FIGURES DE COUROSION ET STRIES DE CONVECTIOX DE L'ALUN DE CHROME
— A. Fi^Mires de corrosion (G = iO) obtenues après 2 secondes d'attaque.
— A. Figures de corrosion (G =10) obtenues après 4 secondes.
— B. Figures de corrosion ((î = 10] obtenues après 2 secondes.
— B. Figures de corrosion (G = 10} ol)tenues après 6 secondes (on voit dan»
le carré tracé à l'encre une (igure qui a grandi aux dépens d'une autre).
— C. Stries de convcction (G = 2/3) obtenues après 1 minute sur une face
borizontale en dessous du cristal.
— D. Strios de conveclion (G = 2/3} obtenues après 1 minute sur une face
inclinée à 45' vers le bas.
— F, Stries de convection (r, ~ 2/3) obtenues après 1 minute sur une face
à peine inclinée.
Je résume dans le tableau suivant les caractères disUncUts des deux sortes de figures, caraclères sur lesquels il importe d'autant plus d'appeler Tatteotion que plusieurs auteurs nous paraissent avoir décrit comme figures de corrosion de types différents des figures qui ne sont autre chose que des combinaisons de figures de corrosion proprement dites et de stries de convection^ produites à TinsiUnt où le régime variable prend fin.
Figures de corrosion.
i» Apparaissent, dès le début de Tattaque, en régime variable;
29 Leur forme et leur orientation, constantes sur une face, variept avec sa nature, mais non pas avec sa position par rapport au liquide;
3<» î.eur mode d'apparition et de croissance est inconnu; il paraît quelconque. Leurs dimensions sont très variables sur une même face
(en moyenne de ^-à 1 millimètre de diamètre avecTeau pure)*
Stries de convectioh.
i^ Apparaissent, en régime permanent, quelque temps après le début de tVtttaqoe ;
2^ Leur foimç.et leyr'orieiitaU^n varient, pour une face, avec sa position dans le liquide, mais non pas avec sa nature cristaTlographique ;
3<* Leur apparition et leurs dimensions dépendent du régime liquide ; celles-ci sont déHnilives dès que le régime est permanent, et elles ont la même valeur en toutes les parties
d'une même face (en moyenne de^
à 1 millimètre de diamètie avec
Teau U
Ces diilérenoes s'observent facilement sur les pliokrgrapbies ci-jointes de quelques éebantillons d alun de cfarone, après leur attaque par leau. S«r les échantillons (A) et (B) ^ on aperçoit les figures de corrosion et leur vartatioa irrégulière pendant Taction du liquide. Sur les écbantilloBS (C) oi (D), les stries de convection, régulières^ déterminée^) par la permanence du régime liquide. Siàr l'échantiUoii (E), des striés mal définies.
IL lNF4,VSWCfi DB LA COTfCENTRATlON SUR LA VITESSE
»E l^ISSOLUTION.
La rapidité du phénomène de la dissolution doit dépendre d'une foule de circonstances dont les unes se réalisent aisément, par exemple la température et la concentration du dissolvant, et dont les autres, telles que la pureté et la microstructure du solide, ne se reproduisent identiquement qu'avec difficulté. Toutefois, si, après un essaie
SGHURR
Hion ont conservé une grande uniformité dans leurs
conclura que Tensemble des Conditions de la dis- 3terminé; et ensuite, lorsque, dans plusieurs essais ra observé les mêmes stries, on admettra que la fectuée, à chaque fois, dans les mêmes conditions, sse de Tusure normale à une face — considérée >ant toujours la même position dans le liquide — cation précise, sans qu'il soit nécessaire de se auditions hydrodynamiques des mouvements des •ajectoires, frottement interne, etc. . .) . *ientale, — Le cristal est recouvert d*une couche
une partie se termine dans le plan de la face, à tue une sorte d'anneau de garde destiné à régulaie convection.
