RADIO-ACTIVITE
s. MEYER et Eo. von SGHWEIDLER. — Ueber den EinOuss von Tempera tu rànderungen auf radioaktive Substanzen (InÛuence des variations de température sur les substances radio-actives). — P. 319.
La radio-activité de l'uranium et de ses composés, mesurée par la vitesse de déperdition électrique, décroît quand la température s'élève. Si la matière radio-active est recouverte d'une feuille d'alu-
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minium, la diminution est plus accentuée, et pendant le refroidissement la radio-activité remonte au-dessus de sa valeur normale, qu'elle reprend ensuite au bout de quelques heures.
La même variation s'observe sur le polonium. Mais, avec le radium, la vitesse de déperdition, après avoir diminué, se relève beaucoup, par suite du dégagement de Témanation.
M. Lamottb.
J. ELSTER et H. GEITEL. — Ueber Radioaktivitât von Erdarten und Quellsedlmenten (Radio-activité des roches et des dépôts de sources). — P. 320.
L'appareil se compose {fig. 1) d'une platine en fer T, bien dressée, de 21 centimètres de diamètre, supportée par trois vis calantes. Au centre, se trouve une lige verticale sur laquelle repose Télectromètre
Fi(.. i.
d'Exner E isolé à l'ambre jaune. Cet électromètre est muni d'une échelle divisée et supporte à sa partie supérieure le conducteur K servant à mesurer la déperdition. La platine peut recevoir une cloche de laiton, ayant 18 centimètres de diamètre intérieur et 34'''",5 de hauteur, recouvrant entièrement l'électromètre. Cette cloche est
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percée de deux fenêtres O et O' fermées par des glaces, qui per mettent d'éclairer réchelle et de faire les lectures. Dans le fond supérieur de la cloche, vers le bord, se trouve une tubulure F, par laquelle pénètre à travers un bouchon d'ébonite un fil de cuivre D mobile autour d'un aiçe vertical ; ce fil se termine en haut par une boule R', |en bas par une lame élastique B. Ce fil sert à charger Télectroscope. A cet effet, on tourne le fil D jusqu'à ce que la lame B vienne en contact avec le conducteur K, puis on touche la boule R' avec le pôle d'une pile de Zamboni dont on tient Tautre pôle dans la main. Lorsque les feuilles ont une divergence suffisante, on enlève la pile et on ramène la lame B en contact avec la paroi de la cloche. On lit alors la position des feuilles de Télectroscope.
Deux tubes munis de robinets permettent d'introduire dans la cloche les gaz dont on veut étudier la radio-activité.
Pour les substances solides, on les place dans une capsule de zinc SS, dont les bords ont 2'", 5 de hauteur, et qui entre juste dans la cloche ; en son milieu, elle porte une ouverture pour laisser passer le pied de Télectroscope.
Avant chaque mesure, on détermine d'abord la déperdition due à la conductibilité naturelle de Tair. Puis on inttoduil la substance étudiée en quantité connue 'généralement 125 grammes) et on observe la chute des feuilles de l'électroscope en une heure.
Si la radio-activité est trop grande, on diminue la quantité de matière ou la durée de robservation,eton ramène toutes les observations aux mêmes conditions, en admettant la proportionnalité entre la vitesse, de déperdition et la masse de matière, et la constance de cette vitesse.
Si on constate que la conductibilité de l'air croit de plus en plus quand on laisse séjourner la matière sous la cloche, c'est qu'il y a dégagement d'émanation. Dans ce cas, il faut, avant de procéder à une autre expérience, faire disparaître la radio-activité induite.
D'une manière générale, les terres argileuses possèdent une radio-activité très appréciable, notamment celles qui proviennent de la désagrégation des roches volcaniques. 11 en est de même des dépôts des sources thermales. Ainsi la boue de Baden-Baden possède une radio-activité (1.500 à 2.000) comparable à celle du sulfate double de potassium et d'uranium (3.600V, elle dégage une grande quantité d'émanation et perd sa radio-activité ; la loi de disparition de la radio-activité induite n'est pas la même pour cette boue
que pour le radium et le thorium : elle est plus lente que pour le radium, plus rapide que pour le thorium.
