EH— J
Fio. \.
D, déQagmteur; — C, condenseur; — P, prisme à réflexion totale; — Li, lentille de quartz; — F, V, appareil à interrérences ; — Lj, L3, lentilles achromatiques en quartz-fluorine ; — P, prisme de Cornu; — Ph, plaque photographique dan» le plan focal de L3.
reçoit dans un spectrogràphe la lumière émise par une étincelle, et
(1) Uautmir renvoie pour certains détailtt à deux autres mémoires : « Das Verhalten des Resonanzapparates » {SiUungsber. d. k. AkcuL d. Wissensch, zu BerliHy 38, i92) ; «Das graphische Verfahren^ (Naehrichten d. Gesetlsch. d, Wissen- ^chaftenzu GëU'mgen, 1904,2* fascicule).
778 ANNALEN DER PHYSIK
que Ton a fait interférer sur les deux faces d'une lame liquide en. forme dfe coin, formée entre une plaque de verre horizontale V et une plaque de fluorine F sur laquelle sont tracés deux traits parallèles; les franges sont réglées parallèlement à ces traits {fig, i). Si la fente du spectrographe leur est perpendiculaire^ les raies du spectre
Fuchsine
^ Yl
IJiS
ZOO 2S0 300 3SÛ «t fSO Oé 550>
e«e Sol. à 4 % ««« « éJ2%
AB, Alcool
Ltspûinti entourés éïùt ctteie O antitt aéfenamâs par U BtéOtoie dupn'snte
fl f «V t' •> 1 . •.
1 Ââ
Auramme
von naiacnite
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VJ
3S0 al à
eêu.
*so
Sttt/n
SêO
ss
too
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iS,
sso
Sol i , i alcoo
Si
iâ
Fio. 2.
seront barrées de stries régulières qui représentent les franges noires, et dont Técartement varie avec la longueur d'onde. La mesure consiste à compter au microscope, sur les photographies, le nombre de franges et de fractions de frange comprises entre les imsTges des deux traits ; soient 'k^ et X^ les longueurs d'onde dans l'air
ANNALEN DER PHYSIK 779
de deux radiations, n^ et n^ les indices correspondants, m^ et m^ les nombres de franges compris entre les traits; les longueurs
Bleu dtt Méthylft
2ê0 Z50 SOO SSO 4ô0 469 S90 1sê\ ... Soie 4%,
fil
JJO
JM
Sulfure de Carbone
tfO 309 iSê 4êô êSt SêO SHi
Fio. 3.
d'onde dans la substance étant -*• et -* j on a évidemment :
n< ~" Ha ' il suffira de connaître n^ pour avoir n^.
780 ANNALEN DEB PHYSI£
L'exactitade des mesures dépend de rapproximation avec laquelle on connaît Tindice de référence n^ et les nombres m^ et m, ; œux-ci sont d'autant mieux déterminés que les franges sont plus serrées, mais on est limité par la nécessité de laisser à la couche interférente une faible épaisseur, sous peine de ne rien voir dans la région d'absorption dès que la concentration de la matière devient supérieure à 0,5 0/0 ; on peut aller plus loin en dorant la surface de la plaque de verre V. On a dû, pour les solutions les plus concentrées et pour le brome, avec lequel on n*a pu observer d'interférences, mesurer certains indices par la méthode du prisme à angle variable; les nombres se placent bien sur les courbes qu'a données la méthode interférenlielle.
Les résultats donnés pour 23 raies allant de 231,29 à 562 jjljjl, et appartenant au plomb, au thallium, au cadmium et au magnésium, concernent : Talcool absolu ; des solutions alcooliques de fuchsine à 4 et à 12 0/0 et d'auramine à 4 et à 6 0/0; des solutions aqueuses de vert malachite à 4 et à 8 0/0 et de bleu de méthylène à 4, à 7,6 et à 12^6 0/0 ; le brome, le sulfure de carbone.
Les résultats sont rassemblés dans les graphiques /îg. 2 et 3.
Fuchsine. — Deux bandes d'absorption, Tune entre 590 et 470 ulji, l'autre entre 300 et 275.
Indice
A (dans l'air)
Alcool
SolatioD de fuchsine
!••« bande: Cd.
1,32 dt 0,(
Mg.
Pb.
2« bande : Cd.
Tl.
Mg.
Cd.
Pb.
Cd.
Vert malachite, — Outre la bande d'absorption de 670 à 450 afx, on a reconnu deux bandes de 450 à 400 [Afx et de 330 à 300.
^wpjçfij*.^;-^
ANNALEN DER PHYSIK
lodicê
SoètUoD à 4 0/0 Solution à 8 0/0 (titurée)
l""» bande:
2« bande :
Attramine, — Les bandes coïncident avec celles de la nitrosoditnélhylaniline ; elles s'étendent de 467 à 361 cl de 275 à 257.
Indicé
Alcool
Aurtinine
à60/0(pre«n»8*lttrée)
l'* bande :
1,421 (max.)
2« bande :
Bleu de méthylène, — Bande entre 300 et 270
Indice
$:oluUoDà40/C
Solution à 7,6 U/0 Solution à 12,6 0/0
;;;jjL 0,006
Brome, — Bande d'absorption de 450 à 390 j^fx; la vibration propre signalée par Martens à 413 [i.^ serait, d'après les expériences, J, de Phys.y 4» série, t. IV. (Novembre 1905.) 52
782 ANNALEN DER PHYSIK
vers 383 ; de même, celle qu'il fixe v^s 305 jifii serait plus loin, Tin-
dice étant encore croissant pour X = 309.
Indice. , . 1,707 1,709 ■ 1,693 1,670 1,675 1,701 1,722
Sulfure^ de carbone à 18*. — Bande d'absorption très peu marquée vers 326 \i,\k,
Indice. . . . 1,775 1,791 1,782 1,807 1,852
P. LUGOL.
J. PRECHT et C. OTSUKÎ. — Strahlungsâhnliche Erscheinungen bel Wasser sloffsuperoxyd (Phénomènes rappelant des effets de radiation, avec l'eau oxygénée). — P. 890-906.
Les effets singuliers exercés sur la plaque photographique par Teau oxygénée ont été attribués par Graetz (*) à quelque nouvelle substance radio-active. Les auteurs, à la suite d'expériences qui paraissent probantes, concluent tout simplement à une action directe de la vapeur d*eau oxygénée.
La prétendue radiation ne traverse ni Taluminium (quand on prend des précautions suffisantes), ni rébonite, ni le verre. L'action s'exerce à travers le papier, le caoutchouc, le celluloïd, le baume de Canada étendu sur le celluloïd, mais on peut alors constater, au moyen de la solution sulfurique de bioxyde de titane, la présence d'eau oxygénée dans la substance. On ne peut pas attribuer l'action à des ions d'oxygène émis par l'eau oxygénée, puisque cette dernière^ même pulvérisée, est sans action sur un jet de^ vapeur (^) ; pas davantage à l'ozone, dont le tétraméthyldiparadiamidodiphénylméthane ne montre pas de traces au voisinage de la surface de l'eau oxygénée ; si on empêche les vapeurs d'arriver au contact de la plaque, il n'y a pas d'action, et, dans tous les cas où Ton a constaté une action, l'oxyde de titane a permis de rencontrer l'eau oxygénée. La question paraît donc bien tranchée dans le sens d'une action chimique directe.
L'effet de différences très faibles entre la température de la couche et celle d'objets que l'on pose sur le côté verre de la plaque (dont la
(1) /. de Phys., 4* série, t. II, p. 325; 1903.
(2) RiCHARz et R. von Helmholtz, Wied. Ann,, t. XL, p. 161; 1890.
ANNALEN DER PHYSIK 783
couche sensible est tournée vers Teau oxygénée) s'explique par la condensation de la vapeur, qui se fait inégalement, et une variation extraordinairement rapide avec la température de l'action chimique de Teau oxygénée sur le bromure d'argent. L'action de bord et Veffet rétrograde de Graetz s'expliquent très bien par ces considérations ; ces phénomènes disparaissent d'ailleurs quand on emploie les pellicules, pour lesquelles on peut admettre l'égalité de température des deux faces.
L'action photographique de l'eau oxygénée croît avec la concentration des solutions jusqu'à. un maximum, et décroît ensuite; cela s'explique très bien par le fait que l'on a affaire à un mélange dont la vapeur a une pression et une composition variable avec la concentration ; le maximum d'effet correspond vraisemblablement au mélange qui dégage dans l'unité de temps la masse la plus forte de vapeur d'eau oxygénée.
Enfin, à concentration constante, Faction chimique croît avec la durée d'exposition jusqu'à un certain maximum, puis décroît, phénomène tout à fait analogue à la solarisation. P. Lugol.
J.-E. LILIENFELD. — Ueber eiae allgemeine und hervorragend empfindiiche Méthode zur spek^alen qualitativen Elementaranalyse von Gasgemischen (Méthode générale et remarquablement sensible pour Taiialyse spectrale qualitative élémentaire des mélanges gazeux). — P. 931-942.
Le mode d'excitation ordinaire des tubes de Geissler se prête mal à l'analyse qualitative des mélanges gazeux, car il manque de sensibilité dans un très grand nombre de cas. On obtient des résultats incomparablement meilleurs en prenant un tube à électrode extérieure, dans lequel est soudé un tube capillaire, et le plaçant en dérivation sur un circuit qui comprend un condensateur, une coupure et un solénoïde en gros fil de cuivre. La résistance considérable du tube à gaz n'intervient plus ici pour amortir les oscillations, comme cela a lieu lorsqu'il est intercalé dans le circuit, et l'on peut, même avec des bobines de faible puissance, obtenir des oscillations énergiques. La pression la plus favorable dans le tube à décharges est de 3 à 5 millimètres ; on prend comme diamètre du tube capillaire 0°*'",2 ou 0"",3 pour les faibles intensités, 0"™,7 à 1 millimètre pour les fortes décharges.
Ce montage a permis à l'auteur d'apercevoir nettement les raies
784 ANNALEN DER PHTSIK
de rbéliam dans Tazote avec 0,7 0/0 d'héltum (Collie et Ramsaj indtqaeBt comme minimuon 10 0/0), celles de Far^ços dans Tair aiinosphériqae (0,93^0/0), celle^de H et de As dans la vapeur de mercnre avec 0,7 0/Ode ces gn (au Uen de 30 0/0 eavtron indiqués par WiedeflMta).
D signale ce fait qu*un tube qiM Ton a laissé reposer pend«&t une hevre environ ne se donne pas de suite son spectre eomplei, quand on Texcite de nouveau ; on ne voit d'abord que les raies les plus fortes; les pltts faibles n'apparaissent que gradseUement.
