I-^K, mais -îii-e-^ + "'ft'-n) = K
N — n< ~ ' N — Ml
(n, nombre de molécules d'eau dans la solution; a et 6, des constantes). Cette formule se vérifie mieux que la première.
Les valeurs de n^^ déduites de cette formule, et la force électromotrice d'une chaîne de concentration permettent de calculer le nombre de transport tzr du cation en appliquant la formule de Nernst transformée par Jahn {loc. cit,) ; on en déduira enfin la mobilité du cation par la formule (/. de Phys., 4* série, t. III, p. 882 ; 1904) :
M = l,0354— .iO-î».
ni
Les valeurs trouvées pour u ne sont pas constantes : elles satisfont à une relation linéaire :
M = A + BN.
Ainsi la mobilité des ions croit en même temps que la concentration.
EMAEY. — Das spezifische Volumen als Bestimmungs-merkmal chemischer Verbindungen unter den Metallegierungen (Le volume spécifique considéré comme caractère de combinaison chimique dans les alliages). — P. 200-219.
L'auteur a étudié environ trente-huit alliages de 3b, A g, Zn, Pb, Cd, Cu, Hg (Voir aussi: ^eiï. /•. Phys. Ch,, i. XXXVIII, p. 292 ; 1901). Le volume spécifique des alliages qui ne sont pas des mélanges mécaniques peut se calculer à 1 0/0 près environ par la formule des mélanges. S'il y a des changements de volume, ils sont dus essentiellement à des combinaisons, ou, s'ils sont peu sensibles, à des dissolutions solides.
Dans les recherches théoriques sur les mélanges, ondoitconsidérer comme une propriété additive, non pas le poids spécifique, mais son inverse le volume spécifique.
J.-G. GRAHAM. — Ueber die Diffusion von Salzen in Lôsung (Sur la diffusion des sels en solution). — P. 237-273.
Une colonne de solution est mise en contact avec une colonne d'eau pure de même diamètre; on détermine, après un temps mesuré, la concentration du sel à différents niveaux au-dessus et au-dessous de la surface de contact.
La théorie très générale de Fourier pour la propagation de la chaleur peut s'appliquer à la diffusion en remplaçant la température
par la concentration. L'équation de Fourier — =z A — a pour intégrale :
w est la température à la distance œ à Tépoque /, k le coefficient de conductibilité thermique ; en appliquant cette formule à la diffusion, u devient le facteur qui détermine le rayonnement du sel : c'est donc la concentration; k devient le nombre d'unités de poids du sel qui passe dans l'unité de temps à travers 1 centimètre cube d'une solution, quand les deux faces opposées du cube sont en contact avec des solutions dont les concentrations diffèrent de l'unité de poids par unité de volume.
L'auteur calcule numériquement la fonction de Fourier pour des valeurs de x comprises entre 1 et 5 centimètres et des valeurs de kt entre i et 10; il trace les courbes u (kt) pour différentes valeurs de œ. La mesure des densités à différentes distances ce de la surface de séparation fournit expérimentalement les valeurs deu; on en déduit les valeurs de kt, d'où le coefficient absolu de diffusion k.
L'expérience fournit pour le coefficient absolu de diffusion k des valeurs indépendantes du temps et delà concentration, conformément à l'hypothèse sur laquelle est basée la méthode.
E. GOHEN, E. COLLINS et Th. STRENGERS. — Physikalisch-chemische Studien am sogenanntenexplosiven Antimon (Etudes physicochimiques sur l'antimoine dit explosif). — P. 291-309; première partie du mémoire, t. XLVII, p. 1-29; 4904.
On sait qu'en électrolysant une solution chlorhydrique de chlorure d'antin^oine on obtient un corps à éclat métallique explosif par
frottement ; ce corps, appelé antimoine explosif, contient toujours du chlorure d'antimoine.
Les auteurs montrent dans le premier mémoire que le chlorure d'antimoine n'est pas mécaniquement inclus ; en effet, on peut pulvériser Tantimoine explosif à 80*" sans déterminer d'explosion ; la poudre ne cède rien à un mélange d'alcool et d'éther, excellent dissolvant de SbCP.
On ne trouve pas non plus de chlorure en déterminant l'explosion sous l'élher qui empêche toute élévation de température ; l'explosion à l'air donne un peu de chlorure, mais il faut distiller le produit après explosion pour avoir tout le chlorure contenu dans l'antimoine explosif.
Pour la préparation de l'antimoine explosif, la concentration en HCl et la densité du courant ont une influence nulle ou faible ; la concentration en SbCP est seule importante : dans les solutions audessous de 10 0/0, l'antimoine n'est pas explosif et la proportion de SbCl3 est faible (1,6 à 1,8 0/0) ; de i(S jusqu'à 86 0/0, V antimoine est explosif et contient des proportions de SbCP croissant avec la concentration (4,5 à 10,5 0/0). En élevant la température, on diminue la teneur en SbCl^, et le métal cesse d'être explosif.
