MM
Ce cas des corps ferromagnétiques se présente naturellement comme beaucoup plus complexe que les cas précédents du dia et du paramagnétisme, à cause de l'intervention des actions mutuelles entre aimants moléculaires, comme la théorie des milieux liquides et solides où interviennent les forces de cohésion est infiniment plus difficile et moins avancée que celle des gaz où la cohésion n'intervient pas de manière sensible. Les idées que je présente ici sont donc en quelque sorte Téquivalent magnétique de la théorie des gaz. Pour aller plus loin, il faudra étudier les actions directrices entre particules aimantées, et peut-être le cas le plus simple est-il celui des milieux cristallisés, sur les propriétés magnétiques desquels les travaux de M. Weiss nous ont donné déjà et nous promettent encore beaucoup d'indications précieuses, au même titre que les résultats de M. Maurain sur les dépôts électrolytiques de fer, où les actions directrices paraissent s'exercer à des distances considérables.
ÉTUDE PHOTOMÉTRIOUB DES IMAGES FORBIÉES PAR LES STSTÈHES OPTIQUES;
Par M. E. HAUDIÉ.
11 peut être de quelque intérêt de montrer que, pour tous les types usuels de systèmes optiques, simples ou complexes, les conclusions ordinaires relatives à la clarté et à l'éclairement découlent immédiatement des deux propriétés fondamentales relatives à l'éclat intrinsèque et à l'éclairement d'une image, propriétés mises en lumière par KirchhofT et par Cornu.
Grâce à cette remarque, l'étude photométrique des images est susceptible de former un ensemble simple et ordonné ; les méthodes et considérations variées auxquelles on a recours trop souvent dans un exposé morcelé deviennent superflues et doivent faire place à un mode d'exposition unique.
La notion fondamentale est naturellement celle de flux lumineux ;
9t HAUDÏÉ
it il suffit d'exprimer que, dans son passage à travers un système piique quelconque, le flux se conserve, abstraction faite des pertes lar transmission. Le coefficient de transmission k peut d'ailleurs tre déterminé par des méthodes variées (Cornu, Wolf, Blonde!) ; il st le plus souvent voisin de 0,9 pour les lentilles simples ou accoles, et par suite voisin de (0,9)',c'est-à-dire de 0,8, pour ]es s^stèrpes oubles (oculaires composés, objectifs photographiques) (^). \, Eclat intrinsèque de Vimage, — AB est un objet lumineux, ou ne portion d'objet telle que cette source lumineuse étendue puisse tre considérée pomnie upifor^ne. û ^t Q' sont les angles so)i()es ommups à tous les points de Tobiat ou de Timage ; S est la s|)rface ppareyite du système optique. L'image A'B' est indifféren^men^ éelle ou virtqelle.
Fio. i.
L'égalité du flux envoyé par la source sur le système optique , du flux reçu par Timage donne <I> = lû = Vq\ Mais I = ^S,
= e'W ; puis 0 = ^' 0' == ^ J ^t, en PuppQSfint l^s mômen milieux
S' p'^ ctrêmes, -^ = ^* D'où résulte V égalité entre 1 éclat intrinsèque de
mage et pelui de l'objet :
Pans la cas d'un s^copd milieu d'indice n p^r rapport au prpfnj^r, ï jurait
(1 bis) e -- n^e (>).
II. Èclairement de Vimage. — Par définition, l'écJairjRpfient
>) Nous nous conformerons aux définitions et notations de M. Blondel, sancinnées par le Congrès de Genève (J. de Phys., 3* série, t. VI, p. 493 ; 189t). 2) Ce théorème général a été démontré par Rirobbo^T poqr toute espèce de lialions [Emission und Absorption von Licht und Wc^rme (Monatsber, der Berlir Akad.; 1859)].