IV. La précision absolue des mesures peut, avec une loupe de
J. de Phys., 4« série, t. IV. (Octobre 190o.) 47
■crwviî:!»»^"
702 HAUDIÈ
mise au point, être la même que dans la méthode du dynamomètre. ^; Quant à la précision relaliûe, elle devient d'autant plus grande que
^ rimaçe ab de Tobjet choisi est plus grande par rapport au diamètre
f^ du cercle oculaire.
k; V. L'expérience démontre que, si un œil normal met effective-
l" ment au point sans âiccommoder, il s'en faut toutefois qu'il reporte
f,^ vraiment Timage à l'infini ; dans l'opération précédente, il est en
fr effet toujours nécessaire d'allonger le tirage quand la lunette a été
^ préalablement réglée par une vue normale.
^ Pour mesurer le grossissement effectif relatif à ces conditions de
I visée, on conserve la mise au point de la lunette, et on recule la
glace dépolie jusqu'à la position qui donne une image nette a\b\, IjQl distance focale de l'objectif étant (p (la mesure de f est facile pour un reotilinéaire symétrique où les deux points nodaux sont confondus), s'il a fallu reculer la glace de e, c'est que
On obtient ainsi en particulier le grossissement effectif pour un myope. Mais il convient de remarquer alors que le myope, avec ses besicles, voit les objets sous un diamètre apparent ^x sensiblement
inférieur à âx. Il est possible de calculer le grossissement réel ;^,
en communiquant la même myopie à l'objectif photographique, c'est-à-dire en l'armant, lors de l'observation de a6, d'un des verres du myope, placé sensiblement à la distance correspondante. Dans l'expression précédente, f se trouve alors remplacé par une longueur plus grande ^'.
VI. Bien que le système optique des lunettes ne ^02'^ pa^ achromatisé pour les rayons chimiques, on obtiendra néanmoins, en quelques secondes, un cliché d'une netteté très satisfaisante à l'égard de l'objet visé, à la condition essentielle de se servir d'un écran jaune formant un filtre suffisant, et de prendre de préférence les plaques « orthochromatiques » ou « panchromatiques » du commerce. Afin d'éliminer toute lumière étrangère, on relie l'oculaire de la lunette à l'objectif photographique au moyen d'un morceau de tube de caoutchouc (chambre à air de pneumatique, par exemple).
VU. Védairement de l'image amplifiée afi^ est donné parl'ex*
pression (8) établie d'autre part :
a. Il ressort immédiatement de là que, pour un objectif photographique et un obj^t donnés, Téclairement dépend exclusivement de S, c'est-à-dire dd' \ il est proportionnel à l'étendue du cercle oculaire (réel ou virtuel). A égalité de cercle oculaire, l'éclairement et le temps de pose demeurent les mêmes, quel que soit le grossissement.
b, L'éclairement est d'autant plus faible, et la pose plus longue, que 9 est plus grand. 11 convient, pour un cercle oculaire, de 3 millimètres par exemple, de ne pas dépasser sensiblement les valeurs decp qui correspondent au format 9 X iâ (i2 à 15 centimètres).
VllI. Comme, à l'égard des faisceaux utilisés, le véritable diaphragme est le cercle oculaire, il n'y a pas lieu, a priori^ de diaphragmer l'objectif photographique 0.
a. Dans le cas d'une lunette astronomique, la position naturelle à donner à 0 est celle qui permet de faire correspondre le plan de son diaphragme avec le cercle oculaire transformé par la lentille d'avant de l'objectif. Il est le plus souvent possible de rapprocher 0 jusqu'à cette position ; on la reconnaît à oe que le diaphragme de l'objectif possède alors les propriétés du cercle oculaire : la réduction progressive du diaphragme a pour seul elTet d'affaiblir l'éclairement de l'image, sans diminuer le champ. Dans ces conditions, le cercle éclairé représente exactement le champ apparent 2p de l'instrument.
S'il n*est pas possible d'atteindre cette position même, on peut cependant être assuré d'avoir encore le champ entier pour les positions un peu plus éloignées, telles qu'on puisse commencer à réduire le diaphragme de l'objectif, fans que le champ commence immédiatement à décroître.
La méthode actuelle permet donc, en même temps, une détermination rapide du champ 2a de la lunette, sans avoir besoin d'aucun cercle divisé.
b. Dans le cas d'une lunette galiiéique» le champ total, qui comprend alors, comme on sait, une pénombre périphérique, est naturellement variable avec l'ouverture et la distance de l'objectif O Pour obtenir le champ relatif à des conditions données de vision^ il
faut assigner à lobjectif une position et une ouverture correspondantes à celles de la pupille.
En ce qui concerne le champ de pleine lumière^ la connaissance exacte de G permet de le calculer, car au moyen de G on obtient aisément la dimension et la distance du cercle oculaire.
