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D'ARSONVAL

La différence (s;. — e^^) est tout au moins de Tordre de 3^^ ; la quantité Yrv est tout au moins de Tordre de 5 ; la quantité B est tout au moins de Tordre de ^3 ; la quantité A est tout au moins de Tordre de 5^. On voit par conséquent que Ton est ramené à la conclusion précédente et que Tobjection soulevée par M. Zaremba ne résisté pas à Texamen.

5** M. Zaremba, qui, dans sa note, cite le travail expérimental de M. C. Zakrzewski(^), passe sous silence les résultats auxquels est arrivé ce physicien. Je rappellerai donc que les expériences exécutées, au Laboratoire de Physique de l'Université de Cracovie, par M. Zakrzewski, concordent parfaitement avec les prévisions théoriques que j'avais exposées dans mon mémoire. Conformément à ce que j'avais pu déduire des observations de Kundt (Voir p. 20 du Mémoire cité), ces expériences ont montré que le sens dans lequel Tangle f^ s'écarte de la valeur 45'' est bien celui que j'avais indiqué ; elles ont prouvé que cotg 2/ varie en proportion directe de Texpression

dr r

ainsi que Texige la formule que j'avais proposée ; elles ont donné enfin, pour le temps de relaxation du collodion à 20'',6 C, la valeur 0,002 sec, valeur qui paraît tout à fait admissible.

NOTES SUR LE GÉNÉRATEUR AUTOGOMPRESSEUR D'OXTGÈNE ET SUR LE GHALUBIEAU A LUMIÈRE OXTAGÉTTLÉNIQUE ;.

Par M. D'ARSONVAL C^).

Nouveau procédé de fabrication de Voxygène comprimé, — Dans ce procédé, combiné à la Société Française de TAcétylène dissous, l'oxygène se trouve produit par la combustion d'agglomérés se faisant dans l'intérieur d'un réservoir étanche; Toxygène se comprime de lui-même au moment de sa production. Ces agglomérés se composent d'un mélange de chlorate de potasse avec une

(1) Bulletin Inlern. de VAcad. de Se, de Ci'acovie, p. 50 ; janvier 1904. (2j Communications faites à la Société française de Pliysique : séance du 6 janvier 19ÛO.

GÉNÉRATEUR D'OXYiiÈNE KT ClIALLMEAL OXYAGÉTYLÉNIQLE 191 substance inerte et une proportion très faible d'un corps combustible, la chaleur dégagée par ce corps en brûlant étant suffisante pour décomposer complèlement tout le chlorate de potasse. La

Fir;. 1.

matière inerte sert de support à la masse du chlorate en décomposition.

^vr

192 D'ARSONVAl.

Ces agglomérés se présentent sous la forme de petits cylindres de 30 millimètres de diamètre et 55 millimètres de longueur ; ils dégagent 18 litres environ d'oxygène, et leur combustion dure deux minutes.

L'appareil servant à brûler ces agglomérés est désigné sous le nom de générateur autocompresseur d'oxygène ; il se compose d'un corps cylindrique en acier soudé, suivant les procédés de soudure autogène de la Compagnie Française de l'Acétylène dissous ; au centre se trouve un tube destiné à recevoir les agglomérés et qui se termine par une tubulure sur laquelle se monte un couvercle serré par un étrier pour assurer l'étanchéité ; à côté de cette tubulure se trouve le robinet servant à la prise du gaz.

Pour charger Tappareil, il suffit de mettre le nombre d'agglomérés nécessaire dans le tube perforé qui accompagne l'appareil, d'allumer celui du bas au moyen d'une bougie ou d'un bec de gaz ; une fois en combustion, introduire le tube perforé dans l'appareil et refermer celui-ci en serrant bien l'étrier. La combustion se propage dans l'intérieur, et l'oxygène dégagé se comprime dans le cylindre à mesure qu'il se produit; la pression peut atteindre 20 atmosphères si l'on a mis la charge complète d'agglomérés.

Une fois tout l'oxygène consommé, défaire l'étrier, retirer le tube perforé, faire tomber les agglomérés brûlés en secouant le tube, et l'appareil est de nouveau prêt à être rechargé.

Ces appareils se font en plusieurs grandeurs, le numéro \ contenant 4 agglomérés, le numéro 2 en contenant 8 et le type industriel, permettant de faire 2 mètres cubes d'oxygène à Theure.

Lumière oxyacétylënique . — La haute température produite par le chalumeau ôxyacétylénique avait de suite fait penser à l'utiliser à la production de la lumière par incandescence ; mais on fut vite arrAté par la fusibilité des matières habituellement employées dans ce genre d'éclairage. La chaux, la magnésie, sont creusées en quelques minutes par le jet du chalumeau ; on essaya d'obvier à cet inconvénient en animant le bâton de chaux d'un mouvement de rotation ; mais, outre la complication du chalumeau, la solution cherchée n'était pas atteinte, car sous l'iniluence de la chaleur la chaux se fend, et, lorsque le jet de flamme tombe dans cette fente, l'intensité lumineuse varie considérablement ; les impuretés contenues dans la chaux agissent de la même manière.

La vraie solution était donc de trouver une matière résistant à cette

(;ÉNÉRATEUR D'OXYGÈNE ET CHALUMEAU OXYACÉTYLÉMQUE 193 haute température, en mélangeant certaines terres rares et leur faisant subir un traitement particulier ; la Compagnie Française de TAcétylène dissous a obtenu cette matière: Moulée sous forme de pastilles de 15 millimètres de diamètre et 5 à 6 millimètres d'épaisseur, elle permet, avec un chalumeau consommant 50 litres d'acétylène à rheure, d'obtenir une intensité lumineuse d'environ 1500 bougies.

FiG. 2.

Pour mettre en fonctionnement le chalumeau, allumer d'abord l'acétylène en ayant soin de reculer la pastille pour ne pas la noircir, ouvrir ensuite l'oxygène de façon à faire disparaître la flamme blanche de Tacétylène, approcher la pastille à 2 ou 3 millimètres du bec du chalumeau ; à ce moment la tiamme qui déborde la pastille doit être incolore ; si elle est colorée, c'est qu'il y a insuffisance d'oxygène.

Ce chalumeau a déjà reçu de nombreuses applications pour la projection cinématographique, pour la télégraphie optique, pour Téclairage de chantiers, etc.

(«4 PHILOSOPHIOAL MAGAZhNE

PHILOSOPmCAL MAGAZINE; T. VIII ; 2* semestre 1904.

S.-P. LANGLEY. — On a possible variation of Ihe solar radiation and ils probable effect on terrestrial température (Sur la variation possible de la radiation solaire, et son effet probable sur la température de la Terre). — P. 18-91.

Le professeur Langley discute, avec sa compétence exceptionnelle en la matière, la question de savoir si, comme on Ta prétendu, la « constante solaire » a réellement baissé i^ers la fin de mars 1903, et si cette diminution a pu entraîner un abaissement général de température de la Terre.

Voici comment sont faites les mesures de la constante solaire à SmithsoBian Observatory. On emploie la n^thode spectrobolométrique. Le calcul du terme correctif provenant de l'absorption par l'atmosphère — ce qui est, comme on Sait, la partie délicate et douteuse des observations ^ctinométriques — se fait en suivant pendant trois heures, de une heure à quatre heures de l'après-midi, la variation de l'énergie reçue du Soleil pour diverses radiations homogènes prises dans le spectre. L'énergie reçue diminue naturellement avec la hauteur du Soleil sur Thorizon, à cause de l'obliquité croissante de la couche atmosphérique traversée. On ne retient que les journées pour lesquelles cette diminution de Veffet bolométrique est très régulière pour chacune des radiaticms étudiées : on peut alors considérer la transparence de l'atmosphère pour chacune des radialions isolées comme constante pendant les quelques heures qu'a duré l'observation, et calculer cette transparence.

Les nombres obtenus par cette méthode, pour la radiation totale rapportée à la limite extrême de l'atmosphère terrestre, présentent bien une réduction d'environ 10 0 0, qui commence à se faire sentir à la fin de mars 1903 et dure jusqu'à janvier 1904. On avait 2*^^,19 par minute et par centimètre cube, en octobre 1902; l'*"*,94 en avril et en août 1903 ; de nouveau 2' ",29 et 2''"', 24 en février 1904.

Cette variation de la constante solaire a-t-elle pu provoquer une variation dans les températures terrestres?

La température moyenne de la Terre est déterminée par la condition qu'il y ait égalité entre la chaleur reçue du Soleil et la chaleur rayonnée par la Terre vers les espaces qui sont au zéro absolu. Si la cha-

PHILOSOPHÏCAL MAGAZINE 495

leur reçue du Soleil est réduite de 10 0/0, la chaleur rayonnée par la Terre devra être réduite dans le même rapport : si la loi de Stefan est applicable, cela entraîne une réduction de 2 1/2 0/0 seulement dans la température absolue moyenne de la Terre; c'est-à-dire, comme cette température absolue moyenne est d'environ SOO'' (17** centigrades), une réduction de 7^,5.

Ce nombre est une limite supérieure du refroidissement possible. La Terre n'étant pas un corps complètement noir, ce n'est pas la quatrième puissance de la température absolue qui devrait s'introduire ^ans la formule de la loi du rayonnement, mais une puissance plus élevée. De plus, il y a dans les océans une masse régulatrice énorme qui s'oppose aux variations un peu grandes, surtout aux variations rapides, de la température moyenne de la Terre.

Une discussion des nombres fournis parla Deutsche Scewarte pour la zone septentrionale indique bien, pour la fin de l'année 1903, un abaissement général de la température, dont la valeur moyenne ne dépasse pas 2^ et qui est surtout sensible dans les régions à climat continental soustraites à l'influence régulatrice des mers. Pour M. Langley, cette coïncidence ne doit pas nous rendre trop affîrmatifs, mais il n'est pas déraisonnable d'attribuer cet abaissement de température à une diminution de la constante solaire.

Me. CLELLAND. — The penetrating radKum rays (Les rayons pénétrants du radium). — P. 67-68.

1* On a voulu faire une réponse décisive à la question de savoir si les rayons y du radium sont, ou non, électrisés., La réponse est décidément négative.

Voici une expérience qui paraît décisive. On dirige un pinceau de rayons de radium suivant l'axe d'une boîte cylindrique à double paroi métallique ; entre les deux feuillets d'étain qui constituent la paroi, on a coulé de la paraffine liquide. La surface intérieure est reliée, par un fil isolé complètement noyé dans de la paraffine, à un électromètre. La surface extérieure est au sol. On bourre l'intérieur de la boîte de feuilles de plomb destinées à absorber les rayons. Dans ces conditions, on évite l'influence perturbatrice de l'air ionisé par les rayons sur les surfaces métalliques, influence qui a pu fausser dans certains cas les expériences.

On peut arrêter les rayons venus du radium avant leur entrée dans

i96 PHILOSOPHICAL MAGAZINE

la boîte par divers écrans de plomb, d'épaisseur variable, de manière à laisser passer, soit les rayons y seuls, soit les rayons p et y. Dans ce dernier cas, Télectromètre accuse une charge négative communiquée à rintérieur de la boite ; dans le cas où l'on ne conserve que les rayons y, au contraire, on n'a pu déceler aucune trace de charge. Le cas où agissent les rayons ^ et y et où Ton a une déviation per> met d'apprécier la sensibilité de la méthode et le degré de précision de la conclusion.

2** Cette propriété des rayons y les rapproche des rayons X. On a voulu les comparer aux rayons X au point de vue de l'absorption par les diiïérents corps.

L expérience a prouvé que les rayons y sont quelque peu hétérogènes, et que la partie la plus pénétrante du faisceau subit dans diverses substances (platine, mercure, zinc, aluminium, verre, eau) une absorption mesurée par un coefficient qui est très exactement proportionnel à la densité. Les rayons moins pénétrants subissent une absorption qui croît plus rapidement que la densité.

C'est à la même conclusion qu'on est arrivé pour les rayons de Rôntgen, comme le montre notamment un travail récent de Eve (Nature du 10 mars 1904).

LE ROSSIGNOL et G.-T. GIMINGHAM. — The rate of dccay of Thorium émanation (La vitesse de décroissement de Témanation du thorium). — P. 107-110.

On fait arriver de l'émanation dans un tube fermé, placé entre les deux armatures d'un condensateur, et on étudie à l'électromètre la décharge du condensateur de 5 en 5 minutes, durant 400 minutes. La loi de décharge est rigoureusement exponentielle. Au bout de 400 minutes, on balaye l'émanation par un courant de gaz, et Ton étudie, dans les instants qui suivent, la décharge due à la radioactivité induite sur les plateaux, laquelle, dans le cas du thorium, est toujours très faible par rapport à l'activité de l'émanation elle-même. Rien n'est plus aisé que d'en déduire la correction à apporter aux résultats précédents, et d'obtenir la courbe de décharge due à l'émanation seule. On arrive à trouver que la durée nécessaire pour que l'activité de l'émanation soit réduite à là moitié de sa valeur initiale est comprise entre 51 et 52 minutes.

PHILOSOPHICAL MACiAZINE \91

L. HOLBORN et L.-W. AUSTiN. — Cathode disintegratioû in the discharge through gases at low pressures (Désintégration de la cathode dans la décharge à travers les gaz raréfiés). — P. 145-157.

Étude du poids perdu en une demi-heure par des cathodes identiques de formes, mais constituées par diiïérents métaux, en fonction de la chute de potentiel cathodique (mesurée entre la cathode et une électrode parasite).