Dans le second mémoire, les auteurs électrolysent des solutions de SbCP, SbBr^, SbF, SbF^. Les troispremières donnent, à partir d'une certaine concentration, de l'antimoine explosif renfermant une quantité de sel d'autant plus grande que la solution est plus concentrée; les solutions dans l'alcool méthylique se comportent comme les solutions aqueuses. Le fluorure d'antimoine ne donne pas d'antimoine explosif et le sel inclus est en très faible quantité (0,1 0/0).
Le poids de métal déposé par i coulomb donne un poids atomique toujours plus élevé que le poids atomique chimique (120,2) et croissant régulièrement avec la concentration du sel^ de 120,84 à 121,92. Le produit recueilli, explosif ou non, était chauffé dans un courant d'hydrogène pour en séparer le sel. L'augmentation de l'équivalent électrochimique avec la concentration s'observe aussi avec le fluorure d'antimoine, bien que le métal déposé ne soit pas explosif et ne contienne pas de sel.
Il t^pn^ ■nji I
ITSCHRIFT FUR PHYSIKALISCHE CHEMIE
iV. OHOLM. — Ueber die Hydrodiffusion der Elektrolyte ' la diffusion des éiectrolytes dans l'eau). — P. 309-350.
la théorie de Nernst, la vitesse de diffusion d'un électrolyte :ale au quotient de la pression osmotique des ions par le électrolytique à une dilution infinie. L'expérience fournit 3s en général plus petits. Le travail de M. Ôholm, élève s, a pour objet de vérifier expérimentalement le fait prévu ant que le coefficient de diffusion des éiectrolytes passe [limum quand la concentration croît ; il décroît à partir on infinie, par suite d'une diminution de dissociation, puis tes solutions plus concentrées, par suite de l'attraction
a étudié des solutions de chlorures alcalins, d'acides chlort acétique, de potasse et de soude entre les concentra- ,01 normal ; les mesures ont été faites à des températures entre 5" et 18°. Pour tous les éiectrolytes étudiés, le coefiffusion croît en même temps que la dilution, à partir d'une leur de la concentration, variable suivant l'électrolyte ; il ^me temps que la concentration au delà de cette valeur et >uite par un minimum. La formation de complexes molé- K concentrations élevées peut introduire des perturbations t ce minimum .
cient de température de la diffusion varie suivant l'élecidié ; il est égal à la somme des coefficients de tempérapression osmotique et de la conductibilité électrique, ment interne /*' de la molécule est un peu plus petit que la
les frottements des ions ; le rapport -^ est d'autant plus
la conductibilité électrolytique du sel est plus grande.
MANN et A. BEISSWENGER. — Losungsmittel und Fluoreszenz (Dissolvant et fluorescence). — P. 350-355.
nés, comme beaucoup d'autres corps, possèdent une fluo- )nt la couleur dépend du dissolvant. La diméthylnaphtîst particulièrement remarquable : sa fluorescence est rouge relation alcoolique, jaune dans le chloroforme, verte dans
la ligroïne. La diméthylaminodiphénylchinoxaline passe du jaune au vert bleu. La 3-amiQophtalimide est bleue dans Téther, verte dans Talcool, jaune dans Teau.
Les mesures cryoseopiques ont montré que le dissolvant ne change pas le poids moléculaire; les colorations ne peuvent donc pas être attribuées à des associations moléculaires diilérentes.
Une variation de température change beaucoup la couleur defluo. rescence ; celle-ci se déplace vers le violet du spectre quand la température s'élève.
P. KOHLRAUSCH. ~ Die Lôsiichkeit einiger schweriôsiicher Salze im Wasser bei 18» (Solubilité de quelc^ues sels peu solubles dans Teau à 18*). — P. 355-
Tableau de la solubilité des sels dits insolubles, déduite de la conductibilité.
A. MILROY. — Ueber den EinQus inaktiver Substanzen auf die optische Drehung der Glukose (Influence des substances inactives sur le pouvoir rotatoire du glucose). — P. 443-465.
La rotation du glucose en solution aqueuse augmente par l'addition des acides et des alcools ; elle diminue par l'addition des bases et des phénols. Les sels neutres peuvent augmenter (CaCP, KAzO^, ...), diminuer (borax, HgCl*, ...),ounepas changer (MgSO*, FeCP, ...) la rotation.
Le changement de rotation est peut-être dû à une transformation tautomérique d'un groupe alcool-aldéhyde en un groupe lactonealcooL
J. GuiNCHANT.
J.-N. BRONSTED. — Ueber die Reduktion des Quecksilberchlorûrs durch Silber (Sur la réduction du chlorure de mercure par l'argent). — P. 481-486.
Les recherches d'Ogg ont établi que les solutions de sels d'argent sont réduites par le mercure, mais, en môme temps, que l'argent précipite le mercure des solutions de sel de mercure. Il est probable que les métaux n'agissent pas isolément pendant la réaction, mais se combinent en un amalgame dans lequel l'action réductrice de
-1 ^fll^l ■!
chacun des deux métaux est réglée par sa concentration dans Tamalgame.
L'Auteur s'est proposé d'étudier de près la réaction
Ag + HgCl ^^ Hg + AgCl.
met. *ol. mél. tiol.
D'après les mesures calorimétriques, elle doit s'effectuer avec une absorption de chaleur,
L'Auteur a construit avec des soins nombreux, dont il donne tout le détail, des éléments du type
Ag
AgCl HgCl
6olide solide
KCl
dUsons
Hg
Comme on devait s'y attendre, ces éléments ont l'argent comme cathode ; la réaction précédente est donc bien endothermique.
Après Avoir constaté que la force électromotrice de l'élément ne dépend pas de la concentration du chlorure de potassium, l'auteur a étudié la variation de la force électromotrice avec la température,
Il avait alors toutes les données nécessaires pour appliquer la formule d'Helmholtz
Tf=.-..
OÙ T est la température, E la force électromotrice et U la variation d'énergie.
Le calcul a été fait pour cinq températures comprises entre 23 et 80'. La valeur trouvée pour l'absorption de chaleur U peut être considérée comme très voisine de celles que fournissent les mesures calorimétriques; si on remarque qu'une erreur de un millième de volt sur la force électromotrice et de 1 0/ 0 dans les mesures calorimétriques entraîne une variation de 600 calories dans la valeur de la quantité de chaleur.
E. RoTHÉ.
LUTHER et F.-J. BRISLEE. — Die anodische Zersetzungsspannungskurve von Salzsaiire an Platinelektroden (La courbe de décomposition anodique de l'acide chlorhydrique au contact d'électrodes de platine). — P. 595.
Les auteurs ont étudié la portion horizontale que présente la
ZE[TSCHRÏFT FlîR PH YSIK ALISGHE CHEMIE 635
courbe obtenue pour les chlorures en portant en ordonnées Tintensité du courant et en abscisses le potentiel anodique. Ils voient dans Texistence de cette portion horizontale une particularité de Tion chlore, car ils ne Tont observée ni avec Tacide bromhydrique, ni avec l'acide iodhydrique, dans les mômes conditions de concentration, d'intensité et avec les mômes électrodes. En réponse à une réclamation de priorité de M. Box, ils insistent sur ce fait qu'ils ont fait une véritable étude quantitative du phénomène et ont montré que rintensité du courant dans la partie horizontale de la courbe est proportionnelle au carré et non à la première puissance de la concentration en ions chlore. 11 ne peut s'agir ici d'une simple diffusion des ions, mais bien d'une cause plus profonde, une véritable modification superficielle du platine. E. Rothé.
JuLiusTAFEL.— Ueberdie Polarisation bei kathodischer Wasserstoffentwickelung (Sur la polarisation au moment du dégagement de Thydrogène sur la cathode). — P. 641-112.
L'auteur a été conduit à ce travail en se proposant de rechercher comment la vitesse de réduction électrolytique des substances organiques dépend de la nature de la cathode et se relie à la « surtension )) étudiée par Caspari. Comme il le fait remarquer lui-même, lorsqu'on entreprend l'étude d'un sujet comme la polarisation des électrodes, qui a fait déjà l'objet de tant de recherches, on risque de retomber sur des phénomènes déjà connus ; il n'existe pour ainsi dire pas de côté par lequel on n'ait attaqué le sujet soit expérimentalement, soit théoriquement. Ce n'est que par des méthodes nouvelles et des appareils nouveaux qu'on peut espérer trouver des faits nouveaux. Néanmoins, parla méthode directe ancienne de la mesure du potentiel de chaque électrode par rapport à une électrode normale, l'auteur a été conduit à des résultats intéressants.
Il n'étudie pas le régime variable qui a fait l'objet de mes propres recherches et porte son attention sur le courant permanent. Il attend qu'il se soit établi un état stationnaire pendant lequel se produit un dégagement visible d'hydrogène, et, prenant toujours pour anode une lame de platine, il prend comme cathodes différents métaux. Chaque fois il mesure le potentiel cathodique, c'est-à-dire la différence de potentiel de la pile formée par cette cathode et une électrode normale.
i. Ce potentiel croit très vite quand Tintensité augmente, si bien qu'il est nécessaire, pour que la mesure ait un sens, de connaître au même instant les valeurs de l'intensité et du potentiel.
2. Une série de métaux (plomb, cadmiuih, argent, cuivre) présentent comme cathodes deux états de polarisation diiTérents que M. Tafel distingue en état d'élévation et de dépression. Ceux-ci dépendent de Tétat de la cathode ; c'est une modification dont la nature n'est pas nettement établie. Il semble que le phénomène de polarisation cathodique tend à augmenter le potentiel cathodique (élévation), tandis que le liquide anodique, lorsqu'il a accès à la surface de la cathode, produit un effet antagoniste, une diminution du potentiel (dépression).
3. Pour tous les métaux, le potentiel cathodique indique pendant l'électrolyse des variations lentes et temporaires.
4. Pour beaucoup de métaux, ces variations sont plus ou moins grandes suivant que le liquide anodique a ou non accès à la cathode, car en général, comme on vient de le voir, ce liquide tend à abaisser le potentiel cathodique. Brusquement, pendant l'électrolyse, il peut, pour les métaux ci-dessus, changer l'état d'élévation en état de dépression.
5. Inversement, la plupart des métaux peuvent être amenés brusquement de l'état de dépression à l'état d'élévation, quand on supprime le liquide anodique.
6. Pour beaucoup de métaux, le potentiel dépend, pour une intensité donnée du courant, de l'intensité avec laquelle la cathode a été polarisée auparavant, si bien que, pour ces métaux, on ne peut donner de résultats précis qu'en indiquant qu'ils ont été polarisés exclusivement avec une intensité donnée.
7. L'état physique de la surface de l'électrode a peu d'influence sur le potentiel. Mais il influe sur la stabilité de ce potentiel : les cathodes poreuses présentent des variations et prennent bien plus facilement Tétat de dépression que les cathodes polies.
8. Les valeurs de surtensions ne peuvent s'obtenir avec une précision supérieure à 0,01, à cause de la difficulté qu'on a à définir Tétai de polarisation.
Dans plusieurs opérations successives, les variations des nombres obtenus atteignent le centième de volt.
9. Pour le mercure et le plomb rugueux ou poli, le maximum de polarisation est atteint presque instantanément. Il faut plus long-
ZEITSCHHIFT FUR PH YSIKALISGHE CHEMIE 637
temps pour le cadmium, environ quinze à trente minutes pour Tétain et le bismuth. Au contraire, pour le cuivre, le nickel, Tor et le platine poli, le potentiel varie pendant des heures, Tintensité de courant demeurant constante.
10. Les cathodes de mercure et de platine platiné présentent des potentiels constants et même indépendants des états antérieurs.
il. Le potentiel cathodique c est lié à l'intensité du courant I par la relation :
e=a + 6 1ogl,
où a et ^ sont des constantes. A 12**, la valeur de 6 a été trouvée égale à 0,107. Cette formule s'applique exactement au mercure. Elle est approchée pour le plomb et le cadmium.
12. Pour tous les métaux, les potentiels diminuent quand la température augmente ; pourtant Tauteur a constaté que, malgré cela, la valeur de b augmente, avec la température, dans le cas du mercure.
13. Pour le mercure et le plomb, le potentiel cathodique augmente quand on dilue la solution d'acide sulfurique. Mais la différence est extraordinairement faible et négligeable pour les concentrations ordinairement employées.
E. ROTHB.
JuLiusTAFEL et KuBT. NAUMANN. — Beziehungen Zwischen Rathodenpotential und elektrolytischer Reduktions wirkung (RappoHs entre le potentiel cathodique et Taction réductrice électroly tique). P. 713-752.
Poursuivant ses recherches sur la réduction éleclrolytique de la caféine et de la succinimide, M. Tafel constate qu'elle ne s'effectue pas également bien en solution acide en présence de tous les métaux. Le cadmium, le plomb et le mercure semblent seuls produire cette réduction.
La réduction de la caféine s'effectue mieux en présente de mercure que de plomb ; inversement le plomb favorise la réduction de la succinimide, bien que, dans l'acide sulfurique pur, les potentiels cathodiques des deux métaux soient les mêmes. L'état superficiel n'a sur la réduction qu'une influence tout à fait secondaire.
Dans Télectrolyse de l'acide sulfurique étendu, l'addition d'une petite quantité de caféine produit une dépolarisation, quand la ca-
/. de Phj8., 4* série, t. IV. (Septembre 1905.) 43
DigitizGd by
thode est en mercure. Si celle-ci est en plomb, Faddition d'une petite quantité de caféine produit d'abord une augmentation du potentiel cathodique, et ce n'est qu'en augmentant la quantité de caféine qu'on arrive à abaisser le potentiel cathodique.
La succinimide produit une élévation du potentiel aussi bien pour le mercure que pour le plomb.
Les Auteurs pensent que la formation de gaz hydrogène et l'action réductrice à la cathode sont des phénomènes connexes irréversibles et que le potentiel cathodique doit son existence à l'accu mulation forcée de gaz hydrogène sous une forme quelconque dans le voisinage immédiat de la cathode.
E. RoTHfi.
JOUBIf AL DE LA SOCIÉTÉ PHTSICO-GHIMIQUE RUSSE ; T. XXXV, n" 6,7, 8,9; 1903.
W. SCHIPTGHINSKY. — Variation du moment magnétique de quelques aimants. — P. 541.
L'auteur a déterminé pour chaque année de la période 1888-1902 les valeurs moyennes des moments magnétiques de trois aimants.
La variation annuelle du moment s'est montrée égale à 1,62 0/0 pour l'un d'eux et à 0,03 0/0 pour les deux autres.
N. GEORGIEWSKY. ~ Influence du radium sur la vitesse de refroidissement des corps électrisés et placés en milieu gazeux. — P. 553.
L'auteur est arrivé expérimentalement aux conclusions suivantes :
1** L'action du radium sur la vitesse de refroidissement est nulle lorsque le corps n'est pas électrisé, et cela quelle que soit la nature du milieu gazeux dans lequel le corps est placé ;
2** Lorsque les corps sont électrisés, leur vitesse de refroidissement est accélérée par le radium.
La présence simultanée des rayons a, p et y du radium n'est pas nécessaire ; les rayons p et y peuvent suffire ;
JOURNAL DE LA SOCIÉTÉ PHYSICO-CHIMIQUE RUSSE 639 3"^ L'augmentation de la vitesse de refroidissement est plus
grande lorsque les corps sont chargés négativement que lorsqu'ils
sont chargés positivement ; 4"^ La relation entre l'augmentation de la conductibilité thermique
et le potentiel des corps électrisés peut être représentée par des
courbes analogues à celles que M. Townsend a données pour
exprimer la relation entre les expressions - et — relatives aux mêmes gaz que ceux qui forment le milieu considéré.
B. WEiNBERG. — De l'influence du milieu sur les courants d'induction. ^ P. 565.
L'auteur indique d'abord quelles variations de l'induction et de la force magnétique résultent du changement du milieu indéfini qui entoure un système d'aimants ou de conducteurs traversés par des courants.
Comme il est impossible de modifier le milieu jusqu'à l'infini, l'auteur cherche quelle forme il faut donner à la surface limitant les milieux étudiés pour que la modification de ces milieux produise les mêmes effets que s'ils s'étendaient jusqu'à l'infini. Il démontre que cette surface doit coïncider avec des lignes de force ou avec des surfaces équipotentielles.
L'auteur rechercho ensuite si, dans la formule de Laplace,
. - , i . m . ds , sin {r . ds) df — l jjy-^ ,
le coefficient / varie avec le milieu.
La comparaison, par une méthode différentielle, des courants d'induction produits par un aimant dans des bobines entourées successivement d'air, d'eau, d'huile de vaseline, de solutions d'acide sulfurique ou de chlorure de manganèse, lui permet d'affirmer que
ce coefficient ne varie pas de plus du ■ - de sa valeur et même probablement de pas plus du .^^^
N. HESEHUS. —Influence de la déformation des corps sur leur électrisation par frottement. — P. 575.
V Le verre comprimé s'électrise positivement par rapport au verre non comprimé ;
2* Un tube de caoutchouc allongé s'électrise négativement quand on le frotte avec un morceau du même tube non allongé ;
3** Une lame courbée frottée sur sa partie concave avec une lame droite s'électrise positivement; frottée sur sa partie convexe, elle s'électrise négativement. L'effet est le plus net pour Tébonlte; il esta peine sensible avec les métaux, surtout avec Faluminium ;
A* Si Ton prend en considération tout ce qui est connu relativement à ce sujet, on arrive à la loi générale suivante : Si Ton frotte Tun contre Tautre ou si Ton met en contact deux corps de même nature chimique, celui qui a la plus grande densité superficielle s'électrise positivement.
E.-A. HOPIUS. — Relation entre la conductibilité du sélénium et Tintensi té de la lumière incidente. — P. 581.
L'auteur illumine deux échantillons de sélénium, Tun avec une lampe Nernst, Tautre avec un brûleur normal à acétate d'amyle, les deux sources lumineuses étant placées à des distances variant de 10 à 200 mètres. 11 constate ainsi que l'intensité des courants mesurés s'accorde suffisamment avec l'hypothèse de la proportionnalité directe de l'accroissement de conductibilité du sélénium à la racine cubique de l'intensité d'éclairement.
P.-J. KHOLODNY. — Densité de l'argent colloïdal. — P. 585.
L'auteur prépare des solutions aqueuses d'argent colloïdal de 10 à 21 0/0 d'après la méthode suivante indiquée par Carey-Lea : à un mélange de 140 centimètres cubes d'une solution de citrate de soude a 40 0/0, de 90 centimètres cubes de sulfate de fer à 30 0/0 et de 25 centimètres cubes de carbonate de soude à iO 0/0, on ajoute 100 centimètres cubes d'une solution d'azotate d'argent à 10 0/0. Après avoir réuni le précipité bleu à l'aide d'un appareil centrifuge,
on obtient une masse facilement soluble dans Feau et donnant des dissolutions stables.
L'auteur détermine à Taide d'un picnomètre la densité d'une solution ainsi préparée, précipite l'argent en agitant la solution avec une dissolution de soufre dans le sulfure de carbone et mesure de nouveau la densité du dissolvant dépourvu d'argent. La quantité d'argent de la dissolution primitive est dosée en la transformant en chlorure.
La densité X de l'argent en solution dans une masse A du liquide primitif de densité S de masse B, et contenant une quantité M d'argent, peut être calculée d'après la formule :
L'auteur a obtenu pour X les valeurs 10,66; iO,63; 10,50; 10,58, tandis que la densité de l'argent métallique telle que l'ont déterminée divers expérimentateurs varie de 10,47 (argent de fonte) à 10,59 (argent en poudre).
N. GEORGIEWSRY. ^ Données numériques sur la conductibilité thermique de quelques mauvais conducteurs. — P. 609.
L'auteur étudie principalement des matériaux de construction.
A. AFANASSIEFY et E. LOPOUKHINE. — Capacité électrostatique d'un tube rempli d'un gaz raréfié. — P. 617.
Les auteurs, en employant la méthode de MM. Borgmann et Petrowsky, ont obtenu les résultats suivants :
1*^ La capacité électrostatique du tube augmente d'abord quand la pression du gaz diminue, devient maximum pour une pression d'environ 1 millimètre de mercure et diminue ensuite lorsque la pression devient encore plus faible;
S*" Parallèlement à ces variations de capacité, il se produit des variations du volume de la partie lumineuse et du caractère de sa luminosité;
3*^ La capacité augmente avec le potentiel et avec la fréquence des interruptions du primaire de la bobine ;
4^ La capacité diminue, pour les pressions inférieures à i milli-
mètre de mercure, lorsqu'on place le tube parallèlement aux lignes de force d'un champ magnétique ;
5° Perpendiculairement aux lignes de force, la capacité augmente ou diminue selon la pression du gaz.
S. MAYSEL. — Période de lare chantant. - P. 635.
L'auteur montre que la période dépend des conditions du fonctionnement de Tare et que la formule de W. Thomson : W = 2:c V^C, ne permet de la calculer qu'avec une assez grosse approximation.
L'inconstance de la période de l'arc chantant ne permet pas de l'employer dans la mesure des coefficients de self-induction par les méthodes de Duddell ou de Janet.
N.-A. HESEHUS. — Influence de réclairement sur la conductibilité électrique du sélénium.^— P. 661.
L'auteur démontre que la conductibilité électrique m du sélénium est reliée à l'intensité d'éclairement t par une formule de la forme :
in, a (6"* — 1).
G. TAMMAN, N. WERIGÏN et J. LEWKOIEFF. — Sur la vitesse d'écoulement de quelques métaux. — P. 665.
L'appareil employé est celui que M. Tamman a décrit dans son mémoire « Sur l'écoulement des corps cristallisés » [Ann. der Physik (4), Band VII; i902).
L'objet principal des expériences étant l'influence de la température sur la vitesse d'écoulement, les auteurs placent le cylindre d'acier contenant le métal, soumis à la pression de 500 ou 1000 kilogrammes par centimètre carré, dans un bain d'huile de ricin de 20 litres de capacité et convenablement chauffé.
D'après leurs vitesses d'écoulement décroissantes, on peut disposer les métaux soumis à l'expérience dans l'ordre suivant :
K, Na, Pb, Tl, Sn, Bi, Cd, Zn, Sb.
Le module d'élasticité est connu seulement pour Pb, Sn et Zn : les
valeurs numériques de cette constante augmentent dans le même ordre que les vitesses d'écoulement diminuent. En général, Taccroissement de 10<» C. de la température du métal dans Tintervalle de 21**, 1 à 235**,7 fait doubler à peu près la vitesse d'écoulement correspondant à la température initiale. Cependant, pour Tétain, la vitesse d'écoulement diminue brusquement à 200** C.
W. MITRE VJTCH. — Sur les conditions nécessaires pour la formation de Tare électrique, — P. 675.
L'auteur étudie d'abord le phénomène d'Edison (décharge spontanée d'un corps chargé négativement et chauffé) avec un filament de carbone incandescent et un cylindre de même matière placés dans le vide ou dans l'hydrogène à la pression atmosphérique.
Le courant correspondant à la déperdition de l'électricité négative par le fil s'est montré 2000 fois plus fort que le courant de direction contraire (environ 0*™p,4 et 0**"p,0002 par centimètre carré de la surface du fil). Cela s'accorde avec la conception qui représente l'arc voltaYque comme un flux d'électrons sortant de l'électrode négative incandescente.
L'auteur montre ensuite que la haute température de l'arc est déterminée principalement par le flux de la chaleur provenant des autres parties de l'arc voltaïque possédant des températures beaucoup plus élevées. Les ions positifs n'apporteraient à la cathode qu'une quantité d'énergie relativement petite.
L'arc voltaïque s'allume spontanément entre les électrodes sans leur contact, q^iand leurs extrémités sont portées à l'incandescence par la combustion dans un courant d'oxygène.
Si, après avoir porté à l'incandescence l'extrémité des charbons par l'action de l'arc, on coupe le circuit et on substitue à l'une des électrodes une autre à température ambiante, l'arc peut se former spontanément, sans contact, quand l'électrode restée incandescente est la cathode.
L'auteur admet comme démontré par l'expérience que la condition nécessaire pour la formation et la continuation de l'arc voltaïque est une température suffisamment élevée de la cathode. Cette manière de voir permet d'expliquer assez bien un grand nombre de phénomènes que l'on observe dans l'arc, en particulier pendant les extinctions et rallumages périodiques.
644 JOURNAL DE LA SOCIÉTÉ PHYSICO-CHIMIQUE RUSSE T. XXXVI, n*'l à9;190i.
N. GEORGIEWSKY. — De l'action du radium sur les verres, le quartz et quelques autres corps. — P. 1.
On sait que le verre noircit sous Tinflaence du radium. Le même efTet se produit pour le quartz. La coloration disparait peu à peu non seulement lorsqu'on chaufTe, mais aussi à la température ordinaire.
L'auteur a étudié photométriquement l'absorption du verre et du quartz colorés par les rayons du radium et la diminution de cette absorption avec le temps. Cette diminution peut se représenter par une spirale logarithmique.
L'auteur a étudié non seulement le verre et le quartz, mais encore d'autres corps, tels que le mica et le gypse, dont les propriétés optiques changent sous Taction du radium. Pourle mica, par exemple, placé entre deux niçois croisés après avoir été soumis partiellement au rayonnement du radium, on peut observer un changement de la polarisation chromatique dans la partie qui a été impressionnée. Ce changement disparaît par un échauffement de l'échantillon étudié.
Le gypse et le spath ne noircissent pas, bien qu'ils subissent un changement dans leurs propriétés optiques sous l'influence du radium.
Th. INDRICSON. — Expériences sur rémanation du bromure de radium. — P. 7.
L'auteur emploie une éprouvette contenant une dissolution de bromure de radium (10 milligrammes dans 10 centimètres cubes d'eau) et un long tube dont la surface intérieure est recouverte d'une couche de blende Sidot (sulfure de zinc). Quand on les met en communication, une luminescence apparaît et se propage le long du tube.
En répétant les expériences de Ramsay, il a constaté que la raie jaune de l'hélium ne correspond pas aux raies jaunes du spectre de l'émanation ; sa place est entre les deux raies jaunes de l'émanation.
En plongeant dans l'air liquide le serpentin qui fait communiquer le tube avec la solution de bromure de radium, il a constaté dans le spectre de l'émanation un renforcement des raies correspondant
JOURNAL DE LA SOCIÉTÉ PHYSICO-CHIMIQUE RUSSE à celles derhélium et Tapparition, entre les deux raies jaunes < ci-dessus, d'une troisième raie correspondant à la raie jaui rhélium.
Les raies- de Thélium n'existent pas dans le spectre de Téman d'un tube récemment préparé ; elles n'apparaissent que dans la L'auteur, ayant recueilli les gaz qui se dégagent pendant la dis tion du bromure de radium et les ayant places dans un tube spe4 ne put y reconnaître les raies de l'hélium que quatre jours apr alors le tube avait cessé d'être phosphorescent.
W. MITRE VITCH.— Sur la force contre-électromotrice de l'arc électrique. —
L'auteur a constaté après l'extinction de l'arc électrique l'exis des forces électromotrices dans le voisinage des deux électrode qui est en faveur de l'opinion de M. Duddell sur la nature de la contre-électromotrice de Tare.