IX. La détermination numérique simple de G fournit un moyen commode de connaître sensiblement la distance focale f d'un oculaire composé ou d'un oculaire divergent, puisqu'elle permet de remplacer cette mesure par la mesure correspondante de F, qui est beaucoup plus aisée.
ANNALEN DER PHTSIK; T. XVI, n» 1 ; 1903.
M. EINTHOVEN.— Ueber eine neue Méthode zur Dampfung oszillierender Galvanometerausschlâge (Méthode nouvelle pour amortir les élongations d'im galvanomètre à vibrations). — P. 20-32.
Un condensateur est mis en dérivation sur les bornes du galvanomètre. En choisissant une valeur convenable pour la capacité de ce condensateur, on arrive à régler l'amortissement tel que les élongations soient presque à la limite d'apériodicité.
M. Lamotte.
Cl. SCHiEFER. — Ueber die selektive Eigenschaften von Resonatorengiltern (Propriétés sélectives des réseaux de résonateurs). — P. 106-115.
D'après Planck, l'absorption produite par un réseau de résonateurs doit dépendre de la densité des résonateurs, c'est-à-dire de leur nombre par unité de volume.
Quand le réseau est formé d'un petit nombre de résonateurs (6 à 10), on obtient par l'expérience une courbe d'absorption tout à fait symétrique par rapport au maximum. L'absorption croit un peu avec le nombre des résonateurs, sans que le maximum se déplace.
On peut comparer les courbes d'absorption à deux réseaux A et B, le premier formé d'un nombre relativement grand de résonateurs,
ANNALEN DER PHYSÏK 705
(de 20 à 70), le deuxième obtenu en réduisant dans un rapport donné Técartement de ces résonateurs.
On trouve que les maximums des deux courbes sont déplacés Tun par rapport à l'autre. La théorie de Planck exige que ce déplacement se produise du côté des grandes longueurs d*onde quand la densité des résonateurs augmente. En fait, on peut réaliser des cas où le déplacement a lieu dans un sens ou dans Tautre et même où ce déplacement est nul.
Le rapprochement des résonateurs exerce sur la position du maximum deux actions de sens contraire, qui, suivant les circonstances, sont Tune ou l'autre prépondérantes ou se compensent.
La période du système de résonateurs est proportionnelle à la racine carrée de la self-induction et de la capacité. Considérons un système de deux résonateurs seulement : s'ils sont bout à bout, la capacité de chacun augmente; la période de l'ensemble est plus longue que celle de chacun des éléments ; le maximum d'absorption est rejeté du côté des grandes longueurs d'onde.
Si les deux résonateurs sont disposés parallèlement l'un à l'autre, la capacité de l'ensemble est diminuée, la self-induction est augmentée, et on ne peut plus dire apriori dans quel sens la période sera modifiée. En général, l'expérience prouve qu'elle est diminuée et par conséquent le maximum rejeté vers les petites longueurs d'onde. La loi de Béer, d'après laquelle il y aurait proportionnalité entre le coefficient d'absorption et la densité, ne se vérifie donc pas.
Ce résultat n'infirme pas la théorie de Planck, mais indique seulement que les hypothèses restrictives introduites par Planck ne sont pas réalisées : à savoir que la distance moyenne de deux résonateurs est grande vis-à-vis des dimensions d'un résonateur, et la longueur d'onde, en même temps, grande par rapport à cette distance.
M. Lamotte.
P. PRUDE. — Rationelle Konstruktion von Teslatransformatoren (Construction rationnelle des transformateurs Tesla). —P. 116-134.
La différence de potentiel entre les pôles du secondaire d'un transformateur Tesla est une fonction :
706 ANNALEN DER PHYSIK
oii p est uncoefGcienl dépendant du décrément moyen r (y^ + Yj) ^^
du coefficient de liaison A* des deux circuits; F, la différende de potentiel explosive dans le cifcuit primaire; Cj, la capacité du secondaire;
Cp celle du primaire; y^) un rapport plus grand que 1 dépendant
de h^ et des dimensions de la bobine secondaire.
S'il ne se produit pas d'aigrettes, on peut admettre que y, == 0; quant i Y|, il est indépendant de C^ et de L,, si le condensateur est convenablement construit et la longueur de Tétinoelle bien choisie.
En supposant Yi 4" Ya constant, p ne dépend qUe de A^. Ce coef-
ficient k^ est fonction des rapports ^ » "~j " , en appelant h la hauteur totale delà bobine« r son rayon, r, le rayon du circuit primaire^ p, le rayon du fil primaire. |-^ dépend aussi de ces rapports. La cépâ-
cité Cj est fonction seulement de —» quand il p'y a pas d'antenne :
à vrai dire, elle dépend aussi du pas de la bobine et de la grosseur du fil, mais assez peu pour qu'on en fasse abstraction dans une première approximation.