Les auteurs prennent un tube à quatre cathodes par lesquelles la décharge passe en même temps.

Voici quelques nombres donnant la perte de poids t/ en centièmes de milligramme par demi-heure, en fonction du nombre de volts V que représente la chute cathodique. La perte de poids ne dépend du degré de vide que par l'intermédiaire du voltage V qui varie quand la pression varie.

Argent «T.. . 1/ — 0,175 tV — 495) ~ 0,00162 A (V — 495» Cuivre y — 0,0525 (V — 495) - - 0,00165 x 7 (V — 495»

Iridium .... /, — 0,0786 (V — t9o) =z 0,00163 ^ (V — 495 j Argent 6. . . y =: 0,204 ;V — 495 1 — 0,00189 A (V — 495) Bismuth.... 2/ — 0,193 (V — 495) == 0,00185 ^ (V — 495^

Antimoine . y — 0,0745 (V — 495) — 0,00186 j (V — 495).

Les métaux se groupent eu deux séries, Targent pouvant passer brusquement, sans qu'on en ait exactement déterminé la cause, d'une série à Tautre.

Ces deux séries ne diffèrent que par la valeur du coefficient commun qui multiplie le produit de V — 495 par Yéquivalent chimique,

A A A, dans les formules, représente le poids atomique, et ~ —? etc., le

poids atomique divisé par la valence, c'est-à-dire l'équivalent électrochimique. On retrouve ainsi la loi de Faraday.

Malheureusement, quand on passe d'un tube à un autre, les résultats changent non seulement en ce qui concerne le coefficient do (V — 495), mais en ce qui concerne aussi la valeur même du terme soustractif dans ce binôme : dans certains cas, on doit écrire V — 610 ; dans d*autres, V — 350.

/. de Phys., 4* série, t. IV. Mars 1905.) IV

Dans rhydrogène, les phéfaomènes sont moins réguliers. Au delà d'une certaine limite, il n'y a plus augmentation de la perte de poids quand on fait croître la chute cathodique de potentiel.

R.-J. STRUTT. — ConducUon of electricily through high vacua, under the influence of radioactive substances (Perte d'électricité par conduction à travers des vides élevés, sous Taction de substances radioactives).

On prend un barreau de bismuth rendu actif par un dépôt de « radiotellurium ». Il n'émet que des rayons a, à Texclusion de rayons p, ce qui simplifie les choses. On le fixe à un électroscope, et on suspend le tout par un support isolant, dans un vase de verre où Ton fait le vide de Hittorf. Un fil de fer, mobile de l'extérieur à l'aide d'un aimant, permet de charger et de décharger le système isolé. Si l'électromètre est ainsi chargé, puis abandonné à lui-même, en contact du bismuth radioactif, il se décharge lentement, même à travers le vide de Hittorf.

Quand la pression de l'air baisse, la conductibilité diminue à peu près proportionnellement à partir de 2 millimètres, elle ne baisse que très lentement ; et au vide de Hittorf, on a la conductibilité qui correspondrait à 1/4 de millimètre de pression, si la proportionnalité se maintenait.

G.-W. WALKER. — On the rate of recombination of ions in gases (Sur la vitesse de recombinaison des ions dans les gaz). — P. 206-211.

K. Me. CLUNG. — Reply (Réponse). — P. 211-215.

Objections à la méthode de Mac Clung pour la mesure des vitesses de recombinaison. Discussion de ces objections par l'auteur. Ces critiques n'atteignent pas, en tous les cas, les méthodes de mesure de M. Langevin, qui a retrouvé sensiblement les mêmes valeurs numériques que Me. Clung.

W. MARSHALL WATTS. —On the atomic weight of radium and on relationships between the atomic weights of the cléments and their spectra '.Sur le poids atomique du radium, etc.). — P. 2"6-279.

Discussion des diverses méthodes fondées sur l'emploi de formules spectrales pour déduire le poids atomique d'un élément des poids atomiques d'éléments analogues. .

PHILOSOPHIGAL MAGAZLNE 199

R.-K. Me. CLUNG. — The relative amount of ionization produeed in gaffes by Rôntgen rays of différent types (Proportions relatives des ionisations produites dans différents gaz par des rayons Rôntgen de différents types). — P. 351-372.

On compare par une méthode différentielle très ingénieuse le degré d'ionisation produit en même temps dans deux vases cylindriques identiques par un même tube de Rôntgen. Chacun des deux vases contient deux électrodes d'aluminium en regard formant condensateur, Tune isolée et reliée à Télectromètre, Tautre maintenue à un potentiel élevé par une batterie d'accumulateurs. Les deux armatures isolées des deux vases sont reliées entre elles. Les armatures opposées sont reliées respectivement aux deux pôles opposés d'une batterie. Le tube de Crookes envoie par les fonds des deux vases cylindriques, fermés par des parois minces d'aluminium, des faisceaux de rayons X, qui ionisent les deux gaz, de l'air et de l'hydrogène, je suppose ; comme l'air est le siège d'une ionisation beaucoup plus intense que Thydrogène, le conducteur constitué par les deux électrodes reliées à l'électromètre recevra plus d'électricité par le vase plein d'air que par le vase plein d'hydrogène : si la seconde électrode du vase plein d'air est mise, par exemple, au pôle positif de la batterie, et la seconde électrode du vase à hydrogène au pôle négatif, l'électromètre recevra un excès d'électricité positive; si l'on faisait le vide complet dans le cylindre à air, au contraire, l'électromètre se chargerait négativement. Il y aura équilibre pour une pression convenable de l'air, variant entre il et 66 millimètres suivant les cas. L'équilibre, réglé pour un tube d'une certaine dureté, ne reste pas réglé si on lui substitue un tube plus mon ou plus dur. On apprécie le degré de dureté d'un tube par la distance explosive équivalente dans l'air libre. Voici quelques nombres ;

3"",99 de distance explosible

41™", 5 de pression

Si de l'hydrogène nous passons à l'oxygène, nous trouvons au contraire que c'est dans le vase à oxygène qu'il faut réduire la pression pour rendre l'ionisation égale à celle de l'air à la pression normale. Voici les pressions d'oxygène équivalentes à 760 millimètres

d'air, pour diverses duretés du tube producteur de rayons X :

5n»»,03 de distance explosible 623 millimètres do pression d'oxygène

Les mesures ont porté encore sur Tacide carbonique et sur Tacide sulfureux. Voici deux tableaux résumant les résultats de la comparaison des divers gaz avec Tair pour des rayons doux et pour des rayons durs :

[onisatioTus relatives avec des rayons dou,v :

Air i,H

Hydrogène 0,105

Oxygène 1,30

Acide carbonique l ,46

Acide sulfureux 11,05

Ionisations relatives avec des rayons durs :

Air 1.0

Hydrogène 0,1*7

Oxygène 1,17

Acide carbonique 1,33

Acide sulfureux V,70

Miss H. HUOOKS. — The decay of the exciled radioactivity from thorium, radium and actinium (La décroissance de la radioactivité excitée due au thorium, au radium et à lactinium). — P. 373-384.

Un conducteur électrisé négativement, et exposé à Témanation du thorium, devient radioactif. Si l'exposition a duré deux ou trois jours, dès que Von enlève Témanation, la radioactivité induite diminue, pour tomber au bout de onze heures à la moitié de sa valeur. Mais, si Texposition à Témanation a duré peu de temps, la radiation provenant du corps excité commence par croître, passe par un maximum qui est atteint au bout de quelques heures et décroît ensuite suivant la même loi que précédemment.

Il y a là deux phénomènes successifs, caractérisés par deux durées différentes de décroissance : le premier est une modification que subissent sans doute les ions positifs qui se sont fixés sur le corps, modification qui n'entraîne pas, par elle-même, de rayonnement; le second est la radioactivité elle-même. Le premier changement est tel

qu'il a porté sur la moitié de la matière qui y est soumise, au bout de cinquante-cinq minutes. Pour le second, la période de réduction de moitié est onze heures. En faisant varier la durée préalable d'exposition du conducteur négatif à Témanation du thorium, on réalise différents cas dont la discussion comparée permet de déterminer les deux coefficients.

L'auteur a reconnu que la présence d'humidité dans le gaz du récipient où s'exerce Tinfluence de Témanation introduit une complication spéciale : « Si Tair, qui n'a pas été préalablement débarrassé de toute humidité, est laissé en présence d'émanation du thorium pendant une période de dix-huit heures environ, puis qu'on introduise un barreau chargé négativement dans cet air, durant une seule minute, la décroissance de la radiation émanée du barreau après qu'on l'a retiré est la même que celle d'une électrode exposée à l'émanation durant cette période de dix-huit heures. Et la grandeur d'activité induite ainsi obtenue est plusieurs fois celle obtenue pendant la même durée d'exposition à l'air sec, ou à l'air qui n'a été en pr<ésence d'émanations du thorium que pendant un temps assez court. »

Dans le cas du radium, on a également plusieurs phénomènes successifs ou simultanés caractérisés par des rapidités de décroissance difTérentes. On étudie séparément la décroissance de l'émission des rayons a, p et y provenant de conducteurs dont l'activité a été provoquée par l'émanation du radium. L'étude de l'émission des rayons p et y conduit à des résultats assez simples et identiques. Celle de l'émission des rayons a est plus compliquée : en faisant varier l'exposition à l'émanation, on arrive à trouver qu'il y a trois changements, après le dépôt des ions positifs sur le conducteur : le premier donne lieu uniquement à l'émission de rayons a, il tombe à la moitié de son intensité en trois minutes. Le second changement ne donne pas lieu à l'émission de rayons, de sorte que la radiation, au bout d'une dizaine de minutes, reste constante pendant une période variable, qui décroît avec la durée de l'exposition préalable, et qui atteint quarante minutes pour de très courtes expositions. Enfin la troisième modification donne lieu à l'émission de rayons a, et elle est caractérisée par une réduction de moitié au bout de vingt-huit minutes.

L'actinium donne lieu aux mêmes phénomènes. Pour de courtes expositions à l'émanation, la radioactivité induite commence par

croîlre après qu'on a soustrait le corps à Taction de rémanation. Après que le maximum est atteint, la radioactivité tombe de moitié en quarante minutes. La première modification de la matière, non accompagnée d'émission de rayons, est caractérisée par une période de une minute et demie : il faut une minute et demie pour que la moitié de la matière provenant des ions positifs fixés sur le corps soit transformée en matière radioactive.

G. -A. SCHOOTT. — On the kinetics of a System of particles illuslrating the Une and band spectrum (Observations sur le mémoire de Xagaoka. analysé plus haut). - P. 384-387.

GLARENCE-.4. SKl.XNER. — The relation of électrode fall in gases to the eontact potential séries (La relation des chutes de potentiel aux électrodes dans les gaz, à la série des potentiels de contact). — P. 387-397.

On a étudié les chutes cathodique et anodique dans un même tube, avec des électrodes de métaux différents. Un disque présentant sur sa circonférence dix électrodes de métaux différents permet, par un mouvement de revolver, de substituer une cathode d'or ou de nickel, par exemple, à une cathode exactement de même forme en platine, pendant le fonctionnement même du tube à décharge. On a opéré dans Thydrogène, Tazote et l'oxyde à diverses pressions avec les métaux suivants :Pt, Ag, Au, Cu, Fe, Ni,©!, Sb, Sn, Pb, Cd, Zn, Al, Mg. Cet ordre de succession est Tordçe de la série de Volta. C'est aussi Tordre des chutes cathodiques décroissantes, et celui des chutes anodiques croissantes.

O.-W. RIGHARDSON. — The efifect of a luminous discharge ou thé ionization produced by liot platinum in gases at low pressures (Effet d'une décharg(> lumineuse sur Tionisation produite par le platine chaud dans des gaz h basse pression).

Un fil de platine chaud perd de l'électricité positive dans le vide ; et cette déperdition diminue avec le temps, en sorte qu'un fil de platine qu'on a chauffé un temps suffisant à basse pression perd son pouvoir de produire une ionisation positive. Ce pouvoir peut être recouvré par différents procédés : l'un d'entre eux est l'exposition à la décharge lumineuse.

On dispose en regard, dans un tube à vide, une spirale de platine qu'on pourra porter au rouge par un courant et deux pôles d'alumi-

PHILOSOPHICAL MAGAZINE nium entre lesquels on produira des étincelles. Quand Vé totale du fil de platine, mesurée par la quantité totale d'éh qu'il est capable d'émettre, a été réduite à zéro, on fait agi charge, et alors le pouvoir démission redevient plus ou grand selon que la décharge a éclaté plus ou moins loii une distance de i centimètre entre les électrodes et la on a une émission totale de 240; pour 1^"',8, on a 14! ^*'",5, 100, et pour 3 centimètres, l'émission tombe à 8. I inappréciable quand la distance atteint o ou 6 centimètres. L a vérifié que seule la distance de la cathode importe.

John TROWBRIDGE et W. ROLLINS. — Radium and the electroD t (Radium et théorie des électrons). — P. 410-413.

L'expérience de Faraday, qui cherchait si la lumière n'ép pas de modification en passant à travers un éleclrolyte travei un courant, ou si elle n'en provoquerait pas, ne donna à 1 savant qu'un résultat négatif. Les auteurs, inspirés par la électronique des métaux, ont fait agir des rayons provenai morceau de bromure de radium pur et lumineux sur une bo fil d'aluminium traversé par un courant, et n'ont trouvé m aucune modification.