Le mémoire se termine par quelques considérations générales sur raffaihKssement étL spectre d'un gai par un autre gas ; Faneur y voit \m phénomène analogue à la diminution produite dans la dissociatioa d'un éiectrolyte par la présence d'an antre électrolyte.
P. LUGOL.
Victor BIERNACKI. — Ueber durch galvanische Zerst&ubung hergestellte Eîsenspiegel (Miroirs en fer préparé» par ptilTérisation galvmiqne). — P. 943-»5fl.
On porte au rouge au moyen d'un courant électrique une bande de fer de 4 centimètres de longueur environ^ i millimètre de large et -O'*",^ d'épaisseur, tendue dans un tube au-dessous d'une plaque de verre parfaitement nettoyée ; on peut faire le vide dans le tube à 1/1000 de millimètre; si l'on veut avoir un dépôt .bien plan, il ne faut pas placer Te ruban de fer trop près de la plaque.
Les dépôts ainsi obtenus conservent très longtemps inaltéré leur pouvoir réflecteur. Comme les dépôts galvaniques, ils ont un magnétisme rémanent très élevé; il est extrêmement stable, comparable à celui de la pierre d'aimant, et permet de les utiliser à la fois comme aimant et comme miroir dans les galvanomètres. Leur pouvoir réflecteur pour la lumière blanche est 0,57. Leur indice, déterminé par la mesure de la polarisation elliptique acquise après réflexion par de la lumière rectiligne, est 2,33 dans le rouge et 1,89 dans le bien, valeurs très voisines de celles qu'ont obtenues d'autres physiciens pour le fer pur ; si donc ils contiennent de l'oxyde de fer, c>st en quantité insignifiante.
P. LVGOIL.
ANNALEN DER PHYSIK 785.
J. PETRI. — Einige neue Erscheinungen, welche durch Radiumbromid auf der piiotographischeii Rlatte veranlasst werden (Quelques phénomènes nouveaux, provoqués sur une plaque pbotograptiique par le bromure de ra.dium). — ^ P. 951-958.
Trois pièces de monnaie, Tune d*argent, Tautre de nickel, la troi> sième de billon, sont placées côte à côte, sans se toucher, sur la plaque photo jçraphique. A côté se trouvent quatre aimants superposés par leur pôle nord, chacun en retrait de 2 millimètres environ sur celuj qui est au-dessus ; Taimant inférieur est à i 1/2 centimètre environ de la pièce la plus rapprochée. Au bord de Taimant supérieur est disposée une capsule renfermant 10 milligrammes de bromure de radium.
Après développement, on observe à lextrémilé de Taimant voisine de la pièce d^argent une pointe ; entre la pièce de nickel et celle de billon, un pont, et aux points les plus rapprochés entre eux de la pièce d*argent et de celle de billon, d*une part, de la pièce d'argent et de celle de nickel, d*autre part, des enfoncements très nets.
Ces phénomènes sont dus aux courants thermoélectriques provoqués par les rayons calorifiques du bromure de radium : Taction simultanée du champ magnétique et de ces courants est nécessaire à leur production. C'est la concentration des rayons par ces champs de force qui est la cause des effets observés.
M. Lamotte.
M. REINGANUM. — Bemerkung zur Elektrooptik der Metalle (Remarque sur Télectro-optique des métaux). — P. 958-960.
D'après les recherches de Rubens et Hagen, la conductibilité de& métaux est normale quand la longueur d'onde atteint 10 jx, ce qui correspond à une période de 3,33 10 '* sec. Dans la théorie des électrons, la conductibilité cesse d'être normale en supposant la force électrique périodique, quand la durée d'une demi-période de la force devient du même ordre de grandeur que le temps séparant deux collisions des électrons qui transmettent le courant.
Les résultats obtenus par ces considérations sont d'accord avec ceux qu'on déduit des théories complètes.
M. Lamottb.
786 ANNALEN DER PHYSIK
T. XVII, n«6; 1903.
\. KAPZOV. — Ueber die Druckkrâfte der W'ellen, welche sich aur einer Flûs- ' zigkeitsoberflûche ausbreiten (Forces de pression des ondes qui se propagent sur une surface liquide). — P. 64-77.
Lord Rayleigh a monlré(*) qu'un corps qui s'oppose à la libre propagation d'un mouvement oscillatoire dans un milieu déterminé subit des forces de pression indépendantes dés conditions physiques du mouvement, et dépendant seulement de la densité d'énergie de ce mouvement à la surface limite du corps.
L'auteur a cherché à évaluer ces forces de pression sur une paroi s'opposant à la propagation d'ondes rectilignes à la surface de l'eau. Le liquide est placé dans une grande cuve en zinc verni (200 X 200 X 7'^°',5) ; les ondes sont engendrées par une latte horizontale ayant à peu près la largeur de la cuve, parallèle à un des bords, suspendue à une poutre un peu comme le battant d'un métier à tisser, et animée d'un mouvement périodique de va-et-vient par une sorte d'excentrique commandé par un moteur. Les rides viennent frapper la paroi d'un flotteur orienté perpendiculairement à la direction de propagation, et qui peut entraîner les sphères de deux pendules identiques (ligne des centres parallèles à la paroi) ; le flotteur s'arrête quand les forces de pression qu'il subit élfuilibrent les forces qui rappellent les pendules vers la verticale, et que Ton évalue en mesurant Télongation. Pour éviter la production d'ondes stationna ires, la paroi frappée fait un petit angle avec l'horizon, et les réflexions aux deux bords de la cuve parallèles aux rides sont empêchées par le même procédé. On mesure la fréquence du mouvement par un compteur de tours; la longueur d'onde, en photographiant au moyen d'une étincelle une bande étroite de papier quadrillé dont la grande dimension est parallèle à la direction de propagation, tout près de la surface, et l'image ondulée qu'en donne la surface ; l'amplitude, en réglant deux vis à pointes se faisant face, de telle sorte que la pointe supérieure soit effleurée par les crêtes, la pointe inférieure par les creux des rides. Enfin on déterminait l'épaisseur de la couche troublée en cherchant à quelle profondeur un fil horizontal lié à un appareil de torsion n'est plus influencé par le mouvement; cette épaisseur (quelques millimètres) est de Tordre de
(') Phil. Mafj., 6- série, t. 111, p. .338; 1902.
ANNALEN DER PHYSIK . 787
Tamplitude des ondes ; cette circonstance, jointe à la faible vitesse des ondes, rend Faction de la couche troublée négligeable vis-à-vis des pressions que Ton mesure. La surface doit ^tre rigoureusement propre, et souvent renouvelée.
SoitP (â36 grammes) la masse des pendules, L (1.500 centimètres) leur longueur, l (50 centimètres) la largeur du flotteur, d Télongation des pendules ; la pr^^^ionp par unité de longueur est :
p =z -^ = 3,1 . d dynes.
On calcule d'autre part, pour Ténergie répartie sur 1 centimètre carré de la surface (énergie potentielle des parties situées au-dessus du niveau mqyen, énergie superficielle, énergie cinétique), la valeur
Q = i(. + fT)..
OÙ X désigne la longueur d'onde, T la tension superficielle et ot l'amplitude. Le tableau suivant résume les résultats.
Fréquence /^„%
(par minute) ^^'""^
(Les nombres entre parenthèses ne sont pas très sûrs.) On voit : i^ que l'énergie de tension superficielle n'est qu'une faible fraction de l'énergie totale ; 2^ que le rapport de la pression à l'énergie est constant, ce qui confirme la théorie de lord Rayleigh.
P. LUGOL.
II. RUBENS et 0. KHIGAR-MENZEL. — Flammenrôhre fûr akustische Beobachtungea (Tubes à flammes pour expériences d'acoustique). — P. 149-164.
Un tube de laiton de 4 mètres de long et 8 centimètres de diamètre, fermé à l'une de ses extrémités, est muni à l'autre d'une coulisse qui peut allonger de 50 centimètres environ, et que ferme une mince membrane de caoutchouc convenablement tendue ; un ajutage latéral amène du gaz d'éclairage, qui peut s'échapper par une série de trous équidistants, de â millimètres à peu près, et percés, au nombre d'une centaine, le long de la génératrice opposée; deux
788 ANNALEN DER PHYSIK
minutes après avoir admis le gpaz, on allume les petites flammes, et Ton règle l'arrivée du gaz de manière qu'elles aient à peu près i centimètre de hauteur et que leur pointe soit jaune. Si Ton approche de la membrane une source sonore (tuyau, diapason, cloche...), il s'établit dans le tube un état vibratoire stationnaire accusé par une dénivellation des flammes, et qui présente les caractères suivants :
Si le son est très intense, les flammes présentent, comme on pouvait s'y attendre, leur maximum d'éclat aux nœuds, le miroir tournant montre qu'elles vibrent ; la distance des nœuds est normale (la demi-longueur d'onde correspondant à la fréquence du son, à ladensité et à la température du gaz). C'est le premier état.
Si le son est peu intense, les flammes ont leur maximum d'éclat aux ventres, et elles ne vibrent pas. C'est le deuxième état. De plus, les distances des nœuds ne représentent la demi-longueur d'onde du son que pour les fréquences supérieures à une certaine limite qui s'abaisse quand on diminue le nombre des trous ou leur diamètre ; pour les fréquences plus basses, la longueur d'onde apparente est beaucoup trop grande.
La consommation de gaz est plus grande pendant la résonance que pendant le silence du tuyau.
Avec un son énergique à amortissement rapide (diapason ou cloche fortement excités), on peut, pendant l'amortissement constater, le passage du premier état au second.
Voici l'explication donnée par les. auteurs : le deuxième état serait dû au frottement contre les parois du tube de la masse gazeuse vibrant longitudinalement ; la couche contiguë à la paroi ne peut pas prendre la vitesse normale, et il en résulte des tourbillons qui pressent le gaz contre la paroi et y déterminent une suppression que l'on peut considérer comme égale à la différence entre la pression hydrostatique et la pression hydrodynamique, c'est-à-dire comme proportionnelle au carré de la vitesse des molécules. Les flammes ne réagiraient pas aux variations périodiques, et ne feraient que manifester la surpression moyenne^ qui doit être maxima aux ventres, puisqu'elle ne change pas de signe avec la vitesse des molécules, tandis qu'elle est faible ou nulle aux nœuds à cause des variations périodiques de la pression.
Avec les diapasons, les tuyaux à embouchure de flûte, les cloches, les flammes ne réagissent qu'au son fondamental, sans la moindre indication de la présence d'harmoniques. On n'a eu d'apparences-
ANNALEN DEIl PHYSIK 781^^
plas compliquées qu'avec an tuyau à anche de sonorité criarde et désagréable, et une fois avec les voyelles A et À {é) plutôt criées que chantées.