La différence de potentiel Vg sera d'autant plus grande que 1 enerpe primaire 2F^C, sera plus grande ; mais la valeur de C, est limitée en pratique par la puissance de la source d'électricité. Nous regarderons donc C^ comme donné. 11 restera à déterminer par Texpé-
rionce pour quelle valeur de r- Vj est maximum, les autres caractéristiques étant supposées invariables.
Cette détermination se fera en comparant l'action d'un circuit primaire invariable sur différents secondaires dont le rayon r et la période propre sont les mêmes et qui diffèrent par leur hauteur. On approche de l'extrémité du fil de la bobine un tube raréfié et on cherche la distance a pour laquelle le faisceau cathodique traverse encore juste le tube. D'autre part, on détermine aussi la valeur de A pour le système des deux bobines, lorsque la bobine secondaire est placée symétriquement dans la primaire.
On trouve que la bobine qui donne le maximum d'effet pow^"®
une valeur de ^ plus grande que celle qui correspond au coeffici^^ de liaison k le plus fort. S'il se produisait de fortes aigrettes, w
ANNALEN DEB PHYSIK 707
valeur de ^ la plus favorable serait un peu plus petite que dans les
expériences actuelles, où les aigrettes sont très peu intenses.
L'expérience vérifie que le coefficient de liaison k dépend des rapports de A, r, r^, p,, mais est indépendant du nombre total n des spires.
Pour réaliser de forts coefficients de liaison, on est conduit à employer de larges bobines de gros fil , c'est-à-dire à augmenter r et p^ .
La différence de potentiel maximum aux barres du secondaire est proportionnelle à la racine cubique du rapport C4 : <sr de la capacité primaire au pas de la bobine : il y a donc avantage à diminuer g,
La capacité de la bobine secondaire est approximativement :
OÙ (p est un coefficient dépendant de r- dont les valeurs ont été données dans un mémoire précédent, et où ^f ^ 9"^' Enfin :
Va > I PF« /— "- ^.
Y^,(log8^-2)0,342çy'i^^
Va ne devient notablement supérieure F que si n dépasse plusieurs
centaines.
M. Làmotte.
H. H.VUSRATH. — Eine aHjçemeinte verwendbare Differeotial^niethode ziir Messung kleiner Widerstànde (Méthode différenlieUe générale pour la mesure des petites résistances). — P. 134-148.
Cette méthode est une modification de la méthode du galvanomètre différentiel, décrite par Kohlrausoh.
Sur le circuit principal sont insérées en série la résistance à mesurer et la résistance de comparaison : les extrémités de la première sont reliées chacune à Tune des bornes des deux enroulements différentiels. La résistance de comparaison est formée de deux branches parallèles, sur lesquelles se déplacent les contacts reliés aux deux autres bornes du galvanomètre ; des deux fils sont en dérivation sur une
M. La MOTTE.
ie transversale!! galranomagnetischen und thermomagneverschiedenen Metallen (Sur les effets transversaux gallétiques dans divers métaux). —P. 148-154.
l'iridium, le palladium, le cuivre, l'argent, le zinc, echort, le coefficient de Hall et le coefficient therle même signe. Les coefficients galvano et thert de signe contraire dans Tacier ; dans les autres du coefficient thermomagnétique sont trop faibles vérifier la loi. 11 est à remarquer que Tiridium a signe contraire à celui des autres métaux de la
M. Lamotte.
R. — Was bleibt in einen permanenten Magnetenkonstanl? te constant dans un aimant permanent?). — P. 172-118.
ité d'un barreau d'acier est considérée comme 1 fait varier la résistance magnétique extérieure, aimantation entraîne celle de la force magnéto-
M. Lamotte.
>erimentaluntersuchungen zur Frage : Was bleibt in einen iten konstant? (Recherches expérimentales sur la question; constant dans un aimant permanent?) — P. 178-187.
létique d'un aimant en fer à cheval est complété laires, qui laissent entre elles une fente étroite la largeur invariable. D'autre part, on peut écarter s des extrémités de l'aimant, et produire ainsi largeur variable. On mesure par la méthode balisi'entrefer principal.
lomotrice reste sensiblement constante quand les ip produites par une diminution de la résistance ^passent pas 15 0/0. Pour des variations plus
ANNALEN DER PHYSIK 709
grandes, celte constance est probable, mais les expériences ne permettent pas de l'affirmer. On ne constate pas d'hystérésis. Le flux d'induction extérieur n'^st pas constant quand Taimant n'est pas saturé. M. Lamottb.
T. XVI, n*2; 1905.
£. RIECRE. — Untersuchungen ûber Entladunfçserscheinungen Rôhren (Expériences sur les phénomènes de décharge dans les tubes de Geissler). — P. 282-
La distance du sommet de la colonne de lumière positive à la cathode croit avec l'intensité de la décharge, d'abord assez lentement, puis de plus en plus rapidement, surtout quand la pression est assez grande.