D . SOKOLTZOFF. — La décharge disruptlve dans l'air à la pression noi influence exercée sur elle par le radium. — P. 25.
L'auteur tire de ses recherches les conclusions suivantes :
i. Des deux émissions électriques qui se produisent dans 1 charge disruptive s'efTectuant dans l'air à la pression normale, l'émission positive qui est la plus importante.
Cette conclusion est justifiée par les faits suivants :
a. Si l'une des électrodes est pointue, l'étincelle jaillit à une grande distance lorsque la pointe est anode que lorsqu'elli cathode ;
h. Si les deux électrodes sont identiques, la réunion de W avec la terre affaiblit considérablement l'étincelle, tandis qi même opération répétée avec la cathode augmente au contra force de l'étincelle;
0. Lorsqu'on suit la transformation de la décharge lente en celle, on voit qu'elle passe de l'anode à la cathode ;
d. Un certain nombre de faits consignés dans la littératui montrent le rôle prédominant de l'anode dans la formation de 1 celle, notamment l'action d'un champ magnétique, la pression chute de potentiel dans l'étincelle, Tincandescence de la cathoi l'analogie avec la décharge dans les tubes de Geissler.
2. Le radium arrête rémission positive et n'agit pas notablement sur rémission négative.
L'action du radium est d*ailleurs d'autant moindre que la forme de Télectrode se rapproche davantage de celle d'une pointe:
3. Le radium peut éteindre une assez grande étincelle si, dans son circuit, les grandes oscillations font à peu près défaut. Cette action est d'autant plus nette que la surface de l'anode est plus grande.
4. Le radium agit d'une manière spéciale sur l'étineelle oscillante :
a. Avec une anode pointue et une cathode en forme de disque, le radium éteint l'étincelle lorsqu'on l'en approche beaucoup ; à distance, au contraire, il peut l'amorcer ;
b. Le radium allume facilement toute autre étincelle oscillante.
N. ORLOFF. — Contribution aux recherches sur I action du radium sur les métaux. — P. 41.
Une capsule en ébonite contenant C^OS de bromure de radium avait été recouverte, en avril 1903, d'une plaque d'aluminium de 0"»">,01 d'épaisseur.
En juillet, l'auteur, ayant ouvert la capsule, remarqua sur la surface de l'aluminium tournée vers le radium la présence de protubérances ayant le même aspect que l'aluminium non attaqué et semblables à de petites gouttes de métal fondu.
Ces protubérances sont radio-actives et peuvent produire une image photographique par contact à travers du papier noir durant quelques minutes. L'action photographique est concentrée dans les protubérances ; celles-ci émettaient encore des radiations invisibles six mois après sans affaiblissement sensible.
L'auteur suppose qu'il s'est formé un alliage stable par suite de l'accumulation autour des noyaux légers d'aluminium de particules de matière provenant des systèmes atomiques surchargés du radium.
M»'* PETROWA. — Constante diélectrique de quelques liquides déterminée par la méthode du professeur L. Borgmann. — P. 93.
L'auteur utilise la méthode de M. Borgmann en remplissant successivement de divers liquides un même condensateur ayant la forme
d'une éprouvette munie de deux plaques de platine, servant d'armatures, et d'un robinet.
L'auteur trouve ainsi, avec une erreur inférieure à 2,5 0/0, les résultats suivants : xylol, 2,1; benzol, 2,3; éther sulfurique, 4,23; chloroforme, 4,61; amybenzol, 4,84; air liquide, 1,33.
Le radium et les variations de température n'ont qu'une action inappréciable sur la valeur de la constante diélectrique de ces liquides.
Boris WEINBERG. — Quelques méthodes de détermination du coefficient de frottement à Tintérieur des corps solides. — P. 105.
L'auteur indique trois méthodes :
Cisaillement d'un parallélipipède ;
Torsion d'une tige ou d'un tube;
Torsion, mesurée par la méthode de Poggendorff, d'une couche cylindrique comprise entre deux cylindres.
Le coefficient de frottement intérieur s'est montré variable même pour de petits angles de torsion.
L'auteur a trouvé ainsi des valeurs de l'ordre de 10* à 10® — ^^ —
« cm : sec
pour la poix des cordonniers, 10~*^ à 10~^* pour le plomb et 10-*^
à 10"** pour le cuivre.
A. PETROWSKY. — Détermination des faibles coefficients de self-induction à Taide de Tare chantant.
L'auteur a démontré dans un mémoire antérieur que la formule de Janet ne convient que pour comparer les self-inductions entre elles.
Le rapport de deux coefficients de self-induction L^ et L^ est fourni par l'expression :