En dissolvant le fango (boue de Battaglia) dans Tacide chlorhydrique, on obtient, en précipitant par un sulfate, du sulfate de baryum actif électrolysé ; la dissolution donne un dépôt actif sur la cathode. Le sulfate de baryum perd sa radio-activité avec le temps, et dégage en abondance de Témanation ; le rayonnement est composé pour la plus grande partie, sinon en totalité, de rayons a. Le dépôt électrolytique, au contraire, garde son activité, ne laisse pas dégager d'émanation et impressionne les plaques photographiques.
M. La MOTTE.
Fr. MLJLLER. —Einige Beobachtiiagea ûber die radioaktive Substanz im « Faago » (Observations sur la substance radio-active du « Fango »). — P. 357.
Le fango était emmagasiné à Tétat sec dans une cave, qui en renferme de 50 à 100 tonnes. L'air de la cave possède une conductibilité électrique supérieure à la conductibilité normale, surtout au vois inage immédiat du fango. L'air extrait de la masse même est encore plus conducteur. Un fil métallique, tendu dans la cave, acquiert une radio-activité induite, surtout quand la porte est restée fermée pendant quelques jours ; cette radio-activité se perd progressivement, suivant une loi analogue à la loi d'extinction de la radio-activité induite parle radium.
M. Lamotte.
H. MACHE. — Ueber die in Gasteiner Wasser enthaitene r.idioaktive Emanation (Emanation radio-active contenue dans l'eau de Gaslein}. — P. 441.
L'activité de l'émanation dissoute dans l'eau suit la même loi d'extinction que celle du radium. L'activité induite se comporte aussi comme l'activité induite par le radium.
L'eau des conduites de Vienne renferme une émanation analogue à celle de l'eau de Gastein, mais en quantité 1.000 fois environ plus petite.
M. Lamotte.
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A. GOGKEL. — Radioaktive Emanationen in der Atmosphère (Emanations radio-actives dans l'atmosphère). — P. 591.
Les mesures effectuées par la méthode d'Elster et Geitel ont donné m moyenne pour la quantité d'émanation contenue dans Tatmo- ;phère, à Fribourg, en Suisse, A =84 (en unités arbitraires); c'est |uatre fois et demie plus que n'ont trouvé Elster et Geitel à Wolfen- )ttttel. A Arosa, A = 91 (Saake) ; dans le Hochland bavarois, A = 137 Elster et Geitel); dans l'île de Juist, A = 6 {id,). Il semble donc jue A croisse quand on s'éloigne de la mer du Nord vers les Alpes. ^e rapport entre le maximum et le minimum, 17 : 1, est à peu près le même qu'à Wolfenbûttel, si on laisse de côté les valeurs très grandes (A = 420) observées pendant le fôhn.
La marche diurne semble simplement périodique. La tempéraure, l'humidité, le vent ou la nébulosité n'influent pas d'une manière *égulière sur les valeurs de A.
D'après Tauteur, la plus grande partie de l'émanation contenue lans l'atmosphère proviendrait des couches supérieures.
M. Lamotte.
L GOCKEL. — Ueber in Thennalquellen enthaltene radioaktive Emanation (Emanation radio-active dans les eaux thermales). — P. ;i94.
Les eaux de Tarasp, de Leuk, de Baden (Argovie) sont faiblement •adio-actives. Les gaz dégagés de la source Verena, à Baden, sont rès actifs. Cette activité est due à la présence d'une émanation, car es gaz sont susceptibles de communiquer aux métaux l'activité nduite. M. Lamotte.
S.-F. BURTON. — Ueber ein aus Rohpetroleum gew onnenes radio aktives Gas (Gaz radioactif extrait du pétrole brut). — P. 511.
D'après la loi d'extinction de la radio-activité induite par ce gaz, jui est la même que pour la radio-activité induite par le radium, ce çaz serait analogue, sinon identique, à l'émanation du radium.