K.-F. BURTON. — A radioactive gas from crude petroleum (Un gaz radioactif extrait du pétrole brut). — Pi 498-509.

Avec du pétrole venant de Petrolia (Ontario), puisé a 4() de profondeur, on a un effet analogue à celui qu'ont donné le r et l'eau de la ville de Cambridge, et très prononcé.

On dégage du liquide un gaz qui, arrivant dans un réservoi drique à électrode centrale, disposé pour des mesures de con lité, augmente beaucoup la conductibilité do l'air intérieur. L activité, une fois coupée la communication du vase cylindriq le réservoir à pétrole, augmente d'abord de 40 0 0 environ, une valeur maximum au bout de trois heures, puis décroît, po

ber à la moitié de cette valeur maximum au bout de 3 jours e

Le gaz induit une radioactivité provoquée sur les parois di voir où il est enfermé. Si on le chasse par un courant d'air I

radioactivité induite tombe à la moitié de sa valeur initiale en trentecinq minutes.

Lord KELVIN. — Plan of a combination of atoms to hâve the properties of polonium or radium (Plan d'une ^combinaison d'atomes figurant les propriétés du polonium et du radium). — P. 528-534.

— On electric insulation on « vacuum» (Isolement électrique dans le vide). — P. 534-538.

i. Le premier mémoire est un développement des idées exposées dans l'article « Aepinus atomized »(^),oii, suivant la théorie d'un fluide unique, on explique les phénomènes électriques par les actions réciproques d^élecirions d'électricité résineuse et d'atomes lidesy équivalents à une charge d'électricité vitreuse.

Donnons en particulier Fimage du polonium^ qui a la propriété d'émettre les particules d'électricité vitreuse, animées d'une grande vitesse.

Considérons deux atomes vides^ sphériques, empiétant Tun sur l'autre et maintenus l'un contre l'dutre, malgré leur répulsion, par un électrion situé dans le volume commun. Si Félectrion a une masse e et les atomes vides chacun une charge — 4^, il est aisé de voir que l'attraction de l'électrion pour chacun des atomes dépasse leur répulsion. 11 y a exactement équilibre si les sphères deviennent tangentes et si l'électrion est au point de contact; mais cet équilibre est instable. Et le moindre ébranlement provoque la séparation d'un des atomes, emportant la charge vitreuse — 4e, tandis que l'électrion reste accroché à l'autre atome ; cette rupture a le caractère d'une véritable explosion.

Un autre schéma, analogue, donnerait l'image de l'émission des rayons ^ par le radium.

2. Dans une conférence à la Royal Institution^ Je 18 mars 1860, lord Kelvin disait :

« On a supposé qu'en dehors de l'atmosphère terrestre existe « dans l'espace quelque chose, ou rien du tout, qui constitue un « isolant parfait ; mais cette supposition semble n'avoir d'autre « fondement que cette idée étrange que la conductibilité est une « qualité positive ou une propriété de la matière, plutôt que la « simple absence d^ résistance. »

(') J. (le Phys., i' série, t. I, p. 605; 1902.

PHILOSOPHICAL MA(iAZINE 205

11 revient sur cette idée, à propos des expériences sur Tisolement dans le vide. Pour lui, Téther lumineux est un milieu parfaitement dénué de résistance au passage de Télectricité [very perfect nonrésister).

Ce qui constitue l'isolement de rélectrîcité par le « vide », ce n'est pas la résistance de Tespace sans matière ou de Téther, mais la résistance qu'oppose le verre ou le métal ou tout autre solide ou liquide à l'extraction d'électrions ou de fragments électrisés pris à sa propre substance.

Suivent des calculs de la force nécessaire pour arracher un électrion à une électrode métallique, dans le vide absolu, dans certains cas particuliers. Des expériences systématiques sur la question seraient plus nécessaires que jamais.

Gboage JAFFÉ. — On the condurtivity of gases contained in small vessels (Sur la conductibilité de gaz contenus dans des vases de petites dimensions). — P. 356-568.

On a étudié la variation de la conductibilité normale due à l'ionisation spontanée avec diverses circonstances, notamment les dimensions des vases, la pression du gaz et sa densité. (On a, en particulier, opéré avec le nickel-carbonyle [Ni (CO)^j, dont la densité est 5,9 par rapport à l'air.)

Les irrégularités observées dans l'ionisation spontanée de 1 air contenu dans un vase atteignent 20, 30 et parfois 40 0/0 d'un moment à Tautre, san% cause apparente. Elles se produisent le jour et la nuit, indifféremment. Elles sont proportionnellement plus importantes dans le cas de vases de petites dimensions.

Si l'on réduit la pression de 760 à 30 ou à 20 millimètres, on confirme le résultat, indiqué par C.-T.-R. Wilson, que la perte d'électricité cesse d'être proportionnelle à la pression aux basses pressions, mais décroît moins vite que la pression.

Pour le nickel-carbonyle, la perte d'électri*ité (mesurée par le nombre de divisions de l'électroscope parcourues en une heure par la feuille d'or) est sensiblement cinq fois plus grande que dans l'air ; <''est-è-dire que la proportionnalité à la densité peut être regardée comme suffisamment vérifiée.

l.cK:^r

A. -S. EVE. — A comparison of the îonization produced in gases by penetrating* Runtgen and radium rays. P. 600-618. — On the secondary radiation caused by the ^ and ^ rays of radium. P. 669-685. — (Comparaison de Tionisation produite dons les gaz par les rayons pénétrants de Rôntgen et ceux du radium. Radiations secondaires produites par les rayons p et 7.

L'ionisation produite dans les divers gaz par les rayons y du radium est proportionnelle à leur densité. Pour les rayons Rôntgen, cette ionisation augmente, d'après les recherches faites jusqu'ici « plus vite que la densité.

L'auteur reprend Tétude de cette question, en faisant agir iin tube de Rôntgen spécialement dur à la fois sur deux électroscopes identiques, placés à 60 centimètres de distance, et contenant Tun de Tair, l'autre le gaz ou la vapeur étudiés. Il obtient ainsi des nombres très voisins des densités relatives; il trouve par exemple 2,3 pour SO^ pour l'ionisation rapportée à l'air, alors que la densité de SOpar rapport à l'air est 2,2 ; 4,6 pour le chloroforme, alors que la densité est 4,3; l'iodure de méthyle seul donne encore pour l'ionisation relative un nombre trop fort : 13,5 au lieu de 5,0.

Dans une autre série d'expériences, l'auteur a réussi à mettre en évidence les rayons secondaires produits par les rayons y du radium. 11 prend une ampoule de verre, dont la paroi arrête par conséquent les rayons a émis par le radium contenu à l'intérieur ; on peut même arrêter les rayons p avec une lame de plomb ; le radium ne tombe pas directement sur un électroscope protégé par un écran de plomb épais, mais sur un corps liquide ou solide c( radiateur », qui émet à son tour une radiation qu'on étudie. En Tabsence de ce solide ou liquide, il y a un léger effet dû à Tair. En gros, la radiation secondaire est proportionnelle à l'ionisation. Elle dépend de Tépaisseur du radiateur comme on a pu le montrer en employant des feuilles de papier ; au delà d'un certain nombre, 30 à 40 feuilles^ l'effet n'augmente plus.

Les rayons y ne subissent aucune déviation magnétique. Paschen a soutenu qu'ils n'étaient que des rayons p plus pénétrants, parce qu'animés d'une plus grande vitesse. L'erreur du physicien allemand vient de ce qu'il a attribué aux rayons y eux-mêmes Télectrisation positive prise par une enceinte de plomb épais, isolée, quand elle contient du radium k sou intérieur, alors que l'effet doit être dû aux rayons secondaires émis par le plomb que traversent ces rayons y.

et ces rayons secondaires peuvent, en certains cas, comme les rayons secondaires dus à raction des rayons X, être constitués par des ions négatifs.

R.-J. STRUTT. — Notes on the radioactivity of various material» (Notes sur la radioactivité de diverses subî«tnnres). — P. 618-619.

Examen de diverses substances. A noter le résultat donné par des dépôts produits dans des tuyaux de plomb aux bains romains de Bath. Ces dépôts contiennent moins de fer et sont moins radioactifs que les dépôts récents. De là Tidée que le radium qu'ils contiennent, ayant été séparé depuis deux mille ans environ de Turanium qui Taurait produit, aurait, pendant cette période, perdu beaucoup de son activité.

• E. RUTHERFORD. — Slow transformation products of radium (Produits de transformation lente du radium). — P. 636-650.

M. Rutherford essaie de débrouiller la complication de produits successifs auxquels donne lieu la transformation spontanée dv Fémanation du radium. Voici à quel tableau il arrive :

Temps oécesnaire pour que la transformalioo

Radium : donne rayons a, et ^ ,^^^

^ » iOOO ans

soit faite à moitié

t, et \

Emanation: donne rayons a, et A

Radium A : donne rayons a et )\ « • *

j 3 mmutes

j 28 minutes

Aadium B : donne /\ >. . ^

n j- -n j r. . 4 K ^* mmUtCS

Radtum G : donne rayons a, p et y, et/

Radium E : donne rayons z /

Radium D : donne rayons ft / i ,^

^ ^ '^ ^ W ans

Le radium E mettrait à disparaître dans une nouvelle transformation un temps tel que la transformation serait de moitié au bout d*an an.

L'ensemble des corps appelés radium A, B et C est ce qu'on avait appelé d'abord radium X, ou encore émanation X. 11 y a là plusieurs produits distincts par leurs propriétés, mais analogues en ce qu'ils se détruisent rapidement pour donner lieu à d'autres produits.

M. Rutherford s'est attaché à différencier deux matières, le radium D et le radium E, dans le produit résultant de la transformation du radium C Ces nouvelles matières sont beaucoup plus stables, et su-

bissent des transformations beaucoup plus lentes. Le radium D, qui doit subir une transformation de moitié au bout d'environ quarante ans, serait, dans la pratique courante, susceptible d*être substitué au radium proprement dit, dont la destruction paraît être environ vingtcinq fois plus lente.

Voici les caractères différentiels des radiums D et E :

D ne donne que des rayons p, soluble dans Tacide sulfurique, non volatil à i 000** C, et n'est pas déposé sur le bismuth ;

E ne donne que des rayons a, soluble dans l'acide sulfurique, volatil à i 000** C, et se dépose d'une solution de bismuth.

1/auteur pense, sans en avoir encore des preuves décisives, que le radium E doit être identique au polonium de M"* Curie.

Il pense aussi que le radium D doit se trouver, tel quel, dans la pechblende, d'où Ton pourrait Tisoler pour s'en servir directement.

Gborge-W. WALTEH. — - On saturation currents in ionization (Gourants de saturation dans l'ionisation). — P. 650-659.

Discussion théorique des conditions qui doivent être remplies pour qu'on ait le droit de parler d'un courant de saturation dans les courants produits parles gaz ionisés.

William SUTHERLAND. — The olectric origin of gravitation and terrestrial magnetism (Origino électrique de la gravitation et du magnétisme terrestre). — P. 685-692.

L'auteur a déjà, dans de nombreux mémoires, essayé de rattacher aux propriétés des seuls ions positifs et négatifs, munis d'inertie électromagnétique, toutes les propriétés de la matière. A signaler sa notation, qui consiste à figurer par des dièzes et des bémols les ions positifs et négatifs, et par l'accouplement d'un dièze et d'un bémol le doublet élémentaire. Du présent mémoire, extrayons quelques remarques :

Deux doublets formés chacun de deux ions -{- e et — e exercent l'un sur l'autre les forces suivantes :

1° Répulsion des deux ions positifs, égale à :

b étant un coefficient très petit, r la distance ;

â"* Répulsion des deux ions négatifs :

3** Attraction des ions de signes contraires, égale pour chaque couple à :

L'inertie de chacun des ions est :

a étant le rayon et V la vitesse de la lumière. — L'action résultante est donc une attraction égale à :

c est Tattraction de la matière par la matière, laquelle serait nulle, si à et c étaient nuls, s'il y avait exacte compensation entre l'attraction des électricités contraires et la répulsion des électricités de même nom. L'attraction de la matière pour la matière' résulte d'une légère inégalité entre ces forces électriques de sens opposés, conformément à la théorie de Lorentz.

Si on a, d'une part, n^ doublets constituant une certaine masse m^ , et, d'autre part, nj doublets formant une masse m^. on a :

et l'attraction des deux masses m^ et m^ est :

9(6 + g) Tnim^u^y*

La constante G de Tattraction universelle est donc :

9(6 H- t) g^V' *■- Tëé^ '

ce qui donne le moyen de calculer* b -{- c. On a :

G = 666.i0-»0C. G. S.; VznS.lO <»; e^.3.40-«0;

et on peut prendre pour a (rayon du corpuscule): ^ =^ 2 . 10"*^ (Voir

Langemn^ thèse). Oa en tire :

D'autre part, Tauteur a développé ailleurs une théorie du magnétisme terrestre, suivant laquelle le champ magnétique serait dâ, pour sa partie principale, à la différence d'action des courants de convection produits par les ions négatifs, d'une part, et par les ions positifs, d'autre part. Ces ions positifs et négatifs, qui constituent les atomes de la matière de la Terre, sont les uns et les autres entraînés dans le mouvement diurne de rotation.

