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PIE BERTHAUD, PARIS

HAUDIÉ — Grossiisement et champ des lunettes

journal de Physique — Octobre 1905.

Digiti7fid hv V^OOQIC

ne donne en pratique qu'une mesure grossière et incertaine, car les images à superposer ne sont jamais également distinctes, et il est en outre difficile de s'afîranchir de toute lumière diiïuse. Déplus, elle n'est applicable que si l'observateur possède une vue normale, et

F elle donne le seul grossissement nominal G = -;•

IL II est facile de la transformer avantageusement en substituant à l'œil un appareil photographique^ de manière à constituer avec toute lunette (astronomique ou galiléique) un téléobjectif. Il suffit alors que la glace dépolie porte une échelle divisée pour qu'il devienne possible, sans chambre claire, de mesurer successivement et dans les mêmes conditions de netteté les deux images à comparer. L'observation ne dépend plus de la vue de la personne. En outre, ce dispositif est le seul qui permette la mesure du grossissement d'une lunette dans des conditions quelconques de mise au point.

Il n'est plus besoin d'une mire spéciale ; lout objet éloigné peut convenir. A l'égard du dispositif destiné à assujettir la lunette, la forme importe peu ; il convient toutefois d'avoir à sa disposition les déplacements nécessaires pour permettre de réaliser un système total suffisamment centré. L'objectif, sans distorsion, peut être un simple rectilinéaire symétrique. La graduation sur la glace dépolie sera, par exemple, eh demi-millimètres, avec une partie centrale, sur une longueur de 2 centimètres, graduée en dixième de millimètre.

III. L'image réelle, obtenue par interposition de la lunette, se trouve amplifiée par rapport à celle que donne l'objectif seul, dans le rapport même du grossissement.

Pour se placer dans les conditions précises du grossissement nomi-

nal G = —» il faut que la lunette, réglée sur un objet éloigné, soit

mise au point à l'infini. Or, si l'appareil photographique a été préalablement réglé aussi sur un objet éloigné, cette mise au point de la lunette se trouve réalisée d'elle-même au moment où, après avoir agi sur la lunette seule, l'image agrandie du même objet se trouve nette sur la glace dépolie. La lecture de /i^ 6, et de ab donne immédiatement

f ab

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