Si on construit les courbes représentant la variation de cette distance avec la différence de potentiel, on trouve que ces courbes admettent une enveloppe.
La distance entre la limite intérieure de la lumière négative et la cathode augmente avec l'intensité du courant quand la pression reste invariable. Le produit de cette distance par la pression est constant et égal environ à 0,1338.
Ce résultat est en contradiction avec celui d'Ebert, ce qui provient sans doute de la différence dans les conditions expérimentales.
L'épaisseur o de la première couche lumineuse qui recouvre la cathode est liée à la pression, par une équation de la forme :
La longueur de la première stratification positive, d'abord à peu près constante, croît très rapidement quand l'intensité diminue.
Le diamètre de la lumière positive croît avec la pression et avec rintensité du courant. M. Lamotte.
H. WOMMELSDORF. — Vereinfachtes Verfahren zurHerstellung vielpoliger Kondensatormaschinen, eineMethode 7.ur Berechnung derselben sowie eineHochfrequenzkondensatormaschine (Procédé simplifié pour construire les machines à condensateur avec pôles multiples; méthode pour les calculer; machine à condensateur de haute fréquence). — P. 334-349.
Tous les secteurs portés par un plateau et qui, a un moment quelconque, occupent des positions homologues par rapport aux pôles et
710 ANNALEN DER PHYSIK
sont électrisés dans le même sens, sont réunis métalliquement. Par
suite, le nombre des balais reste le même, quel que soit celui des
pôles.
On peut déterminer le nombre de pôles qui donnera le débit le plus grand à Taide des courbes qui représentent ce débit en fonction de Técartement angulaire des inducteurs (*).
Pour obtenir le maximum d'effet, il importe de charger les secteurs à un potentiel très élevé, et il conviendrait que les secteurs fussent complètement noyés dans Tisolant, au lieu d'être collés seulement sur la surface du plateau.
En intercalant, entre les pôles d'une machine à condensateur construite d'après ces principes, le primaire d'un excitateur, on obtient un transmetteur simple pour la télégraphie sans fil.
M. Lamottb.
C. CHRISTIANSEN. — Ueber den Zusammenhang zwischen Oberflâchenspannung und Potenlialdifferenz ^Sur la relation entre la tension superflcielle et la différence de potentiel au contact). — P. 383-391.
Les expériences ont vérifié la loi de Gouy, d'après laquelle la tension superficielle à la séparation d*un électrolyte et d'un amalgame étendu fie dépend que de la différence de potentiel et non de la nature de l'amalgame. Mais Fauteur regarde comme peu probable que, d'un0 manière générale, la tension superficielle ne soit fonotioD que de la différence de potentiels comme l'admet Lippmann.
M. Lamotte.
G. SCHMALTZ. — Ueber den EinOuss der Magnetisierung anf die thermische Leitfâhigkeit des Xickels (Intluence de raimantation sur la conductibilité caloriflque du nickel). —P. 398-406.
La conductibilité calorifique du nickel subit dans un champ magnétique de 1200 unités une diminution totale de 5 0/0 environ, suivant la direction parallèle aux lignes de force.
Les mesures ont été effectuées par une méthode dérivée de celle de Sénarmont et qui parait échapper aux objections de Lafay relatives à l'influence des courants d'air.
M. Lamotte.
(») Cf. J. de Phys.
ANNALEN DER PHYSIK 711
T. XVI, n- 3 ; 1905.
H. GANS. — 2ur Elektrodynamik in bewegten Medien (Électrodynamique • dans les milieux en mouvement). — P. 516-535.
£. QUMUQH, -- Vertuche mit Heuslerscben Mangan-Aluminium-Rupfer-Legie rungen (Expériences sur les alliages manganèse-aluminium-cuivre de Heusler). — P. 535-551.
Là composition des deux échantillons soumis aux expériences était la suivante :
Cuivre
Manganèse
Aluminium
Plomb
Ib
L'induction atteinte dans un champ de 150 unités est plus grande pour Talliagel que pour l'alliage II ; mais la perméabilité de ce dernier est notablement plus grande, ce qui tient à là grahde force coercitivede l'alliage I.
La courbe d'aimantation n'est pas modifiée d'une manière sensible après que les alliages ont été maintenus pendant dix heures à la température de l'air liquide. Une chauffe de neuf heures à 79®, suivie d'une autre de vingt-sept heures à 110**, ne provoque pas de modification des propriétés magnétiques de l'alliage I, tandis que rinduction maximum, la force coercitive, l'aimantation rémanente et la perméabilité maximum de l'alliage II éprouvent une augmentation sensible.