On arrive ainsi à Vexpression suivante pour Je potentiel magnétique en un point de la surface terrestre de latitude 90° — ô :

» 2(6 — c>3: . Op . R^cose '^"^ 15 '

û étant la vitesse angulaire de rotation de la Terre, et p la densité électrique moyenne d'une des deux électricités qui constituent les atomes. D étant la densité moyenne de la Terre, supposée constante, et h la masse de Tatome d'hydrogène, l'inertie d'un électron

est sensiblement 77^' et le nombre des électrons négatifs dans

l'unité de volume sensiblement 500 — > d'où :

500cD

D'autre part, Von Besold a indiqué comme valeur moyenne du potentiel magnétique sur le parallèle 90** — ô :

•} =r 0,330 . R cosO.

En identifiant, il vient :

En rapprochant de la valeur de ô -j- c, on trouve :

6™ 4,85 . 10 »2+ 16 . 10-^* c ~ V,85 .10 ^ -f 16 . iO n

ou, en posant

Le magnétisme terrestre, proportionnel à ,ô, dépendrait donc d*un terme du premier ordre, et la gravitation d'un terme du second ordre seulement, proportionnel à p^. Les écarts à la valeur égale à celle de Tattraction, pour la répulsion entre électricités de même si gne, seraient donc en sens inverse pour les deux électricités : la répulsion entre corpuscules d'électricité négative serait un peu supérieure à l'attraction entre électricités contraires, tandis que la répulsion entre électricités positives serait un peu inférieure à l'attraction : mais la difTérence serait, dans ce dernier cas, un peu plus grande que dans T autre, et il en résulterait un léger excès en faveur de Tat- Iraction entre deux doublets.

Ajoutons que ces considérations intéressantes et de nature à provoquer des réflexions conduiraient pour le champ électrique produit au voisinage du sol à des valeurs hors de proportion avec les valeurs que révèle Tcxpérience.

W.-H. BRAGG. — On the absorption of a rays, and on the classiûcation of Ihe a rays from radium (Absorption des rayons a et classification des rayons « du radium). — P. 719-726.

W.-H. BRAGG et K. KLEEMAN. — On the ionization curves of radium (Courbes d'ionisation du radium). — P. 726-738.

Les rayons ^, constitués par de simples électrons, subissent deux causes d'absorption, et diminuent d'intensité en traversant de la matière pour deux raisons : par ionisation des atomes qu'ils dissocient, et par collisions contre des atomes qui, sans être dissociés, dévient les corpuscules de leur route et les dispersent. C'est ce que Lenard a observé dans ses mémorables expériences sur les rayons cathodiques sortant dans l'air, à travers une mince fenêtre d'aluminium.

Les rayons x ne subissent qu'une de ces causes de réduction d'intensité : ils sont, en effet, constitués par des groupes d'atomes ou de corpuscules, d'inertie considérable, et ne sont pas sensiblement déviés par la rencontre d'atomes ordinaires. Ils ne perdent leur énergie que par ionisation.

Il en résulte que leur absorption doit être simplement proportionnelle à la matière rencontrée. Les auteurs ont tracé des courbes donnant l'ionisation produite par les rayons a du radium en fonction de la distance dans l'air, existant entre la source des rayons et l'appa-

2i2 THE ASTROPHYSIGAL JOURNAL

reil mesureur deTionisation (plateau métallique, et en avant une toile métallique parallèle). Les courbes sont complexes, quand on n élimine pas soigneusement Teffet des rayons p et y ; quand on s^arrange pour ne conserver que les rayons a, les courbes, qui ont la forme d'hyperboles ayant les axes pour asymptotes, indiquent bien que Tionisation est en raison inverse de la distance ; mais il semble y avoir des points anguleux, ce qui conduit à admettre qu'il y a deux espèces, et peut-être quatre espèces difTérentes de rayons a, caractérisées par des vitesses d'émission définies et différentes.

JoHN-S. TOWNSEND et H.-E. HURST. — ThegenesU of ions by Ihe notion of positive ions, and a theory of the sparting potentiel (La genèse des ions par le mouvement des ions positifs, et la théorie du potentiel explosif). — P. 138-752.

Expériences portant sur l'hydrogène et sur l'air à différentes pressions. On mesure le potentiel explosif entre plateaux parallèles. Les mesures faites vérifient d'une façon remarquable la formule de Townsend :

M. Townsend appelle l'attention, en terminant, sur la différence qui existe entre le potentiel explosif proprement dit et la différence do potentiel entre les électrodes, nécessaire pour le maintien d'un courant électrique continu.

B. Brunhes.

THE ASTROPHYSIGAL JOURHAL;

Vol. XIX : janvier, mars, avril 1904,

Amtiiuk-L. DAY et C.-E. Van ORSTRAND. — The black body and llie measurement of extrême temporatures (Le corps noir et la mesure des températures extrêmes). — P. 1-iO.

Conférence faite à la Philosophical Society de Washington, où se Irouve résumée l'histoire du développement de la loi de Kirchhoff et

(«) J. de P/n/s., i' smc. t. lll, p. 304-391: 1904. La formule est donnée à la page 396.

TBE ASTROPHYSICAL JOURNAL 213

de la théorie du rayonnement d'un corps noir, l^s auteurs y critiquent l'application des relations qui expriment ce rayonnement à Testimation de la température du Soleil.

Georob-E. HALE et Ferdinand ELLERMVN. — Calcium and hydrogeu floculi (Flocons de calcium et d'hydrogène). — P. 41-52.

Un des instruments qui doivent le plus contribuer à étendre noire connaissance de la surface solaire est, assurément, le spectrohéliographe, qui nous montre comment sont distribués les divers élé-' ments qui composent la chromosphère. C*est, en son essence, un spectroscope dans lequel un écran à fente placé dans le plan du spectre, en avant de la plaque photographique, ne laisse tomber sur elle que la lumière fournie par une radiation bien déterminée. Eh donnant à l'image du soleil sur la fente antérieure du spectroscopé^, et à la plaque photographique derrière la fente postérieure, des mouvements concordants, on peut avoir une image de la surface solaire formée par telle radiation que l'on veut(<). MM. G. Haie et F. EUerman publient quelques-unes des photographies qu'ils ont obtenues ainsi et qui sont tirées du volume III des Pahlications of the Verkes Obsercotory, où doit se trouver aussi la description détaillée de leur instrument. L'image de la chromosphère donnée par les radiations de rhydrogène ou par celles du calcium a l'aspect d'une mer dé nuages, d'un réseau de matières floconneuses rappelant les granulations et les facilles de la photosphère. Pour distinguer ces deux phénomènes, les auteurs proposent de réserver le nom de facules aux hautes régions de la photosphère sensibles à la vision ordinaire et caractérisées par un spectre continu, et d'appeler flocons (floculi) les nuages de gaz ou de vapeurs situés à un niveau plus élevé et qui ne sont visibles qu'au spectrobéiiographe.

Le spectrobéiiographe ne permet pas seulement d'avoir l'image en plan de la chromosphère. En mettant en pratique une idée de M. Deslandres, les astronomes de Yerkes ont pu le faire servir à donner Tiroage de sections de la chromosphère faites à des niveaux

(^) La deuxième fente étant complètement recouverte par une raie sombre du spectre, on a l'image de la couche gazeuse dans laquelle se produit l'absorption qui donne naissance à cette raie ; si la fente laissait passer une partie du spectre continu, beaucoup plus brillant, on aurait Timage de la photosphère qui le produit..

/. de Phys., *• série, t. IV. (Mars 1905.) 15

214 THE ASTROPHYSICAL JOURNAL

différents, au-dessus de la photosphère. Les raies H et K du calcium sont larges et nébuleuses et présentent souvent un double renversement. On peut les décomposer en trois parties : une bande sombre et large, que les auteurs désignent par H^ et K^ ; une raie brillante relativement étroite que Ton voit au centre de cette bande, aux points du disque solaire où la fente coupe des masses incandescentes de vapeur de calcium (Hg, Kj) ; enfin une raie sombre très étroite au centre des Hj, Kj (H3, K3).H|et K< sont dues à la vapeur du calcium la plus dense, qui se trouve près de la photosphère. H^ et Kj proviennent de vapeurs situées un peu au-dessus, et dans les plus hautes régions se trouvent les vapeurs plus froides et moins denses donnant H3 et K3. Cette disposition des couches est justifiée par les résultats obtenus pendant les éclipses. Il est clair que, si la seconde fente du spectrohéliographe correspond au bord extrême dé H, et K|, elle ne recevra de lumière que de la vapeur de calcium assez dense pour produire une raie de cette largeur, de celle qui est située dans les régions les plus basses de la chromosphère. Si Ton rapproche la fente du centre de la raie, elle recevra de la lumière de vapeurs placées à un niveau plus élevé et aussi de vapeurs plus basses; mais, comme l'intensité de la radiation de la vapeur s'accroît jusqu'au niveau de Hj, K2, les photographies successives tendront à fournir des sections do plus en plus élevées des nuages de calcium. Les photographies de l'observatoire Yerkes montrent comment cette méthode peut servir à déterminer la structure des flocons de calcium : à leur base, leurs sections sont petites et bien définies ; elles s'élargissent aux niveaux plus élevés, ayant ainsi une fornie analogue aux masses nuageuses qui s'échappent d'un volcan.

G.-W. RICHTEY. — On methods of testing optical mirrors during construction (Sur les méthodes d'essai des miroirs optiques pendant leur construction). — P. 53-69.

La méthode que préconise l'auteur, opticien à l'observatoire Yerkes, n'est autre que la troisième méthode de Foucault, celle de l'écran à bord rectiligne. La lumière qui traverse un trou d'aiguille placé au centre d'un miroir concave donne tout à côté de lui une image à travers laquelle l'observateur déplace une lame de couteau. S'il place son œil dans le faisceau lumineux, il voit la surface du miroir, sup-

THE ASTROPHYSICAL JOURNAL 215

posée parfaitement taillée, diminuer uniformément d'intensité ; mats, si la surface n*est pas parfaite, les irrégularités apparaissent en un relief extrêmement exagéré. On a ainsi un moyen de vérifier rapidement en son entier la surface du miroir. L'auteur applique cette méthode à toute espèce de miroir, le fondement d'un atelier d'optique étant pour lui le miroir sphérique concave. Ce miroir lui permet d'abord de construire un miroir plan, en faisant réfléchir sur ce dernier les rayons lumineux issus du trou d'aiguille et qui tombent ensuite sur le miroir sphérique ; les imperfections sont dues au miroir plan. Ayant un miroir plan, on peut étudier un miroir parabolique, en plaçant un trou d'aiguille à son foyer, le miroir plan servant pour lautocollimation des rayons. L'auteur arrive même par cette méthode à construire les miroirs convexes qu'il place dans les télescopes de Cassegrain.

J. FENYI. — Michelsons theory of the displacetuent of spectral lines (Théorie de Michelson du déplacement des raies spectrales). — P. 70-79.

Michelson a montré {*) que, dans l'application du principe de Doppler-Fizeau, on devait tenir compte du déplacement des masses d'indices divers que traverse le faisceau lumineux. Si ces masses ont une forme telle que la longueur du trajet que la lumière y effectue puisse varier, le chemin optique équivalent variant de la même façon, les conditions sont les mêmes que si la source lumineuse s'éloignait ou se rapprochait de l'observateur, et les raies de son spectre se déplacent; mais, pour un déplacement de raies donné, la vitesse que doit avoir la matière intermédiaire peut être beaucoup moindre que celle qu'aurait la source lumineuse dans l'explication ordinaire. Si Ton suppose, en effet, que la masse a la forme d'un coin très obtus qui s'enfonce perpendiculairement dans le faisceau lumineux, une vitesse de déplacement faible peut amener un accroissement très rapide de la longueur du chemin optique.

M. Fenyi cherche à donner une démonstration un peu plus élémentaire de cette théorie et montre comment elle simplifie l'explication de certains phénomènes solaires. Tandis que dans l'explication de Doppler-Fizeau la composante radiale de la vitesse de la source est inférieure ou au plus égale à cette vitesse, dans l'explica-

(»} Asiroph. Joum.. vol. XIII, p. 192; 1901.

216 THE ASTROPHYSICAL JOURNAL

tion de Michelson le déplacement apparent peut être beaucoup plus grand que le déplacement réel. On n'est donc plus obligé d'attribuer aux proéminences solaires la vitesse énorme qu'elles auraient si le déplacement des raies de leur spectre mesurait simplement la composante radiale de cette vitesse.

P.-G. NUTTÏNG. — T4ie speclra of mixcd gases (Les spectres des mélanges gazeux}.

On s'est aperçu de bonne heure que les spectres des mélanges gazeux excités électriquement donnent souvent le spectre d'un composant métallique lourd, bien plus fortement que celui d'un composant plus léger, et cela d'une manière tout à fait hors de proportion avec les quantités relatives de matières présentes. M. P. Nulting montre que le caractère métallique importe peu ; le soufre et l'iode sont presque aussi actifs pour affaiblir' le spectre de rhydrogène que les vapeurs de mercure ou de cadmium. Dans 80 mélanges de 15 éléments, aisément vaporisables, il n'a trouvé aucune contradiction à la loi suivante : Dans les spectres des mélanges gazextx^ toutes autres chxtses égales, le spectre du gaz de plus grand poids atomique sera le plus brillant. Ceci s'applique à des tubes de Pliicker contenant des gaz à des pressions de O"",! à 10 millimètres et traversés par un courant ne dépassant pas 10 milliampères. En dehors de ces limites, l'effet du poids atomique diminue ; les intensités des spectres sont de plus en plus en rapport avec les quantités relatives des gaz présents.