L'appareil ne se prèle donc pas à l'analyse complète des sons*. Mais, s'il semble qu'un mouvement stationnaire sinusoïdal rende difficile ou impossible un autre mouvement de même nature, le son privilégié n'est pas forcément le son fondamental.
En ce qui concerne spécialement les voyelles, émises avec on timbre aussi clair que possible, les flammes réagissent uniquement au son fondamental :
!• Avec toutes les voyelles quand le son fondamental est dans l'octave d'u/3 ou au-dessus ;
2** Avec O et Ë quand le son fondamental est au-de€8us de mi^ ;
3° Avec U (o«), ij (m) et I pour tous les tons.
Dans tous les autres cas, c'est un harmonique qui agit sur les^ flammes ; il est dans la région qui s'accorde avec la résonance de la cavité buccale, telle qu'elle a été indiquée par Helmholtz et d'autres ; quand il y a deux sons propres et que l'un d'eux est dans l'octave d'«/g ou d'tt/j, l'autre dans celle d'w/,, c'est le plus grave qui agit.
Par contre, les flammes sont extrêmement sensibles aux nuances d'une même voyelle, et accusent nettement des différences à peineperceptibles à l'oreille. P. Lugol.
V. GRÛNBERG. — Farbengleichung mit Zuhilfenahine der drei Grundempfindungen im Young-Helmhoitzschen Farbensystem (Equation des couleurs à l'aide des trois sensations Tondamentales de la théorie d'Young-Hclmholtz). — P. 165-173.
Une couleur spectrale dont la longueur d'onde X est supérieure à 560 ;i(jL peut être considérée comme formée de œ parties du rouge fondamental p et de ^ parties du vert fondamental y, car, dans cette région, d'après les courbes de sensations élémentaires de Kônig et Diéterici(^), le bleu fondamental^ ne joue aucun rôle appréciable. On écrira donc, suivant la méthode usuelle de composition des couleurs :
^ + VT = (^ + y) ^•
De même, pour la complémentaire X' de X, on aura :
d'où l'on tire y et y' en fonction de x et z.
(») SUsungêber. d. K. Akad. d. Wtsxensch, zu Berlin, t. XXXIX.
ANNALEN DER PHYSIK efficient du vert y dans le blanc est alors y -\- y\ Si Ion ue le blanc résulte du mélange à parties égales de trois coundamentales, 'et si on introduit cette hypothèse, qui revient. I -\-y' =.x =^ z dans Texpression de y + y\ on arrive de
présenter la lumière blanche. Si Ton y remplace X et X' par pies connus de couleurs spectrales complémentaires, on en es valeurs
f[ = 482 {x{i, Y z=i 506 jxfjL, p = 665 [xjx,
lîsines des valeurs déterminées par les expériences directes.
:>rs, tous calculs faits, comme équation des couleurs complé-
es *
es elle, toutes les longueurs d'onde comprises entre 494 et des complémentaires dans Tinfra-rouge ou Tultra-violet. On 1 ces limites correspondent à la partie verte du spectre pour les couleurs complémentaires sont un mélange de rouge et t. Dans tous les autres cas, les groupes de complémentaires par Téquation s'accordent bien avec les déterminations expéles. P. LuGOL.
Victor BIERNAGKI. — Ueber einen Halbschattenanalysator (Sur un analyseur à pénombres). — P. 180-184.
destiné à Tétude de la polarisation elliptique qui accompagne :ion métallique. La fente du collimateur d'un spectromètre est :ée par une ouverture circulaire de 2 à 3 millimètres de dia- Devant l'analyseur, on place une lame demi-onde de Laurent, m petit angle avec la section principale de l'analyseur, et t être masquée à volonté par un écran. On remplace l'ocula lunette par une petite lunette astronomique à réticule, de )le grossissement, placée dans un tirage suffisant pour que sse viser soit à Tinfini, soit dans le plan de la demi-lame de . La détermination de l'angle de réflexion et le rétablissei la polarisation par le compensateur se font en masquant la , visant à l'inlini ; pour achever l'observation, on découvre la
ANNALEN DER PHYSIK 791
lame, sur laquelle on pointe la lunette oculaire, et on amène à égalité d'éclairement les deux moitiés du champ. La précision de la détermination de Tazimut de polarisation rétablie atteint (en lumière jaune) celle des mesures saccharimé triques. P. Lugol.
0. STÔCKERT. — Einige Bemerkungen zur Arbeit des Hrn. W.Merckens : Ueber strahlenartige Einwirkungen auf die photographische Bromsilbergelatine (Quelques remarques sur le travail de M. W. Merckens : Actions). — P. i92-194.
La radiation attribuée à Teau oxygénée n*est pas assimilable à un rayonnement lumineux. Ce serait un rayonnement matériel de particules cheminant en ligne droite. Ainsi, onpeutobtenir après vingtcinq minutes de pose la silhouette d'une clef suspendue à 3 ou 4 millimètres au-dessus d'une surface d'eau oxygénée ; de fortes veines résineuses englobées dans du bois et sans action sur la plaque sensible deviennent actives quand le bois a été suspendu quelque temps à Pair. Mais, dans l'obscurité complète, au-dessus d'une surface d'eau oxygénée, le fait de l'apparition de l'image du côté du verre (Merckens) serait dû à la transparence de la gélatine et à l'opacité du verre, qui arrêterait les particules ; le celluloïd des pellicules étant transparent, les phénomènes dus à cette opacité disparaissent.
P. LuGOL.
E. WARBURG. — Ueber die Ozonisierung des Sauerstoffs und deratmospbArischen Luft durch die Entladung aus metallischen Spiteen (Ozonisation de l'oxygène et de Tair atmosphérique par la décharge des pointes métalliques). — P. 1-30.
Le courant de gaz est assez rapide pour que l'oz.onisation soit due seulement au courant, non aux rayons cathodiques qui l'accompagnent. La décharge se produit entre des pointes de platine et une lame reliée au sol. Quand les pointes sont négatives, le rendement en ozone (quantité obtenue par ampère-minute) augmente notablement quand les pointée ont servi un certain temps. Cette variation est liée à une modification de la forme de la décharge, qui est visible au microscope ; les phénomènes lumineux revêtent un autre aspect. Aucun autre procédé ne permet du reste d'obtenir cette modification.
Quand on â^ait croître l'intensité du courant, le rendement diminue d'abord, puis augmente de nouveau ; ces variations sont liées encore à une modification dans la forme de la décharge.
ANNALEN DER PHYSIK
lement augmente en même temps que la pression, en géné- Àns en moins vite^ sans que les de«tx grandeurs soient liées n simple. Sous pression constante, il diminue quand la tems*élève ; si la densité reste invariable, la diminutionest faible. le les pointes sont positives, le rendement est beaucoup plu» croît rapidement avec l'intensité du courant ; il est lié égala forme de la décharge, surtout de Taigrette positive. L long fonctionnement des pointes, Taigrette fait place aux ( et le rendement diminue ; il augmente quand on éloigne 3s de la lame, ce qui favorise la formation des aigrettes, ['air atmosphérique, le rendement est beaucoup moindre 'oxygène, une partie de l'énergie étant employée à la fore vapeurs rutilantes ; il augmente quand la vitesse du gai et est indépendant du potentiel des pointes, supposé
le les pointes sont positives, il convient de rendre leur le plus voisin possible du potentiel qui produirait l'étin-
Int de vue industriel, il n*y a guère d'avantage à substituer oxygène plus coûteux ; car, avec un potentiel voisin du explosif, le rendement est avec Tair plus de la moitié de est avec l'oxygène. L'emploi du courant continu est préféîlui du courant alternatif; en effet, si les pointes sont négaf a avantage à employer un potentiel le plus bas possible; sont positives, c'est l'inverse. Il est donc impossible de réaultanément ces deux conditions. M. Lamotte.
BAEYER. — Absorption elektrischer Schwingungenr von 70 cm Welt (Absorption des oscillations électriques dont la longueur d'onde est* atimètres). — P. 30-64.
ides sont produites par un excitateur du type Blondlot. Les »ns sont transmises par résonance à deux systèmes de fils s, aboutissant chacun à un élément thermoélectrique : sar systèmes est intercalée la cuve contenant le liquide absors deux éléments thermoélectriques sont reliés en opposition )otentiomètre ; des condensateurs insérés dans le circuit nt les ondes de passer de l'un à l'autre. »rption diminue en général rapidement quand la température
ANNALEN DER PHYSIK 793
8*élève ; dans la glycérine et Talcool isobutylique, elle croît au contraire. M. Lamotte.
R. T. TRAUBENBERG. — Ueber den HallelTekt des Wismnts bei hohen Tempenkimi (Effet HiUl dans le bisoMith %nx températures élevées). — P. 18-104.
La plaque de bismuth est traversée par un courant alternatif, qui produit en môme temps le champ magnétique dans lequel elle est placée. La dilTérence de potentiel produite par TefTet Hall est de sens constant, et la théorie s'applique à ce dispositif comme à celui qui emploie un courant continu.
L'emploi du courant alternatif supprime quelques-unes des difficultés expérimentales (Des Coudres).
Le coefficient de Hall diminue quand la température s'élève, rapidement jusqu'à 150'', plvs lentement jusqu'à 260"^ ; la variation s'accélère de nouveau et devient rapide à 3(S0*, température de fusion du bismuth. M. Lamotte.
R. Y. POSZENA. — Versuche ûber Blondlots « EiuUsioii pesante » (Expériences sur rémission pesante de Biondlot). — P. 104-131.
A la suite d'expériences dans lesquelles l'auteur s'est entouré de toutes les précautions propres à éliminer l'autosuggestion, il conclut à la non-existence de l'émission pesante. M. Lamotte.
M. GILDEMEISTER et 0. VVEISS. —Ueber einen zuveriassigen Piatinschliesskontakt (Contact de platine ù fonctionnement sûr). — P. 114-180.
Ce contact est une modification du pendule interrupteur de llelmholtz.
Le pendule porte une queue qui, venant dans la direction de la flèche, frappe le levier b mobile autour. du point c. Ce levier est
794 ANNALEN DER PHYSIK
chassé en avant, le levierp, mobile autour de r, perd son appui en n, et, rappelé par le ressort 5, vient buter contre la'pointe de platine q : le contact s'établit entre cette pointe et la lame de platine p soudée au levier; le circuit est fermé entre q et r. Au repos, le levier b bute contre la vis m ; si le circuit est relié à w et à 6, le système fonctionne comme interrupteur. Ce dispositif a l'inconvénient que le contact se rouvre une fraction de seconde après s'être fermé et se rétablit ensuite. On supprime cet inconvénient en recouvrant le ressort à boudin d'un tube de caoutchouc mince, et en collant sur la tige p une lame d'acier et l'entourant de fil de fer.
