‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 108 sur 161 · L. BAtAT · texte numérisé non relu

L. BAtAT

ÉTVOES CUSiQUES SUR LES MALADIES MENTALES

203, — Les Troubles de la parole. parCuEnvis. Bulletin de iaryngologie^

d'olologie €tderhviolûgie.l\, 1906, p. 101 à t07.

Ea eODSÎdéraDi le langage comme l'acte par lequel on exprime ses sensations et ses idée?, on en conçoit autant de formes que de sensations et d'idées; et si on laisse de côtelés dounècs de l'anatoroie pathologique pour recourir à l'analyse psychologique, on pourra tracer le cadre nosologtque des troubles de la parole. Premier groupe : troubles de riV/^aM'on; Tréquenls dans toutes les maladies mentales, ft leur maximum chez l'idiot, elles peuvent être causées par les émotions, notamment la colère. Ces troubles d*idéatioo peuvent être la conséquence : a) d'une lésion organique (aphasie permanente) ou à] d'une affection occasionnant des lésions passagères; dans ce cas. l'aphasie est transitoire comme la maladie dont elle est la conséquence (iatûxicatioQ par le plomb ou l'alcooU variole, fièvre typhoïde, scai^ latine, sclérose eu plaques, paralysie bulbaire et pseudo-bulhaire, etc.}- Entia c) il peut n'y avoir aucune lésion et cependant des troubles tels que le bégaiement, caractérisé par la répétition dos syllables et causé le plus sonvent par I hérédité, Tacilité par rimilation ou par une chute, une frayeur, etc. Le bégaiement est plus fréquent chez les hommes que chex les femmes, et les pays où les maladies necreuses sont les plus répandues sont ceux où il y a le plus de bègues. Certains sujets ne sont bègues qu'en public, el chez les ccclésiasliqucs, le bégaiement qui apparaît généralement dès le jeune âge, se produit lard et pour les prières les mieux sucs : certains arrivent à une véritable phobie qui les empêche de continuer leur métier. Dans un deuxième groupe il faut ranger les troubles de l'articulaliûJ\f qui tiennent soit à des anomalies organiques (bec de lièvre, absence de langue), soit à des troubles fonctionnels (zézaiement des enfants, fausses

manœuvres de la langue).

Clément CaAnpEKTiEn.

204. — La Traie aphasie tactile, par Jones (Ernest). — Revue neurolo-

fjique, 18 janvier 1907.

Suivant la remarque de M. Claparède, on ne saurait parler d'aphasie tactile que si, l'oljet touche étant bieu reconnu, son nom seul échappe au malade. L"n Ici cas est irès rare. Or un malade de M. Jones, atteint d'hystérie traumatiquc avec hémiplégie et anesihcsie droiles, l'a réalisé au cours de sa guérison. Dans un premier stade, il a présenté de l'aneslhésie hystérique totale; dans un second, il a eu de vagues sensations tactiles (Tasllobmung de Wernicke) ; puis il a été capable d'apprécier la forme et la localisation des objets, sans reconnaître leur nature ni leur usage (asymboUe tactile}. Enfln^ les objets étant parfaitement reconnus et identinés, il a été seulement incapable de les nommer. C'est ce dernier stade seul, d'ailleurs de courte durée, qui mérite le nom d'aphasie tactile.

D'une façon générale, on peut dire qu'aux quatre degrés de la reconnaissance d'un objet, par le loucher aussi bien que par tout autre sens :

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JOVnSAL DE PSYCnOLOGIB

1" sens&lion brute ; %^ perception de laforme et localisatioD ; 3^ recoiiDai»sance de la nature et de remploi; ^"^ applicalion du ooni, correspoudeol quatre ordres de troubles : 1^ ane&lhésie; 2^ astércugoosie ; 3<* &symboUe; 4° aphasie, qui peuveoi se reucoutrer tous et successiveroeut chez un bjslérique.

Les deux derniers troubles étant d'origine centrale, les deux premiers peuvent être ou périphériques, ou centraux.

Il y a donc lieu d'admettre une aphasie tactile telle qucradéHnie M- Cla-

parède.

l. Bar AT.

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