11 semble que le pétrole brut renferme aussi des traces d'un élément radio-actif plus stable que l'émanation du radium.
M. Lamotte.
PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT
W. SEITZ. — Méthode zur Bestimmung der IntensiUt der p Stra einige Messungen ihrer Absorbierbarkeit (Méthode pour détermine des rayons p ; mesure de leur absorption). — P. 395.
Une plaque métallique suspendue dans un vase de vern fait le vide reçoit les rayons ^ à travers une fenêtre recouv feuille d'aluminium battu. L'intensité des rayons est mesu charge négative que reçoit la plaque.
Cette méthode se prête bien en particulier à la mesure d( tion : il suffit d'introduire la substance absorbante entre 1 active et la fenêtre.
Par suite de Thétérogénéité des rayons, le coefficient d'à décroît quand l'épaisseur de la couche absorbante augme une première approximation, l'absorption est la même masses égales réparties sur des surfaces égales. Les élérr miques absorbent d'autant plus, toutes choses égales d'aill leur poids atomique est plus grand.
M.Lam
J. PASGIIEN. — Ueber eine von don Kathodenstrahlen des Radiums erzeugte Sekundarstrahlung (Rayonnement secondaire produit dans par les rayons cathodiques qu'émet le radium). — P. 502.
% H. BECQUEREL. — Ueber die von der Strahlung radioaktiverKôrper 1 fene sekundare Strahlung (Emission secondaire provoquée par les corps radio-actifs). — P. 561.
M.' Paschen décrit un certain nombre d'expériences phiques démontrant l'existence de l'émission secondaire. M rel rappelle qu'il a effectué antérieurement des expériences « et signalé les mêmes résultats.
M. Lam<
F. PASCIÏEX. — Ueber die y Strahlen des Radiums (Sur les rayonsV d
Les rayons Y transportent de l'électricité négative : ils ne déviés d'une manière appréciable par un champ magnétiqi
un champ électrique. D'après cela, le rapport — de leur mi
y. d9 Phfjs., 4" série, t. IV. (Décembre 1903.)
PHYSIKALÏSCHE ZEITSCHRIFT
leur masse mécanique doit être inférieur à KP (pour les
i, — =: 10'). Leur masse mécanique étant aussi grande, Téner-
électpon dans un rayon y doit être très grande. D'après la dechaleur dégagée par le radium sous forme de rayons y, estimer que T énergie transportée par ceux-ci est au moins . 10** ergs par coulomb, c'est-à-dire plus de 3.000 fois plus jue celle des rayons p. Nous ne pouvons percevoir cette énerdans les milieux où ces rayons sont absorbés.
et F. WALLSTABLE. — Physiologische Wirkungen der Radiumemaon (Actions physiologiques de l'émanation du radium). — P. 568.
«tion d'eau chargée d'émanation n a exercé aucune influence lapins.
les souris, l'inspiration prolongée (pendant deux semaines) [ué la congestion pulmonaire accompagnée d^hémorragies.
M. Lamotte.
I. HARTMANN. — Ueber das Specktnim des Eraaniumiichtes (Spectre d'émission de Témanium). — P. 570.
ictre se compose essentiellement de trois lignes brillantes, leur d'onde correspondante la ligne la plus réfrangible est 4 [jL!A;pour les autres, plus faibles, la longueur. d'onde n'a pu urée avec certitude : elle est voisine de 530 et 590,9 i^a 'ement. Ces lignes ne paraissent appartenir à aucun spectre
M. Lamotte.
\ et H. GEITEL. — Ueber die Aufnahme von Radiumemanation durch ischlichen KOrper (Absorption de l'émanation du radium par le corps . — P. 729.
ixpiré ne possède pas normalement une conductivité supécelle de l'air atmosphérique. Mais une augmentation de irité s'observe quand le sujet a séjourné dans des salles reniu radium. D*après la loi d'extinction de l'activité induite tir, elle parait due à l'émanation du radium.