M. Lamottb.
A. SZARVASSl. — Ueber elektromotorische Krâfte und die reversibelen Wàrmetonungen des elektrischen Stromkreises (Forces électromotrices et phénomènes caloriOques réversibles dans le circuit électrique). — P. 248-285.
Si l'on admet que l'état d'un couple thermoélectrique n'est pas modifié par le passage du courant, l'énergie interne reste invariable et le travail électrique est équivalent à la totalité de la chaleur fournie. Mais cette condition ne sera pas réalisée en général pour les couples formés par des électrolytes.
Si 7c désigne la grandeur de l'effet Peltier, T la température absolue, d^ et d^ l^s grandeurs de l'effet Thomson pour les deux métaux du couple, on trouve la relation :
Cette relation est exacte seulement si le phénomène thermoélectrique est réversible et si l'entropie du couple reste invariable. Mais l'équation de Thomson :
est indépendante de ces conditions. Cette équation est d'ailleurs vérifiée par l'expérience, et l'auteur la considère comme Téquation fondamentale des phénomènes thermoélectriques.
L'existence d'une différence de potentiel au contact de deux métaux est en contradiction avec le deuxième principe de la thermody
ANNALEN DER PHYSIK
namique, à moins qu'on n'admette en ces points une ti quelconque entraînant une variation de Ténergie inte électromotrice d*un couple thermoélectrique serait due comme Tadmet Kohlrausch, aux chutes de température ment, le passage du courant provoquerait un phénomè équivalent à la force électromotrice, comme Texige le ] cipe thermodynamique. Ce phénomène calorifique repH partie de TefTet Thomson et il se produirait en outre ui chaleur correspondant à l'autre partie de l'effet Thomi Peltier.
Dans les couples thermoélectriques, la force électron nant 4e la chute de température est indépendante de tion (en supposant les dissolutions très étendues).
C. FREDENIIAGEN. — Entwurf einer allgemeinen Théorie Lôsungskonstanten und SpannuDgsreihen, sowie der Lôslichke tion von Snuren und Basen (Essai d'une théorie générale des dissolution et des séries de tension des électrolytes, ainsi que et de la dissolution des acides et des bases). — P. 285-332.
Au point de vue thermodynamique, la dissociation i est caractérisée par la condition que les composantes liquide ne peuvent être introduites dans la dissolutio: enlevées que simultanément en quantités équivalentes binaire). Si les molécules sont entièremeni libres, il fai libre que toutes les composantes possèdent dans leurs le même potentiel chimique. Si, dans l'une des phases, sont entièrement libre et que, dans l'autre, les prodi sociation soient assujettis à l'équivalence binaire, 1 réalisé quand les corps non dissociés ont le même potei et les produits de dissociation la même différence de mique dans les deux phases.
Les actions dissociantes sont définies par le travail obtenu par le transport isothermique et réversible d' d'une combinaison déterminée de la phase gazeuse c liquide.
Si k et k! sont les constantes d'affinité d'une combii phase gazeuse et la phase liquide, m le rapport des c
ANNALEN DER PHYSÏK aison non dissociée dans ses deux phases, on a :
aient qai dépend des actions dissociantes on associantes t, et qai est égal à i quand ces actions sont nnlles. H essaire d'admettre Texistence de telles actions dans le lociation électroly tique des acides et des bases, ions qui s'exercent entre les molécules du dissolvant
établir entre les produits de la dissociation la relation i binaire et indirectement aussi entre les produits de les corps dissous ; elles tendent en effet à rendre égales s d'afiinité k^' et k^ entre l^J^orps dissous, d*une part,
son an ion. d*autre part.
, quand les actions moléculaires sont très grandes et ment /r^' i=r k^\ on a :
k^ =. kl ■=: y/k^k^j
les constantes d'affinité pour la phase gazeuse. Faraday est une loi limite. Son degré d'exactitude lux circonstances : 1^ de la grandeur de la force qui [uivalence binaire, et 2^ de la différence entre les consité k^ et A3. La loi s'écartera donc d'autant plus de la !S actions moléculaires sont moindres; pour un même plusieurs corps dissous, son degré d'exactitude sera apport des constantes d'affinité A, et A,, ce qui est coa- :périence.
M. Lamottb.
lES. -~ Ueber eiae Théorie des elektrischen VerhaltensderLeiler B (Théorie des propriétés électriques et diélectriques des conducième classe). — P. 332-346.
cipale de cette théorie est que le pouvoir inducteur spé* d surtout du degré de la dissociation en ions, tandis 3tibilité spécifique dépend plutôt du nombre des ions 3sse de migration. Le pouvoir inducteur serait d'autant ne les produits de la dissociation obéissent plus exaete-
ANNALEN DER PHYSIK 191
ment à I4 loi d'équivalence binaire ; par suite, il doit croître avec la condensation du système, ce qui est conforme aux faite observés.
Le pouvoir inducteur des dissolutions diffère peu de celui du dissolvant pur ; la variation provient seulement de la variation des actions moléculaires et de la densité.
La conductibilité est fonction de trois variables, le degré de dissociation, les actions moléculaires et les vitesses de migration. Le degré de dissociation peut ou bien augmenter ou bien diminuer quand la température s'élève, car la masse active du dissolvant augmente, tandis que les constantes d'affinité diminuent. Les actions moléculaires décroissent toujours quand la température s'élève ; les vitesses de migration augmentent. A priori^ on ne peut donc rien dire du sens dans lequel une élévation de température influera sur la conductibilité.
Dans les dissolutions, la question est encore plus compliquée, parce qu'il faut tenir compte de la dissociation électrolytique des corps dissous. La constante d'affinité d'une combinaison dissoute dépend de la température à double titre : d'abord parce que la constante d'affinité de cette combinaison dans la phase gazeuse dépend de la température, ensuite parce que les actions moléculaires du dissolvant en dépendent également. L'effet résultant dans le cas des acides et des bases est une augmentation de l'affinité avec la température. Aussi la dissociation ne doit être considérée qu'en partie comme une dissociation électrolytique. Les vitesses de migration croissent avec la température, mais l'influence du dissolvant reste prépondérante. Il s'ensuit que la conductibilité d'une solution étendue croîtra, quand la température s'élève, jusqu'à un maximum, qu'elle atteindra pour une température d'autant plus haute que les constantes critiques du dissolvant sont plus grandes : c'est effectivement ce qu'on observe.
M. LàMOTTE.
A. HEYDWEILLER. — Ueber dieleklrische Festigkeit leitender FlQssigkeiten (nach Vertuchen von P. Leppelmaon mitgoteièt) (Rigidité diélectrique de liquides conducteurs, diaprés Jes expériences de P. iteppeioBAïui). -* P. 346-393.
L'augmentation de la conductibilité est accompagnée d'une diminution de la rigidité diélectrique de l'eau vis-à-vis des variations rapides du potentiel. Cette diminution rapide, quand la condttotibi- J. de Phys,, i* série, t. IV. (Novembre 1905.) 53
798 ANNALEN DER PHYSIK
lité est faible, devient beaucoup plus lente quand la conductibilité est grande. On ne constate aucune influence de la nature de la substance dissoute.
M. Lamotte.
W. HOLTZ. — Der négative Bûschel mit Stiel und Zweigen in freier Luft (Aigrette négative avec tige et branches dans l'air libre). — P. 353-359.
Cette aigrette s'obtient sous diverses formes quand on recouvre Télectrode négative de plusieurs épaisseurs de papier de soie (jusqu'à 150) ou bien d'un tube d'ébonite percé d'un trou très fin.
M. Lamotte.
F. BRAUN. — Der Mecbanismus der elektrischen Zerstâubung. Schmeizen von Kohlenstoff. Zerlegung von Metallegierungen (Mécanisme de la pulvérisation électrique ; fusion du carbone; décomposition des alliages). — P. 339-364.
11 s'agit de la pulvérisation par la décharge d'une batterie d'un fil métallique placé entre deux lames de verre. Les métaux sont volatilisés, ainsi que le prouvent les photographies de la décharge ; le spectre de cette décharge est discontinu. Le carbone est fondu ; l'examen microscopique du dépôt permet de reconnaître des globules fondus ; mais le spectre est continu.
Si on volatilise, par une décharge d'intensité convenable, un fil de laiton, on trouve le cuivre et le zinc séparés.
Les dépôts ont l'aspect métallique, et il ne paraît pas qu'il y ait oxydation.
M. [-.AMOTTE.
B. WALTEK. — Ueber eine von Strahlcn des Radiotellurs in der atmosphâriscben Luft erzeugte neuc Strahlung (Nouvelle espèce de rayonnement i>roduite dans l'air atmosphérique par les rayons du radiotellure). — P. 36'7-375.
Un échantillon de radiotellure placé au-dessus d'une plaque photographique dans l'air impressionne la plaque beaucoup plus vivement sous une lame de verre épaisse de 0'"™,15 que sous une feuille d'aluminium de 0°"*,0091. D'après l'aspect de l'ombre portée par un fil métallique, on est conduit à supposer qu'il s'est produit un rayonnement de nature lumineuse, ayant sa source dans l'air qui environne le radiotellure.
ANNALEN DER PHYSIK 799
Au moyen d'une série d'absorbants, on trouve que les longueurs d'onde de ce rayonnement sont comprises entre 350 et 290 fifx ; le maximum d'intensité correspond à 300 ;jl;jl.
L'air est bien la source de l'émission, car elle ne se produit pas dans le vide ou quand le radiotellure est entouré d'eau. Elle est beaucoup plus intense dans l'azote que dans l'air, très faible dans les autres gaz. C'est donc l'azote qui semble être la source proprement dite de cette émission.
M. Lamotte.
R.'POHL. — Ueber das Leuchten bei Ionisation von Gasen. Zur Deutung der Versuche des Hm. B. Waller (Luminescence des gaz pendant l'ionisation. Signification des expériences de M» Walter). — P. 375-318.
D'après les expériences de M. Pohl, l'émission lumineuse observée par M. Walter serait un cas particulier d'un phénomène tout à fait général. Tous les gaz émettraient de la lumière dans tout le spectre, au moment où se produit leur ionisation.
M. Lamotte.
A. SGHMIDT. — Werte der erdmagnetischen Elemente in Potsdam fur das Jahr 1904 (Valeurs des éléments magnétiques terrestres à Potsdam pour l'année 1904). — P. 378-380.
