisceaux pour éviter de rendre prédominants les phénomènes de diiïraction .
T. LXni, LXIV et LXV.
T. PKESTON. — On the modiûcations of the Spectra of Iron and other Substances radiatingin a strong magoetic Field (Modifications du spectre de fer et d'autres substances rayonnant dans un champ magnétique intense). — P. 26.
G.-F. FITZGERALD. — Note on the Connection beetwen the Faraday Rotation of Plane of Polarisation and the Zeeman change of Frequency of Light Vibrations in a Magnetic Field (Note sur la relation qui existe entre la rotation du plan de polarisation découverte par Faraday et le changement de fréquence des vibrations lumineuses dans un champ magnétique découvert par Zeeman). - P. 31.
Les observations photographiques faites sur le spectre du fer montrent que les différentes raies se comportent très inégalement et qu'on ne peut énoncer aucune loi précise. A côté de triplets bien nets se trouvent également des doublets et des raies qui ne subissent aucune modification.
M. Fitz-Gerald détermine la relation qui existe entre le phénomène de Zeeman et la rotation magnétique d'après la théorie de la dispersion de Larmor (* ), et, en la comparant aux mesures de Preston mentionnées dans l'article précédent; il en déduit, pour la rotation, un nombre qui s'accorde très bien avec les observations.
A. GRAY et J.-J. DOBBIE. — On the Connection between the Electrical Properties and the Chemical Composition of différent Rinds of glass (Relation entre les propriétés électriques et la composition chimique de différentes sortes de verre). — P. 38.
Les auteurs ont étudié la composition chimique et les propriétés électriques (conductibilité, constante diélectrique) de différentes sortes de verres. Quelques-uns de leurs résultats sont donnés dans le
(») Philos, Trans., A, 1897.
y. de Phys., 3- série, t. IX. (Mai 1900.) 19
282 i>H()(:1':ki)in(;s ur thi: iîoyal socikty of london
tableau suivant :
HéHislance spécifique (x»ni>tMl(>
N* 1. DcicripUou du verre. en ohms. diélectrique.
21 Verre de plomb-pbtassium ) >'±T'''''' '''"' M'^!:*
^ ^ f à 130O C. 7,630 àl20<'C.
22 Verre de plomb-potassium ) ?^irôT^ *^*^ »' ^'^^* ^ **** ^"
23 Verre de baryum \\ f ^« ' «^" ' HJ.
( :im'.,r» . io'« j
2t Verre d'Ién.i ziin-soilium i o •>()o H)'»^ "î,.'!* à IT»** C.
Les verres de potassium et de sodium po.-îsèdciU une conductibilité plus grande que le llinl-gla^s. La conductibilité diminue quand la quantité de plomb augmente. Les verres de baryum possèdent une très grande résistance et se rapprocbenl plus des verres de plomb que les verres de calcium, qui, en général, conduisent bien. La quantité de bore influe notablement sur les propriétés des verres de barvum.
W.-J. RL'SSEL. — Furlher Experiments on tlie Action exerlrd l^y certain Metulls and other Hodieson a pholojrraphic Plate {Exp«^riences complémentaires sur l'action exercée par certains métaux et «rautres substances sur la plaque photographique). — P. 102.
Un grand nombre de métaux, comme le zinc, raluminium, le nickel et certaines substances, comme Lessence de térébentbino, l'encre d'imprimerie, etc., ont la propriété d*impres«ionner les plaques photographiques i ' "i ; le v^rre et le mica empêchent cette action qui se produit à travers la gélatine, le celluloïd, le collodion, la gutta-percha et le papier.
L'eau, l'alcool, la benzine, le chloroforme, le sulfure de carbone, sont inactifs: mais, quand ils renfern»ent une trace de substance active, ils peuvent agir sur la plaque sensible.
Le magnésium et le cadmium sont actifs, comme le zinc. lien est de même du nickel, de Taluminium, du plomb, du bismuth, du cobalt, de Télain et de l'antimoine
Le mercure (contrairement à ce que l'auteur avait annoncé après ses premières recherciies) n'agit guère.
') 1*roveed. of the ï\nif. Society, t. LXI, p. i2i; — ,/. de Phys., 3* série, t Vm, p. (iO; 1899
PIlOCEKDINtiS OF THi: HOYAL SOCIETY OF LO^l)0^ 283
Dans tous ces corps, il est vraisemblable, comme Fauteur le démontre par une série d'expériences, que c'est la vapeur qui est Fagent actif.
J.-CH. BOSE. — On the rotation of Plane of Polarisation of Electric Waves by a
twisted structure (Rotation du plan de polarisation des ondes électriques par
une structure torse). — P. H6.
On the production of a « Dark-Cross » in the Kield of Electro-magnetic Radiation
(Sur la formation d'une « croix noire », dans le charap de radiation éleclr »-
magnétique). — P. 152.
L'auteur a imaginé un procédé permettant de constater facileme.it la réfraction, la double réfraction et la rolation du plan de polarisation des ondes électriques. Il avait signalé, dans une communication antérieure (*), que les livres polarisent les rayons.
On peut fairo ces livres beaucoup plus minces en prenant des couches alternatives de feuilles d'étain et de papier. En les pressant fortement Fune contre Faiilre, on peut en découper des morceaux do grandeur convenable ^par exemple do 6 centimètres carrés de surface et de 4'*™,5 d'épaisseur) ot sVn servir comme polariseurs et analyseurs.
La jute eni»oiilée est biréfringente, comme on pent s'en convaincre eu plaçant des morceaux de celte substance entre le polariseur et Fanalyseur.
L'auteur a tordu des fibres de julo, les unes en leur donnant un enroulement à droite, les autres un enroulement à gauche. En interposant, par exemple, un paquet d'éléments « droils » ou « positifs », entre le polariseur et l'analyseur croisé?, il obtenait un éclairement du champ primitivement obscur. De mt'^me pour un certain nombre d'élénionls négatifs ou « gauches »>. Un mélange, en parties égales, d'éléments posilifs et négatifs était sans action.
C'est l'imitation des propriétés de la dexlros»^ cl de la lévulose vis-à-vis de la lumière polarisée, ainsi (|ue du sucre inactif.
Un disque de papier télégraphique M«)rse de 2 centimètres d'épaisseur et de 14 centimètres de dinm»-!rc possède la structure d'un cristal optique uniaxe. En le plaçant perpendiculairement h la direction des rayons, entre le polariseur et l'analyseur de l'appareil de Bose, on peut, en le déplaçant convenablement, constater facilement l'existence de la croix obscure.
['i)Procee(l. of the Rny. Soc, t. LX. p. V:t3 : — J.tle Phys., 3' série, I. VI, p. 630; 1897.
Des disques de bois bien desséchés donnent le mùmè résultat ; il en est de même d'une concrétion annulaire de silex avec noyau central et des stalactites.
Un cylindre d'ébonite fondu et refroidi rapidement présente, vis-àvis des radiations électro-magnétiques, le même phénomène que le verre trempé vis-à-vis des rayons lumineux.
C.-A. RAISIN. — On certain Structures formed on the drying of a Fluid with Particles in suspension (Sur certaines structures formées en desséchant un fluide tenant des particules en suspension). — P. 217.
