THÉORIES GÉNÉRALES DU CHAMP.ÉLECTROMAGNÉTIQUE
W. \J'1EN. — Zur Elektronenlheorie (Sur la théorie des électrons). — P. 393.
L'hypothèse la plus simple n'est pas de donner aux électrons la forme sphérique, comme on le fait le plus souvent, mais la forme ellipsoïdale (cf. le mémoire suivant).
L'auteur montre que. dans les deux cas, on trouve les équations qu'il a données pour le rayonnement d'une source en mouvement.
M. Lamotte.
M. ABHAHAM. — Die Gnindhypothesen der Electronentheorie (Hypothèses Tondamentales de la théorie des électrons). — P. 5^6.
1** Les équations de Maxwell et Hertz sont vérifiées dans tout l'espace qui ne renferme ni matière ni électricité; •■
^° L'électricité est formée d'électrons, particules séparées, les unçs positives, les autres négatives, qui sont les intermédiaires entre la matière et l'éther ;
3*° Tout courant électrique est un courant de convection d'électrons en mouvement; la densité de ce courant est égale à la densité de réleclrlcité multipliée par sa vitesse absolue. Le courant do convection produit le même champ magnétique que le courant de conduction équivalent.
Ces trois hypothèses conduisent aux équations qui déterminent le champ électromagnétique, quand on connaît la répartition et la vitesse de l'électricité.
PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT
En outre, on suppose que :
i** La force électromagnétique est la résultante des forces agissent dans le champ électrique sur Télectricité en repos et le champ magnétique sur Télectricité en mouvement.
Ce sont là les quatre hypothèses fondamentales de la théorie électrons.
Les propriétés des rayons cathodiques s'expliquent par Vh thèse 4, à la condition de considérer la force électromagnétiqi champ extérieur comme une force extérieure et d'attribuer aux trons négatifs dont on admet l'existence dans ces rayons une n mécanique \l^. Mais les hypothèses fondamentales conduisent à conséquence que cette masse provient au moins en partie du cl propre à Télectron.
Pour rendre compte des expériences de Kaufmann, Tauteur a auxhypothèses fondamentales les hypothèses particulières suiva
5° Les forces électromagnétiques provenant du champ exté et du champ de Télectron se font équilibre (au sens où on Tei dans la mécanique des corps solides);
6** L'électron est indéformable ;
7** L'électron est sphérique : sa densité électrique (cubiqu superficielle) est uniforme.
L'ensemble de ces hypothèses permet d'établir sur une base ] ment électromagnétique toute la dynamique de l'électron.
Mais la théorie se propose en outre de représenter l'ensembl propriétés électriques et optiques des corps.
L'optique des corps transparents qui satisfont à la relati( Maxwell se rattache à la théorie quand on introduit des f quasi élastiques, tendant à ramener l'électron dans sa position d libre. La dispersion s'explique par la masse mécanique des élect propriété qui, jointe à la précédente, entraîne l'existence des i tions propres. L'électron vibrant est la forme la plus simple point lumineux. Il n'y a pas lieu de faire intervenir les hypothèî 6 et 7 tant que le corps est en repos.
Il en est autrement dans l'optique des corps en mouvement résultats négatifs des expériences sur l'aberration créent à la tl des difficultés que Lorentz a cherché à résoudre par les hypot suivantes :
8° Le mouvement de la Terre provoque une certaine contn des corps parallèlement à la direction du mouvement; J. (te Phys., f série, t. IV. (Décembre 1905.)
9° Les forces quasi élastiques qui rappellent un électron dans sa position d'équilibre subissent par Teffet du mouvement de la Terre la même variation que les forces électriques et moléculaires; cette supposition est assez plausible, si on admet cpie ces forces quasi élastiques sont elles-mêmes de nature moléculaire.
Les hypothèses i, 2, 3, 4, 8 et 9 suffisent pour expliquer que le mouvement de la Terre n'entraîne aucune double réfraction dans les P . corps transparents isotropes fixes qui satisfont à la loi de Maxwell.
pf Pour les corps dispersifs, il faut en outa-e que les forces d'inertie
f; longitudinales et transversales soient modifiées de la même manière
y- que les forces quasi élastiques.
i* • D'après Lorentz, il en sera ainsi si on substitue aux hypothèses 6
i et 7 la suivante :
; 10** L'électron qui, dans l'état de repos' a une densité électrique
(cubique ou superficielle) uniforme, s'aplatit pendant son mouve-
? ment; son diamètre, dirigé dans la direction du mouvement, se
raccourcit dans le rapport de v^l — 3^ à i (p étant le rapport 10"^ de
la vitesse de la Terre à celle de la lumière)
11 devient un ellipsoïde d'Heaviside.
Enfin Lorentz fait remarquer que le mouvement de la Terre sera sans influence môme sur les corps animés de mouvements moléculaires, si on admet que :
11° Les masses des électrons sont de nature électromagnétique. Seulement, il n'est pas certain qu'un électron satisfaisant à ces conditions soit dans un état stable.
