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I. — Stries de convection et figuhes de

Quand une face cristalline est exposée à Tactior liquide, elle se couvre de figures plus ou moins réj

(1) Extrait d'un mémoire plus étendu, qui fait l'objet d'une thèse soutenue devant la Faculté des sciences de TUniversité de Clermont, le 28 juin 1904, et qui a été publié m extenso dans le Journal de Chimie physique de Ph.-A. Guye (t. II, p. 245 à 306; 1904).

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naissait les figures de corrosion, déterminées par la nature de la face cristallographique. J'ai montré qu'elles sont nettement distincte» d'un autre groupe de cavités dessinées sur le plan de la face, auxquelles jai donné le nom de stries de convection. Celles-ci apparaissent en régime permanent de dissolution ; elles caractérisent les courants de convection du liquide dont la forme se grave, en quelque sorte, sur la surface du solide. Le régime de la dissolution varie avec la direction de la face par rapport à celle de la pesanteur ; il en est de même des stries qui représentent une section transversale des courants de convection. Par exemple, sur une face horizontale,, placée à la partie inférieure du cristal et attaquée par un excès de liquide, il se produit des cellules hexagonales, ayant la plus grande analogie avec les cellules que M. Bénard(*) a observées dans l'étude du mouvement des liquides en couche horizontale, transportant de la chaleur par convection. Au contraire, si le cristal prend une autre orientation, de manière que la face attaquée soit inclinée sur l'horizon et dirigée au-dessous, on observe des stries parallèles. En outre,^ la nature de la face cristallographique importe peu pour la forme des stries : ainsi on peut obtenir des stries parallèles sur les trois principaui types de faces d'un cristal de sulfate de cuivre, en plaçant successivement chacune d'elles dans les mêmes circonstances de dissolution ; mais, si ces conditions viennent à varier, il en sera de même du système de stries.

Ces propriétés n'ont rien de commun avec celles des figures de corrosion. Pour le montrer, je rappellerai les caractères de ces dernières, d'après l'ouvrage de Baumhauer(i894) (*). Une figure de corrosion est une cavité, limitée pardes surfaces planes et donnant l'empreinte en creux d'un polyèdre cristallin. De tels polyèdres ont la même symétrie que celle du cristal; leur remarquable constance de similitude et d'orientation dans une même face, quelle que soit la position de celles-ci par rapport au liquide, peut servir à définir sa nature. L'une des applications les plus heureuses de cette propriété consiste dans la manière de reconnaître la complexité d'une face (par exemple une macle plane) ; il suflit d'y provoquer des figures de corrosion et de voir qu'elles forment des groupes différemment orientés.^

(') Elude expérimentale des courants de convection dans vne nappe liquide^ Thèse de Paris, i90i. — J. de Phys., 3- sérient, IX, p. 513 et 537; 1900. (*) Die Resullate der Aelzmethode ; Engelmann, à Leipzig.

Journal fie Physique théorique et appliquée, V série, t. IV. i905.

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