L'indigo, la sépia, la chaux, etc., finement pulvérisés et mélangés à Teau, sont placés sur une lame de verre. On réduit Teau en vapeur et Ton observe que, dans beaucoup de cas, le résidu prend une forme caractéristique de la substance ajoutée à Teau.
La communication est accompagnée de figures représentant les résidus secs de mélanges de chaux, de gypse et de cinabre avecTeau.
J. DEWAR. — Preliminary Note on the Liquéfaction of Hydrogen and Hélium ^Note préliminaire sur la liquéfaction de l'hydrogène et de l'hélium). — P. 256.
L'auteur est arrivé, au moyen d'un appareil construit spécialement à cet effet, à obtenir 20 centimètres cubes d'hydrogène liquide. Cet hydrogène est transparent et incolore ; il ne présente pas de spectre d'absorption, et le m misque est aussi bien défini que dans le cas de Tair liquide. Il a un indice de réfraction relativement élevé, et la densité se nble surpasser la densité théorique de 0,18 à 0,12. La température absolue d'ébullition de Thydrogène liquide sous la pression atmosphérique est située entre 20 et 30°, le point d'ébullition de l'hélium doit être voisin de celui de l'hydrogène, contrairement à ce qu'avait énoncé Olszewski.
S.-R. ROGET. — Effects of prolonged lleating on the Magnetic Properties of Iron (Etfets d'un échauffement prolongé sur les propriétés magnétiques du fer). — P. 258 et t. LVIII, p. 150.
L'auteur examine différents échantillons provenant de transformateurs en fer doux de Suède au moyen de l'hystérésimètre rotatif d'Ewing, après les avoir maintenus pendant un certain temps à différentes températures dans un four chauffé électriquement.
P ROCEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON 28o A u-dessous de 40<* C, on n'observe aucune variation de Thystérésis. Entre 40° et 130°, Thystérésis augmente simplement avec le temps pendant lequel Téchantillon a été préalablement chaufTé. Au-dessus de 135°, on obtient un maximum de Thystérésis en un temps relativement court; après quoi une prolongation de réchauffement produit une diminution marquée de Thystérésis.
La plus grande valeur de l'augmentation de Tbystérésis a lieu vers 180°. Avec des températures plus élevées, l'hystérésis, quoique augmentant plus rapidement au début, n'atteint pas une valeur maximum aussi grande et commence à diminuer plus tôt et plus rapidement, tendant apparemment vers un état stalionnaire d'autant plus bas que la température ^t plus élevée. En portant dans des expériences ultérieures la température à 700°, on a des résultats analogues. Les pertes par hystérésis diminuent entre 300° et 700°. Tous les effets produits par échauiïemeiit peuvent toujours être complètement annulés par le recuit.
V.-J. SOLLAS. — On the Intiraale Structure of Crystals. Part I, H, III. Cr>'stals of the Cubic System with Cubic Cleavage (Sur la structure intime des cristausr. I", H* et IIP parties. Cristaux du système cubique à clivage cubique). — P. 270.
Partant de l'hypothèse que les atomes ou leurs sphères d'action d oivent être regardés comme des sphères qui entrent dans les combinaisons analogues avec des volumes constants et se touchent tou-. jours mutuellement sans présenter nécessairement des couches de plus grande densité, l'auteur établit la structure à attribuer aux sels haloïdes diatomiques cristallisant dans le système cubique. Ces sels ont un clivage cubique, tandis que les cristaux cubiques de sels triatomiques (Cu^O,CaFP) ont un clivage octaédrique.
Pour se représenter la particule cristalline de NaCl, l'auteur place une molécule NaCl où les deux atomes sont côte à côte au-dessus d'une autre ClNa, de telle sorte que les plans tangents aux deux couples d'atomes forment un prisme carré; en plaçant en avant un autre carré de deux molécules, on a un ensemble de huit atomes sphériques groupés dans un cube dont les six faces sont tangentes, chacune, à quatre sphères. Mais les deux genres d'atomes sphériques n'ont pas le même diamètre, en sorte que le cube élémentaire ainsi construit a un volume supérieur à la somme des cubes circonscrits aux atomes isolés de Na et de Cl. Il faut tenir compte de ce fait.
286 PUOCEEDlN(iS OF THE UOYAL SOCIETY OF LONDON lorsqu'on applique la loi de Kopp sur les volumes atomiques aux sels haloïdes alcalins ; il en résulte, en effet, que les volumes des atomes sphériques intérieurs sont plus constants que dans toute position autre que celle qui est indiquée par Tauteur. Celle position des atomes est cependant impossible, quand la différence des grandeurs (les deux espèces d'atomes dépasse une certaine limite, quand, par exemple, le diamètre du plus petit atome est une fraction du plus grand atome inférieure à (i,7^9. Dans ce cas, les plans tangents communs extérieurs ne constituent plus un cul»e, mais une forme rhomboédrique hémimorphe.
Tandis que, dans les sels réguliers, tels que NaCl, KCl, LiCl, NaBr, KBR, Nal, Kl, AgCI et AgBr, le rapport des dimensions des atomes est toujours supérieur à la valeur critique mentionnée plus haut, celle valeur critique est atteinte par Agi qui, en effet, à une certaine température, cristallise dans le système hexagonal hémimorphe. l/auteur voit, dans ce fait, une vérillcation importante de la structure qu'il attribue aux sels haloïdes.
Pour expli([uer le passage de Agi dans la modification régulière à la température de 140**, l'auteur suppose que Tatome d'iode se dilate plus que l'atome d'argent. La contraction thermique anomale de Agi hexagonal dans la direction de l'axe principal résulte également de cette hypothèse.
Dans la structure moléculaire attribuée aux haloïdes alcalins réguliers, le cubo élémi?ntaire possède une symétrie tétraédricpie. Pour expliquer la symétrie holoédrîque d'une partie des sels examinés, l'auteur suppose cjue les cubes élémentaires voisins sont placés l'un près de l'autre, non pas dans une posilion parallèle, mais dans une position symétritiue, comme un objet et son image dans un miroir, ce qui explique l'absence de certains plans de symétrie.
Quant aux considérations de l'auteur sur la connexilé de la structure indiquée précédemment, des propriétés élastiques et de la cohésion, nous mentionnerons uniquement que< seuls, les plans qui ne coupent aucun atome sphérique sont des plans de clivage.
La troisième partie contient le calcul des volumes atomiques des combinaisons diatomiques cristallisant régulièrement : PbS, PbSe, SnO, CaO, MgO, et des métaux réguliers, Cu, Au, Fe, Mn, Pt, Pd, auxquels est attribuée également la structure mentionnée plus haut.
Comme conclusion, l'auteur calcule une limite supérieure de la grandeur des atomes d'hydrogène, d'après le phénomène de
PHOCEKI)l.\f;S OF THE HOYAL SOCIETY OF LONDDX 287 Tabsorption de Hiydrogène par le palladium, et compare la valeur obtenue avec les résultats des autres physiciens qui se sont occupés de la question. Il donne pour le volume de Tatome d'hydrogène: 4,134. iXrestlà une valeur relative, Tunité de volume choisie étant telle que la masse de Tatome d'oxygène soit 16, et la masse 1 étant toujours la masse de Tunité de volume d'eau. j
J.-A. FLEMING et J. DEWAR. — On the magnetic susceplibility.'of liquid oxygen (Sur la susceptibilité magnétique de Toxygéne liquide), — P. 311.