M. Lamotte.
CXciUA BOEHM-WENDT. — Ueber die Ionisation verschiedener Gase und DAmpfe durch Poloniumstrahlen (Ionisation produite par les rayons du polonium dans quelques gaz et vapeurs.). — P. 50.
L'intensité du courant de saturation est sensiblement la même pour les divers gaz et vapeurs (air, gaz de Téclairage, CO*, toluène, chloroforme, benzène, éther, CS^), quand l'absorption des rayons est complète.
M. Lamottb.
C. MEBENOW. — Notiz ûber die Radiummenge der Ei*de 'Sur la quantité de radium contenue dans le globe). — P. 625.
La présence de 2 . 10^ * grammes de radium dans la Terre, soit, en les supposant uniformément répartis, l/SOOO" de milligramme par mètre cube, suffirait à assurer la constance de la température à Tintérieur du globe.
M. I^AMOTTE.
E. BOSE. — Kinetische Théorie und Radio aktivilât (Théorie cinétique et radio-activité). — I, p. 356; II, p. 731.
A. -H. BUCHER ER. — Zur Thermodynamik der radioaktiven Vorgftnge (Thermodynamique des substances radioactives). — P. 730.
De ce que l'émission du radium est indépendante de la température, M. Bose conclut, d'après les principes de la théorie cinétique, que Ténergie interne de Tatome doit être indépendante de la température. Une autre raison d'admettre cette invariabilité est la constance du coefficient d'extinction de l'activité de l'émanation.
M. Bucherer ne trouve pas ces raisons suffisantes tant qu'on ne connaît pas le rapport des deux chaleurs spécifiques de l'émanation. 11 porte à penser plutôt que l'énergie interne de l'atome n'est pas indépendante de la température. En effet, quand l'atome de l'émanation se dissocie, il existe au moins une forme isothermique de cette dissociation pour laquelle le travail est maximum. Si le rayonnement se produit sans frottement, le travail réversible \\ se composera pour la plus grande part d'un accroissement de l'énergie potentielle des masses électromagnétiques, et de l'énergie potentielle des masses
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électriques séparées. Des expériences actuellement connues, on peut inférer que, même dans cette émission libre, il y a un dégagement de chaleur réversible q. Donc, à température constante T,
L' « affinité » de la réaction devrait diminuer quand la température s'élève, autrement dit la vitesse des rayons diminuer, et, en fait, la pénétration des rayons diminue quand la température s'élève (Curie).
Pour que Ténergie interne soit indépendante de la température, il faut que :
K^ et Kj, étant des constantes.
M. Bose réplique qu'il est très peu vraisemblable qu'une variation dans l'énergie interne de l'atome n'influe pas sur la constante d'extinction. Nous sommes conduits à considérer l'atome d'émanation comme un système instable et la constante d'extinction représente la probabilité pour que ce système se désagrège ; il est difficile que cette « instabilité » de l'atome soit indépendante de l'énergie interne.
M. Lamotte.
J.-J. TAUDIN-CHABOT. — Eine neue Radiation odereine neue Emanation (Radiation ou émanation nouvelle). — P. 517 et 594.
Une lame de sélénium impressionne une plaque photographique ; cette impression est beaucoup plus rapide quand le sélénium est traversé par un courant. L'action est notablement diminuée par l'interposition d'une feuille de papier.
G. BERNDT. — Die Einwirkung von Seleuzellen auf die photographische Plalte (Action des lames de sélt^nium sur la plaque photographique). — P. 284.
L'auteur attribue l'effet observé par Taudin-Chabot au contact de la plaque avec le sélénium et l'aluminium servant de prise de courant.
M. Lamotte.
PHYSIKALISCHE ZEITSCHRIFT 905
I. G.-C. SIMPSON. — iJeber die Ursacho des nortnalen atmosphârischen Polenlial fîefâlles und der ncgativen Erdiadung (Sur Torigine du champ électrique atmosphérique normal et de la charge négative du globe). — P. 325.
2. H. EBERT. — Ueber das normale elektrische Feld der Erde (Sur le champ électrique normal du globe). — P. 449.