Les échantillons ont été chauffés ensuite à iiO® pendant cinq cent quarante-quatre heures, au cours desquelles on a déterminé à plusieurs reprises leurs constantes magnétiques, puis de nouveau à J65° pendant soixante-six heures et à 110** pendant cent trente-quatre heures.
L'induction maximum augmente régulièrement pendant la dhauiïe à 100®, de même l'aimantation rémanente R. Mais la force coercitive C augmente d'abord sous Tinfluence de l'élévation de température, puis décroît de nouveau et tombe même au-dessous de sa valeur primitive. La perméabilité est liée à l'aimantation rémanente et à la force coercitive par une relation de la forme :
7i2 ANNALEN DER PHYSIK
où a est une fonction de la force coercitive. Ce coefficient a est dans
le cas actuel à peu près égal à 0,67.
La perte d'énergie due à Thystérésis croît avec la durée de chauffe, mais d'une manière assez irrégulière, et on ne peut trouver de formule pour la représenter d'une manière satisfaisante.
La force coercitive de Talliage I est comparable à celle de la fonte de bonne qualité ; la force coercitive de Talliage II, à celle d'un excellent acier fondu.
La perméabilité maximum des deux alliages dans leur état initial est à peu près celle d'une bonne fonte, mais croît après le vieillissement, jusqu'à atteindre dans les cas les plus favorables celle d'un acier médiocre. Mais la perméabilité décroît rapidement quand l'induction augmente.
Chauffés à 165**, les deux alliages perdent une bonne partie de leurs qualités magnétiques : ils se refont, mais seulement en partie, par un recuit à 110®.
Ils présentent une viscosité magnétique très marquée et se dilatent par l'aimantation. Mais, après cette dilatation, il se produit une contraction progressive qui peut amener, au bout de quelques jours, le barreau à une longueur moindre que sa longueur primitive.
K. KLÙPFEL. — Untersuchung des Ueberganges elektrischer Strôme zwischen Flûsâigkeiten und Gasen (Recherches sur le passage des courants électriques entre les liquides et les gaz). — - P. 574-588.
Les quantités d'électrolyte décomposées obéissent à la loi de Faraday : les anomalies apparentes sont dues à des réactions secondaires, à la formation de l'ozone par exemple.
G. HASENOHRL. — Zur Théorie der Strahlung in bewegten Kôrpern; Berichtigung (Théorie du rayonnement dans les corps en mouvement. Rectification). — P. 589-593.
T. XVI, n*4; 1905.
H. GREIN ACHER. — Ueber die Ursache des Voltaeffekls (Sur l'origine de l'effet Voila). — P. 708-735.
Au moyen de substances radio-actives, on rend conducteur Tair entre deux plaques métalliques parallèles. L^ensemble est alors équî-
ANNALEN DER PHYSIK 713
valent à une pile. L'une des plaques est reliée au sol, l'autre à Tune des paires de quadrants d'un électromètre et compense la force électromotrice du système par une dérivation prise sur le circuit d'une batterie d'accumulateurs, branchée d'une part sur la deuxième paire de quadrants, d'autre part sur le sol. Ou bien l'une des paires de quadrants est reliée au sol, l'autre à la première plaque, la seconde plaque communiquant avec l'une des bornes de la dérivation.
La différence de potentiel mesurée dépend de l'écartement des plaques, et elle n'est pas la même pour le même écartement, suivant que la distance des plaques est croissante ou décroissante. Ce phénomène tient vraisemblablement à une modification superficielle des plaques. La différence de potentiel croît d'abord quand on augmente la distance des plaques, puis diminue rapidement d'abord, plus lentement ensuite ; elle passe par un maximum pour une certaine distance. Cette variation est due aux variations de la résistance comprise entre les deux plaques.
Ces variations s'expliquent par les propriétés des ions ; le courant est transporté parles ions ; mais, quand la distance des plaques a une certaine valeur, il arrive que les ions se recombinent avant d'avoir parcouru toute cette distance.
Pour la même distance des plaques, le bromure de radium fournit une différence de potentiel plus petite que le radiotellure : c'est que l'ionisation, et par suite la conductibilité de Tair, est plus grande et se communique àTair ambiant: il y a déperdition.
La différence de potentiel dépend également de l'état de la surface des métaux et varie, dans un sens ou dans l'autre, à chaque polissage.
Lorsque les plaques sont enfermées dans un récipient de verre contenant de l'anhydride phosphorique pour éliminer la vapeur d'eau adhérente à la surface du métal, la force électromotrice subit une diminution considérable, et est annulée pratiquement quand le métal est oxydable. Au contraire, la diminution est insensible si le métal est l'argent ou le platine.
Il faudrait en conclure que la différence de potentiel au contact des métaux n'est qu'apparente et due à la couche d'humidité qui les recouvre.