La méthode est essentiellement celle de Curie.
La moyenne de trente-six déterminations donne, pour valeur de la susceptibilité magnétique de Toxygène liquide, la valeur de 324.10-^ pour une intensité du champ variant entre 500 et 2.500 unités C. 1j. S.
La perméabilité p. = 1 + 4:rK est alors égale à 1,0041. Dans des expériences antérieures, elTectuées par une méthode complètement différente, ils avaient trouvé 1,00^87.
Les auteurs donnent, en terminant, des résultats d'expériences sur la susceptibilité des différents corps aux températures très basses, expériences qui établissent , en particulier, la loi déjà prouvée par P. Curie et G. Wiedemann, à savoir que la susceptibilité des corps paramagnétiques varie en raison inverse de la température absolue et en raison directe de la densité.
E. WILSON. — Aluminium as an électrode in cells for direct and alternate currents (L'aluminium employé comme électrodes dans les pôles pour les courants continus et alternatifs). — P. 329.
Pour les courants continus, Tauteur emploie deux pôles en série à électrodes d'aluminium et de charbon. Le liquide est une solution saturée d'alun ordinaire. L'aluminium est relié au pôle négatif d'une batterie de 44 volts et l'intensité du courant réglée à 3,0 ampères. H y a un abondant dégagement de gaz, et la tension entre l'aluminium et le charbon est de 4,4 volts. En intervertissant le courant de manière que les lames d'aluminium servent d'anodes, l'intensité du courant devient rapidement presque nulle, et la tension de chaqut» pôle atteint 22 volts.
li'augmentation de résistance provient de la formation d'une pellicule de sulfate basique d'aluminium non conductrice. Cette pelli-
288 PROCEEDlNCiS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON
cule se forme également quand la lame d'aluminium employée avec la solution d'alun est exposée à Taction de Toxygène de l'air; mais, pour avoir un bon isolement, il est nécessaire de soumettre la lame d'aluminium à l'action du courant.
La formation d'une couche isolante sur les électrodes d*aluminium exige un certain temps ; elle ne peut se développer complètement avec des courants alternatifs de 16 à 98 périodes par seconde. La formation est facilitée quand on augmente la densité du courant.
Les lames d'aluminium, recouvertes de pellicules, peuvent être employées comme lames de condensateurs, si l'on a tenu un compte suffisant de la densité de courant et de la température. Dans quelques cas, elles peuvent remplacer des résistances métalliques.
J.-W. CAPSTICK. — On (he Cathode Fall of potential in gases (Sur la chute cathodique de potentiel dans les gaz). — P. 356.
Le tube employé était formé d'une sphère de verre de 15 centimètres de diamètre portant, en deux points diamétralement opposés, une cathode et une anode de platine de 2 millimètres d'épaisseur. A l'extrémité d'un diamètre perpendiculaire au précédent était fixé un fil fin de platine recouvert de verre jusqu'à 1 millimètre de l'extrémité, qui débouchait dans l'intérieur du tube près de la cathode. Une tubulure permettait l'introduction du gaz; une autre était mise en communication avec la pompe à mercure. Les potentiels du fil de platine étaient mesurés soit avec un électromètre multicellulaire de lord Kelvin, soit avec un électromètre bipolaire. Le courant était fourni par 600 accumulateurs. On obtint les valeurs suivantes pour la chute de potentiel à la cathode :
ArS
HïO
AzHS
AzSOï
(Le nombre obtenu pour Ay/O^ est incertain, à cause d'une légère décomposition du gaz.)
En donnant aux atomes d'hydrogène, d'azote et d'oxygène les valeurs 149, 116 et 148, on obtient, par addition, à peu près les valeurs précédentes. La chute cathodique de potentiel serait dès lors une propriété additive des atomes. Comme cette chute est indépendante de la pression et de l'intensité du courant, il résulte qu'aucune diflérence de potentiel inférieure à la chute cathodique ne peut pro-
Digitizeà by
duire une décharge à travers les gaz. Celte remarque est conforme aux expériences de M. Peace(*), qui trouva que la différence de potentiel minimum qui donne une décharge dans Tair est un peu supérieure à 300 volts.
En supposant que la conduction soit électrolytique, il semble vraisemblable, par analogie avec Télectrolyse des liquides, que la chute cathodique puisse mesurer l'énergie nécessaire pour dissocier le gaz en ions conducteurs de Télectricité, et les expériences actuelles furent précisément entroprises dans Tespoir de trouver une confirmation de cette hypothèse. Elles n'ont malljeureusement pas donné le degré d'évidence qu'on en attendait. Les résullats ne' peuvent être conciliés avec rhypolhêse précédente qu'en admettant que la conduction dans les gaz a une marche très dilîérente de la conduction électrolytique des liquides. La nature additive de la chute cathodique peut, par exemple, être prise comme une indication que les véhicules du courant sont fournis par la désagrégation des atomes en particules plus petites.
R.- W. FORSYTH et R.-J. SOWTER. — A photographie Evidence of the objecUve Keality of Combination Tones (Sur la preuve photographique de la réalité objective des tons de combinaison). — P. 396.
Les auteurs ont employé une méthode indiquée pjar ROcker, dans laquelle les franges d'interférence de Michelson sont amenées à disparaître sous l'influence des tons de combinaison. Un diapason muni d'un miroir servait de résonateur, et les sons étaient produits par une sirène double d'Helmholtz. On photographiait les franges avec une lumière bleue au début sur une pellicule sensible s'enroulant sur un tambour, puis ensuite sur une plaque glissante.
Les franges disparaissent aussi bien pour des tons de différence 64, obtenus par des notes ayant respectivement 256 et 320 vibrations (rangées de trous 12 et 15) que pour des tons d'addition 64 de deux sons plus graves (rangées de trous 9 et 12 et vitesse de rotation lente).
(») Proceed. of the Royal Society, t. LU, p. 99.
290 PHO(:Kh:DI.\(;S or THE KOYAL SOCIETY OK LOXDON
J.-E. PETAVEL. — On Ihe Heat dissipated by a Platinum surface at high Températures (Sur la chaleur émise par une surface de platine aux températures t-Ievées). — P. i03.
Le fil de platine chaufTé, d'environ 1 millimètre de diamètre, est placé dans un tube de verre qui peut éire rempli dair, d'acide carbonique, d'hydrogène, d'oxygène et de vapeur d'eau. La température fut poussée jusqu'à 1.779** C, point de fusion du platine.
L'auteur détermine la variation de 1 éclat intrinsèque du platine avec la température ; elle peut s'exprimer par la formule :
/ étant la température en de^^'-rés centigrades, et b Téclat intrinsèque en bougies par centimètre carré. L^a conslaiite 400 représente la température à laquelle toute radiation visible disparaît.
VV. RAMSAY et M -\V. TllAVEaS. — On a new Constituant of atmosphère Air (Sur un nouveau consliluant de l'air atmosphérique). — P. 40."). — On tlie Coinpanions of Argon (Sur les compagnons de largon). — P. i37.