Déclinaison
Inclinaison
Composante horizontale.
— nord . . . .
-— est
— verticale . .
Intensité totale
D — 90 39,40 I -{- 66° 19,6' N H 0,18880 gauss X -h 0,18612N Y — 8,031670 Z + 0,43065 F 0,47021
M. Lamotte.
P. LENARD. — Ueber die Lichtemissionen der Alkalimetalldâmpfe und Salze, Ober die Zentren dieser Emissionem (Emission lumineuse des vapeurs et des sels des métaux alcalins, et centres d'émission correspondants). — P. 197-247.
L'auteur a établi, dans des publications antérieures, que :
l"* Les flammes colorées par des métaux alcalins contiennent des
800 ANNALEN DER PHYSIK
ioQS (*) électrisés positivement, car dans un champ électrique ils
subissent une action dirigée suivant les lignes de force (^) ;
2^ L'arc électrique se compose de flammes emboîtées les unes dans les autres et séparées par des intervalles obscurs; la flamme extérieure (gaine) émet les raies de la série principale ; les flammes intérieures émettent les raies des séries secondaires, chaque flamme correspondant à une seule série (^).
Le mémoire actuel est consacré à l'émission des flammes colorées par des sels alcalins, et à rémission de ces sels eux-mêmes, qui n'avait pas encore été constatée. Les méthodes d'observations rappellent celles qui ont servi à l'étude de l'arc. Pour observer rémission globale d'un sel, on pointe un microscope horizontal faible sur la perle soutenue à Textrémité d'un fil de platine fin (0*"",2) dans la flamme du Bunsen (avec des perles plus grosses et un fil d'iridium de 1 millimètre dans la flamme du chalumeau oxhydrique, on peut observer à l'œil nu) ; pour l'étude spectrale, on substitue à l'oculaire du microscope un spectroscope de poche sur la fente duquel l'objectif projette, avec un agrandissement de 2 environ , l'image de la perle ou du point de la flamme que Ton veut étudier; on utilise également des écrans colorés convenablement choisis, à travers lesquels on observe la flamme. Voici les résultats obtenus :
Tous les sels d'un même métal émettent une lumière de couleur déterminée, indépendante de Tacide (sauf pour les phosphates et les borates, où Tacide intervient), caractéristique par conséquent du cation métallique. Cette lumière, vert jaunâtre avec Rb et Cs, vert franc avec K, bleu de ciel avec Na, bleu pâle avec Li, n'est d'ailleurs observable que si la perle saline est parfaitement limpide ; le moindre trouble dû à Tattaque du fil qui la soutient fait apparaître la couleur jaunâtre du platine chauffé. Examinées sur un fond lumineux formé par un filament de lampe à incandescence, les perles ont une couleur complémentaire de leur couleur d'émission.
Le spectre d'émission des sels fondus est identique au fond continu sur lequel se détachent les raies des spectres des métaux alcalins ; de plus, en réunissant au moyen d'une lentille à court foyer, sur un
(>) L'autear appelle ion un alome ou un complexe d'atomes portant ane cbarge électrique proportionnelle à sa valence, comme dans rélcctrolyse.
(2) Ann. d. Phys., t. IX, p. 642-651; 1902; — et J. de Phys., 4- série, t. II,
P) Ann. d. Phys., t. XI. p. 636-650; l!r03; — et J. de Phys., 4* série, t. II.
ANNALEiN DER PHYSIK 801
papier blanc, les radiations composant ce spectre (après avoir masqué les lialos ou élargissements des raies de la série principale)^ on retrouve exactement la couleur des perles (^).
La distribution de l'émission métallique dans la flamme du Bunsen est la suivante : S^ [fig> i) n*émet que les raies de la série principale, que Ton rencontre encore en M^, où elles sont plus intenaes qu'en S.
FiG. 1.
Les haloB de la série principale proviennent de M, et de M^, surtout de M^ ; le fond continu ne provient que de M^ ; les raies secondaires, quand elles existent, proviennent de M^, rarement de Mj, où elles sont alors beaqcoup plus faibles ; rémission métallique du cône est la même que celle de la partie de Mj qui Tentoure immédiatement. La localisation des centres d'émission, bien qu'incontestable,' n'est pas aussi nette que dans l'arc ; le résultat le plus remarquable est l'identité des régions d'émission du fond continu et des séries secondaires, identité qui conduit à regarder le fond comme dû à un élargissement considérable des raies de ces séries.
L'émission lumineuse, déterminée par la nature des centres d'émission, est étroitement liée aux phénomènes de déplacement ou migration électrique des centres. Si le sel est placé de manière à colorer la gaine seule, on constate qu'elle ne s'incline pas dans un champ électrique; seules, les régions M, et M, sont sensibles au champ.
(i) On sait que le fond est formé de deux parties indépendantes, les halos des raies de la série principale et le fond proprement dit, sur lequel apparaissent parfois, surtout avec Rb et Gs, dont le poids atomique est élevé, les raies des séries secondaires.
802 ANNALEN DER PHYSIK
Il en est de même dans Tare ; des expériences directes ont montré que la gaine n'est pas sensible au champ ; seules, les flammes intérieures sont influencées. Si par exemple on introduit dans un arc horizontal une jnince tige de charbon tenue par un manche isolant et portant un sel de lithium, on observe les phénomènes suivants : si le lithium est dans la gaine, la partie supérieure de la flamme, dont la direction sensiblement verticale montre qu'elle n'est pas influencée parle champ électrique entre les charbons, se colore seule ; s'il arrive dans une des flammes intérieures, la flamme entière, entre la tige auxiliaire et le charbon négatif, se colore en rouge, par diffusion des vapeurs; si on le place dans la flamme du charbon négatif, la flamme 4)ositive ne se colore pas.
On peut déduire de ces faits la théorie suivante : les centres d'émission de la série principale sont des atomes métalliques neutres, et ceux des séries secondaires des ions, rendus positifs par la perte d'un ou plusieurs électrons négatifs (i pour la première série, 2 pour la deuxième, etc.); comme raisons à l'appui de cette hypothèse, on peut signaler la prépondérance de la première série secondaire correspondant à la monovalence des métaux alcalins, et l'importance relative croissante avec le poids atomique des autres séries, correspondant à une tendance croissante à la polyvalence (existence de CsP).
Le fait que les mêmes centres donnent dans l'yrc des raies et dans les flammes des halos ou un fond continu s'expliquerait par une action de milieu. L'influence des molécules voisines introduit dans l'émission des centres eux-mêmes une hétérogénéité primaire qui augmente du fait de la propagation à travers des couches absorbantes formées de centres pareils et 'troublés [hétérogénéité secondaire, distinction déjà faite autrefois par M. Gouy (*)],
L'existence d'atomes métalliques dans l'arc ou la flamme serait due à la réduction du sel par le charbon ou l'hydrogène, ou encore à la dissociation thermique. Les atomes ainsi libérés, perdant et reprenant des électrons, pourraient se trouver dans la flamme sous trois états différents : i^ liés dans une molécule ; 2^ libres et neutres ; 3^ libres et positifs. Ainsi, dans la flamme verte donnée par l'acide borique, qui n'est pas réductible par le charbon ou l'hydrogène, on ne voit pas les raies du bore (atomes liés) ; elle est à peine sensible
(1) Ann. de Cliim. et de Phys.. 5* série, t. XVllI, p 1; 1879.
ANNALEN DER PHYSIK 803
aux forces électriques ; si on introduit un sel alcalin dans la perle d'acide borique, le déplacement électrique de la flamme est beaucoup augmenté, et ce sont les vapeurs vertes qui se déplacent (mise en liberté de B par K, Na ou Li, qui sont des réducteurs de B^O^). Les atomes sont alternativement neutres et positifs, car, si on observe successivement à travers des milieux transparents pour D et pour le bleu violet du fond continu une flamme de sodium placée entre deux plaques électrisées, on voit monter de la perle, avec la même inclinaison vers la plaque négative, tantôt une traînée jaune, tantôt une traînée bleue ; le champ électrique ne sépare donc pas les centres d'émission.
On appellera émissif un atome (ou une molécule) perdant des électrons sous l'action d'une cause extérieure quelconque ; le rayonnement cathodique secondaire, les actions photo-électriques, fournissent des exemples d'e'missivùé. Le cas des flammes doit se rapprocher du précédent, les vibrations lumineuses étant remplacées comme causes d'ébranlement par les chocs mutuels des atomes, conséquence du mouvement caloriflque. Si l'on attribue la conductivité des métaux à l'existence d'électrons libres, l'émissivité qui en est la conséquence ne peut pas avoir pour cause une action thermique, puisque l'élévation de température diminue la conductivité ; mais elle pourrait être due à une action de voisinage (Nàhewirkung)^ action réciproque des champs électriques de deux atomes se pénétrant l'un l'autre grâce à la très faible distance des atomes.
Dans les flammes, cette action de voisinage interviendrait au moment des chocs, et l'émissivité devrait augmenter avec la température. On constate en effet que l'émissivité fait défaut dans la gaine de la flamme du* Bunsen (série principale seule) ; elle est maxima dans la région moyenne externe, la plus chaude. La flamme de l'alcool, moins chaude, ne donne pas les séries secondaires; leur intensité augmente dans la flamme du chalumeau oxhydrique. Pour l'arc, on ne possède pas de renseignements détaillés ; l'auteur a cependant montré que la température s'élève de l'extérieure l'intérieur (*), chaque flamme représentant une région à température sensiblement constante et le point le plus chaud étant à l'attache des flammes sur les charbons. P. Lugol.
(1) Un arc dévié par un aimant et reçu sur une plaque de zinc pas trop épaisse y creuse par fusion des trous dont le diamètre correspond exactement à l'aspect des flammes examinées à travers des écrans colorés.
RAUN. — Optische Doppelbrcchung in isotropen, geschichtei (Double réfraction optique dans des milieux isotropes stratifiés). —
tions sur une matière siliceuse, qui se forme dans des \ internœuds de certaines graminées, constituant de petites 'ondies ressemblant à du verre dépoli, et appelée Taba-
P. LUGOL.
REVUE DBS TRAVAUX ITAUBlfS;
2* semestre 1903.
