III. — I.Ks Etats affectifs kt lrs Actions
l\^. — Le songe erotique chez Ibomme normal (Le sogiiu erolico neirtiiioinn iiurniali-}. Kludc p!>)cholojji<(iiti et clinique par Gi'ai.ino (Lorcuzo). Bivista i/i psicotoyia fijij/livatn iiUii pedayotjia ed tttia psicopa' tolofjitt, jaiivier-rèvricr 10D7. 3' aiitice, Rologna.
L'tHutle df« ^ollges ônii.i[|iies iiil6rcs>aiile pour expliquer un grand uuuitire de U-gendes. itllcs r[iie colles des incubes et dos succubes et les JL'Iircs des déii)onia<iucs cl des z'iopaihes ne peut être aisément entreprise Icxpcrimenlaltrincut : il faut ein|i|<»ycr la niêtliude iolrospective direcle et litdirecle; c'est pourquoi G... a cmitrôlê am observation personnelle par une cn'|iièie ^^ur quatrc-viti:;t-sept personnes de sou entourage et par ua idlerrogaldire direct sur neul" sujets, de sorte qu'il calcule sur 100 cas. Quand jle problème l'a nécessité il a eu recours à. la méthode expêrimenlale
I- h'poQftû i;t eoncomilanee Ues preifuers son/}e» érniit}uc:i. — L'apparition Pdc la polhtiion nocltime est le syinptôine le plus sûr ilc la puberté; c'est un phénomène normal, et non palholofrique comme on l'a soulcuu, puisque qu'aucun des cent snjt^ls do lî .. ne l'ii^nure. Ci phénomène est apparu k :
iî ans chez — p. 100 d'après ilarro et chez 7 p. 100 d'apr£s 0.
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Celle difl'érence do nirctn 3*explii|ue par diverses hypothèses selon que le développement pi^yctiologique et physiologique se fait ensemble ou que les premières ptdiuliuns sûut duimées exclusivement par la sécrétion de» vésicules soinuialfs saus punoU-aii<jn en l'IU'S de speniiatozoldes^ ce qui indique d'ailleurs que la lévahitiun sexuelle n'est pas complète mais vui- I de 8un accomplisacnu'nt. Ces premières éjaciilations sont souvent
47* JOVnSJI. DE PSYCnOl.OGIE
prèoèdces d'érections parrois Iras précoces» précéilées elles-mêmes d'an aalre phénomcDc dirent par Tiugi-&cpt sujets qui, avant tont. ont éprouve, soit pcndaiU la veille, soit pcDrlant le sommeil un espèce de désir de caresse, de lendaace spiriluelle vers la femme (/i. Wundl, Forel, etc.); cette pcriude préliminaire serait dèlcrmiaée par une sorte de tumescence et de tensioQ nerveuse qui précéderait le songe comme le Ilirt précède l'acte. 11 résulte des réponses reçues ({u'aucune expérience persounelle antérieure u'est nécessaire pour éveiller le songe, bien que généralemeut il y ait iuitiaiiua : c'^ft le songe « atavique d de Darwin, attribué par )laudsley à r « expérience personnelle antérieure ■ dont De Sanctis donne ainsi la psycho-genèse : l'apparition An la puberté signale celle de l'iustinel reprAduclifqui est très ancien ; certains subslralums nurveux Jusque-lit iuactifs vont funclionncr : des excilalion,s sensorielles ucrrcuscstudéfinies provicn< ncnl ccrtaiacmcut à ce mumeut des orfçancs génitaux en rapport av(c de Douvellcs sécrétions externes et internes qui se produisent. On peu l donc supposer que l'extrémité périphérique d'un neurocime ceutripcte, prove* nanl d'un organe interne spéciiique étant ainsi excité il transporte l'excitalion dans la partie du cerveau avec laquelle l'organe est en relation spéciale: alors une des lois de l'hérédité entre eu fonclionje sommeil mettant en congé les iteitsatious ubâcurcissautes elles aclivilès psychiques supérieures, les éléments primordiaux du songe sont constitués, mais ils ne mènent pas Dècessairemcnt à l'orgauisme vénérien.