Les auteurs ont fait évaporer lentement 750 centimètres cubes d'air liquide, et, après avoir enlevé l'oxygène et Tazote des 10 centimètres cubes restant, ils ont isolé un nouveau gaz, caractérisé par deux raies jaunes, dont Tune est située dans le spectre presque à la même place que celle de l'hélium. Sa densité est environ 2i,5. Il est monoatomique. MM. Ramsay et Travers proposent de donner à ce nouveau gaz le nom de krypton et le symbole Kr.
Kn liquélianl de l'argon dans l'air liquide, il se sépare pareillement un corps solide blanc. Après avoir vaporisé l'argon liquide, le corps solide fut volatilisé et recueilli en deux portions chacune d'environ 70 à 80 centimètres cubes. La première était caractérisée par un certain nombre de raies brillantes rouges, dont l'une était particulièrement vive, et une raie jaune brillante. Il y avait, en outre, de nombreuses raies vertes et bleues, mais relativement peu visibles. La longueur d'ouile de la raie jaune mesurée dans un spectre de réseau du deuxième ordre était 5849,6. Elle n'est donc pas identique avec celle du sodium, de l'hélium ou du krypton, dont l'intensité est
piiO(:i:i:DiN(;s of tiik uoval societv ov lo.ndon 2tH
la même. Voici, d'ailleurs, les longueurs doiide de ces raies :
Nîi(I)<) :>89"),()
Na(D2) r,889,0
He(D3) 587ri,9
Kr(D^)... r>8*)6,:;
Ne(ï)5i :i840,(>
La densité de ce gaz, que les auteurs appellent néon, est 14,67. Il peut vraisemblablement être encore purilié par fractionnement, do manière que sa densité soit 10 ou 11 ; il serait alors à sa place dans le système de classifîcal ion périodique. La nouveauté de son spectre et la manière dont il se comporte dans le tube à vide prouve suffisamment que ce gaz est nouveau. (Contrairement à riiélium, à Targou et au krypton, il est rapidement absorbé par une électrode d'aluminium portée au rouge, et Taspecl du tube varie, quand la pression diminue, depuis le rouge carmin jusqu'à l'orangé très brillant, ce qui ne s'est jamais vu pour aucun autre gaz.
La deuxième portion de gaz recueilli présente un spectre très compliqué.
La densité de ce gaz était 19,87 ; elle ne diffère pas sensiblement de celle de Targon. 11 est monoatomique.
Ce gaz, différent de l'argon d'une façon très marquée, par son spectre et ses propriétés aux basses températures, doit être regardé comme une substance élémentaire distincte. On lui donne le nom de métargon. Il paraît occuper, vis-à-vis de Targon, la place qu'occupe le nickel vis-à-vis du cobalt, ayant approximativement le même poids atomique, mais des propriétés différentes.
Si le krypton ne se rencontre pas dans cette deuxième portion, cela provient sans doute de ce qu'il est liquide à la température de l'air bouillant, et (ju'il se volatilise, par conséquent, plus facilement à cette température.
W. GROORES. — (»ii the position of Hélium. Argou and Krypton in tlie Schemc of Eléments (Sur la position de l'hélium, de l'argon et du krypton dans le schéma des Eléments). — P. 408.
Voir, à ce sujet, Deiatmay [J, de Phys,, ce vol., p. 53(.
A.-C. SWINTON. — On Ibe Source of Rôntgen Rays in Focus Tubes (Sur la source des rayons Rnntgen dans les tubes focus). — P. 432.
Au moyen d'une chambre noire spéciale ayant comme objectif un trou d'aiguille et, comme écran, une plaque photographique ou un écran fluorescent, l'auteur a étudié la surface active de Fanticathode d'un tube focus, dont la cathode et Fanticathode pouvaient se déplacer de manière à faire varier leur distance et dans lequel on pouvait aussi faire varier le degré du vide.
Il semble résulter de ces expériences que les rayons X émanant de certaines portions du verre fluorescent ne sont pas produits par le choc d'un flux cathodique ordinaire, mais par un choc de flux chargés positivement et provenant de Fanticathode.
J.-H. POYNTING et P.-L. GRAY. — An Experiment in Search of a Directive Action of one Quartz cristal on another (Expérience pour rechercher l'action directrice d'un cristal de quartz sur un autre). — T. LXIV, p. 121.
Une sphère de quartz de 1.004 grammes est suspendue par un long fil de quartz et oscille devant une seconde sphère de quartz de 399^^9, de manière que les centres des sphères soient dans un même plan horizontal et à une distance de 5%9. La grosse sphère est animée d'un mouvement de rotation de 115 ou 230 tours par seconde.
En supposant que la constante de gravitation dans le cas « quadrantal » est G pour les axes parallèles et G' pour les axes perpen-
diculaires, l'expérience montre que le rapport -^-p — - n'est pas
plus grand que t^mTjtj* Si la constante de gravitation, dans le cas
« semi -circulaire », est G pour les axes parallèles et de même sens et G' pour les axes parallèles et de sens contraire, le
rapport — — — n est pas supérieur « ^jj^*
C.-T.-R. W'ILSON. — On the Condensation Nucleis produced in Gases by Ihe Action of Rôntgen Rays, Uranium Rays, Ultra-Violet Light, and other Agents (Sur les noyaux de condensation produits dans les gaz par l'action des rayons de Rônigen, des rayons de l'uranium, de la lumière ultra-violette et autres sources). — P. 127.
L'auteur a déterminé princii)alement le plus petit degré de sursaturation nécessaire pour produire la condensation de la vapeur d'eau
sur des noyaux de condensation provenant de sources différentes. Ces noyaux étaient produits : 1° par des rayons de Rôntgen; 2*» par des rayons de Turanium ; 3"* par la lumière ultra-violette ; 4** par la lumière solaire ; 5° par des métaux en contact avec le gaz ; 6** par Faction de la lumière ullrarviolette sur une lame de zinc électrisée négativement; 7** par la décharge de Félectricité provenant d'une pointe de platine.
Pour que, dans tous ces cas, une condensation ait lieu, il fallait toujours atteindre une sursaturation approximativement quadruple (correspondant au rapport v^ = l,2r) des volumes avant et après la dilatation).
Dans un champ électritjue, les noyaux obtenus par 1, 2, 6 et 7 disparaissent ; ce sont donc des ions, II n'en est pas de même pour les noyaux obtenus par 3, 4 et 5. Il en résulte que le passage de Félectricité à travers les gaz est effectué par des particules chargées, qui agissent comme des noyaux de condensation.
f-.es noyaux qui sont produits et qui augmentent (dans Fair ou Foxy gène), sous Faction de la lumière ultra-violette, ne sontpeut-ôtre pas chargés au début ; peut-être aussi se composent-ils de gouttes d'eau renfermant de Feau oxygénée en dissolution.
A. SMÏTHELLS, H.-M. DAWSON et H.-A. WILSOX. — The Electrical Conduclivity and Luminosîty of Fiâmes containing vaporised salts (Condurlibilité électrique et luminosité des flammes contenant des sels vaporisés). — P. 142 (*).
On se servait, pour la production des flammes, de Fapparcil imaginé par M. Smilhells, au moyen duquel on sépare les deux cônes qui constituent la flamme d'un brûleur de Bunsen. Les électrodes étaient formées de deux cylindres coaxiaux de platine iridié, fixés symétriquement dans l'espace qui sépare les deux cônes. Les forces électromotrices employées variaient de 0,01 à 45 volts.