D. PACINl. — Sulia scarica per effluvio in seno ai gas décharge par effluve au sein des gaz). — Rendiconti dei Lincei, t. XIÏ, p. 21; 5 juillet 1903.
r a déterminé la différence de potentiel à partir de laquelle é commence à s'échapper d'une pointe métallique placée m disque pour charger celui-ci, lorsqu'on fait varier la e la pointe au disque et la nature du gaz traversé. L'élecur commencer à passer lorsque la pointe est chargée posinécessite une différence de potentiel supérieure à celle qui pointe est chargée négativement, vec Vair sec, M. Pacini a obtenu les résultats suivants :
Différence de potentiel à laqutlie i'éleclricilé ance de la pointe commence à paaaer
*" disque pointe -f ' pointe —
0,5 '+ 2.740 volts — 2.200 volts
stance opposée par le gaz à la décharge va en augmen ue le chemin moléculaire moyen diminue. Ainsi, pour une
rnï'i
distance de 10 centimètres, on u :
Différeoee de poteotiel à laquelle Chemin moléculaire
rétectrieité eomroenee à passer moysn
Hydrogène — 2.150 430X10-*
Oxyigène — 3.350 365
Air — 3.470 360
Acide carbonique. ... — 3.740 265
Enûn, si Ton forme le rapport des potentiels correspondant à une pointe positive et à une pointe négative pour une même distance, on trouve qu'il est sensiblement constant pour les divers gaz étudiés.
T. BOGGIO. ^ Sulla legge elementare di Weber relativa aile azionl elettrodinamiche di due cariche elettriché in movimento (Sur la loi élémentaire de Weber relative aux actions électrodynamiques de deux charges électriques en mouvement).— Rendiconti dei Linceiy t. XII, p. 14 et 54 ; 5 et 19 juillet 1903.
On connaît les objections faites par Helmholtz, entre autres, à la loi de Weber. L'auteur s'est proposé d'établir une loi analogue en la déduisant des théories électrodynamiques modernes. Utilisant les résultats indiqués par M. Levi-Civita (^), il forme les potentiels retardés dus à l'action de chacune des deux masses électriques et, par ceux-ci, les composantes à l'endroit de Tune d'elles de la force électrique due à l'autre.
M. Boggio étudie le cas où les deux charges restent reliées rigidement et, comme application, traite le cas d'une couple de charges tournant uniformément autour du point situé au milieu du segment qui les relie. La force électrique diminue lorsque la vitesse angulaire augmente et s'annule même pour une valeur un peu inférieure à la vitesse de la lumière.
L'auteur termine en examinant le cas où la rotation a lieu autour d'un point quelconque de la droite qui joint les deux points chargés.
R. MAGINI. — Spettri ultravioletti di assorbimento degli isomeri orto, meta e para (Spectres ultra-violets d*ahsorption des isomères ortho, meta et para]. — Bendiconti dei Lincei, t. XII, p. 87 ; 19 juillet, et p. 260 ; 4 octobre 1903.
L'auteur a étudié l'absorption dans la région ultra-violette du (1) Ann. de la Faculté des Sciences de Toulouse^ 1902.
spectre pour les doubles dérivés benzéniques, phénols bivalents,
acides oxybenzoïques, amido-benzoîques et phtaliques.
Tous ces composés présentent une très forte absorption, qui est du même ordre de grandeur que pour les métaux. Le pouvoir absorbant croît dans Tordre meta, ortho et para : les isomères meta et ortho sont analogues, tandis que le para présente un pouvoir absorbant extrêmement intense et indépendant des deux autres.
La position des groupes d'une molécule a donc une influence caractéristique sur l'absorption des rayons ultra-violets qui n'est pas une propriété additive.
R. MAGIXI. — I raggi ultravioletti e l'isomeria stereochimica (Les rayons uUra- violets et risomérie stéréochimique). — Rendiconti dei Lincei^ t. XI! , p. 297; 18 octobre 1903.
Lorsque les isomères stéréochimiques présentent une concordance complète de leurs propriété!» physiques, excepté pour le pouvoir rotatoire (asparagines, acides tartriques), l'absorption des rayons violets est identique.
Si les isomères présentent une double liaison déterminant une forme cis et une forme irdns^ tels que les acides maléique et fumarique, l'absorption est différente, mais du même ordre de grandeur.
Ces résultats confirment les conclusions du précédent mémoire.
H. MAGINI. — Relazione fra il doppio legame e Tassorbimeiito nello spettro ultravioletto (Relation entre la double liaison et Tabsorption dans le spectre ultra-violet). — Rendiconti dei Linceiy t. Xll, p. 356; 8 novembre 1904.
Rassemblant les résultats précédents et ceux déjà obtenus par Pauer, l'auteur montre que l'énorme pouvoir absorbant observé semble caractéristique de la double liaison que l'on rencontre dans les composés étudiés.
R. MAGINL ~ Spettri ultravioletti di un composto tautomero (Spectres ultraviolets d'un composé tautomére). — Rendiconti dei Lincei^ t. XII, p. 104; 1 février 1904.
L'étude porte sur l'éther acétylacétique, qui peut passer spontanément d'une modification à une autre. L'examen du spectre d'absorption ultra-violet permet de suivre cette transformation et a conduit
REVUE DES TRAVAUX ITALIENS Fauteur à repousser Thypothèse des deux formes chimiqu rentes admises pour ce corps.
A. ZAMPETTI. — Birifrangenza elettrostatica nei miscugli liquidi (Bii électrostatique des mélanges liquides). — Rendiconti dei Lincei, t. ) 2 août 1903.
Les recherches antérieures n'ont conduit à aucune lo L*auteur a repris les essais et a opéré spécialement sur < tances dont la constante de Kerr est de signe contraire. Les ont été effectuées par comparaison; la biréfringence était ce par celle d'une lame de verre comprimée.
Les liquides étudiés sont :
Sulfure de carbone Constante 3,70 X 10"
Benzène 0,46
Chloroforme — 3,80
Bromoforme ■— 3,34
M. Zampetti attribue les résultats singuliers obtenus poui mélanges par Schmidt(^) à la dispersion de la lumière variable d'un mélange à Tautre.
Il est à noter qu'un mélange soumis pour la première fois dû champ donne un effet instantané que Ton ne retrouve la suite.
Les courbes obtenues par M. Zampetti en prenant les précédents deux à deux, et portant pour chaque groupe la tion du mélange en abscisses et la constante en ordonnées, lignes sensiblement droites, de telle sorte que la relation constante du mélange et celles des corps purs a la forme :
V2 étant le volume du liquide de constante Kj. Elle est ai celle d'où est parti Quincke; mais les résultats de M. s'écartent beaucoup moins de ceux calculés que les précé( écarts ne dépassent pas 10 0/0, sauf cependant pour les mé
(>) ScHMiDT, Drud. Ann., t. VII, p. 142; 1902.
constantes ont des signes contraires, au voisinage correspondant à la constante nulle.
la trasformazione in correnti elettriche délie radiazioni inciiiperûcie reflettente ia movimento (Sur la transformation en les des radiations tombant sur une surface réQéchissante en \endiconti dei Lincei^ t. XI!, p. 346; 8 novembre 1903.
' Lincei a publié lo mémoire de Uartoli remis sous mars 1882. Cette publication présente un réel intéouvre le champ à des expériences qu'il serait utile $ la mort a empêché l'auteur d'essayer.
Lgone fra le radiazioni attinica e termica del sole a Castel- 'estate del 1903 (Comparaison entre les radiations actinique }1 À Castelfranco pendant Kété 1903). — Rendiccnti dei Lincei, ovembre 1903.
expériences de Tauteur que le coefficient de transux radiations calorifiques est environ deux fois et d que celui des radiations actiniques. Le rapport nstant pour les diverses hauteurs du soleil dans un
ulosité du ciel augmente, le coefficient de transpaadiations actiniques du soleil diminue relativement ions thermiques.
Suirattrito interno dei liquidi isolanti in un campo elettrour le frottement interne des liquides isolants dans un champ - Rendiconti dei Lincei, t. XII, p. 363 ; 8 novembre 1903.
liant les difficultés rencontrées par M. Bouty (') dans ur la. cohésion diélectrique des gaz pour faire agir )statique sur un gaz renfermé dans un récipient de ute sur l'existence de ce champ dans les expériences éterminer par la méthode de PoiseuUe l'inQuence ir les diélectriques liquides.
s faites par des méthodes autres que celle de Poiirs donné des résultats différents.
iys., !• série, t. II, p. 401 ; 1903.
[/auteur reprend Tétude de la question et applique la m O. Meyer('), qui consiste à observer les oscillations d'un plat rempli de liquide et oscillant autour de son axe.
Le liquide à étudier est contenu dans un condensateur C} formé par deux disques métalliques horizontaux séparé anneau d'ébonite. Le condensateur est tenu par une si bifilaire; le plateau inférieur est muni d*une tige plongean mercure; le fil de suspension, d'une part, et le mercure, c sont reliés aux pôles d'une bobine. La méthode consiste à Tamortissement du cylindre mis en oscillation.
Les liquides essayés sont le benzol, le xylol et le pétrol peut employer ni les liquides susceptibles d'attaquer l'éboni le chloroforme, ni les huiles à cause de leur trop grande
Les expériences ont été faites à 13.000 volts; on a consta benzol une augmentation de viscosité de 1,5 0/0, pour le x et pour le pétrole 1 0/0 environ.
G. GUGLIELMO. — Suila delerminazione deila tensione superficiale coi metodi délie goccie cadenti e délie boLle gazose (Sur la détermir tension superficielle des liquides par les méthodes des gouttes toi des bulles gazeuses). — Rendiconti dei Lincti, t. XII, p. 462; 2i nove
G. GUGLIELMO. — Intorno ad un coraplelo igrometro ad assorbimei tionnement dans remploi des hygromètres A absorption). — Rem Lincei, t. XII, p. 551 ; 6 décembre 1903.
G. GUGLIELMO. — Intomo ad alcune modificazioni del volumenom modo d'usarlo ed intorno ad un volumenometro a peso (Sur une n du voluménomètre et la manière de s'en servir et sur un volunK poids). — Rendiconti dei Lincei, t. XII, p. 611; 20 décembre 1903.
L'aviear indique une modification du voluménomètre d€ permet d'atteindre la même précision que les voluménomè naires sans nuire à sa simplicité. La précision peut même mentée en remplaçant la lecture directe des variations d et de pression par des pesées de mercure.
(•)M€TER,IVi></. .4nn.,t. XLIILp. i; 1891 ; — et J. r/e /%»., 3*»érie,
L. CASSUTO. — Sulla solubilità dei gas nei liquidi (Sur la solubilité des gaz dans les liquides). — Il Nuovo Cimento^ 3* série, t. VI, p. 5 ; juillet-août 1903.