Mais il reste une difficulté : c'est que la force électromotrice de la pile à gaz décrite ci-dessus ne subit pas de diminution sensible quand on l'amène à la température de l'air liquide. M. Lamottb.
714 ANNALEN DEIl PHYSlK
W. SEITZ. — Die Wirkung eines unendlich langen Metallzyiinders auf Hertzsche Wellen (Effet d'un long cylindre tnéUllique sur les ondes hertziennes). — P. 746-77Î!.
D'apréB cette étude mathématique, le carré moyen E^^ de la force électrique est nul sur la surface du fi), quand la force électrique lut est parallèle, sauf sur un fil de platine de 0''°',0002 de rayon : dans 06 dernier cas, elle est réduite aux 38,5 0/0 de sa valeur primitive.
Cette valeur moyenne de E^ varie avec la dislance comptée à partir dfu fil, suivant des lois analogues pour tous les fils, excepté pour les fils extrêmement fins; mais les lois quantitatives sont différentes.
Elle est la même en arrière et en avant du fil, dans la direction de propagation des ondes; mais, latéralement, elle est différente. \ ce point de vue, un fil extrêmement fin agit d'une manière un peu différente.
Quand Tare du fil est perpendiculaire à la force magnétique, sur la direction de propagation des ondes, les composantes radiale et taBgentielle sont nulles ; latéralement, la composante tangentielle reste infiniment petite, tandis que la composante radiale est renforcée.
Dans le premier cas, Faction du fil se fait sentir à plusieurs longueurs d*onde de distance; dans le second cas, elle disparaît à une très petite distance.
M. Lamotte.
E. DORN. — Heliurarôhren als Indikatoren fur elektrische Wellen (Tubes à hélium comme indicateurs d'ondes électriques). — P. 764-78Si
Ces tubes à hélium ont une sensibilité supérieure à celle des tubes de Warburg (avec du sodium électroly tique) ; leur éclai est suffisant pour qu'ils soient visibles même à une lumière du jour modérée ou à la lumière artificielle.
Les formes les plus commodes sont :
1"* Le tube de Plûcker, à partie centrale capillaire, avec une ou deux électrodes : est moins sensible (pression 3 à 5 millimètres] ;
2® Un tube cylindrique de 20 centimètres de longueur, !"",! de
ANNALEN DER PHYSIK 7i5
diamètre^ à parois minces, avec une électrode : c'est le plus sensible de tous.
Les tubes à néon et à crypton sont très sensibles ; mais leur éclat est beaucoup moindre.
M. Làmottb.
G. KLGEBA. — Eikie Demerkung zur Arbeit des Hrn. R. Peuttel : Ueber KapiU laritâts Ronsianten (Remarque sur le travail de M. R. Feustel : Constantes capillaires..., etc.). — P. 18^-191.
T. XVI, n* 2 ; 1905.
F. BRAUN. — Ueber metallische Gitterpolarisation, insbesondere ihre Anwendung zur Deutung mikroskopischer Prâparate (Sur la polarisation par les réseaux métalliques, et en particulier son application à la détermination des préparations microscopiques). — P. 238-277, 3 planches hors texte en couleurs.
Dans une précédente communication (*), Tauteur a décrit les phéno-> mènes que présentent, en lumière transmise, les couches minces métalliques obtenues par pulvérisation d*un (il au moyen de la décharge. Leur examen en lumière réfléchie à également montré que les vibrations parallèles aux traits sont plus fortement réfléchies que les vibrations perpendiculaires. L'emploi d'une lame mince de gypse (rouge du premier ordre) a révélé entre les deux sortes de vibrations une différence de phase toujours de sens contraire à celle que donnerait la double réfraction. On a donc affaire, d'après Tauteur, à un véritable effet de réseau, et non à une double réfraction par la couche métallique.
Examen des préparations orr/aniques colorées par des métaux. — L'auteur a examiné des coupes de bois de pin parallèles aux fîbres et imprégnées de chlorure d'or. On observait en lumière naturelle avec un nicol analyseur.
En lumière sensiblement homogène, l'aspect de la préparation change avec la direction des vibrations incidentes, et le changement est plus marqué en lumière rouge qu'en lumière bleue ; des observations faites en éclairant la préparation au moyen des différentes régions d'un spectre réel ont montré que la netteté du phénomène diminue en même temps que la longueur d'onde de la lumière, conformément à ce que l'on doit attendre d'un phénomène de polarisation par réseau.
(I) Ce vol., p. 530.