La conductibilité de la flamme elle-même était très faible.
Arrhénius a établi, entre l'intensité I du courantet la force électromotrice E, la relation :
dans laquelle A est une constante.
(») Résumé d'un mémoire étendu ayant le même titre et qui a paru dans les Philosophica' Tramactions (sér. A, t. XGHl, p. 8»-i28).
2«it pi{0(:kki)IN(;.s op thk hoyal socikty of i.oxdon
Celte rclulioii n'est exacte que pour les solutions diluées. Par contre, la relation
I r:^ î + KE,
proposée par M. J.-J. Thomson, et dans laquelle i a, avec la force électromotrice, la même relation que le "courant avec la cimduclihilité des rayons X, se trouve complètement vérifiée.
La conductibilité des vapeurs salines augmente rapidement avec la température et à des températures |>eu inférieures à celles que la vapeur atteint dans les ilammes; la conductibilité devient inappréciable.
Voici les conclusions générales de ces recherches :
La conductibilité des sels vaporisés est, en général, d'un caractère éleclrolytique ; mais elle se distingue de la conductibilité éleclrolytiquc des solutions aqueuses; elle n'obéit à la loi d'Ohm que dans certaines limites.
Les conductibilités des divers sels didèrent beaucoup; elles dépendent du constituant électropositif. Parmi les divers sels d'un même métal, il se produit des dilTérences de conductibilités aux fortes concentrations; mais, pour les faibles concentrations, les solutions ont toutes la même conductibilité.
La façon dont les sels se comportent dans une tlamme où l'on a introduit du chloroforme semble montrer que la conductibilité et la coloration de la llamme ne sont pas dues à une même cause.
En résumé, la coloration d'une tlamme par un sel alcalin ne semble pas èlre en relation avec l'ionisation du sel; le métal doit être mis en liberté par un processus chimique, qui consiste probablement en une rt^dnction par les gaz de la ilamme. Un oxysel doit généralement être transformé d'abord en oxyde, puis réduit ; de même pour les haloïdes, il doit y avoir formation d'oxyde avant la réduction.
Ces recherches ne confirment donc pas l'hypothèse d'Arrhénius, (»n ce qui c<uicerne les métaux alcalins.
C.-K.-S. IMÏILII^PS. — The Action of Magiipllscd Rleclr»iles upon electrical Disrharfre Phenomena in rarefied Gnsos. IVcliminary Note 'Action d'êleclrodea niiuaiilées sur les phénomènes de décharges électriques dans les gaz raréfiés. Noie préliminaire). — P. 172.
Dans un ballon où l'on peut faire le vide sont fixées, l'une en face de l'autre, deux électrodes de fer séparées des deux pôles d'un
PROCEEDLN(;S OF THE HOYAL SOCIETY OE LONDOX 2y:> éliclro-aimanl por deux lames minces de verre. Les extrémilés des élecirccîes de fer ^ont 1res rapprochées Tune de Eaulrc. Pour de faibles pressions, un trait lumineux apparaît entre les électrodes, et ce trait s'enroule en forme d'anneau par Taimantation. Cela a lieu, quelle que soit la source d'éleclricité qu'on utilise pour la production de Tétincelle.
M. MACLEAN. — On Ihe effecls of strain on the Ihermo-electric qualilies of mêlais (Sur les effets de rétirenicnt sur les propriétés thermo-électriques des métaux). — P. 322.
M. Macloan a repris et complété les expériences de lord Kelvin pour déterminer la direction et la valeur du courant thermo-électrique dans un même métal, dont une partie est normale, tandis que l'autre a été soumise à difîérenls effets, notamment le passage à la filière et la torsion. Les résultats sont donnés sous forme de tableaux qu'il est impossible de résumer.
A. SCIÏUSTER et G. HEMSALECII. — The constitution of the electric spark (Constitution de l'étincelle électrique». — P. 331.
Il résulte des expériences de MM. Schuster et Hemsalech que le mécanisme de rétincelle a lieu de la manière suivante : I^a décharge initiale de la balteiic passe à travers Tair^ car, au début, il nV a pas de vapeur métalli(|ue. La chaleur intense engendrée par la chaleur du courant volatilise le métal, qui commence à se diffuser autour des I>Ales; les autres oscillations de In dccliirgc ont a'o-s lieu i\ travers la vapeur métallique et no.i à Inuer.s lair; si, en elTel, on augmente la self-induction du système, de façf»!i à prolonger la «lurée de la décharge et à permettre aux vapeurs métnlli(|nes de se diffuser eomplèlement dans Tespace qui sépare h-s éleelroiîe--, ou voit disparaître presque conplètemenl du spectre les raie-; (!e Viuv : les raies métalliques demeurent seules.
J. BItOWX. — Some experiments bearing on the theory of voltaic action 'Quelques expériences relatives à la théorie de l'action voltaïque). •— P. 369.
L'auteur complète les recherches antérieures (') tendant à prouver que la force éleclromotrice de deux métaux en e)ntact provient de
('; Hoy. Soc. Pmc , t. XLÏ, p. 291; 1886.
296 PROGEEDlNliS OF THE ROYAL SOCIETY OF LOXDON
raclivité chimique des couches condensées sur les surfaces. Un condensateur cuivre-zinc fut enfermé dans un tube contenant de Tazote sous une faible pression. Dans ce tube se trouvaient, en outre, du potassium el du sodium, qui devaient absorber tous les g^z oxydants ainsi que Thumidité. Le potentiel fut mesuré par la méthode du zéro à Taide d'un électromètre à quadrants. Dans une première recherche on obtient les résultats suivants : Potentiel initial, 0,64 volt :
Force électromotrice... 0,56 0,52 0,55 0,51 0,47 0,34 0,32 0,33 Après un nombre de jours égal à 13 25 27 30 61 i06 173 181
Il fallait encore établir si cet abaissement de potentiel provenait d'une absorption graduelle par le potassium et le sodium des corps chimiquement actifs ou bien de la ternissure graduelle de la surface du zinc. Si le potentiel remonte, par l'admission d'humidité et d'air, c'est la première hypothèse qui est exacte ; sinon, c'est la seconde. Le tube fut donc ouvert. On s'aperçut d'abord qu'une certaine quantité d'air y avait pénétré. En faisant alors rentrer une nouvelle quantité d'air, le potentiel s'éleva à 0,39, puis plus tard à 0,48 volt.
Dans une deuxième expérience, le potentiel s'abaissa de 0,70 à 0,52 volt, pendant que la pression restait la môme. L'abaissement de potentiel ne provient donc vraisemblablement que de la ternissure du zinc.
L'auteur estime que ses recherches ne confirment pas complètement l'hypothèse chimique et qu'elles ne font que démontrer la grande difficulté de telles expériences.
A.-C. SWINTON. — On Ihe reflection of cathode rays (Sur la réflexion des rayons cathodiques). — P. 377.
L'auteur étudie les rayons paracathodiques. Ces rayons sont déviés par un aimant dans la même direction que les rayons cathodiques ordinaires. Ils emportent avec eux des charges négatives, comme on le démontre au moyen du cylindre de Faraday. Ils produisent une fluorescence verte et des rayons Rôntgen. Les recherches entreprises pour leur faire actionner de petits radiomètres donnèrent des résultats négatifs.