Quand des combinaisons chimiques se produisent, l'auteur a pu presque constamment observer les spectres des deux gaz on présence superposés pendant leur combinaison. On peut croire que les spectres des composés suivent la loi des poids moléculaires; mais les observations ne sont pas suffisantes pour l'établir rigoureusement.

De grandes variations de pression n'affectent pas la prépondérance d'un spectre sur f autre ; mais, à très haute ou très basse pression, le gaz le plus léger l'emporte.

Les changements dans la température produisent peu d'effet, tant que les composants et produits demeurent vaporisés.

Les changements dans la densité du courant, en de larges limites, n'affectent pas la prépondérance spectrale ; mais un courant extrè-

THE ASTROPHYSICAL JOURNAL

mement dense a toujours accru l'intensité relative du gaz le | léger.

Souvent un spectre affaiblit d'abord dans le second spectre raies les plus voisines de lui ; les combinaisons avec le groupe soufre ne montrent cependant pas cet effet.

H. KOxNEN et A. HAGENBACH. — On double reversai (Sur le double renversenK

Les auteurs confirment Topinion de Humphreys que le doi renversement des raies spectrales n'est en général qu'apparent, exemples qu'ils ont relevés sur leurs photographies se rapportei peu près aux mêmes raies que ceux de Humphreys, ce qui tend à prouver que ces raies sont les seules qui puissent se trouver d les conditions voulues. Ils ont observé cinq principales causes double renversement apparent : superposition de deux raies différents ordres dans les spectres de diffraction, superposil d*émissions non simultanées, actions de différentes portions de source lumineuse, superposition de raies du même ordre, et reni! sèment symétrique ou dissymétrique, combiné avec un élargissem des raies. Ils ont aussi observé un double renversement certain d le cas de la raie du magnésium X î 852,25, et quelques doul renversements douteux.

CvARLES FABRY. — On tbe ^ ave-length of tbe cadmium Une at >. 5 OS (Sur la longueur d'onde de la raie du eadmium X 5 086). ^ P. 116-118.

La valeur de la longueur d'onde de la raie verte du cadmi X5086, que M. Hamy avait déterminée par son procédé interfèrent est assez différente de celle qu'avait obtenue M. Michelson pour a\ pu jeter quelques doutes sur la valeur de la méthode interférenti< appliquée aux mesures absolues. Cependant M. Hamy avait b fait remarquer que la radiation X 5 086 donnée par son tube s; électrode se compose d'une raie simple et d'un doublet à com| santés égales, et cpie ses mesures se rapportaient à la raie sim{ Le tube de Michelson ne donnait au contraire que le doublet d les composantes étaient alors inégales, et c'est à la plus forte < deux que se rapportent les mesures de MM. Michelson et Benoist

2i8 ÏHE ASTROPHYSICAL JOURNAL

n'est donc pas étonnant que leur résultat ne concorde pas avec celui de M. Hamy.

M. Fabry, à Taide de sa méthode interfère ntielle, a repris Tétude de cette radiation ; dans les tubes sans électrodes, il a retrouvé les trois raies de M. Hamy, et il a mesuré Tintervalle séparant la raie isolée de celle mesurée par Michelson. La différence trouvée, Oi^i^,007<î, établit une concordance complète, au moins aux 3 dix-millionièmes, entre les valeurs obtenues par les deux savants.

Fhanck W. ver y. — The absorption of radiation by the solar atmosphère and the intrinsic radiation of that atmosphère (L'absorption du rayonnement par l'atmosphère solaire et le rayonnement intrinsèque de cette atmosphère). —

Dans ce mémoire un peu confus, Tauteur donne des explications très plausibles de certaines particularités du rayonnement solaire : décroissance du violet au rouge de l'absorption exercée par Tatmosphère solaire sur la lumière de la photosphère, constance du rayonnement des taches à leur approche du limbe, uniformité d'aspect des raies de Fraunhofer en quelque point du disque qu'on les observe.

L'absorption sélective produite sur l'extrémité violette du spectre ne serait pas une véritable absorption, mais une diminution des radiations de faibles longueurs d'onde par leur diffraction ou réflexion sur des particules trop fines pour arrêter le rouge. C'est aussi à cet effet de diffraction que serait due la constance du rayonnement des taches : les taches plus froides doivent donner en grande proportion des rayons de grandes longueurs d'onde plus facilement transmissibles que ceux de la surface générale. Quant à l'uniformité d'aspect des raies de Fraunhofer, elle proviendrait de ce que l'absorption ou le rayonnement d'un gaz doit peu s'accroître avec son épaisseur. Une faible épaisseur de la chromosphère doit suffire pour arrêter les radiations photosphériques correspondant aux raies qu'elle peut émettre, et son émission doit être limitée par l'absorption qu'elle exerce sur son propre rayonnement. Les raies de Fraunhofer ne seraient donc dues qu'au rayonnement d'une couche toute superficielle de la chromosphère dont l'épaisseur bien déterminée ne saurait être accrue par la courbure du globe solaire.

THE ASTKOPHYSICAL JOURNAL

II. KAVSER. — On standards of wave-lengths (Sur les étalons de longueurs d'onde). — P.. l.*»7-161

M. Kayser trouve qu'il est nécessaire que Ton entr nouvelle détermination d'étalons de longueurs d'onde remplacer les tables de Rowland, et il recherche li erreurs qui s'y trouvent, pour qu'on puisse les éviter, deux principales : d'abord les différences existant entre des raies solaires et celles des raies de l'arc dont Row! naissait pas l'existence. Cette difficulté est facile à tou ployant, comme base de la méthode des coïncidences, 1 d'onde déterminées par Fabry et Pérot. Mais il y a une d'erreur plus grave, c'est que la méthode des coîncidenc( peut conduire à des erreurs et ne pas être applicable rendre compte, on peut l'appliquer aux raies de Pérot voir si l'on retrouve leurs nombres. Si cela n'a pas lie soit ces nombres, soit la méthode, soit peut-être tous le erronés. L'auteur, ayant à sa disposition deux des réseaux concaves de Rowland,a fait cet essai; le premi a donYié une différence de 0,019 A avec les nombres Fabry, le second une différence de 0,108 A, les deux r« eux une différence de 0,03 A. L'erreur moyenne des dépassait pas 0,003.

M. Kayser en conclut que la méthode des coïncidenc applicable avec ces réseaux, si l'on n'augmente pas le étalons interférentiels dans Tultra-violet. La lecture des MM. Pérot et Fabry lui donne la conviction que leurs n exacts ; cependant, comme de nouvelles mesures pe l'affirmer, le D"" Eversheim a entrepris cette tâche à soi avec la méthode et l'appareil des savants de Marseille.

Hahry W. morse. — Speclra from the Wehnelt intei (Spectres donnés par l'interrupteur Wehnelt). — P. 162

Ce mémoire contient l'étude des spectres d'une < vapeurs métalliques produits dans un wehnelt, et leurs c avec les spectres de l'arc et de l'étincelle condensée admise pour le fonctionnement du wehnelt laissait croi

^«0 THE ASTROPHYSICAL JOURNAL

que Ton avait là un moyen d'introduire un autre degré dans l'échelle des spectres par une température intermédiaire entre celles de la flamme et de Tare, ou entre celles de l'arc et de Tétincelle.

Sans entrer dans Tétude détaillée de chaque spectre, qui présente beaucoup d'intérêt, voici les faits principaux :

Les raies des spectres du wehnelt en comprennent certaines qui ont été attribuées à Tétincelle, d'antres attribuées à Tare. Le spectre est d^ordinaire tout à fait analogue à celui de Tétincelle, mais souvent quelques-unes des raies les plus fortes manquent.

Da ns certaines conditions, un spectre peut contenir les raies les pliis fortes de Tétincelle condensée, et en même temps des raies habituellement attribuées à la flamme (*).

f.es « bandes d'oxydes (*) » peuvent être présentes en même temps que les plus fortes raies do rétinçelle.

Le spectre du zinc contient à la fois des raies appartenant aux deux spectres, arc et étincelle, et un spectre de bandes non encore observé; la même chose a lieu pour le spectre de Tétain.

Certaines raies larges et diffuses dans Tétincelle, et absentes du spectre de l'arc, se retrouvent dans le spectre wehnelt avec une faible intensité ; cela a lieu surtout pour le zinc, Tétainetle plomb.

Dans le wehnelt, on n'observe jamais de renversement de raies, tandis que les spectres d'arcs produits dans les liquides montrent une tendance très grande à en donner.

Ces faits, souvent en contradiction les uns avec les autres suivant les idées admises sur l'ordre des températures auxquelles se produisent les spectres, laisseraient croire que ce n'est pas la température qui influe le plus sur ces spectres.

JiTLEs Baillaud.

(») Voir LivKixo et Dbwar, Prae. R. 5., 32, p. 18», 44, 241.

ZEITSGHBIFT FUR PHTSIKALISGHB GHSMIB ; T. XLVin ; mai, juin, juillet 1ÎM)4.

Thiodor WULF. — Ueber den Einfluss des Druckes auf die eleklroiuotoriscbe Kraft der Gaselektroden (De Tinfluence de la pression sur la force électromo- Irice des électrodes à gaz). — P. 87^96.

Dans ses deux importants mémoires, « la Thermodynamique des phénomènes chimiques » et « Recherches concernant Télectrolyse de l'eau », Helmholtz(^) étudie les variations que subit, avec la pression, la force électromotrice pour laquelle Télectrolyse visible commence à se produire.

Un peu plus tard, Sokolow(*) essaya de vérifier expérimentale* ment la formule d'Helmholtz, tandis que d'autres expérimentateurs, comme Le Blanc (*''), se laissaient guider par la théorie de Nernst. Les expériences ont surtout été faites à des pressions inférieures à la pression atmos phérique. M. Wulf, au contraire, soumet le voltamètre à des pressions croissantes, jusqu'à i 000 atmosphères, en disposant convenablement ses électrodes dans le tube de l'appareil Cailletet. Il cherche en outre à séparer nettement le rôle de chaque électrode, en étudiant la polarisation d'un fil de platine fin, la seconde électrode étant constituée par du mercure recouvert de sel mercureux.

On sait qu'on peut déterminer le commencement de Téleelrolyse visible de deux manières : 1° par la mélhode optique^ en observant le dégagement de la première bulle gazeuse, et mesurant la force électromotrice pour laquelle ce dégagement a lieu ; 2** par la mélhode galvanomëtrique ; en portant en abscisses les forces électromotrices intercalées entre les électrodes du voltamètre, et en ordonnées les intensités du courant qui le traverse, certains auteurs ont cru pouvoir déterminer, à l'inspection seule de la courbe, le débutde l'électrolyse, grftce à une variation brusque de l'intensité manifestée par un coude de la courbe [Knickpunkt). J'ai montré qu'il est difficile de se contenter de cette méthode, car le dégagement de la première

('} H1L3IHOLT7., }Ms8. Abhofidl., t. 111, 92 et 267.

(2) SoKOLow, Wied. Jnn., t. LVllI, p. 209; 1896; — J. de Phys.. 3*série, t. Vf, ^, 193 ; 1891.

{'") Lb Bi.awc, Zeil. fùrphysik. Chem., Vlll, p. 299 et XII, p. 332.

•222 ZEITSCHRIFT FUR PH YSIKA LISCHE CHEMIE

bulle gazeuse ne correspond àaucun point particulier de la courbe (*).

M. Wulf arrive à la même conclusion. •

Il trouve en effet que la force électromotrice correspondant au coude brusque de la courbe (méthode galvanométrique) ne varie pas avec la pression. Or il est bien certain, d'après la thermodynamique, que le dégagement sous forme de bulle gazeuse dépend de la pression. Il n'y a donc pas, en gênera^ comcidence entre la force électromotrice pour laquelle Vallxu'e de la courbe se modifie et celle pour laquelle la première bulle devient visible.

M. Wulf vérifie d'ailleurs que^la force électromotrice de Télectrolyse visible (méthode optique) suit rigoureusement la formule d'Helmholtz. Il pense que la force éiectroraotrice du coude brusque est celle pour laquelle les ions perdent leur charge pour se dissoudre en quantité notable dans Télectrolyte, comme le font des molécules neutres. Les gaz ne se dégagent, sous forme de bulles, que quand la solution est entièrement saturée.

En réalité, cette conclusion implique nécessairement la continuité entre la polarisation et Télectrolyse, qui ressort des expériences que j'ai faites, par la méthode galvanométrique et la méthode de Toscillographe.

E. ROTHÉ.

Franz FISCHER. — Beilrâge z.ur Kenntnis des anodischen Verhaltens voa Kupfer und Aluminium (Contribution à letude des anodes de cuivre et d'aluminium). — P. 177-219.

Les phénomènes de polarisation présentés par les électrodes de cuivre et d'aluminium offrent un certain nombre d'analogies.

Dès que la densité du courant atUânt une valeur notable, une anode de cuivre se recouvre d'une couche d'un sel solide qui présente une résistance au passage du courant. Aussi longtemps que Tanode ne s'échauffe pas, on constate un dégagement d'oxygène en même temps quela formation de sulfate cuivreux. Dès que l'anode s'échauffe, des quantités croissantes de sulfate cuivrique apparaissent, et tout dégagement d'oxygène cesse. Enfin, quand la température atteint la température d'ébullition de Télectrolyte, des sortes de

(') RoTHÉ. Thèse de Doctorat, Gauthier- Villars, Paris, 1904 \ — J. de Fhyt., 4' série, t. IJI. p. 601; 1904.

ZEIÏSCHUIFT FLIR PHYSiKAIJSCHE CHEH

nuages formés d'une fine poussière de cuivre semblent de Tanode.

Cuivre et aluminium se comportent exactement de la aussi longtemps que des anodes de ces métaux sont d'une couche d'un sel isolant.

Pour une différence de potentiel déterminée entre les rintensité du courant diminue avec le temps, à mesure q s'épaissit. Mais, quand la température s'élève, le sel s l'intensité peut de nouveau augmenter.

Il est évident qu'en refroidissant les électrodes on rel leraent la pulvérisation ; pour le cuivre, dans l'eau acidi la reculer jusqu'à 45 volts, et pour l'aluminium, où ( ordinairement entre 20 et 30 volts, on peut atteindr sans que la pulvérisation ait lieu.

D'après cela, la disparition de la propriété de former dessus d'une .certaine différence de potentiel semble é purement thermique.

L'auteur pense que la polarisation anodique de l'alun semble en partie à la polarisation du platine par l'oxygè qui explique qu'on voit se dégager des bulles d'oxyj dune anode d'aluminium trempée dans l'acide sulfuriqui

Dans les grandes différences de potentiel que Ton p( entre l'aluminium* et l'électrolyte immédiatement après 1' du courant, il y a lieu de faire deux parts. La première due à une polarisation par l'oxygène, la seconde à une c potentiel entre les deux côtés de la couche isolante de i s'expliquer par le rassemblement d'ions chargés d'élecl traires sur les deux faces de cette couche.

Jean BILLITZEK. — Zur Théorie der kapillarelektrischen Erscl 1. V^ersuche mit Tropfelektroden (Théorie des phénomènes élec — I. Recherche» relatives aux électrodes à gouttes). — P. 513-54

M. J. Billitzer revient sur le fonctionnement si complet trodes à gouttes. L'électrolyte qui les entoure subit pendî des gouttes des variations de concentration qui perme cider si la pression de dissolution du mercure est supéri< Heure à la pression osmotique des ions dans la solutioi

224 ZEITSCHRIFÏ FLR PH YSIKALISCHE CHEMIE

Irode à gouttes est négative par rapport à la solution, la concentration des ions mercure dans la solution augmentera. On peut suivre facilement les variations de concentration en employant la méthode de Palmaer (*). Au voisinage de Télectrode à gouttes, on place une électrode parasite de mercure, et on observe les variations de la différence de potentiel entre cette électrode parasite et ime électrode impolar isable.

Les expériences de Tauteur Font conduit à penser qu'il se produit en circuit ouvert un courant allant de Télectrode à gouttes vers le large mercure où les gouttes se réunissent quand on met Télectrode en fonctionnement.

En effet, si les gouttes de mercure traversent l'électrolyte entre Félectrode parasite et Télectrode de comparaison, il subsiste après l'arrêt de l'écoulement des différences de potentiel tout à fait différentes de celles qu'on observe pendant l'écoulement, la plupart du temps de signe contraire. Si les gouttes ne passent pas entre les deux électrodes, les différences de potentiel sont les mêmes pendant le fonctionnement ou après l'arrêt.

De plus, la différence de potentiel électrode parasite-électrode impolarisable est, pendant l'écoulement, fonction de l'intensité du jet, de la longueur de la veine, du point où se détachent les gouttes. Un court-circuit momentané entre l'électrode à gouttes et le large mercure en modifie le sens lorsque les gouttes passent entre les deux électrodes considérées.

L'auteur cherche à expliquer par des considérations théoriques tous ces faits expérimentaux.

E. ROTHÉ.

J. BILLÏTZER. —Zur Théorie der kapillarelektrischen Erscheinungen. — 11. Die doppelte Umkehr des Lippiuannscben Phtinomens (Théorie des phénomènes électrocapillaires. — II. La double inversion du phénomène de Lippmann). — P. 542-548.

Lorsqu'on augmente ou qu'on diminue une surface de mercure, on sait qu'il se produit dans les divers éleetrolytes des courants dont le second dépend de la nature de l'électrolyte, et s'inverse pour deux différences de potentiel déterminées + 0%35 et 0*,4 (en prenant H* I H^SO^ normal pour zéro de potentiel). La seconde inversion se

(') Palvabr, J. de Phys., 3- série, t. Vlll, p. 278 ; 1899 : et t. X, p. 511 ; 1901.

produit dans le sens attendu, conformément à la théorie La première semble contraire à la théorie.

D'une façon analogue, il se produit un courant entr cures, dont Tun est au contact d'un ëlectrolyle en Tautre au contact d'un électrolyte en repos.

Mais il n'y a ators qu'une inversion à — 0\\.

Dans le premier cas, on modifiait la surface du merc dernier cas, elle demeure invariable. La cause de Tinve est donc dans la modification de la surface.

D'après l'auteur, on ne peut admettre que la coucha annulée pour -f- 0',35. La théorie d'Helmhollz est ii expliquer la totalité des phénomènes.

W. HAUPT. — Ueber die Méthode zur Daiiipfdichtehestimmung vermehrung und ihre Gcnauigkeits-grenzen im Verhallnis zu Methoden (Méthode pour déterminer les densités de vapeurs pai de pression, et comparaison des précisions de cette méthode e connues). — P. 713-724.

M. Haupt a fait de nombreuses mesures sur les princij à l'aide d'un appareil ingénieux. Sa méthode consiste l'augmentation de pression que produit dans un volume température constante l'introduction d'une masse donné

Il pense que cette dernière méthode ne le cède pas aux méthodes habituelles.

2* semestre 1904 ; t. CXXXIX.

R. BLO.NDLOT. — Sur les propriétés de dilîérentes substances à rémission pesante (*). — P. 23.

L'argent parfaitement nettoyé n'émet pas d'émission | retrouve sa propriété que s'il est chauffé à 100** dans l'ai

(») V. C. «., t. CXXXVIII, p. 1473.

nombre de métaux se comportent de même, tandis que tous les liquides sont actifs. 11 est donc probable que rémission provient des combinaisons dues à des actions chimiques très faibles produites à la surface des métaux ; de même Tactivité des liquides et des corps odorants doit vraisemblablement être attribuée à des composés volatils.

J. BECQUEREL. — Sur la nature des rayons N et N, et sur la radioactivité des corps qui émettent ces radiations. — P. 41 et 264.

Les sources de raj'ons N et N, émettent trois sortes de radiations : les rayons a, qui diminuent la sensibilité d'un écran phosphorescent de même que les rayons a du polonium et des corps radioactifs ; les rayons p, qui l'augmentent comme le font les rayons p des mêmes corps; enfin des rayons non dé viables, se réfractant, ce qui n'a pas lieu pour ceux des corps radioactifs. Les rayons non déviables constituent la partie du rayonnement dont la réfraction a été depuis longtemps observée; ils peuvent entraîner des rayons a ou p et cons-, tituer un rayon N^ ou N.

BLONDLOT. — Sur les rayons N. — P. Hi.

Une méthode nouvelle d'observation de ces rayons consiste à constater l'apparition ou la disparition d'une raie lumineuse sur un fond peu éclairé de couleur complémentaire (raie bleue du sulfure de calcium observée sur fond jaune et amenée à être absolument invisible sur ce fond).

BLONDLOT. — Sur les rayons N. — P. 843.

Les clichés photographiques montrent d'une façon irréfutable l'action des rayons N sur l'étincelle électrique.

BICH.\T. —Sur les rayons N. — P. 254.

Les apparences observées avec un écran phosphorescent peuvent être modifiées selon l'état dans lequel se trouvent la source et l'observateur. D'où nécessité de se placer toujours dans des conditions bien définies.

COMPTES RENDUS DE LWCADÉMIK DES SCIEN

BORDIER, WEISS et BULL. — Sur les rayons N. — P. 0T2 et 1

Résultats positifs obtenus parle premier auteur dans Ter ment photographique des rayons N. Résultats nuls obtenui seconds.

P. VILLARD et PELLAT. — Sur les rayons cathodiques. — Réj P. 44, 124, 1200.

D'après M. Villard, M. Pellat s'est trouvé, dans ses exp en présence de rayons magnétocathodiques et il a interprét par une hypothèse sur les rayons ordinaires (magnélofric dernier répond que les rayons cathodiques ordinaires € bien en effet de la part du champ magnétique une action (i friction); il le démontre par une expérience nouvelle de M. expérience qui, au contraire, donne, d'après ce dernier, des incompatibles avec la magnétofriction.

SOLVAY. — Sur la coexistence et Tiuipossibilité de constater des tei voisines très différentes. — P. 45.

Théorie et exemples.

En ce qui concerne la radioactivité, Tauteur conclut ( chercher dans le milieu l'origine véritable des phénomène; tiques intenses qui accompagnent cette radioactivité, et une production spontanée d'énergie due à la dissociation d( matériels.

De SAINT-MARTIN. — Sur le dosage spectrophotométrique de petite d'oxvde de carbone dcuis Tair. — P. 46.

Le spectro photomètre permet; après repérage, de dét€ proportion d'oxyde de carbone contenu dans l'air, en a| volume connu de cet air avec le dixième de son volume d tion sanguine type.

228 COMPTES RENDUS DE l/ACADÉMIE DES SCIENCES

A. JACQUEROD et BOGDAN. — Détermination du poids atomique de l'azote par l'analyse en volume du protoxyde d'azote. — P. i9.

Le proloxyde d'azote pur est décomposé en vase clos par une spirale de fer chauffée au rouge par un courant. 11 ne reste que Tazote pur. La détermination des pressions des deux gaz et la connaissance des densités permettent le calcul du poids atomique par le rapport

Az' T~2n' ^" trouve aussi Az < i4,02, en prenant 1»%2504 pour poids

du litre normal d'azote, 1^',9779 pour celui du protoxyde.

£. Van AUBEL. : CHENEVEAU. — Sur l'indice de réfraction des solutions.

La loi établie par M. Clieneveau ('), relative à l'indice de réfraction des solutions aqueuses, ne s'applique pas en général aux dissolvants autres que Teau. Celui-ci montre que cette conclusion provient de ce que M. Van Aubel n*a pas tenu compte de la densité du dissolvant.

G. SEGUY. — Relation entre la pression du gaz dans un tube à vide et la longueur d'étincelle. — P. 128.

L'auteur détermine expérimentalement, à Taide d'un micromètre à étincelles placé en dérivation sur un tube de Crookes, et une jauge de Mac Leod, la relation entre la pression du gaz et la longueur d'étincelle. Réciproquement, par extrapolation, la mesure de la distance explosive donnera facilement les pressions, quand elles sont très faibles et difficiles à déterminer à la jauge.

A. JACQL'EROD et A. PINTZA. — Sur les densités de l'anhydride sulfureux et de l'oxygène. — P. 129.

La méthode consiste à remplir, au moyen d'un appareil à dégagement approprié, susceptible de fournir le gaz à l'état pur, un récipient de volume connu relié à un manomètre.

(') C. /f., t.CXX.\Vlll,juinl904.

C'est Tappareil à dégagement qui sera pesé avant et après le remplissage.

On trouve ainsi que les poids du litre d'oxygène et d'anhydride sulfureux à 0° et sous la pression normale sont i»^4292 et 2k'",92664, ce qui donne pour le poids atomique du soufre S = 32,0! .

Db GRAMONT. — Sur la disparition dans l'étincelle oscillante des raies du silicium présentes dans les spectres de certaines étoiles. — P. 188.

Le spectre du silicium présente deux catégories de raies :

i** Les raies fPJ, résistant à une self-induction ou même renforcées par elle ;

2® Les raies [D], s'affaiblissant et même s'annulant avec la self.

Ces raies doivent correspondre à des températures différentes, et peuvent donner des indications sur la température des étoiles.

L'auteur déduit deTexamen des photographies stellaires les résultats suivants :

!*• Seules les étoiles de première classe montrent les raies [P] et:D];

2** Les étoiles de deuxième classe montrent les raies [P] ;

3<* Les étoiles de troisième et quatrième classe, de température peu élevée, n'ont montré aucune raie du silicium.

H. BORDiER. — Variation de l'indice de réfraction d'un électrolyte soumis à l'action du courant. — P. 191 .

Etude au réfractomètre Fery de l'indice de réfraction de chlorures métalliques soumis à l'électrolyse. La diminution observée est d'autant plus grande, à intensité et température constantes, que la concentration est plus faible, ou, à température et concentration constantes, que l'intensité est plus forte. On a ainsi une méthode pour mesurer l'intensité ou pour voir la fin d'une électrolyse.

A. BROCHET et J. PETIT. — InQuence de la densité de courant dans l'électrolyse par courant alternatif. — P. 193.

Les études faites sur le nickel montrent que la densité du courant de même que la fréquence exercent une action toute particulière J. de Phys., 4* série, t. IV. (Mars 1905.) 16

dans Télectrolyse par courant alternatif, et qu'il est difficile, aprioriy de déterminer par analogie Tallure d'une réaction.

ARIÈS. — Sur la loi fondamentale des phénomènes d'osmose. Théorie des solutions diluées, basée sur la loi de Van VHoff. — P. 1%, 401 et 462.

Démonstration simple, par la thermodynamique, de la loi de Tosmose, qui peut s'énoncer ainsi :

a Quand une dissolution, soumise à une température T et à une pression pj , est en équilibre, par osmose, avec le dissolvant pur, à la même température et à la pression p^i ^^ potentiel du dissolvant pur est égal au potentiel du dissolvant dans la dissolution. »

La loi de Van t'Hoff est alors la suivante :

<( Toute substance dissoute en quantité suffisamment petite dans un dissolvant, dont la température T et le volume V demeurent invariables, fait croître la pression p du dissolvant de la pression Ap qui serait exercée par le corps dissous s'il était seul à occuper, à Tétat de gaz parfait, le volume V de la solution ; et le potentiel du dissolvant a la même valeur avant et après l'introduction du corps à dissoudre. » Cette loi suffit à retrouver les formules de la cryoscopie et de la tonométrie, comme le montre M. Ariès.

Lb roux. — De la contemplation à la chambre noire de surfaces Taiblement éclairées par certaines lumières spéciales. Cas des objets de forme linéaire. — P. 271.

L auteur explique pourquoi on préfère observer des lignes lumi neuses et donne les précautions à prendre dans l'observation.

R. JOU AUST. — Les phénomènes de viscosité magnétique dans les aciers doux industriels et leiu* influence sur les méthodes de mesure.— P. 272.

Les aciers doux coulés et recuits présentent d'une façon très intense le phénomène de la viscosité. Ces phénomènes ne se produisent que quand on fait passer le champ magnétisant de sa valeur maxima à un autre plus faible, mais non en sens inverse. Il est donc nécessaire de faire les mesures en employant les champs croissants, et de ne pas donner aux éprouvettes une trop grande épaisseur.

MATHIAS. — - Exploration magnétique du «,'ouffre de Padirac. — P. 275.

Quand on passe de la surface du sol au fond du gouffre (descente de 100 mètres environ), Tinclinaison ne varie pas sensiblement, les

composantes horizontale et verticale croissent de rrj^ de leur valeir.

E. MATHIAS. — Sur le coefficient a des diamètres rectiligaes. — P. 359.

Dans les groupes {a =: constante) qui correspondent aux valeurs de a voisines de i, les lois des états correspondants s'appliquent à des corps dont les propriétés physiques peuvent être extrêmement différentes.

Dans les groupes qui correspondent aux très basses valeurs de a, les lois des états correspondants ne s'appliquent qu'à des corps dont les températures critiques sont extrêmement voisines.

Pour les corps comme 1 hélium, dont le point critique est très voisin de celui de Thydrogène, on peut affirmer à l'avance que l'on a sensiblement : a = 0,045 v^ (6, température critique).

C. CAMICHEL. — Sur l'ampèremètre thermique à mercure. — P. 363.

L'auteur indique la forme pratique qu'il a donnée à l'appareil (^), la méthode consistant à échauffer pendant une minute, en courant continu, une résistance de mercure placée à l'intérieur du réservoir d'un thermomètre à mercure qui rayonne dans une enceinte maintenue à 0**.

OSMOND et CARTAL'D. — Sur la permanence des formes cristallines dans les cristaux. — P. 404.

Etude des causes qui concourent à produire la netteté souvent remarquable des contours cristalliques, qu'on voit apparaître en attaquant, par un réactif convenable, la coupe polie d'un métal ou d'un alliage formé de grains cristallins. Technique à employer pour éli-

(») C. fl., t. CXXV : 1897 ; et t. CXXVI : 1898.

232 COMPTES RENDUS DE l/ACADÉMIE DES SCIENCES

miner ces apparences cristalliques ou du moins en déplacer les contours.

L. (JUILLET. — Nouvelles recherches sur les aciers au vanadium ('). — P. 407.

Les aciers au vanadium perlitiques, recuits à 900** et refroidis lentement, n'offrent pas plus de fragilité que les aciers ordinaires à même dose de carbone et, à même résistance, sont moins fragiles. Ils sont très sensibles aux traitements thermiques et mécaniques.

Les aciers à haute teneur en vanadium, dont tout le carbone est à Tétat de carbure, sont absolument hétérogènes, et les seuls aciers intéressants doivent contenir moins de 0,7 0/0 de vanadium.

J. DEWAR. — .Nouvelles recherches sur la liquéfaction de rhélluni. — P. 4-21.

Le charbon est un bon absorbant de Thélium à 20*" absolus et l'est encore davantage à 15^. Dans un tube à condenseur de charbon, rempli d'hélium et refroidi dans Thydrogène liquide, une bobine fournissant 40 centimètres d'étincelles dans Tair produit une décharge phosphorescente intermittente au milieu du tube, qui ne donne que le spectre continu du verre. D'expériences comparatives faites avec rhydrogène, il résulte que le point d'ébullition de Thélium doit être voisin de 6° absolus.

L. GUILLET. — Propriétés et constitution des aciers au chrome. -— P. 120.

Les aciers au chrome peuvent se subdiviser en quatre classes, suivant leur teneur : aciers perlitiques, aciers à martensite pure ou troostite, aciers à martensite et carbure, aciers à carbure.

Les aciers perlitiques ont une résistance à la rupture, une limite élastique et une dureté d'autant plus élevées, à même dose de carbone, qu'ils renferment plus de chrome. Les aciers à martensite ou troostite ont une charge de rupture, une limite élastique et une dureté très élevées, et ne peuvent être employés que dans des cas très particuliers. Les aciers à structure spéciale sont très fragiles et doivent être rejetés au point de vue industriel.

(•) r. n., 8 février 1904.

COMPTES RENDUS DE L^AGADEMIE DES SCIEiNGES 23^

BOL'DOUARD. — Les alliages de zinc et de magnésium. — P. 425.

Ktude de la fusibilité, des propriétés physiques et mécaniques, des combinaisons définies. Métallographie des alliages.

CAHTAUD. — Sur l'évolution de la structure dans les métaux. — P. ^28.

L'auteur apporte une preuve directe que Ton doit voir dans les iigures superficielles l'inscription spontanée de la structure interne et profonde.

De METZ. — L'inversion thermoélectriquc et le point neutre. — P. 447.

Les études précises de Fauteur ont confirmé la constance de la température du point neutre, mais ont prouvé que la relation Tiomsion "= -Ta^ntre u'cst à pou près vérifiée que quand le contact froid est à 16**, 1 C, et se vérifie de moins en moins quand la température du contact froid s*abaisse ; seul le couple Pt-Zn suit les deux lois de la thermoélectricité :

l ioverMon ^^^ • 1 neHlr« ■ iafemon ^^^ *0 i ^ o

Tq et Tq étant les températures des contacts du couple au moment de l'inversion.

JOHNSON. — Sur un interrupteur à vapeur. — P. 477.

Interrupteur lent, n'exigeant pas de self. Une bulle de vapeur fournie par électrolyse interrompt le courant et sa condensation rapide le referme.

J. THOVERT. — Sur la profondeur de champ et de foyer des objectifs photographiques. — P. 500.

L'auteur définit ces grandeurs en partant de ce que la photographie a pour but de reproduire ce que Tœil voit.

La profondeur de champ sera limitée pour les distances entre

234 COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES lesquelles, pour un tirage donné, la plaque photographique conservera distinctes les images de deux points dont Técart angulaire est

\ de r^^ (limite de définition angulaire de Timage rétinienne). De

même la profondeur de foyer, lorsque la surface sensible a été mise au point sur un objet déterminé, sera constituée par Técart possible sur le tirage en conservant distinctes les images de deux points sépa-

rés par une distance angulaire de ôâââ*

D'où le calcul correspondant de ces grandeurs.

BIGOURDAN. —Sur une cause de variabililé des erreurs de division, dans certains cercles gradués. — P. 514.

La variation des erreurs de division des cercles gradués avec le temps s'explique parles variations de température, indépendamment de la non-homogénéité du métal qui sert de support au cercle d'argent. Aussi doit-on rejeter l'emploi comme support de la fonte de fer et lui préférer le laiton ou le bronze; il vaudrait mieux du reste faire les cercles en un seul métal (nickel, acier-nickel).

GUYE et SCIUDLOF. — Sur l'énergie dissipée dans le fer par hystérésis aux fréquences élevées. — P. oi".

L'énergie consommée par cycle est indépendante de la vitesse avec laquelle lecycle est parcouru, dans les limites de fréquences employées (de 300 à 1 200 par seconde).

GlîlLLET. — Constitution et propriétés des aciers au tungstène, au molybdène. — P. 519 et 539.

Les aciers au tungstène se divisent en deux groupes : io Les aciers perlitiqucs, analogues aux aciers au carbone, mais qui ont une charge de rupture d'autant plus élevée qu'ils renferment plus detungstène ; ils sont atteints par la ^rempe avec plus d'intensité que ceux au carbone, mais dans le même sens ;

2* Les aciers à carbure double, de propriétés à peu près indépendantes delà teneur en tungstène et de fragilité constante, quelle que soit la teneur en carbone.

La trempe les transforme en aciers martensitiques ; mais, s'il y a trop de tungstène, une partie du carbure ne reste pas dissoute. Certains prennent la trempe à Tair.

Le molybdène agit sur les propriétés des aciers dé la même façon que le tungstène, mais il en faut quatre fois plus pour produire les mêmes résultats.

A. CHAUVEAU. — Sur la déperdition de réleclricilé dans Tair au voisinage des sources thermales. — P. 531 .

La déperdition de Télectricité augmente au voisinage de sources thermales jusqu'à devenir plusieurs fois plus grande qu'à Tair libre.

SALOMONSEN et DREYEK. — Des colorations produites parles rayons de Becquerel (application à la cristallographie ; détermination colori métrique de la radioactivité). — P. 533.

L'exposition au radium révèle, pour le quartz, une structure zonée provenant de l'accroissement successif du cristal.

Le verre se colore d'une manière parfaitement uniforme, et la couleur dépend de sa composition chimique et du temps d'exposition, ce qui peut conduire à une détermination colorimétrique de la radioactivité.

DEBIERNE. — Sur ractinium. — P. :i39.

L'auteur montre que le corps radioactif qui est renfermé dans le thorium actif et celui contenu dans le lanthane actif de M. Gisel sont les mêmes, et c'est l'actinium. Du reste, les procédés de fractionnement permettent de concentrer ce corps sur une des terres rares, variable avec la méthode employée.

DESLANDRESet KANNAPJSLL. — Étude du troisième groupe des bandes de Fair avec une forte dispersion. — P. 584.

Étude des quatre séries de raies doubles qui prennent la bande. Ces séries vériGent assez bien la loi de Deslandres ; cependant, avec les séries T et II, les intervalles d'ordre élevé croissent plus vite que

236 COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES dans la progression formée par les premières raies; c'est Tinverse pour les séries III et IV.

MILLOCHAU. — Sur un nouveau système de micromètre. — P. 590 et 665.

L'appareil, basé sur les principes de rhéliomètre, donne deux images de Tastre observé par interposition, entre Tobjectif et Toculaire de la lunette, de deux lames de verre à faces parallèles, d'angle variable à volonté. Il permet facilement d'étudier les diamètres planétaires et de faire les mesures d'étoiles doubles, et, par inclinaison du système des deux lames, d'amener au contact des images d'égale intensité, même lorsque les deux composantes n'ont pas le même éclat. L'auteur fait en outre l'historique de la question.

L. RARD. — Des éléments des vibrations moléculaires en rapport avec le sens de la propagation des ondes sonores. — P. 593.

L'impossibilité d'expliquer l'orientation auditive, à l'aide des propriétés connues des ondes sonores, a conduit l'auteur aux deux hypothèses suivantes :

Les oscillations vibratoires des molécules aériennes, autour de leur position d'équilibre, sont telles que la demi-amplitude centrifuge par rapport à la source sonore est légèrement supérieure à la centripète qui suit.

La participation à l'ébranlement sonore des zones d'air protégées par un obstacle est due à la diffusion marginale de cet ébranlement, se poursuivant de proche en proche par l'action d'entraînement des molécules en mouvement sur les molécules adjacentes : action latérale, sur la limite de la zone protégée ; action rétrograde, quand l'ébranlement atteint des zones d'air en continuité avec une cavité en retour. Ces deux actions expliquent pourquoi la diffusion des bruits dans les espaces protégés ne change ni la direction des lignes de vibration des molécules, ni le sens de la prédominance de leurs demi-amplitudes, facteurs nécessaires de l'orientation.

. MARIE. — Recherches ébullioscopiques sur les mélanges des liquides volatils.

L'auteur montre que la formule de Nernst relative .à la valeur de

COMPTES RENDUS DE l/ACADÉMIE DES SCIENCES 237 la constante ébullioscopique d'un mélange, déduite de la valeur de la même constante pour chacun des solvants volatils de ce mélange, ne s'applique pas aux mélanges d'eau et d'alcool. Il a étudié aussi le cas d'un corps soluble dans un seul des deux solvants.

V FOLLE et BERTHIER. — La stéréoscopie sans sti^réosrope. — Remarques.

P. fi21 et 920.

A l'intérieur de la chambre noire, munie de deux objectifs, M. Yves place un gril, à quatre barres environ par millimètre, à une distance de la plaque telle que les ombres produites par un des objectifs soient éclairées par l'autre. On regarde la photographie à travers un gril semblable à celui qui a servi à l'obtenir, en se plaçant de façon que ce gril cache à l'un des yeux les hachures d'un même ordre de parité, mais les laisse voir à l'autre, et vice versa. Un même cadre porte le positif sur verre et le gril monte un peu au-dessus.

M. Berthier rappelle qu'il a imaginé et décrit une méthode analogue(«).

TISSOT. — Sur la période des antennes de différentes formes. — P. 628.

Le procédé de mesure consiste à exciter un résonateur fermé (formé d'un cadre à un tour de fil et d'un condensateur à lame d'air de capacité variable) et à faire varier les constantes de manière à le mettre en résonance avec le système étudié. On trouve ainsi :

i** Que la période principale d'une antenne filiforme simple correspond à une longueur d'onde toujours plus grande que 4 fois la longueur de Tantenne ;

2* — < 1, et tend vers 4 quand l augmente ;

3*-r-. > 1, et croît avec le nombre et l'é.cartement des brandies dans les antennes filiformes à branches multiples ;

4* — est indépendant de la courbure de fantenne et de son inclinaison sur la verticale.

Enfin les antennes donnent des oscillations d'ordre supérieur, dis-

(1) Cosmos, 23 mai 1896.

lOMPTKS RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

es très sensiblement comme les harmoniques des tuyaux fer-

i'intensilé décroissante avec leur ordre.

NEL'. — Sur un dispositif de sécurité pour canalisations électriques à haute tension. — P. 666.

procédé consiste à munir chaque ligne à son origine d'un interir-disjoncteur dont le déclenchement s'opère en cas de ruptu re, uvais isolement d'un conducteur ou de contact accidentel avec télégraphique ou téléphonique. Ce résultat est obtenu par le le, aux deux extrémités d'une ligne, les potentiels des points )s de la distribution sont sensiblement les mêmes que ceux de *e en état normal, mais très différents quand se produisent les înts.

CHARPY et L. GRENET. — Sur les températures de transformation des aciers. — P. 567.

nparaison des méthodes de mesure de la variation des propri éysiques des aciers avec la température.

méthode thermo-électrique et la méthode dilatométrique ne itent pas de corrélation nette, sauf pour Tacier le plus doux. 5sultats fournis par la méthode de la résistance électrique et thode dilatométrique coïncident sensiblement.

LECORNU. — Sur les explosions de chaudières. — P. 724.

cul thermodynamique montrant le temps qu'il faut à la chute ïssion produite instantanément sûr une masse d'eau, de volum e température connus, pour se faire sentir jusqu'au fond de 3se. Application à une explosion de chaudière.

ROSE. — Diffusion rétron^rade des électrolytes. — P. "727.

iiteur montre que les résultats des expériences de M. Thoveri (*), diffusion rétrograde d'un électrolyte, et de Sackur (*), sur les

,fi., t. CXXXIV; 1902.

nlschnfl f. pinjs. Chemie. t. XXXVIll ; 1901.

COMPTES RENDUS DE l/ACADÊMIE DES SCIENCES 231»

forces électromotrices entre deux solutions contenant les mêmes quantités d*un sel et deux quantités différentes d'un autre, étaient prévus par la théorie de Nernst et sont une vérification des conséquences tirées de cette théorie par Abegg et Bose.

TOMMASINA. — Sur le <iosagc de la radioactivité temporaire pour son usage thérapeutique. — P. 728.

L'auteur a reconnu que l'intensité et la durée du pouvoir radioactif que les corps acquièrent sont proportionnelles à l'ionisation du milieu, lorsque cet état est provoqué par une émission de rayons X, donc proportionnelles à Tintensilé et à la durée de cette émission. On peut en avoir ainsi facilement le dosage en utilisant les rayons de Rôntgen pour Tactivation ; mais il faut tenir compte de la radioactivité propre aux êtres vivants, végétaux et animaux.

J. SCUMIDLIN. r- L'action des basses températures sur les matières colorantes

On n'a pu constater un affaiblissement bien sensible de la coloration dans l'air liquide pour les matières colorantes à l'état solide ou fixées sur la fibre textile. Mais, en solution alcoolique, il se manifeste, surtout éhez les rosanilines, un affaiblissement notable de l'intensité de la couleur rouge, tandis qu'apparaît une belle fluorescence de couleur jaune vert.

G. LIPPMANN. — Mesure de la vitesse de propagation des tremblements

de terre. — P. 780.

Pour connaître l'heure du commencement des secousses sismiques, il suflit d'un avertisseur électrique mis en marche par le phénomène étudié qui déclenchera un chronomètre à pointage. La comparaison avec un pendule donnera l'heure cherchée ; trois chronomètres à trois stations différentes permettront aussi de trouver la direction du front de l'onde sismique à la surface de la terre, dans la région de ces stations, et de mesurer sa vitesse de propagation horizontale. Enfin l'avertisseur peut découvrir une pellicule photographique qui sera seulement impressionnée pendant toute la durée de la secousse.

lEROD et L. PERROT. — Sur remploi de riiéliuni comme substance hermométrique et sur sa diiîusioii h travers la silice. — P. "789.

iim diffuse rapidement à travers la silice, même vers 220°, et 8 de diffusion semble être proportionnelle à la pression du thermomètre à azote reste donc l'instrument par excellence mesures absolues aux hautes températures.

FA'IN et BLOCH. — Sur la conductibilité des gaz issus d'une flamme. P. 192.

e du coefficient de recombinaison des ions contenus dans les s d'une flamme, ions peu mobiles, à qui on applique la méu courant gazeux qui a servi pour le phosphore (^). Les es mesures donnent 0,7 pour ce coefficient.

lEU. — Sur la composition chimique des mélanges gcr/eux radioactiTs dégagent de Teau de quelques sources thermales. Présence de . — P. 833.

spectroscopique des mélanges gazeux provenant de douze Dans toutes se trouvaient les raies de l'hélium dont la raie le, pour la plupart des sources, était aussi brillante que les plus intenses de l'argon.

ET et J. PETIT. — Influence de la nature de l'anode sur l'oxydation électroly tique du ferrocyanure de potassium. — P. 855.

étaux employés comme anode ont une action très variable, let de les classer en cinq groupes suivant les produits de la et le rendement plus ou moins grand en ferricyanure.

;. MOUEAU. — • Sur une nouvelle caté^'orie d'ions. — P. 916.

par la méthode de Zélény de la mobilité des ions des salines ayant traversé un tube de porcelaine à i 000° envi- Lvec les sels de potassium, on obtient les résultats suivants :

II, Thèse de doctorat; «90i: — ou J. r/c P/<//,^., i- série, t. III, p. 913; lî»04. :au, C. R.; 24 mai 190*.

COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES 2H 1** dans une région quelconque du trajet du courant gazeux, les ions positifs et négatifs ont une égale mobilité ; 2^ pour une solution de concentration fixe, la mobilité diminue rapidement à mesure que Ton s'éloigne de la région chauffée, à peu près comme la densité des centres chargés ; 3° dans une région du courant gazeux, la mobilité augmente quand la concentration de la solutioi^iminue, à peu près comme la racine carrée de cette concentration pour les sels de potassium très ionisables, moins pour les autres.

Ed. SARASLX, TOMMASINA et MICHELI. — Sur la genèse de la radioactivité temporaire. — P. 917.

Il semble exister une relation intime entre Tionisation et la genèse de la radioactivité temporaire. Ces deux phénomènes sont réversibles, c'est-à-dire que la radioactivité des corps semble due à l'absorption ou à la simple adhérence instable d'une émanation qui se forme pendant Tionisation des gaz et peut-être la constitue, et que la radioactivité consiste dans la perte par rayonnement de cette émanation adhérente aux corps radioactives, émanation émise continuellement par les corps radioactifs et qui provoque à son tour rionisation des gaz.

MALFiTANO. — Sur l'état de la matière colloïdale. - P. 921.

L'auteur propose de considérer la matière colloïdale comme constituant un système formé d'un électrolyte dissocié en ions et de molécules insolubles groupées autour de ces ions.

P. HELBRONNER. — Sur la t6k;stéréoscopie. — P. 967.

Application aux vues lointaines prises au téléobjectif d'un relief artificiel dérivant du principe de la stéréoscopie, en créant le relief, tout en conservant le fort grossissement du téléobjectif, par l'obtention de deux épreuves de la même région éloignée ; la distance entre les deux stations de pose est régie par certaines règles que l'auteur indique, et l'ensemble des deux négatifs s'appelle télésléréoscope.

V. HENRI et A. M AVER. — Sur la composition des granules c^lloîdaux. — P. 915.

La composition des granules colloîdaux (ex. : solution colloïdale de ferrocyanure de potassium et de sulfate de cuivre) est variable. Cette variation est un cas particulier des phénomènes d'absorption : les granules peuvent être considérés comme formés par du ferrocyanure de cuivre qui a absorbé une certaine quantité de ferrocyanure de potassium, d'autant plus que le liquide intergranulaire est plus concentré en ce dernier sel.

J. MASCAHÏ. — Pendule en acier-nickel entretenu électriquement. — P. 1021.

Description et montage d'un type de pendule en acier-nickel, et résultats obtenus.

H. DESLANDRES. — Groupe de bandes négatif de Tair avec une forte dispersion. Variation du spectre avec la pression. — P. 1174.

Le spectre apparaît formé par la répétition de doublets étroits et non de raies simples, et près de la tête se trouvent d'autres doublets plus larges, mais très faibles. L'augmentation de pression amène des changements importants. Les bandes augmentent en intensité ainsi que, dans chaque bande, les raies éloignées de la tête. Enfin de nouvelles séries apparaissent.

II. PÉCHEUX. — Sur la tbermo-électricité «les alliages d'aluminium. — P. 1203.

Étude des alliages d'étain, de plomb, de bismuth, d'antimoine et de magnésium avec l'aluminium. Ce sont les alliages Zn-Al* et Zn-Al*® qui ont le plus grand pouvoir thermoélectrique par rapport au cuivre, après 180°.

P. LANGEVIN. - Sur la théorie du magnétisme. — P. 1204.

Il est possible, grâce à Thypothèse des électrons, de trouver pour le para et le diamagnétisme les interprétations complètement distinctes qu'ils exigent, conformément aux lois de P. Curie (^).

[^)Ann. de Chim. et de Phys., t. V: 189.'i.

L'électron mobile fournit un courant particulaire équivalent à un a imant ; le moment magnétique résultant de la molécule sera nul ou non, suivant le degré de symétrie de Tédifice moléculaire. Mais, si un champ extérieur agit, il y a une modification, correspondant toujours au diamagnétisme, indépendante de la manière dont on a superposé le champ extérieur, et subsistant en dépit de l'agitation moléculaire. Cette modification peut se manifester de trois façons différentes, qui permettent de retrouver les lois de Curie et le phénomène de Zeemann.

L'auteur a montré aussi que, dans Thypothèse de l'inertie entièrement électromagnétique, on peut se faire une idée de tous les faits en considérant les courants particulaires comme des courants ordinaires existant dans des circuits indéformables, mais mobiles, de résistance nulle et d'énorme self-induction, auxquels toutes les lois ordinaires de l'induction sont applicables.

POLAGK. — Sur un phénomène de Inadaptation rétinienne relatif à la vision des couleurs faibles. — P. 1207.

Il y a une élévation momentanée de la sensation chromatique déterminée par une basse lumière à l'instant même où on fait sortir la rétine de son état d'adaptation à l'obscurité, provenant de ce que l'adaptation augmente considérablement la sensibilité lumineuse proprement dite et relativement peu la sensibilité chromatique.

MALFITANO. — Sur la conductibilité électrique des solutions colloïdales.

Les unités physiques des colloïdes, que Nœgeli appelle les micelles, ont une charge électrique nulle ou extrêmement faible. Il est donc possible que la conductibilité des colloïdes ne soit pas due aux micelles, mais aux ions qui les accompagnent.

G. BoiZARD.

244 A. LO SURDO. — VARfATIONS DE POIDS DANS LES REACTIONS

A. Lo SURDO. — Sulle pretese variazoni di peso in alcune reazioni chimicbe (Sur les prétendues variations de poids dans quelques réactions chimiques i. — // Suovo Cimenta, série V, vol. VIII ; juillet 1904.

M. Landolt(^), dans une série d'expériences, relève entre le poids d'une combinaison chimique et la somme des poids de composants des différences de quelques dixièmes de milligramme, et suppose qu'elles ne dérivent pas totalement des erreurs d'expérience. M. Heydweiller (*) a conclu à une variation de poids dans quelques réactions, particulièrement les réactions liées aux variations de la propriété magnétique.

M. Lo Surdo a repris l'exemple qui avait donné les plus grandes diminutions à M. Heydweiller, la réaction entre le fer et les solutions basiques de sulfate de cuivre. Le principe de la méthode consiste à comparer les poids de deux récipients de verre clos, de volumes égaux (ajouter au besoin un tube compensateur), contenant les substances à étudier, avant et après avoir produit la réaction dans Tun d'eux. Après deux jours qu'un couple de récipients étaient dans la cage de la balance, on faisait une série de six à sept déterminations de la différence de poids entre les deux récipients en faisant une détermination par jour; on produisait la réaction dans l'un des récipients, en la laissant s'achever pendant deux ou trois jours, et on procédait à une deuxième série de déterminations de la différence des poids. Enfin on déterminait la différence de volume. M. Lo Surdo discutait et éliminait toutes les causes d'erreur.

M. Lo Surdo trouve qu'il est hors de doute que, dans la réaction étudiée, ne se produisent pas des variations de poids de l'ordre de grandeur de celles que signale M. Heydweiller ; les variations observées rentrent absolument dans les limites des approximations; aussi il conclut que, dans les réactions chimiques, il n'y a pas de variations de poids sensibles.

Ch. Touren.

(') Zeitschr.farphysik. Chimie ; \S93.

{'^} Annalen (fer [*hi/sik. vierle Folf/e^ Band V: 1901.

FABRY. — SPECTRES DES FLUOHURBS ALCALINO-TKRREUX

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