716 ANNALEN DER PHYSIK
Les observations en lumière réfléchie, quoique Ir possibles mo^wnnant un réglage minutieux et des venables dans la préparation des coupes (le mémo points des renseignements détaillés); les change avec l'orientation des vibrations sont moins nets qu mise, mais on a constamment observé que, soit en 1 homogène, soit en lumière blanche, les aspects d examinée par transparence et par transmission, soni plémentaires, quelle que soit la direction des vibra
En disposant la préparation, collée au baume si lamelle de mica, au centre du réservoir d'un pet air muni d'un manomètre à toluène, et projetant d'un arc (le faisceau, filtré à travers des écrans de '. un nicol), on constate que l'indication du thermora qu'on tourne le nicol de 90** ; la différence observée cation nette sur la variation de l'absorption ave< vibration; les vibrations parallèles aux fibres soi absorbées que les vibrations perpendiculaires ; l'ai forte dans le rouge que dans le bleu.
En résumé, les considérations suivantes perme les phénomènes présentés par une préparation c métâlliquement à la détermination d'une structu pique en réseau : la préparation a une couleur propi même en lumière transmise et en lumière réfléchie quand la direction des vibrations change, et c'est mise que le changement est le plus net ; la prépari biréfringence faible; elle présente des phénomèn Hertz, c'est-à-dire, par endroits, des variations d pondant au changement d'orientation des vib ratio réseaux se trouvent dans les parois des vaisseaux, parallèles. Si l'observation en lumière transmise doute, l'observation en lumière réfléchie déciderait
Pour voir si les effets observés pouvaient s'expli leur superficielle de la préparation, l'auteur a ( nombre de substances présentant cette particulai ont été tout différents.
En revanche, ils ont été les mêmes, en gros, ave< colorées à l'argent et au palladium. Enfin l'auteur duire, avec des pulvérisations métalliques, les asj
ANNALEN DER PHYSIK 717
taires par transmission et par réflexion, et reconnu par une étude systématique que les variations d'aspect dues à un changement d'orientation de la vibration sont d*autant plus nettes que Ton s*éloigne davantage des conditions favorables à la double réfraction par le métal.
L'identité de l'ensemble des phénomènes présentés* par les pulvérisations métalliques et les préparations organisées colorées par des métaux semble indiquer que, dans ces dernières, on a sûrement affaire à des réseaux de Hertz, et non à une combinaison organométallique biréfringente ou à couleur superficielle.
P. LUGOL.
F. BRAUX. — EiiiigeBeobachtungen,diesichaufkiinstlicheDoppelbrechungbeziehen (Quelques observations qui se rapportent à la double réfraction artificielle). — P. 278-281.
Ces observations se rapportent à des expériences tentées avec plus ou moins de succèç dans le but de réaliser avec des corps naturellement monoréfringents des systèmes biréfringents (*).
1 . Une couche de i millimètre d'épaisseur environ, formée de brins rectilignes de coton de verre, se comporte comme une lame biréfringente dans l'air et dans le méthane dichloré(n = 1,74) ; dans l'huile de cèdre (n = 1,51), la biréfringence a presque disparu.
2. On plonge une lame de verre une vingtaine de fois alternativement dans une solution très étendue de collodion (n = 1,517) et une solution alcoolique de résine d'aloès (n = 1,56), en laissant sécher entre deux immersions ; on découpe la pellicule stratifiée en carrés de 1 centimètre de côté ; on superpose 30 de ces carrés, et on a en lumière convergente la croix du spath ; on en superpose 80 (environ 3000 couches dans 1 millimètre d'épaisseur), et on a le premier anneau ; une couche de collodion pur de même épaisseur ne donne rien.
3. On plonge dans l'eau, jusqu'à ce qu'elles soient molles, des plaques ordinaires de gélatine (séchées sur des fils croisés en losanges); on découpe des losanges avec les ciseaux, on plonge dans Talcool méthylique, et on empile de 5 à 8 losanges entre deux plaques de verre, en les orientant de la même manière ; on a entre
(ï) Voy. Phys. Zeilschr., t. V, p. 199; 1904. /. de Phys., 4- série, t. IV. (Octobre 1905.) 48
ivfô-
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niçois croisés la croix et les anneaux des biaxes. Si Ton a eu la précaution de choisir des portions optiquement régulièi'es et si on les oriente optiquement eh les superposant, on voit, avec 15 lamelles, les isochromatiques séparés en deux courbes ; aved une préparation de S^^^S d'épaisseur, on a des anneaux aussi larges qu'avec une plaqué d^apatite moitié moins épaisse, ou une plaque de spath deO°»*,l.
P. LuGOL.
Félix RAÈiVlPl?. — Grôsze und Ursache der Doppelbrechung in Kundtscheii Spie gein und Er/eugung von Doppelbrechung in Métal Ispiegeln durch Zug (Grandeur et cause de la biréfringence dans les miroirs de Kundt, et production de la biréfringence par traction dans les miroirs métalliques). — P. 308-333.