La réflexion est, la plupart du temps, diffuse; mais, de loin en loin.
elle est régulière. Il évalua, avec un cylindre de Faraday, l'intensité des rayons réfléchis. Cette intensité est maxima dans la direction qui correspond à la réflexion régulière. Lorsque l'angle d'incidence augmente, la grandeur de la charge réfléchie augmente également.
Pour une incidence normale, la charge du réflecteur est fortement négative. Elle diminue jusqu'à zéro, lorsque l'incidence augmente, puis devient faiblement positive.
L'auteur fait remarquer que les rayons cathodiques tombant normalement sur une anticathode fournissent les rayons X les plus intenses.
W.-J. RUSSELL. — On Hydrogen -peroxyde as the active agent in producing pictures on a photographie plate in the dark (Sur le peroxyde d'hydrogène comme agent actif, dans la production des images sur une plaque photographique dans l'obscurité). ->- P. 409.
La conclusion des nombreuses expt^riences de l'auteur est que le peroxyde d'hydrogène est l'agent par l'intopmédiaire duquel certains métaux et certaines substances organiques agissent sur la plaque photographique dans Tobscurité.
A. MALLOCK. — Note on new form of light plane mirrors {Note sur une nouvelle forme de miroirs plans légers). — P. 440.
On dissout la pyroxyline dans l'acétate d'amyle, et l'on verse la solution sur l'eau. On obtient, après dessiccation, une pellicule qui peut être tendue sur un anneau bien plan et qui peut être argentée. On a ainsi des miroirs d'une extrême légèreté, qui peuvent rendre des services dans certaines expériences.
René Paillot.
jC. SWINTON. — On the luminosity of the rare Earths when healed in vacuo by means of cathode rays (Sur la luminosité des terres rares chauffées dans le vide au moyen des rayons cathodiques). — P. 115.
L'auteur a chauffé jusqu'à l'incandescence, au moyen de rayons cathodiques intenses, des mélanges d'oxyde de thorium et de cérium obtenus de la même manière que dans les manchons du bec Auer. Il
J. de Phys., 3* série, t. IX. (Mai 1900.) 20
298 PROCEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON examina successivement : 1° de Toxyde de cérium pur; 2** de Toxyde de thorium pur; 3° un mélange de 50 0/0 d'oxyde de thorium et 50 0/0 d'oxyde de cérium ; 4** un mélange de 99 0/0 d'oxyde de thorium pur et 1 0/0 d'oxyde de cérium. Pour une certaine intensité des rayons cathodiques, Toxyde de thorium pur et le mélange à 99 0/0 de thorium donnaient une lumière intense; Toxyde de cérium pur et le mélange à parties égales des deux oxydes étaient difficilement portés à l'incandescence. Le mélange à 99 0/0 d'oxyde de thorium était un peu plus brillant que le thorium pur (environ 5 0/0) ; il s'échauffait et se refroidissait plus vite.
I^es oxydes de thorium et de cérium se comportent donc, sous l'influence des rayons cathodiques, autrement que dans la flamme d'un bec Bunsen.
Dans des conditions expérimentales particulièrement favorables, le mélange à 99 C/O d'oxyde de thorium donna une intensité lumineuse de 150 bougies par pouce carré de surface lumineuse. 11 fut consommé environ 1 watt par bougie.
Sous l'influence des rayons cathodiques, l'oxyde de thorium se colorait en bleu sombre; le mélange d'oxydes de thorium et de cérium, en brun. Cette cohiralion parait provenir d'une réduction partielle des oxydes par les rayons cathodiques.
II.- A. WILSON. — On Ihe electrical conductivity of fiâmes containing sait vapours (Sur la conductibilité électrique de Oammes contenant des vapeurs salines). — P. 120.
La flamme était obtenue en faisant brrtier, à l'extrémité d'un tube de laiton de 7 millimètres de diamètre, un mélange de gaz d'éclairage et d'air chargé de gouttelettes de solutions salines par son passage dans une telle solution. Le cône intérieur de la flamme, de couleur verdàtre, avait une hauteur de 1,5 centimètre. La hauteur du cône extérieur était de 7,5 centimètres.
Pour évaluer la conductibilité, on plaçait dans la flamme, à des hauteurs difl'érentes, deux toiles en fil de platine reliées aux pôles d'une source d'électricité, et l'on mesurait l'intensité du courant traversant le circuit ainsi formé. On obtient les résultats suivants :
1** Quand l'électrode positive est la plus élevée dans la flamme et pour de grandes difi'érences de potentiel entre les électrodes, l'intensité du courant est indépendante de la distance entre ces électrodes,
pourvu que Télectrode supérieure ne soit pas amenée dans les régions relativement froides de la flamme ;
2** Pour une même distance entre les électrodes et pour des forces électromotrices croissantes, l'intensité du courant augmente d'abord, puis prend une valeur sensiblement constante, quand l'électrode négative se trouve dans les régions relativement froides ; l'intensité du courant augmente sans paraître tendre vers une valeur limite. L'intensité est beaucoup plus grande, quand l'électrode négative est dans les régions chaudes, et l'électrode positive dans les régions froides, que quand les électrodes sont disposées d'une manière inverse.
La variation du potentiel entre quatre électrodes est semblable à celle que l'on observe dans les gaz raréfiés, c'est-à-dire qu'il y a une variation brusque de potentiel entre chaque électrode et des points voisins, cette variation étant beaucoup plus accusée du côté de l'électrode négative, et il y a une variation lente et régulière dans l'intervalle des électrodes. Quand Tune des électrodes est dans les régions froides, la chute de potentiel entre cette électrode et un point voisin devient plus accusée et souvent presque égale à la différence de potentiel totale entre les électrodes.
M. Wilson a pensé que ces phénomènes provenaient de ce que la vapeur du sel entraîné par le gaz se décomposait en ions au contact des toiles de platine chaudes, mais qu'il n'y avait pas décomposition dans le corps de la tlamme. H a fait de nombreuses expériences confirmant cette manière de voir.
M. Wilson a enfin mesuré la vitesse des ions positifs et négatifs mis en liberté au contact des toiles métalliques. 11 a trouvé que les ions positifs des sels de potassium, lithium, rubidium et césium ont une vitesse d'environ 60 centimètres par seconde, pour une variation de 1 volt par centimètre et que, dans les mêmes conditions, les ions négatifs ont une vitesse d'environ 1.000 centimètres, soit à peu près 16 fois plus grande.
J.-Cii. BOSE. — On a self-recovering coherer and thestudy of thc cohering action of différent mêlais (Cohéreurs à décohérence automatique et élude de l'action cohérente des divers métaux). — P. 166.
L'auteur emploie comme cohéreurs des fils fins d'argent enroulés en spirale et recouverts d'une couche de cobalt par voie électroly-
tique. Ces cohéreurs sont très sensibles et ne sont pas influencés par les conditions climatériques. M. Bose a cherché comment la sensibilité de ces cohéreurs dépend de la pression. Lorsque l'un des métaux étudiés était le mercure, il prenait un tube en V contenant ce métal et mettait la substance étudiée en contact avec la surface du mercure de Tune des branches. Un plongeur, placé dans Tautre branche, permettait, en renfonçant plus ou moins, de produire une pression variable à volonté du mercure contre la substance. Dans quelques cas, l'augmentation de pression était obtenue par de Tair comprimé, à l'aide d'une poire en caoutchouc.
Lorsque les métaux étaient sous formé de limailles ou de spirales, l'auteur se servait de vis micrométriques pour modifier la pression.
L'aîiteur décrit un cohéreur sur lequel l'action des ondes électriques fut étudiée au moyen du téléphone. Ce cohéreur reprenait automatiquement et instantanément sa résistance primitive. Après avoir fonctionné de vingt à trente fois de cette façon, il perdit cette propriété.
Dans tous les essais, le radiateur était une sphère de platine de 9,7 millimètres de diamètre. Le cohéreur était placé dans le voisinage immédiat du radiateur.
Le potassium était placé dans un bain de kérosène. Il montra toujours un accroissement de résistance sous l'influence des ondes électriques. En le retirant du bain, il continuait à donner une augmentation de résistance; mais il perdait graduellement sa propriété de recouvrer automatiquement sa résistance primitive.
Le sodium, le calcium, dans le kérosène, donnent une action semblable.
Le zinc et le cadmium possèdent une faible sensibilité.
Par contre, le bismuth et l'antimoine donnent des cohéreurs très sensibles. Il faut des différonces de potentiel modérées et des pressions faibles.
Parmi les autres métaux il va, par ordre de sensibilité décroissante : le nickel, le cobalt, l'aluminium et l'étain. Pour ce dernier, l'ajustement de la force électromotrice et de la pression présente quelques difficultés.
J.-A. SWING et W. ROSENHAIM. — The crystalline structure of nietals (Structure cristalline des métaux). — P. 172.
D'après les recherches des ailleurs, il est vraisemblable que tous les métaux ont une structure cristalline que l'on reconnaît en attaquant les surfaces polies. Pour produire des surfaces unies sans les polir, les auteurs versaient les métaux fondus sur des plaques de verre. Le fer forgé, le cadmium, le zinc et l'étain montraient (avec un grossissement d'environ 1.000 diamètres) des cavités géométriquement semblables et semblablement placées, provenant probablement du dégagement d'un gaz pendant la solidification. Dans le fer forgé, le contour des cavités est formé de sections planes d'un cube, rarement d'un octaèdre. Dans le fer forgé, le contour des cavités est formé de sections de prismes hexagonaux.
A la surface de tous les métaux étudiés on trouvait, après les avoir soumis à une traction dépassant la limite d'élasticité, un ou plusieurs systèmes de raies parallèles. Oulre ces raies, qui prennent naissance par translation simple, on obtient, par le martelage du cuivre, de l'or et de Targent, des raies jumelles qui paraissent dues à une rotation des molécules.
J.-S. TOWNSEND. — The diffusion of ions into gases (Diffusion des ions dans les gaz). — P. 192.
Les gaz rôntgénisés passaient à travers un tube métallique étroit; on déterminait leur conductibilité avant et après le passage dans le tube, en choisissant les dimensions de manière que la conductibilité fût réduite environ de moitié*. Le nombre des ions qui traversent le tube dépend du coefficient de diffusion. Si x désigne ce coefficient, n le nombre d'ions dans 1 centimètre cube, e leur charge, p leur pression partielle, X, Y, Z les coniposantes de la force électrique en un point, W la vitesse du gaz dans le tube, V la vitesse moyenne définie par la condition -KO^^i .t= M, volume total de gaz traversant la section -kc^ du tube dans le temps ^ z la longueur du tube, et R le rapport du nombre des ions avant et après l'entrée, on obtient les
(!) Voir J. de Phys,, t. VII, p. 688; 1898.
équations :
- OM = — -f- + n\e, X ^ ax
1 dp , „ , i ...
Comme Télectrisation est trop faible pour influencer le mouvement des ions, on peut poser a» = y = ^ = o, et Ton obtient :
Voici les nombres trouvés pour les coefficients de diffusion x^ pour les ions positifs et x- j)Our les ioas négatifs.
Gaz secs Gaz humides
«+ »- ^{*++*~) *+:»- «^ «- ^(«++x) «^lit- Gaz
Air 0,0274 0,042 0,0347 1,54 0,032 0,035 0,0335 1,09
Oxygène.... 0,025 0,0396 0,0323 1,58 0,0288 0,0358 0,0323 1,24 Acide carbonique.... 0,023 0,026 0,0245 1,13 0,0245 0,0255 0,025 1,04 Hydrogène.. 0,123 0,190 0,156 1,54 0,128 0,142 0,135 1,11
Si y- = o, la variation de potentiel est de 1 volt par centimètre,
et la vitesse u^ qui lui correspond est :
xe^ n
Au lieu de -} on peut écrire pr? où N est le nombre de molécules p P
dans i centimètre cube de gaz pour P = 760 millimètres et / = 15**.
On trouve :
En prenant, pour w^, la valeur de Rutlierford, on trouve :
Air N,,=: 1,35. lO'o
Oxygène >\ =: 1,25 . 10*»
Acide carbonique N\ — 1,30 . 10*<>
Hydrogène N^^ = 1 ,00 . lO^o
PROCEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON 303 Si les ions avaient des charges électrolytiques, on aurait : NE== 1,22 . 10*«.
Comme N est constant, il s'ensuit que les charges des ions produits par les rayons Rôntgen dans l'air, Toxygène, l'acide carbonique et l'hydrogène, sont toutes les mômes et égales à la charge de l'ion hydrogène dans un électrolyte.
D'après J.-J. Thomson, e = 6.10*® unités électrostatiques. Il en résulte :
N = 2 . lO'»,
et le poids d'une molécule d'hydrogène est 4,5.10"** grammes.
Si les charges des ions positifs et négatifs sont les mêmes, les rapports des coefficients de diffusion doivent être égaux aux rapports des vitesses. Le rapport des vitesses des ions négatifs et positifs est 1,24 pour l'air et l'oxygène, 1,15 pour l'hydrogène et i,0 pour CO'^. Ceci ne concorde pas avec les expériences précédentes. Il serait nécessaire de faire d'autres expériences. En tous cas, on peut admettre que les charges des ions positifs et négatifs sont les mêmes.
D. GILL. — On the présence of oxygen in the atmosphères of certain fixed stars (Sur la présence de l'oxygène dans Tatmosphère de certaines étoiles fixes). — P. 196.
Les observations de M. Gill confirment les conclusions auxquelles étaient arrivés MM. Me Lean et N. Lockyer, relativement à la présence des raies de l'oxygène dans le spectre de p Crucis.
W. CROOKES. — Photographie researches on phosphorescent spectra : on victorium, a new élément associated with yttrium (Recherches photographiques sur les spectres phosphorescents; le victorium, nouvel élément associé à ryttrium). —P. 237.
Le rubis, l'émeraude, le diamant, l'alumine, les oxydes d'yltrium et de samarium et un grand nombre de terres et de sulfates, exposés aux rayons cathodiques dans un tube vide, émettent de la lumière. Examinée au spectroscope, la lumière de la plupart de ces corps donne un spectre presque continu; pour d'autres, comme l'alumine, les oxydes d'yttrium et de samarium, on a des spectres de bandes plus ou moins larges et de raies. L'auteur a photographié un groupe de raies dans la région ultra-violette, caractéristiques d'un nouvel
élément associé à l'yUrium et qu'il a pu en séparer par des fractionnements successifs. 11 a donné le nom de victorium è cet élément. Son poids atomique est probablement voisin de 117. Dans Tétat le plus pur où il ait été préparé, il se présente avec une pâle couleur brune.
