METHODE DE MM. MACS DE LÉPINAY, BENOIT ET BUISSON
Par M. H. BUISSON 0).
I. Le problème de la détermination de la masse du décimètre d'eau pure est de première importance, et cela à un double point de vue. Pour la définition des unités métriques, il est intéressant de savoir quel est Técart entre le kilogramme et sa définition primitive ; la diffusion du système métrique et son adoption par les pays qui n'en font pas encore usage en dépendent.
D'autre part, il est nécessaire de connaître exactement le rapport du litre au décimètre cube. Le volume d'un corps s'obtient en effet au moyen de pesées, et s'exprime alors en litres, volume du kilogramme d'eau pure à 4°, ou bien par des déterminations de longueur, et s'exprime alors en fonction du mètre. Si l'on désigne par M la masse du décimètre d'eau pure, en fonction de l'étalon du kilogramme,
le rapport du litre au décimètre cube est jr|«
La méthode de mesure de M s impose naturellement. Un même volume, celui d'un solide géométrique aussi parfait que possible, est évalué à l'aide des deux unités, le rapport des deux mesures
donne t^- M
La mesure du volume, déduite de celle des dimensions linéaires, C(»mporte de grandes causes d'erreur, dues à l'imperfection même du solide qui s'écarte de la forme géométrique parfaite et oblige à de nombreuses mesures, dont on doit faire la moyenne, d'une façon toujours un peu incertaine. De plus, l'erreur relative sur le volume est triple de l'erreur relative moyenne commise dans la mesure des dimensions linéaires. Si l'on veut atteindre une précision du milligramme sur le kilogramme, soit de 10~^, il ne faut pas commettre
d'erreur sur les mesures de longueur supérieure à - 10-^, soit, pour
une longueur de 6 centimètres, une erreur de0i*,02.
« (*) Communication faite à la Société française de Physique, séance du 5 mai 1905
/. de Phys., V série, t. iV. (Octobre 190j.) 45