solide est suspendu sous le plateau d'une balance i d'un fil fin en coton parafiiné, puis immergé dans litôt après, la tare doit être effectuée. Il ne reste les intervalles de temps qui correspondent à des nnées (on compense ces pertes par l'addition des imener l'aiguille de la balance au zéro). La perte s pendant Tunité de temps sera ainsi connue, et . vitesse normale de dissolution qui se calcule ion des poids spécifiques du solide et du liquide, lent contrôlé cette méthode expérimentale par ce de la capillarité et par celle de l'agitation du ré, en particulier, que les mouvements lents du
pas le régime permanent du liquide, puisqu'un traînement mécanique ne modifie pas la vitesse
Avec des cristaux de sulfate de cuivre, la vitesse tion reste la même, quelle que soit la face attaquée, îupe toujours la môme position relative dans le il ne doit pas nous surprendre, car des faces de aphique très différente se sont recouvertes des nvection. Par conséquent, dans des circonstances tesse de dissolution ne dépend que de la concen- — Si Ton attaque un cristal simultanément par solide s'use inégalement et très irrégulièrement, e liquide est très variable le long de sa surface ;
pour celle raison, les résuUals Iq3 plus conlradicloires se laissenl expliquer.
2* Pour riniluence de la concenlralion du dissolvanl, j'ai donné la loi suivante : la vitesse de dissolution d'un sel, dayis sa propre solutibn, est proportionnelle à la différence des logarithmes de la concentration maximum et de la concentration actuella.
Dans cerlains cas parliculiers, la différence des logarilhmes peut être remplacée par la différence des concentrations ; on retrouve ainsi une loi limite, la seule connue jusqu'à présent et donnée par MM. Noyés et Whitney(^).
La loi logarithmique que j'ai énoncée se trouve seulement en défaut dans le cas des dilutions très étendues. Comme les formules de r^ernst sont également en défaut dans le même cas, j'ai pensé que la loi précédente pouvait se rattacher aux considérations théoriques sur lesquelles Nernst a fondé sa théorie osmotique des piles.
La loi a été vérifiée avec le sulfate de cuivre et les aluns, en particulier avec l'alun de chrome (*).
• III. — Considérations théoriques.
Désignons par x^le poids de substance capable de saturer un litre (Teau à la température de l'expérience, par x le poids de substance actuellement en dissolution. La valeur x^ représente la concentration maximum, et x la concentration actuelle.
Soient /io? la perte de poids subie par le corps pendant le temps ^^à l'époque t;
c^N, 'l'épaisseur, en centimètres, du cristal qui se dissout normalement à une face pendant le même temps (N est comptée positivement à partir de la surface de contact vers l'intérieur du solide).
La vitesse de dissolution ( — j delà masse solide et la vitesse normale de dissolution à la face ( -r- ) satisfont h la relation évidente :
f4\' ÎΣ — Qn^
(»J Bulletin de la Soc. chim, de Paris, t. XX, p. 419; 1898 ; — et Am. Chem. Soc, t. XÏX, p. 930.
(<) On trouvera les tableaux numériques dans le mémoire du Journal de Chimie physique. Dans Tun des exemples choisis, la vitesse de dissolution n'est pas exactement proportionnelle, mais elle vane proportionnellement à la différence des logarithmes des concentrations maximum et actuelle.
SCHURR centimètres carrés de surface attaqués par le ipécifiquedu solide.
périences ont montré que Ton a aussi, K étant rtionnalité :
î) conduisent à la formule :
ix SD , a^o A 1 ^0
ion d'équilibre correspondant à Tétat de saluon doit avoir :
/ X=zXo
e second cas limite, celui de la concentration Téquation (3) n'est plus applicable, puisque,
f-7- j prend une valeur finie, au lieu d'être infi-
Lorsque les corps sont peu solubles, les conont des valeurs assez rapprochées pour qu'il
mule (3) de remplacer (log-^ j par le premier
ppement en série en fonction de [x^ — x)y de amplifiée devient :
dx
dl~
A(xo-
ar«
lécider jusqu'à quel point l'approximation pré-
, c'est-à-dire si l'expression (- log — ^^ — j
ratiquement comme une constante, quel que 9 la substance se dissout dans xme quantité Soyes et Wiiitney avaient employé comme