En particulier, le mouvement d'un ellipsoïde aplati de forme invariable est instable, s'il se produit dans la direction de l'axe. 11 faut, pour établir la stabilité, introduire des forces qui ne sont plus de nature électromagnétique. Plus simple au point de vue mathématique, l'hypothèse de Tellipsoïde d'Heaviside est plus compliquée au point de vue physique que celle de l'électron sphérique indéformable.
L'auteur est donc d'avis qu'il serait prématuré de substituer d'ores et déjà l'hypothèse 10 de Lorentz aux hypothèses 6 et 7. En outre, les hypothèses 8 et 9 lui paraissent sujettes à caution, et ce ne serait pas une raison suffisante de rejeter une théorie qui rendrait bien compte des propriétés de l'électron négatif libre, si elle ne cadrait pas avec l'optique fondée sur ces propositions. M. Lamotte.
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J.-B. WHITE;HEAD. — Magnetische Wirkung elektrischer Verschiebung (Effet magnétique du courant de déplacement). — P. 300.
Un anneau diélectrique est suspendu dans un champ électrique alternatif et dans un champ magnétique de même fréquence et de même phase. Les résultats ont été négatifs.
M. Lamotte.
ELECTROSTATIQUE.
K.-V. WESENDONGK. — Ueber Spitzenwirkung im homogenen elektrostatischen Felde (Effet des pointes dans un champ électrostatique uniforme), — P. 399.
Deux grands disques de métal sont disposés parallèlement Tun à Tautre. Le disque inférieur repose sur trois supports isolés à Tambre jaune, dont Tun est un électromètre de Braun. Il est mis en communication avec une machine électrique, et porté à un potentiel qu'indique immédiatement Télectromètre. Le disque supérieur est relié au sol : il est percé en son centre d'une ouverture dans laquelle est engagé un cylindre d'ébonite. A travers ce cylindre passe à frottement une tige de laiton terminée à sa partie inférieure par une aiguille à coudre, à sa partie supérieure par une borne qui permet de la reKer au sol ou à un électromètre.
L'effet de la pointe, c'est-à-dire la déperdition, se produit seulement quand cette pointe se trouve à une distance notable au-dessous du plan du disque.
La déperdition commence brusquement, et il s'établit un nouvel état d'équilibre quand on laisse la pointe en place ; elle est d'autant plus active que la pointe est plus voisine du disque chargé.
Si la pointe est reliée au disque inférieur, l'effet est différent : plus grand si la pointe est fixée directement à l'électromètre, dépassant le disque de quelques centimètres. Une déperdition un peu intense est toujours accompagnée d'un phénomène lumineux.
Ces expériences ne peuvent s'accorder avec l'explication habituelle qu'on donne du fonctionnement des paratonnerres.
D'autres expériences effectuées avec une petite flamme de gaz montrent que les gaz des cheminées peuvent difficilement jouer le
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rôle qu'on leur attribue souvent vis-à-vis de Télectricité atmosphérique.
M. Lamotte.
H. REBENSTORFF. — Ein einfacher Apparat zur Untersuchung der Nebelbildung und ûber Anordnung der Nebelkeme bei der elektrischea Spitzenentladung (Appareil simple pour étudier la formation du brouillard; disposition des noyaux de condensation dans la décharge électrique par les pointes). — P. 571.
L'appareil se compose d'un flacon contenant au fond quelques gouttes d'eau et dans lequel on a introduit par la tubulure un ballon de coUodion fixé à un tube de verre. En gonflant ou dégonflant le ballon, on produit une surpression ou une dépression à l'intérieur du flacon. L'élasticité du collodion est assez faible pour qu'on puisse regarder comme égales les pressions qui régnent à l'intérieur et à l'extérieur du ballon.
Les noyaux de condensation produits par le vent électrique possèdent des pouvoirs condensants très différents.
Les noyaux de grand pouvoir condensant se montrent d'abord au voisinage de la pointe et forment pendant un certain temps des traînées qui sont chassées çà et là par les remous de l'air, et finalement dispersées.
Les noyaux de faible pouvoir condensant, beaucoup plus nombreux, apparaissent à des distances de la pointe beaucoup plus grandes.
Fréquemment, il se forme des nuages de forme régulière, décelant une répartition régulière des noyaux.
M. Lamotte.
H. PRZIBRAM. — Ueber Funkenentladung in Flûssigkeiten (Etincelle dans les liquides). — P. 374.
L'auteur se propose d'établir une relation entre la rigidité diélectrique des liquides et leur composition chimique. D'après ses expériences, sur lesquelles cette première communication ne donne pas. de détails :
La longueur maximum de rélincelle(?) qu'on peut obtenir dans un liquide isolant décroît dans une série d'homologues, à mesure
que le poids moléculaire augmente. L'étincelle est produite entre une plaque et une pointe : quand la pointe est positive, la diminution de longueur est plus rapide.
La substitution de Cl ou de ÀzH^ dans le benzène augmente la longueur de Tétincelle.
Dans les combinaisons oxygénées, Tétincelle obtenue avec la pointe négative est aussi longue ou plus longue même que celle de sens contraire ; elle est plus longue que dans le carbure correspondant.
M. Lamottb.