L'auteur n'a pas employé Tabsorptioinètre de Bunsen à cause de Taction possible du mercure ; Tappareil auquel il a eu recours est constitué par un tube capillaire gradué communiquant avec un récipient cylindrique renfermant un cylindre creux en fer doux complètement recouvert de verre pour éviter toute action du fer sur le gaz. Le liquide est introduit dans le récipient, et l'agitation se fait au moyen de la pièce de fer doux sous Taction d'une bobine traversée par un courant périodiquement interrompu. Les expériences ont été poussées jusqu'à 10 atmosphères.
Le coefficient de solubilité est défini par le rapport du volume de gaz dissous (mesuré à la température et à la pression de l'absorption) au volume du liquide.
Les coefficients de solubilité des gaz hydrogène, oxygène, azote et oxyde de carbone dans l'eau aux pressions voisines de la pression atmosphérique sont à très peu près constants. Lorsque la pression augmente, le coefficient diminue, en s'écartant de la loi de Henry, comme Wroblewski (*) l'a observé pour l'anhydride carbonique. L'écart avec la loi de Henry s'accentue quand la pression croît.
Les résultats de Bohr et Boch(^), sur la diminution du coefficient quand la température augmente, sont vérifiés.
A. BERNINI. — Suirinfluenza délia temperatura nella conducibilità elettrica del sodio (De l'influence de la température sur la conductibilité électrique du sodium). — // Nuovo Cimento, o* série, t. VI, p. 21 ; juillet 1903.
A. DERNINI. — Suirinfluenza délia temperatura nella conducibilità elettrica del potassio (De rinfluence de la température sur la conductibilité électrique du potassium). — // Nuovo Cimento, 5« série, t. VI, p. 289 •,. novembre 1903 .
La variation brusque de la résistivité à la température de fusion permet de déterminer exactement cette température.
L'auteur a étudié le sodium et le potassium. Les résultats de ses mesures sont les suivants :
Sodium : Résistivité à 0°. . . . 0,050407
(>) Wkoblewski, Wied.An7i., t. XVII, p. 103; 1881; t. XVIII, p. 290; 1883. (2) BoHR et Bocii, Wied. Ann., t. XLIV,p. 318; 1891.
Coefficients de température :
de O» à 9703 0,004386
de 98%5 à 120« 0,003328
Rapport entre la résistance a Tétat liquide et la résistance à Tétat solide à la température de fusion : 1,356. Température de fusion : 62**.
Potassium: Résistivité à O*. . . . 0,070146
Coefficient de température :
de 0° à 610 0,0058tO
de 620,5 à 130* 0,004184
Température de fusion : 97°, 6.
Rapport entre les résistances aux états liquide et solide à la tem* pérature de fusion : 1,392. i
E. CASTELLI. — Un osciilatore elettrico a capacità variabile (Un oscillateur électrique à capacité variable). — // Nuovo CimentOy 5* série, t. VI, p. 49; juillet-août 1903.
La capacité de l'oscillateur consiste en deux cadres, Fun primaire, Tautre secondaire, placés vis-à-vis et portant chacun deux feuilles d'étain enroulées sur une tige-support. On peut faire varier la distance des cadres et la surface des lames en regard.
L'auteur a observé que si, dans une région nodale, on déplace le pont de part et d'autre du nœud, le tube de Geissler se maintient lumineux même pour des distances du nœud telles que, si on les atteignait en rapprochant le pont au lieu de l'éloigner, il n'y aurait aucune luminosité.
M. CANTONE. — Sull' influenza che puo esercitare il mezzo ambiènte nei fenomeni elastici (Sur Tinfluence que peut exercer le milieu ambiant dans les phénomènes élastiques). — // Suovo Cimenlo^ 3* série, t. VI, p. 89; août 1903.
Résultat négatif.
REVUE DES TRAVAUX ITALIENS 8iS
E. DRAGO. — Sulle opposte varlazioni di resistenia âei coherer a perossklo di piombo per influeaza délie onde eiettriche (Sur les Tariations opposées de résittance des cohéreurs à peroxyde de plomb sous Tinfluence des ondes électriques). — // NuovoCimento, 5* série, t. VI, p. 197; septembre 1903.
M. Drago avait précédemment signalé (') que les cohéreurs à PbCP et à CuS, connus comme augmentant de résistance sous Tinfluence des ondes, diminuent au contraire dans certaines conditions.
L^augmentation de résistance a lieu pour les ondes intenses et la diminution pour les ondes très faibles, et elle croît avec la durée de Taction.
La cause de Taugmentation est la destruction des ponts conducteurs précédemment établis, comme Tauteur a pu le reconnaître par Texamen microscopique.
Les phénomènes ne se manifestent qu'avec des poudres extrêmement fines.
E. BRUNE et C. TURCHI. — Nuovo sistema di telegrafia e telefonia simalt«aea (Nouveau système de télégraphie et téléphonie simultanées). — // Nuovo Cimenta, 5* série, t. VI, p. 221 ; octobre 1903.
Les auteurs ont étudié le problème général suivant :
Étant donnés deux courants alternatifs de fréquence différente passant par un même circuit, éliminer à volonté Teffet de Tun d^evx.
Le courant téléphonique et le courant induit provoqué par les courants télégraphiques ont tous deux le caractère alternatif, avec fréquence différente ; la solution du problème général entraîne donc celle du cas particulier où il s'agit de rendre nuls les effets des courants télégraphiques induits et de laisser subsister ceux du courant téléphonique.
Considérons un circuit fermé qui, sur un certain parcours, se sépare en deux branches de même résistance ohmique, constituant UB enroulement différentiel sur un noyau de fer doux. Si les deux dérivations ont une impédance différente, il est possible avec ud courant de fréquence donnée de régler les deux impédances, de
(») AUi Ace. Gicmiu di Calmnia^ 4* série, t. XVH;— /. de PAyt., 4* série, t. II, p. 540; 1903.
J. de Phys., 4- série, t. IV. (Novembre 1905.) 54
sorte que le flux à travers le noyau soit nul. Si donc deux courants de fréquence a| et as parcourent le circuit et si celui-ci est téglé pour la fréquence a^, le courant de fréquence a, seul donnera un Ûnx diflerent de zéro.
Si le noyau de fer doux est celui d'un téléphone, celui-ci révéle^a seulement les eiïpts du courant a, et, d'une manière générale, de tous les courants de fréquence diiïérente de a, ; ce circuit servira donc de séparateur.
La discussion analytique montre que le séparateur n'élimine pas seulement les effets de courant de fréquence donnée, mais aussi ceux des courants dont la fréquence est très voisine de celle qui donne l'élimination parfaite. En outre, pour une fréquence peu différente, l'a membrane téléphonique, par son inertie, ne manifestera pas d'action. 11 y a ainsi une zone de tolérance.
O.-M. CORBINO. — Sulia produzione di campi rotanti per mezzo di coirenti dî scarica sinusoidali o smorzate (Sur la production des champs tournants par les couraats de décharges sinusoïdaux ou amortis). — Assôciazione Elettrotecnica llaliana, 8 décembre 1903.
M. Corbino étudie le système formé par un circuit alternatif bifurqué en une capacité et une résistance inductive permettant
d'obtenir deux courants alternatifs diphasés de r ) et en développe la
discussion par des calculs rigoureux. Sa conclusion est qu il est impossible avec le dispositif décrit, en se servant de charges amorties^ de produire un champ tournant amorti simple ; il serait très difficile pratiquement et probablement impossible d'obtenir même un champ donnant des effets très voisins de celui-ci.
M. Artom, sans se préoccuper de se placer dans les conditions les plus simples qui auraient été nécessaires pour des décharges sinusoïdales persistantes, a obtenu avec des décharges amorties des effets qu'il attribue à un champ tournant (^). M. Corbino fait observer qu'il n'est pas nécessaire d'admettre l'existence d'un tel champ pour expliquer les phénomènes décrits; il suffit avec un champ variant d'une manière irrégulière qu'il y ait, par suite de l'amortissement rapide, prédominance des impulsions dans un sens; pour
(') Artom, Rendiconli dei Lincei, t. XII, p. 197; 15 mars 1903 ; — et J. de Phys,. 4- série, t. I, p. 624 ; 1902.
d'uutrei expériences, deux étincelles perpendiculaires et indépe'ndantes produiraient les mêmes actions.
T. GNESOTTOetG.ZANETTI. — Ricerche sperimentali sul calore specifico deir iposolflto ai sodio soprafuso (Recherches expérimentales sur- la chaleur spéci^ fique de i'hyposulfite de sodium surfondu). — AtU del R. Ist, Veneto, t. LXII, p. 1371; 14 juillet 1903.
La question déjà étudiée par Bruner {*) pour quelques corps en surfusioo a été reprise par les auteurs pour Thyposulfite de sodium S^O'Na' + 5H^0, dont le point de fusion était 48%8. En enfermant le liquide dans des ampoules de verre très mince fermées à la lampe, on peut sans aucune difficulté maintenir le corps en surfusion, même au*de9Sous de zéro.
La méthode adoptée est celle du calorimètre de Bunsen; Tappa-, rail fêtait logé dans une enveloppe contenant de Teau partiellement congelée, de façon à rester dans une enceinte à température constante.
I^^a courbe construite pour la chaleur spécifique en fonction de la température montre que cette grandeur augmente avec la température jusqu'à une certaine température supérieure au point de fusion, et au-dessus de ce point présente un maximum, puis un minimum entre 60^ et 80^; ce minimum n*avait pas été indiqué par Bruner. (
G. ZANETTI. — Misure èel calore di fusione a 0* delPiposolfito sodico coU* ^mpiego del calorimetro di Bunsen (Mesure de la chaleur de fusion à O'deThyposulfite de sodium avec l'emploi du calorimètre de Bunsen). — Alli del R. ht. Venelo, t. LXII,p.l389; 14 juillet 1903,
La moyenne des mesures effectuées, comprises entre 36,1 et 35,4, a été de 35,7 pour la chaleur de fusion à O^de Thyposulfite de sodium fe^O^Na^ + SH^O. G. Goisot.
O. MURANI. — OsservBzioni sopra il sistemaradiotelegraflco Slaby (Observations sur le système radiotélégraphique de Slaby j. — VEleUricista^ t. Xlll, p. 85; 15 mars 1905.
Slaby considère la disposition de Marconi, consistant à placer le cohéreur relié d'une part au sol et de l'autre à l'extrémité inférieure
(ï) C. ft., t. GXX, p. 912, et t. CXXl, p. 60 ; 1895.
HEVUK DES ÏKAVAIJX ITALIENS itenne réceptrice verticale, comme défeoiaense, parce que le lur se trouverait précisément dans on nœad de variation de n. L*auteur fait observer que le cohéreur n'étant pas conducu début de Faction ne peut servir à relier Tantenne au sol ; idoit donc être considérée comme isolée, ei, dans ce cas^Vexé inférieure est un ventre comme Textrémité supérieure. Vturani a fait la vérification expérimentale en déplaçant le cohéî long d'une antenne verticale isolée.
