‹ Journal de physique théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 47 sur 160 · ARGHIYES DES SGIBNGES PHYSIQUES ET NATURELLES DE GENÈVE · texte numérisé non relu

ARGHIYES DES SGIBNGES PHYSIQUES ET NATURELLES DE GENÈVE

4« période; t. Vli et Vill; année 1899.

W. SPRING. — Sur la cause de l'absence de coloration de certaines eaux

limpides naturelles. — T. VU, p. 5.

Sur l'unité d'origine du bleu de l'eau. — T. Vil, p. 326.

L'eau pure n est pas incolore, elle est bleue. Les eaux du lac de Wettern en Suède, celles des petits lacs de Dalama traversés par la rivière Fahlu, quoique très transparentes, paraissent absolument incolores, parce qu'elles tiennent en suspension, en quantité extrêmement petite, des particules d'hématite, dont la couleur est complémentaire delà couleur bleue de Teau pure.

11 résulte des considérations développées par Tauteur que Tea u est bleue par elle-même. Les particules quelle tient en suspensi on sont la principale cause de son illumination ; selon leur nature, elles déterminent aussi les modifications de la couleur du fond et pro-

308 ARCHIVES DES SCIENCES PHYSIQUES ET NATURELLES DE GENÈVE duisent des Ions verdàtres, lorsqu'elles n'ont pas pour effet de supprimer toute coloration visible.

W. SPRING. — Sur rorigine du bleu du cieL — T. VII, p. 225.

L'historique de cette question a été développée par M. J. M. Pernter (^). Clausius (2) explique les phénomènes de Tillumination du ciel en admettant l'existence de vésicules d'eau en suspension dans l'atmosphère. J.-W. Strutt (^) démontre avec succès la non-existence de vésicules dans l'air. M. W. Spring attribue le bleu du ciel à la couleur propre de l'atmosphère; il serait dû à un phénomène d'absorption et non pas à un phénomène de réflexion ou de réfraction.

H. DU FOUR. — Note sur l'interrupteur électrolytique du D' Wehnelt. — T. VII, p. 421.

Le remplacement du platine de l'électrode positive par un autre métal (cuivre, fer, plomb) ou par un fil de charbon ne modifie pas le fonctionnement de l'interrupteur. La disposition pratique que recommande M. Dufour mérite d'être reproduite. Un flacon de Woulff à deux tubulures et d'une capacité de 2 litres environ est rempli aux deux tiers d'eau acidulée de densité i,06 à i,<i ; un tube de plomb de 10 millimètres de diamètre, relié au conducteur négatif, pénètre dans le flacon jusqu'au fond. Un tube de verre coudé à angle droit, fermée son extrémité inférieure à laquelle est soudé un fil de platine de 15 millimètres de longueur à l'extérieur, et contenant du mercure, sert d'électrode positive. On peut, par simple rotation du tube de verre, approcher ou éloigner l'anode en platine du tube de plomb et faire ainsi varier la résistance de l'appareil. On recouvre le liquide d'une couche d'huile de vaseline pour empêcher le dégagement de vapeurs acidulées.

(ï) Fortschritte der Physik, t. XLVI, 3" Ablh, p. iH ; 1896.

(2) Annalen der Physik und Chemie, t. LXXVll, 161-195.

(3) J.-W. Stritt (Lord Raylelgh), Phil. Mag.,X. XLI, p. 27i; 1871.

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