Les miroirs sont obtenus par pulvérisation catliodiqUe datis le vide. On mesurait la biréfringence aux différents points d'un miroir de platine en rendant tedtilig'ne, ati moyen d'un mica de faible différence de rtiârôhè, la lumière elliptique tratisiftiise pdt* le miroir. L'épaisseur traVei^sée était déduite de mesdfes de Tintensité de là lumière transmise et de la lumière i^éfléchlè, eti acceptant lèSI Vàlettrs dontiéës ptii* M. Drude pont l'indice et le coefficient d'absorption du plâtitié. Les ûohib^éS ôbtefius présentant dés écarts qui ôtit atteint jusqu à 20 et SO 0/0, le ftômbi*e dohii4 comhie dittéi*encë dés indices du plàtirié dâtts la lùttiièfe vefte, soit 0,29, he doit être accepté que Comitle ufie itidicatidn.
L'aûtell^ attribue cette biréfringence à une défo^rriâtiôn rilëcanique subie pât les particules pi'ojetées avec violericë SUr là {)lâqUe de Véfré seî'Vant dé suppoi^t au fniroîr ; il d téUssi à p^6du^^e tine biï^éfrifigénce atiàlogue sui* deë tt)irôi^s (ôbtettus pat pulvérisation d'une lame) cJUi Ué la prësetitâietit pas, et à raùgmehtet cfaéJS dëUx qui là présétitaîeiït, en életçaftt une ti*âtction coiivëUable ; la bîi*éfringence donnée au verre par la traction était naturellement cdtnperisce. P. Lugol.
ANNALEN DER PHYSIK 7i0
A.-S. KING. — Ueber Emissionsspektra voil Metallen im elektrischen Ofcn (Spectres d'émission des métaux dans le four électrique). —P. 360-381.
Pour avoir des spectres dus a la seule actiorl de la température, on a repris la méthode indiquée par Liveing et Dewar (*) :
i" Les vapeurs métalliques sont produites dans un tube de charbon horizontal (charbon à mèche creusé, de 0*^'",o de diamètre intérieur), protégé contre le rayonnement et Toxy dation par une enveloppe en charbon dont il est isolé par de l'amiante ; ce tube constitue le pôle -|- d'un arc dont le pôle — est une tige verticale de charbon placée au-dessous de son milieu ; des mesures d'émission fixent à 2300° abs. environ la température du four au voisinage de la génératrice inférieure. Le tube est prolongé hors de son enveloppe par deux tubes d'amiante que Ton peut fermer par des plaques de quartz ;
2** Un tube de charbon de 1 centimètre de diamètre intérieur, protégé par une caisse bourrée d'amîante et parcouru par un courant intense, constitue un four à résistance ; il est muni, comme le premier, de prolohgëthents eliahiisltlté;!! se prêle mieiixque le premier à la formation d'tine épaisse couche de vapéuruîtiformëihetitchaufTée.
Les spectres obtenus sont formés de nombreuses raies dont les intensités relatives doilt tout autres que dans l'étincelle et dans l'arc. Il est vraisemblable que l'action de la température l'emporte de beaucoup sur toute autre influence possible (réactions chimiques par exemple), car : i* l'introduction dans le four, déjà rempli de vapeur métallique, d'utie tige de charbon donne un spectre continu sur lequel les raies brillantes disparaissent ou se renversent; i°le spectre, du côté du violet, ne dépasse pas X m 330 ji-îa, même dans les cas où l'arc ou l'étincelle donnent des raies très voisines et très brillantes ; 3* les observations faites avec le cœsium ont montré que le maximum d'intensité se déplace vers les faibles X, quand la température s'élève, ^
comme dans le cas des solides.
Le four se prête très bien au développement des spectres de bandes, et révèle les moindres traces d'éléments présents^ notamment les impuretés des charbons ou des corps introduits.
(ï) P;w. Boy, Soc, t. XXXiV, p. 119; 1«82; — eiJ. de Pays., 2' série, t. III, p. 4â4 ; 1883.
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La vapeur d'eau ne donne pas les raies de Thydrogène; elle ren- ^> force seulement certaines raies des impuretés du charbon.
^ Pahticularités ; Cœsium (Cs^SO*). — Le maximum d'intensité est
plus voisin du violet qu'avec 1 étincelle ; mais on n'en peut rien
conclure sur les températures relatives de l'étincelle et de Tare, car,
en raison des influences électriques qui s'exercent dans l'étincelle, les
l^i; }^ deux cas ne sont pas comparables.
Calcium (vapeur du xnétal). — Les deux raies H et K n apparaissent qu'aux températures les plus élevées, et toujours faiblement. ç est renversée et possède une dissymétrie qui la fait paraître déplacée; son pouvoir absorbant (examiné en lançant à travers le tube la lumière d'un arc contenant du calcium] est très supérieur à celui des autres raies. Spectre de bandes très brillant dans le rouge. Bandes nouvelles: