KRÎEGAR-MENZEL. — THÉORIE DU TUBE ACOUSTIQUE 31S
acoustiques au sein même du gaz, afin de mettre à profit toute la sensibilité de ces flammes.
Le tube de laiton de 4 mètres de long et de S centimètres de diamètre dont se sert M. Rubens est fermé d'un côté par une plaque de laiton et de l'autre par une membrane élastique ; la longueur du tube pouvait être variée d'environ 50 centimètres. Un tube de raccord servait à amener le gaz. Une série rectiligne de trous de 2 millimètres de dianiètre était pratiquée le long du tube à des distances de 3 centimètres sur la ligne longitudinale la plus élevée. Après que Ton a fait entrer le gaz d'éclairage pendant environ deux minutes, la série de petites flammes auxquelles on donne une hauteur d'environ i centimètre est allumée sans danger d'explosion. Dès qu'on vient à actionner une source acoustique quelconque au voisinage de la plaque de laiton fermant le tube, il se forme dans ce dernier des ondes stationnaires manifestées avec une beauté et une précision étonnante par les différences d'intensité et de grandeur des flammes.
I^es sections égales en lesquelles se divise la longueur du tube correspondent chacune à une demi-onde. Au milieu de chaque section, la hauteur des flammes est de quelques centimètres plus grande et leur clarté y est éclatante, alors qu'au bout elles sont très petites et obscures. Or les phénomènes diffèrent nettement suivant l'intensité de l'excitation acoustique : Si cette dernière est forte, le bout du tube fermé par la plaque de laiton présente un maximum d'intensité lumineuse à l'endroit d'oscillation maxima de la pression; maximum suivi par d'autres maxima à des distances de t* Si, au contraire, la source acoustique n'est que de faible intensité, les maxima sont remplacés par des minima en même temps que les flammes se montrent parfaitement continues, tandis que dans le cas précédent elles étaient nettement ondulatoires.
A. Gradknwitz.
0. RRIEGAR-MENZEL. — Zur Théorie der Rubens'schen Schallrôhre (Au sujet de la théorie dq tube acoustique de M. Rubens). — Mémoire présenté à la Société allemande de Physique, séance du 9 décembre 1904.
L'auteur propose une explication au moins qualitative des remarquables phénomènes présentés dans le second régime (caractérisé
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par une continuité parfaite dés flammes) des tubes acoustiques de M. Rubens. Il croit que ce régime est dû au frottement sur les parois du tube de la masse gazeuse oscillant en direction longitudinale, frottement qui empêche la couche adhérente à la paroi de prendre la vitesse normale, tandis qu'au contraire cette viteese se développe librement dans les touches axiales. Le déplacement ainsi produit des couches gazeuses engendrerait dans les régions périphériques de la colonne gazeuse des tourbillons poussant le gaz vers la paroi du tube où un excès de pression se produit. En se fondant sur cette hypothèse, Tauteur étabit par le calcul des formules qui confirmeraint sa manière de voir.
A. Gradenwitz.
ERRATUM
T. ni, p. 933 et 934. — Remplacer partout Texpression « énergie libre » par « énergie interne ».
T. ni, p. 935. — Dans la dernière formule de la note au bas de la page, remplacer le facteur :
2u par
■Êi .
T. IV, p. 103, ligne 14. — Remplacer :
lim i^i^^ = lim 2(p, + p.) "-^^^ = - 2nA, par:
lim ^^Ê^^ = lim 2(p, + p.) i^^^ = - 2nA.