II. VoiUenti du songe, — Varie de la période initiale de la puberté h ta maturité sexuelle : au début il y a surtout des seosalions visuelles et lacliles, les images acoustiques, oiractires, gusialives et thermiques manquent absolument. La femme est ta dramatin pcr&ona ; pour 27 p. 100 elle est inconnue, pour 53 p. 100 elle n'est connue que de vue; pour la majorité (71 p. 100}, elle est ires laide sinon monstrueuse; c'est parfois la mère du sujet ou un animal ; les imiiges (loues se transforment et se précisent petit A petit en un a chapeau de prêtre », un « verrou de porte *, un moioe égyptien et un violon. L'acte se passe en lieu public, y;énéralemcnt ignoré; il est rapide et viulcnl chez 73 p. tÛO. ccqui confirme l'explication ataviqua. Dans 4 cas on a songé à la maslurbatioo. L'éiat émotif prédominant a été l'anxiété dans 35 cas p. 100, le dèsirdans 17 p. 100. la peur daus 14 p. 100, un autre état spécial dans les autres cas.
Dana 72 cas p. 100 la représcu talion onirique sexuelle se moJinearec Tige pour laisser prendre le dcssusaux sensations et émotions individuelles; la femme perd 9es attributs de laideur, mais rarement la femme choisie en état de veille apparaît en songe, ce qui tient à ce que i les émotions dans lesquelles la perturbation organique fut trop active ou intense, et la consommation de force (calabolisme) excessive ne se reproduisent dans le songe que très difficilement et fort tard parce que la prolongation de ta phase physiologique de réparation ou de synthèse organique ;auabolisme}
LES ÉTATS AFFECTiFS ET IBS ACTIONS
l'empécho. Les mélamorpliojteflsohtritits rares lUa suite d'actes sexuels plus
fn?qiients <|ni enipt'chont une acotimiilalion de malicrrfs t^permalniuo agis-
Ifanld'iifiR façon dûtenniTi^c avec ri)ri'.R sur les zones rcpréseiilalriccs. L'acte
Mlevient moin^ violent, mitins rapide et l'^jaculation oU relardéo par les
Ipruliniiiiaires varies et èlrangeâ : te lieu ctiaiigc cl &*a<)Qple aux rapports
exucU Dans 3 cas p. lOO le sujet éprouve uuc êmoiion de plaisir, dans
17 p. t09 un désir, daus G p. 100 la peur, dans 7 p. 100 l'anxiélé. GeUa
"évolution diiïère de la Ini ftxce pour la Rcnéralité des songes ordinaires où
la conscience de in v<?illo se difTïJrcîirJp d'nuinnt pins de la conscience
onirique qu'est plus grande la diOtTencialion produite par rédiicalioa
' ou l'expcrienoe ili* la personnalité, t|ui h'eal Pdita d'auianl plus complexe,
puisque dauâ le sou^jc ërutique il y a au couiraiic leodauce vers le nivelle-
nont de la vie du songe avec la vie de la veille.
III. /iéininixct'uce des songes. — Les songes erotiques suât beaucoup plus
înlense.B, plus fn'>quenls que l['Sfliilrc!:;00 p. 100 des sujets s'en souviennent.
Les femmes de sérails, les prostituées et même les animaux les éprouvent
els'ensiitivienutiiit : ils apparni^isetitcliez des gens chez qui les émotions de
la veille n'ont aucune rcpcrcusftou sur le sommeil. Dans 89 cas p. tOOil a
èlê possiMe de tiuter trùs exacleincnt lu coulcnn drs rêves parce que le
réveil provoqué par ^émi^sioa spernialtquc a permis de connaître des sou-
Tenir» réceuls cl précis.
I W .Fréquence des songes erotiques. — Albrechl a soutenu quesemblatlement
^Bu tribu mcnstruol que paie la Temme en signe apparent de sa maternité
potentielle, il se présente chez l'Iiommo un phénomène rvlhuiique auquel
^on pourrait dunner le nom de menslnialion des hommes, qui suivant Nel-
■son se manifeilerait tous les vin^^i-ciiiq jouis par des songes erotiques
el des pollutions exlériuriraut ain&i la iiuisï-ancc virile permanente. Ceci est
inexact ou du muins n'a été constaté par aucun dcâ 100 sujets. La fréquence
lies songes erotiques dépend des rapports sexuels el chez beaucoup de
gens ils ont disparu après \e. mariage. On ne peut donc fixer de chiflrcs.
V. Pacfeurs tiu songe éiolfque. — Plus fréquents chez les jeunes garçons loul les rapports sexuels sont irréguliers, le songe se préseule souvent imniédiatemenl après le commerce charnel, ce qui peut être causé tout aussi bien par la persistance de la congestion locale que par la persistance de l'excitation centrale : sur cinq de ces cas de poUulions posl-coîtales un seul donne des spermatozoïdes peu nombreux, tes aulres oe donuaul qu'une simple éjacnlalinn d'une sécrétion des vésicules séminales sans spermatozoïdes. On peut constater une certaine régularité dans l'apparition des songes erotiques surtout quand le ooFl accompli régulièrement est empêché. G... a observé deux cas de fiancés condamnés h l'amour chaste fait de caresses el de baisers el qui eurent jusqu'à trois spasmes erotiques par nuits, interrompus par le mariage.
G... oie toute influence de la position, de Theure, de la plénitude de la
*7fi JOUHSAL /)£ PSYCnOl.OaiB
vessie, mais il y aurait Heu tl'élaJicr Tiiinuence du degré de plénitude des vési»:ulessônîiiiales. Sur Ificasd'urt'tlirîlrs.blennorrhagiqucs.dunt "antérieures eL9pn5Lërieuresou totales les premières n'oiii'donnê aucune fiiodillcatiuu des rêves et tes secondes oot piêseuLé iiucauguiciilaliun notable des érec* tioas noclurue5. ce f\n\ cortslitnc dune un ^yniplôme difTércniiel. Le songe érulique apparaît dans le» ca-« d'iiupuis^auce ps;chi(|uc, ce (jui permet de les distinguer des cas d'impuissance physiologique.
Conelnsioiix. — Ces recherches renfermenL en clles-rafiracs une apprcciatioD critique f^cnèralc sur l'élude des songes : penJaat ses observations personnelles introspeclivcs directes et Mirtout pendant les derniers temps G... ayant de fréquents songes erotiques se réveillait toujours avant IVjaculalion pour noter le cooteuu émotirdes états concomitants de ses songes. Il Tant en conclure que le Tait de savoir que l'on doit songer exerce une vérita' hleindupuce sur lesongelui-mémeetcecicontirinerolijeciion adressée par de Saactis ii Maury à propos de ses éludes classiques sur les songes. Cependant on ni'. |)ont iinaf>riner une autre mclhode, inatsCî... aooolrûté yon oliservaliou personnelle subjective par celle d'autres personnes qui,muiiis prcuccupées que lui par le problême, oot pu se rappeler leur souvenir ancien de rêves non modiliès par le désir de lûs saisir et de tes observer.
Clément CHARpe^rriKU.
2IG. — Sentiment et conoeption, par Katiî Gori>o5. Thu Journal of PhUosûphy, Viycholo'jy and Scientifîe Methodf^ 23 novembre 1005, pages 645-650.
L'auteur cherche & idenlinerle sentiment avec l'élément générique de la conscience. Pour cela il compare d'abord ta funcliuD de concepliou avec la fuuclion de seuliineut ; puis le contenu de la conception avec le couteau du sealimcDt.
Le résultat de cette élude est que le sentiment et la conception sont les mêmes dans leur Tonction et leur contenu ; cet aspect de la conscience tend & l'unité et A la simplicité tandis que l'aspect perceptuel tend .i ta variété et & la complexité. Abel Uey.
217 — Lo Concept de U Volonté, par IIôitdin(; (llarald). Rflvue de Méla/ifi. et tte Morale, janv. 19t)0 (17 p.)
La volonté csl conçue aujourd'hui de deux façons apposées. Les uns (Ehren- Tels Ebbiagbaus, Lapie) n'admettent pas que c la volunlé puisse être posée comme un point de vue particulier de la vie consciente, un c6tè particulier uu un élément de celle-ci u ; les autres (Wuudt, William James, Fouillée» Jodl] soutiennent que la votonlé « dénoie, au conlraii'e, le point de rue te plus fondamental d'où considérer ta vie couscienle : celle-ci est d'un bout à l'autre vouloir, de sorte quêtes sensations, les représenlatioos et les seolimenls ne sont compréhensibles que dans leur rapport avec la volonté ■- 11... adopte celte dernière théorie, et en propose ici la justilication.