G. GoisoT.
TELLI et F. MACCARROiNE. — Le emanazioni radioatlive soao clctite? (Les émanations radioactives sont-elles électrisées?) — L^EleilncistOy II, p. 182; 15 juin 1904.
auteurs ont expérimenté sur les émanations entraînées par un nt d'azote tantôt traversant une solution de sel de baryum et [ium, tantôt balayant la poudre de la substance d'émanation de [. Le courant d'azote passe par l'espace annulaire de deux tubes ntriques qui peuvent être plongés dans Tair liquide.
expériences n'ont pu déceler le moindre transport d'électricité, nt en concordance avec celles de Rutberfordr*) et de Mac .nd(»).
auteurs en concluent que les émanations des substances radios ne sont pas les restes d'atomes ayant perdu leurs ions positifs sont pas non plus des ions positifs mêmes.
GGIO. — Di alcune esperienze sulFossidazione delPazoto mediaote Tarco rico (Expériences sur loxydation de l'azote au moyen de Parc électrique^ 'Elellricislu, t. XIII, p. 249; 15 septembre 190i.
rc jaillit entre deux électrodes do cuivre verticales, terminées par un disque et l'autre par une pointe, et dont on peut faire r la distance. Le tout est enfermé dans un tube de verre. Les lits azotés sont déterminés par absorption dans une liqueur ne titrée, ir production augmente d'abord rapidement avec l'intensité du
*/it7. Mag., série V, t. IL, p. i; 1900; et série VI, t. V, p. 93: 1903. *hiL Mag.. série VI, t. Vil, p. 355; 1904.
REVUE DttS TRAVAUX ITALIENS
courant, puis semble atteindre une valeur constante enlr( 0,15 A. pour chaque longueur d'arc et indépendamment rant.
En rapportant les quantités de produits oxydés aux watts tate que le meilleur rendement correspond aux arcs les pi et augmente avec la pression ; mais cette augmentation e rapide que celle de la pression.
•Q. MAJORANA. — Ricerche ed esperieoze di telefonia eiettrica (Recherches et expériences de téléphonie électrique sans fil). — Ren Lincei, t. XIU, p. 86 ; 17 jaiUet 1904.
Il n'est pas nécessaire pour la téléphonie sans fil de pro ondes électromagnétiques persistantes de longueur coni] celles adoptées en télégraphie sans fil. Étant donnée une s transmission composée d'un excitateur à boules relié d'une terre et d'autre part à l'antenne, et une station réceptrice à magnétique, l'auteur montre que le problème de la téléphon peut être résolu en produisant à la station d'émission une si très rapide d'étincelles (jusqu'à 10.000 par seconde) et en r pour ainsi dire, l'intensité ou quelque autre caractère de l'éti façon que l'énergie irradiée par l'antenne puisse osciller ai amplitude et même période que les sons variables et com transmettre'.
Après avoir indiqué divers modes d'obtention d'étincellei 'quentes,en particulier l'action d'un jet gazeux sur l'étincelU entre les pôles t^ès rapprochés d'une puissante bobine, M. montre que l'on peut modiPier l'étincelle en rendant mobile boules de l'excitateur et la reliant à une membrane vibrante; met ainsi des sons et des accords; il en est de même en ag Xe jet gazeux qui souffle Tétincelle.
La transmission de la parole a été obtenue en remplaçan -vibrante de l'excitateur par un filet de mercure.
L'auteur termine en signalant les bons résultats qu'il a o faisant varier la résistance ohmique d'une des communie l'excitateur avec la terre ou l'antenne ; mais il remet à pk -description de ces dernières expériences.
G. Gois
A. GAKBASSO. — Teoria elettromagnetica deiremissione délia luce (Théorie électromagnétique de rémission de la lumière). — Memorie délia Reale Acca^ demia délie Scienze di Torino, II, LUI ; 8 février 1903.
L*auteur a déjà fait voir qu'un système de résonateurs de Hertz constitue un modèle acceptable de la matière pour un bon nombre de phénomènes (absorption, couleur superficielle, réfraction et dispersion des ondes lumineuses), dépendant tous de la structure moléculaire des corps ; il va maintenant donner une théorie de l'émission de la lumière. L'excitateur de Hertz ne peut représenter directement les atomes des corps lumineux ; sous la forme schématique de deux capacités reliées par un fil, il a une période unique de vibration, c'est-à-dire un spectre d'une seule raie. Il faut donc d'abord poser et résoudre le problème des oscillations dans un conducteur complexe, puis rechercher comment les périodes se modifient, quand un conducteur est placé en présence d'un autre, et enfin arriver au cas d'un systè'me de systèmes; alors on recherchera comment les résultats de la théorie correspondent à ceux de l'analyse spectrale.
L'auteur étudie d'abord les oscillations d'un conducteur complexe; il arrive à la conclusion que toutes les charges des capacités et tous les courants dans les fils qui les réunissent sont déterminés par une équation différentielle linéaire et homogène, la même pour toutes les variables, dont l'ordre est inférieur d'une unité à la somme obtenue en ajoutant le nombre de capacités et le nombre de fils.
L'auteur étudie successivement les conducteurs à 1, 2, 3, 4, 5 oscil* lations, puis les oscillations d'un système de conducteurs émettant un spectre de 2 ou 4 raies, ou encore 1, 2 ou 3 doublets, enfin les oscillations d'un système de systèmes. Une étude approfondie de l'équation diiïérentielle donnant les périodes propres de chaque système ^onne des propositions qu'on peut comparer avec les résultats de l'analyse spectrale: les spectres à doublets et triplets, ceux des corps composés et des gaz comprimés, et certains faits dépendant de l'isomérie ont ainsi trouvé un modèle simple et satisfaisant. Les conducteurs à fils égaux, longs et fins, répondent à la formule empirique de Kayser et Runge. L'auteur donne enfin une règle simple qui met en relation les atomes des corps élémentaires compris dans un même groupe du système périodique.
Ch. TOUREN.
A. GARBASSO. ~ Su la teoria deiranalisi spettrale (Sur la théorie de Tanalyse spectrale). — Genova^ i5 septembre 1903; — BoUzmann'Festschrifl, 1904.
L'auteur étudie le cas particulier d'un conducteur composé de trois capacités égales réunies par des fils égaux, puis il suppose deux de ces conducteurs en présense. Il pousse jusqu'au bout le calcul numérique de ce cas.
Ch. ToUREN.
A. GARBASSO. — Su la struttura degli atomi materiali (Sur la structure des atomes matériels). — Memorie délia Reale Accademia délie Scienze di Torino^ II, LIV ; 1" mai 1904.
L*auteur se propose de montrer qu'en utilisant les développements algébriques et les résultats expérimentaux, il est possible d'établir des propositions simples sur la structure des atomes et des molécules matérielles, les atomes pouvant se représenter par des conducteurs ou des systèmes de conducteurs pourvus de self-induction et de capacité. — Il montre d'abopd que, si on veut construire un conducteur capable d'émettre un spectre de n raies, on a toujours pour le problème n solutions distinctes; il cherche aussi le nombre de systèmes correspondant à un spectre déterminé.
L'auteur rappelle ensuite les recherches précédentes dans le sens indiqué : les recherches de Lockyer sur les lignes longues et brèves, les lignes basiques, la dissociation des éléments dans le soleil, puis la série de Kayser et Runge, les recherches de Lenard sur le spectre des métaux alcalins dans l'arc. Il reprend alors Tctude des spectres métalliques obtenus avec l'arc, en utilisant successivement le cuivre, le fer, l'aluminium, le zinc, le cadmium, Tétain et le plomb.
Il arrive aux conclusions suivantes : du spectre observé il ne peut résulter la structure des atomes ; il convient plutôt de rechercher en premier lieu si l'atome a pour modèle un conducteur ou un système de conducteurs : c'est le second cas qui est le plus vraisemblable. La série de Kayser et Runge correspond à des conducteurs particuliers ; dans l'étincelle et dans l'arc, les atomes ne se dissocient pas, mais dans les diverses régions on a des spectres différents, et les divers conducteurs desquels les atomes résultent sont différemment excités. Il n'existe pas de lignes basiques au sens de Lockyer; enfin
3 atomes de quelques métaux sont probablement dissociés dans le leil. Ch. TouRKN.
A. GARBASSO. — Su gli apettri délie stelle variabili (Sur les spectres s étoiles variables). — GenovOy Istituto FUico délia B, Universilày mai 1904.
Toute une littérature s'est formée sur les spectres des étoiles riables; on a essayé la reproduction expérimentale des phénoënes caractéristiques qu'elles présentent. Les raies d'un même rps sont divisées en deux séries, dont Tune est déplacée vers le uge, l'autre vers le violet, les premières brillantes, les dernières nversées. On a d'abord expliqué ceci par le principe de I>oppler ; ais il faut alors supposer qu'on a deux astres distincts dont l'un ipproche et l'autre s'éloigne, agissant le premier par émission, le luxième par absorption. — On a ensuite eu recours à la pression li serait très grande, ce qui donne une explication insuffisante. — 3ert fait intervenir les phénomènes d'absorption élective et de disirsion anomale constatés dans les vapeurs de potassium et de dium, ce qui ne suffit pas encore.
L'auteur propose une nouvelle explication rattachée à ses publitions antérieures, en appliquant les mêmes hypothèses au cas tuel. 11 admet donc : qu'il existe dans Tastre un élément dont les omes sont formés de deux conducteurs distincts; que lesatomessont ssociés, au moins en majeure partie ; que, dans l'espace interne, un s deux conducteurs prévaut, et que, dans l'espace externe, c'est utre conducteur qui prévaut.
L'auteur fait le calcul général d'un conducteur à trois oscillations et iin système de deux conducteurs à trois oscillations; puis il fait un Icul numérique en précisant les données, et il obtient les longueurs 3nde correspondantes^ Ces résultats permettent de construire graliquement les spectres qui correspondent au système complexe et x conducteurs élémentaires. Le premier circuit ayant la plus itite capacité et à cause de cela constituant un gaz moins pesant, se portera de préférence dans les régions externes de l'astre, et s raies apparaîtront brillantes ; pour l'autre, au contraire, ses raies ront renversées. Les dernières hypothèses ci-dessus apparaissent >nc comme parfaitement naturelles, et les phénomènes prévus par théorie coïncident avec ceux qu'on observe dans la réalité.
Ch. TOURBN.