‹ Journal de physique théorique et appliquéeChapitre 121 sur 131 · ARC VOLTAÏQUE · texte numérisé non relu

ARC VOLTAÏQUE

L. CASSUTO. — Der Lichtbogen zwischen Quecksilber und Kohle . (Arc voltaïque entre le mercure et le charbon). — P. 263.

Cet arc est dissymétrique : la différence de potentiel entre les électrodes est plus grande quand le mercure forme la cathode. La somme des chutes de potentiel à Tanode et à la cathode est à peu près indépendante du sens du courant ; mais la chute dans Tare proprement dit est plus grande quand le mercure est cathode.

Dans presque toute sa longueur, Tare présente la teinte bleuâtre de la vapeur de mercure incandescente, ce qui tient à ce que le mercure est beaucoup plus volatil que le charbon. La dissymétrie s'explique par le fait que le mercure se volatilise en plus grande quantité quand il est anode : à l'anode, en effet, la chute de potentiel et, par suite, la chaleur dégagée sont plus grandes qu'à la cathode. La plus grande abondance de la vapeur explique aussi pourquoi la chute de potentiel dans Tare est moindre, pour la même longueur, quand le mercure est anode.

M. La MOTTE.

J. STARK et L. CASSUTO. — Der Lichtbogen zwischen gekuhlten Elektroden (Arc électrique entre électrodes refroidies). — P. 264.

On peut refroidir les électrodes entre lesquelles jaillit Tare par plusieurs dispositifs :

1** L'une des électrodes est formée par un petit tambour de cuivre rempli de glace, qui tourne autour d'un arc vertical ; l'autre est un crayon de charbon placé verticalement. L'extrémité du crayon se

890 PHYSIKALISCHE ZEITSCHRÏFT

trouve vis-à-vis du fond supérieur du tambour, au voisinage du bord ;

2** Un cylindre de charbon tournant autour d'un axe horizontal forme Tune des électrodes,, un crayon de charbon horizontal forme l'autre.

Ces deux dispositifs donnent les mêmes résultats, mais ne se prêtent pas aux mesures, parce que Tare est entraîné dans le sens de la rotation. Ils permettent cependant de reconnaître que Tare peut se produire entre une anode tournante et une cathode fixe dont la température est élevée, mais non entre une cathode tournante et une anode fixe.

Quand l'intensité est faible (inférieure à 0,3 ampère), on peut refroidir les électrodes en faisant circuler un courant d'eau à l'intérieur ! mais il faut employer une force électromotrice élevée, plus de 400 volts.

On prend comme électrode supérieure un fil de platine recouvert de chaux ou un crayon de charbon pointu, comme électrode infé- ' rieure un tube de laiton épais, refroidi, avec un court appendice en fer.

11 est impossible d'entretenir un arc entre la cathode refroidie et l'anode qui peut s'échauffer ; mais on l'obtient entre une anode froide et une cathode portée au. rouge blanc.

Entre une cathode de charbon et une anode électroly tique, il se forme. un arc, mais non en sens inverse : ce qui explique la polarité de l'interrupteur Wehnelt.

Quand les électrodes s'échauffent, le gradient du potentiel dans l'arc est plus petit que si les électrodes sont refroidies, parce que le refroidissement diminue la quantité de vapeur contenue dans l'are. Pour la même raison, la différence de potentiel entre les électrodes croît rapidement quand Tinlensité baisse.

La chute de potentiel dans l'arc peut se représenter par :

la constante C représentant la somme des chutes de potentiel à l'anode et à la cathode et gl la chute de potentiel dans l'arc de longueur l,

La constante C diminue quand on refroidit les électrodes, parce que la chute de potentiel a de l'anode diminue.

PHYSIKALÏSCHE ZEITSCHRIFT Quand les électrodes de charbon sont refroidies, ce qui ret leur oxydation, elles se creusent toutes les deux en forme de cra Ces dépressions s'observent aussi sur la surface des électrode mercure placées dans le vide, à la cathode toujours ; à l'anode î quand on en recouvre la surface d'une fine poussière d'oxyde fusible, de façon à concentrer le courant en une région restre En ces points, la pression de la vapeur de mercure est supériei celle du gaz ambiant; cet excès de pression peutêtre mis dir ment en évidence.

M. Lamotte.

E. RASCH. — Gasenlladungen und Lichtbôgen mil glùhenden Leitern z\ Klasse als Strombasis (Décharges dans les gaz et arcs voltaïques entre co teurs de seconde classe incandescents). — P. 375.

L'auteur établit sa priorité dans l'emploi de ces électrodei répondant à diverses objections, insiste sur le rendement lumi élevé qui peut être ainsi réalisé.

M. Lamottb.

J. STARK. — Quecksilber als kathodische Basis des Lichtbogens «iMercure comme cathode de l'arc voltaïque). — P. 150.

il est nécessaire à l'entretien de l'arc voltaïque qu'une émii abondante d'ions négatifs se produise, par suite de la tempéri très élevée, à la racine de l'arc sur la cathode. Cette vue théoi paraît en contradiction avec le fait qu'on réussit à entretenir avec une cathode en mercure liquide. La contradiction n'est qu'a rente.

En effet, quand l'intensité du courant est d'environ 3 ampèn racine de l'arc au mercure dans le vide n'occupe sur la cat qu'une surface de 10 millimètres carrés environ. Il est suffisan cette petite région soit à une température très élevée. Ceci n'es impossible, alors même que le reste de la masse de mercure r rait à une température basse. En fait, en prenant comme cathoc tube de laiton épais de 0"",7 traversé par un rapide courant d on voit le métal se vaporiser à la naissance de l'arc, quoique sorte froide.

Il n'y a donc pas sans doute équilibre de température ent

892 PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT

mercure liquide et sa vapeur. Si on calcule le travail dépensé à la cathode par suite de la chute de potentiel cathodique, on voit que ce travail ne peut être dissipé que si la température atteint dans cette région celle du rouge blanc.

Examinée au spectroscope, la racine de Tare montre un spectre continu» ce] qui conduit à admettre qu'en ce point le mercure liquide est à la température du rouge blanc.

M. Lamotte.

Page 1