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CRÉMIEU. ~ DISPOSITIF AUTO-AMORTISSEUR

Avantages de V auto-amortisseur, — L'expérience a montré que ce dispositif présente les avantages suivants :

!• Il supprime toute difficulté de transport et de réglage des appareils. Les actions capillaires n'y interviennent pas ;

^° Il permet de réduire beaucoup le rapport de la masse du système amortisseur à la masse du système amorti. Ceci tient sans doute à ce que c'est l'inertie du cylindre liquide qui intervient, et par conséquent le carré du rayon de ce cylindre.

On peut du reste diminuer encore le rayon de la cavité et, par suite, la masse de liquide nécessaire, en augmentant la surface de frottement entre le liquide et le système pendulaire intérieur, grâce à Tartifice suivant : on substitue au disque unique D une sorte de pile de disques de même rayon, présentant entre eux des intervalles de quelques millimètres.

Par exemple, on a pu rendre apériodique un système pendulaire pesant 230 grammes, ayant une période de 6 secondes et une longueur de 35 centimètres, avec une pile de 3 disques de mica distants de 2 millimètres et ayant un rayon de 35 millimètres. La cavité dans laquelle plongeaient ces disques avait 6 millimètres de hauteur et contenait 20 grammes d'un mélange d'huile, de vaseline et de pétrole. La période des disques était de 0%2.

Dispositif auto-amortisseur sans liquide, — Avec une pile de disques suffisamment nombreux, présentant entre eux et laissant entre les extrémités de la pile et les parois du cylindre des intervalles de l'ordre du demi-millimètre, on peut supprimer le liquide. Sous des épaisseurs aussi faibles, la viscosité de l'air suffit à produire l'amortissement.

C'est ainsi que, dans le dispositif précédent, l'apériodieité était obtenue pour une pile de 9 disques de mica, pesant ensemble et avec le contrepoids ô^^S, et présentant une période de 0%4. La construction est seulement beaucoup plus délicate que dans le cas du liquide.

Dans ce cas particulier, l'inertie de l'air n'intervenant pas, on peut faire une théorie approchée de l'appareil en appliquant les équations classiques du pendule, dans lesquelles on introduit un terme de frottement proportionnel à la différence des vitesses dès deux pendules.

Application aux appareils de torsion à axe vertical, — Elle est des plus simples. Le cylindre sera à axe vertical coïncidant avec

celui de Tappareil; au lieu de contrepoids A, les disques D porteront un aimant de moment magnétique convenable, oscillant soit dans le champ terrestre, soit sous Faction de pièces de fer doux fixées dans le bâti.

ZEITSCHRIFT FUR PHTSIKALISCHE CHEBUE ;

T. L; novembre 1904 à février 4905.

G. RUDOUF. — Ueber Spektralregelmâssigkeiten und das Atom/Sge>K'icht des Radiums (Les lois des raies spectrales et le poids atomique du radium). — P. 100-111.

Kayser etRunge ont montré que, pour les métaux alcalins,, -r^ est

constant (A, poids atomique du métal ; ^ = > — w' différence entre les

nombres d^oscillations des couples de raies caractéristiques du métal). La loi s'étend à certains autres couples de raies des métaux appartenant à un même groupe dans le système de Mendélejew ; elle se vérifie beaucoup mieux en prenant une puissance de A un peu différente de 2, comprise entre 1,6 et 2,5, suivant le groupe considéré.

Admettant la loi, on peut déduire le poids atomique d'un métal de l'observation de son spectre. Dans le groupe Mg, Ca, Sr, Ba, on trouve le poids atomique usuel avec un écart ± 0,5; la même constante appliquée au radium, qui appartient à ce groupe, donne A = 258. Runge et Prédit en concluent que le poids atomique 225 trouvé par M"** Curie est trop faible.

L'auteur pense que l'approximation avec laquelle se vérifie la loi n'est pas suffisante pour justifier une extrapolation aussi étendue que celle qui sépare les poids atomiques du baryum (136) et du ra-

dium (225). 11 cherche comment Texpressiony^-ra ^^P®"dde.r = A

et observe une allure commune aux courbes de tous les groupes en donnant au radium le poids atomique 225 ; le nombre 258 doit être rejeté.

Haxs JâHN. — Ueber die Erniedrigung des Geprierpunktes in den verdûnnten AuflôBungen stark dissociierter Elektrolyte (Sur l'abaissement du point de congélation dans les solutions diluées d'électrolytes fortement dissociés). — P. 129-169.

Mesures systématiques du point de congélation dans les solutions de chlorures et bromures alcalins contenant de 0,3 à 0,025 molécule par litre.

Pourtous les sels, sauf LiCl,rabaissemejit moléculaire croît quand la concentration décroît, comme Tavaient trouvé Loomis et Biltz. Pour LiCl, rabaissement moléculaire décroît d'abord, puis croît quand la concentration décroît ; seul aussi le chlorure de lithium a une chaleur de dissolution positive et existe probablement en solution à l'état d'hydrate, ce qui rend trop grand rabaissement moléculaire calculé.

Le nombre d'ions-grammes n^, dans la solution, peut se déduire soit des mesures cryoscopiques par la formule de van't Hoff :

N + n< = KA

(N, nombre de molécules du sel; A, abaissement; K, constante thermodynamique) soit des mesures de couductibilité par la formule d'Arrhénius :

1/accord est assez satisfaisant pour les chlorures de potassium et de sodium, mais n'existe plus pour LiCl, KBr, CsCl. On ne peut donc pas conclure à la validité, même vraisemblable, des deux lois simples de van't Hoff et d'Arrhénius. D'ailleurs l'application de la première formule suppose que la molécule saline se décompose en deux ions, hypothèse qui entraîne par application des principes de

thermodynamique la constance du rapport j^— ^ — (loi de Guldberg

et Waage). Or ce rapport n'est à peu près constant qu'aux dilutions extrêmes aussi bien en cryoscopie qu'en conductibilité.

Jahn pense que la loi (TArrhëniiui^ comme la loi de van't Hoff, doit être considérée comme une loi limite^ appréciable seulement aux très grandes dilutions où les mobilités des ions peuvent être considérées comme constantes.

Pour les dilutions que Ton peut atteindre expérimentalement, Fauteur a donné [Zeit. f, Phys. Chem,, t. XLI, p. 257; 1902) des formules plus complexes ; Téquation d'une isotherme de dissociation électrolytique serait non plus :

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