C.-T.-R. WILSON. — On the comparative Efficiency as Condensation Nuclei of positiyely and negatively charged Ions (Sdr l'efficacité comparée des ions chargés positivement et négativement, comme noyaux de condensation). — , P. 289.
J.-J. Thomson a montré que, si les ions positifs et négatifs diffèrent dans leur pouvoir de condenser Teau, des gouttes peuvent se former seulement sur une série d'ions; la séparation de l'électricité positive et négative aura donc lieu, lors de la précipitation des gouttes.
L'auteur est parvenu à démontrer que l'eau se condense beaucoup plus rapidement sur les ions négatifs que sur les ions positifs. La sursaturation nécessaire pour provoquer la condensation de l'eau sur des ions chargés négativement a atteint une limite correspondant à
l'expansion -^ = 1,25, c'est-à-dire une sursaturation quadruple. Pour la condensation sur les ions positifs, la sursaturation a atteint une limite correspondant à l'expansion -^ = 1,31 (c'est-à-dire une sursaturation presque sextuple).
On voit que, si les ions agissent comme noyaux de condensation dans l'atmosphère, ce sont surtout, et peut-être seulement, les ions négatifs qui agissent; donc un excès d'électricité négative sera transporté dans les régions inférieures, lors de la précipitation à la surface de la terre. La différence entre les effets des ions positifs et négatifs ne peut d'ailleurs pas être expliquée, en supposant que la charge des ions négatifs est deux fois plus grande que celle des ions positifs.
Y a-t-il quelque probabilité pour que des ions soient présents dans l'atmosphère dans les conditions normales? Des expériences antérieures tendraient à le prouver. Quand de l'air humide, sans poussières, est soumis à une expansion brusque, une condensation en forme de pluie a toujours lieu, si la sursaturation maximum excède une certaine limite. Cette limite est identique à celle qui est requise pour que de l'eau se condense sur des ions. L'identité est même si
PHOCEEDINGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON 305 parfaite qu'elle donne presque une preuve convaincante que Tair humide ordinaire est toujours un peu ionisé. Le nombre de ces noyaux est trcTp faible pour que l'absence de conductibilité électrique sensible de Tair dans les conditions ordinaires puisse être opposé à ridée de l'existence des ions.
Toutefois tous les essais d'enlèvement de ces ions par Tapplica-
tion d*un champ électrique intense ont échoué. De tels noyaux de
condensation ne peuvent donc être regardés comme des ions libres,
'à moins que Tionisation ne se développe par le procédé qui produit
la sursaturation.
C. GODFREY. — On Ihe application of Fourier*s double Intégrais lo Optical Problems (Sur Tapplication des intégrales doubles de Fourier aux problèmes d'optique). — P. 318.
La perturbation provoquée par un corps lumineux en un point quelconque est un vecteur variable avec le temps. Il peut être défini par ses composantes suivant trois axes rectangulaires. Soii f{t) lune d'elles. En général, f{l) ne sera pas une fonction périodique, même si la lumière est approximativement monochromatique.
D'après le théorème de Fourier sur les intégrales doubles, on a :
d'où :
f{t) =: r*(G cosM^ -f S s\nut)du,
C= - I f(v) cosuvdvy et S = - / /*(i) s'm uvdv.
Cela est toujours exact, pourvu que f{ù) satisfasse à certaines conditions, qui se rencontrent d'ailleurs dans tous les problèmes de physique .
Au moyen du théorème ci-dessus, l'auteur cherche à prouver que
l'on peut considérer un mouvement lumineux plan polarisé comme
équivalent à la combinaison de vibrations harmoniques simples, de
périodes variables de 0 à x. Les éléments de l'intégrale suggèrent
une vibration d'amplitude y^C^ + S^, de phase tang-^ p et de
période — L'auteur trouve que cette interprétation est possible,
notamment dans certains cas très généraux, comme celui de la lumière « constante », qui présente une apparence régulière.
Les calculs permettent de déterminer la largeur des raies dans le
306 PROCEEDIXGS OF THE ROYAL SOCIETY OF LONDON spectre d'un gaz incandescent, en prenant en considération non seulement la vitesse des molécules, mais encore Teffeldes collisions sur l'amortissement relatif des vibrations moléculaires.
C.-E.-S. PHILIPPS. —On Diselectrification produced by Magnetism (Sur la désélectrisation produite par le magnétisme). -- P. 320.
L'auteur a trouvé que, dans certaines conditions, un corps électrisé perd rapidement sa charge, quand il est dans un champ magnétique.
Un tube de verre au milieu duquel sont soudées, à l'intérieur et à l'extérieur, deux bandes de feuilles d'étain, est placé entre les pôles d'un fort électro-aimant dont les pièces polaires pénètrent dans le tube. On peut, d'ailleurs, faire le vide dans ce tube. L'armature interne étant chargée positivement et l'armature externe étant reliée à un électroscope, on constate que, pour des pressions intérieures inférieures à 0'"'",2 de mercure, la charge électrique diminue lorsqu'on excite l'électro-aimant. On ne constate rien de semblable lorsque l'armature interne est chargée négativement ou lorsque les pôles de l'électro-aimant sont tous deux de même signe.
Lord BLYTHSWOOD et E.-W. MARCHANT. — The absorption of Rônlgens ray» by aqueous solution of metallic salts (Absorption des rayons Rôntgen par les solutions aqueuses des sels métalliques).. — P. 413.
Voici les conclusions de ce travail :
1^ L'absorption produite par les solutions aqueuses normales de sels métalliques ayant le même radical acide augmente avec l'augmentation du poids atomique du métal de la base;
^ Les métaux alcalins ne sont pas très absorbants, non plus que les métaux alcalino-terreux ;
3** Les bromures et iodures sont très absorbants ;
4° Avec les trois acides communs, l'ordre des pouvoirs absorbants est : nitrates, chlorures, sulfateâ ;
5° L'absorption produite par un sel dépend principalement du poids atomique de ses constituants ;
6° L'absorption produite par une épaisseur donnée d'une solution saline n'est pas proportionnelle à la quantité de sel dissoute, mais paraît suivre approximativement une loi logarithmique ;
ARCHIVES DES SCIENCES PHYSIQUES ET NATUIIELLES DE GENÈVE 307 7° L'absorption varie comme le logarithme de l'épaisseur de la solution traversée par les rayons.
R.-J. STRUTT. — On the least poteatial différence required to produce discharge through various gases (Sur la plus petite différence de potentiel requise pour produire la décharge à travers différents gaz). — P. 446.
Voici les valeurs minima du potentiel explosif pour différents gaz, en même temps que la chute cathodique de potentiel donnée par Warburg iWied. An7i,, t. XXXI, p. 579).
Gaz. Chute cathodique. Potentiel explotif miDimum.
volts volts
Air atmosphérique .3iO-350 341
Hydrogène 300 302-308
Azote ordinaire 3ir>-340 347-351-369-388
Azote privé de toute trace
d'oxygène 230 251
Hélium 226 226-261