LES ÉTATS AFFECTIFS ET LES ACTIOXH
Que Dous présente Tobservatioa direcLe el simple de Dous-inème ? Sans doute, nous ne trouvons jamais qne des sensation», des senliinenls et des représenlatiODs (ce que nous appelons phénomènes de volonté se rcduif^ant, Hen fait, à des sensations, sensations simplement < plus agitées, moins en équilibre que les !;cn$alions de couleur ou de son », sensalîous k^nestlicfiiques, sensatioDS de tension musculaire} ; mais c'est que l'analjsc a eu le tort de négliger un clément fondamental qui est le plus important de tous
»les faits psychologiques: à savoir que nos sensations nos sentiments el nos représentations ne se présentent jamais isolés, qu'ils sont r comme les gouttes d'eau d'un courant », el de même que le rapport réciproque des gouttes ne se comprend que par la direction et la rapidité du courant, de même les faits psychologiques élémentaires ne peuvent être hien connus que si on les rapporte aux groupes, aux ensembles dont ils font partie, à
»la direction cl â l'orienlalion générale de ta conscience. « La direction est rélcment liislorique de la vie psychique. Cesl celui-ci qui détermine d'un buul â l'autre ce qui sera but et ce qui sera moyen, ce qui sera recherché et ce qui sera évité, ce qui sera favorable el ce qui sera défavorable, a H Se plaçant d'abord, et très brièvement au point de vue biologique [le processus de la conscience idcnliquc au processus matériel organique; la Tolonlé liée dans son principe ou l'énergie qui agit dans l'organisme}, puis Hau potnl de vue purement psychologique, U. . analyse les diverses formes du vouloir, en commençant « par la volonté au sens le plus restreint du mot pour passer, pas à pas, aux formes élémentaires ». Il écarte de la notion primitive et élémcnlsire de la volonté, et comme ne lui étant pas nécessaires, un jugement conscient et un jugement de valeur. (Nous sommes disposes à exprimer plus tard sous la forme d'un jugement conscieut ce qui se présentait, au moment même, comme une évaluation ou une intuition. « Ce n'est que lorsque nous avions pris pour but quelque cho.sc que nous nous apercevons que nou^ y attachons de la valeur »]. II... insi&le ensuite sur ce fait psychologique des plus importants el des plus énigmatiques : le passage du besoin au désir ou de riuvoloulaire au volontaire (eu comprenant par action volontaire celle qui a pour condilion la représentation ^du but), pour montrer que ce passage doit se faire involontairement. » |,e H premier but, dil-il, n'a été déduit d'aucun autre but. Ce n'est que plus lard H qu'il peut arriver que nous prenions pour but un objet parce quMt fait partie d'un but déjà posé, on qu'il est un moyen d'y arriver. Mais le premier but — Dante l'appelle la première pensée de la volonté — ne peut pas élre ■ déduit ainsi. C'est sur ce point que nous approchons de la direction originale de notre vie psychique, fondement dernier de ta volonté. « La condition qui l'ait qu'une cliuse a de la valeur pour nous, c'est que nous voulons Kquelque chose avant de savoir ce que nous vouIods. Loin donc d'opposer, "^ comme s'excluant les phénomènes volontaires cl les phénomènes involontaires, il faut les rapprocher, puisque le passage des premiers aux seconds
478 JOVnSAL l)E PbVCaOLOGIE
■ef&îliDroloDtaircineut^el, cd outre, parce que « tlaoslca&cliuns soi-tlUanl vulontairos, uue aboadance plu» on inoin* ^«rande iK» moinimt* inroloa-j taircs 6'.tJoiitent loujours >. T.'eitl même lÀ. plus qtt 'ailleurs, ijiie riusiim' B&nce tlo la thâorie inlclleciualisle est manircfitc. ■ Nous n'af{iâsuaa jamais avec une pleiue clarté ; i»; «Joui liépcn-lrui li:s dectsiuus ije noire volunlé ' ne puurra jaaidU s'épuiser dans dos jugements foimulcs d'une maDière pré-' cise. » Mémo dans les auUuus les pluscoiiscicutcs, le besoiu ■ de décharger de l'énergie accumulée a s'njotiic. C'est le plaisir que nous éprouruns qui nous révèle notre vouloir le pin*; intime. * Dis-moi ce qni le fait plaisir on ce qui le fait de la peine, et je le dirai ce que lu veux t *
Ainsi, d'après la théorie expusée, c'est une luugue série de phénomènes diTcrâ et hcLcrugciics qui coostiiueiil la volouté. Ëâlil possible d'embrasser tuU;i ces faits en uue couoeptiuu générale, universelle, qui les dilToreocie des Taits de connaissance et des sonlimeuls ? Deux traits se retrouvent tuajours en eux : la direction de l'aclivité est dclermince par «ne préfénntce', c'est surtout In nature propve înttme de riiidividn qui <léc:i'lc ce qui sera pri^i féré. •■ Il faut que ré<iujlibre soit aboli et qu une différence de direction déterminée par le rapport k la nature de l'individu se fasse sentir. Or, taut que dure la vie. il n'y a jamais d^éqoilibre complet en nous ou autour de nous ; doiii: un vouloir contittucl s'agite en uous, et notre préférence ne se fait avec conscience que lA où les differeoccs deviennent de nature plus intensive, n II. MottiMS.
21t>. — Le Romantisme français Essai sur la révolution dans Us sentimeolset dans les idées au mx" siècle, par LxssKKitE (Pierre) 1907. Paris, à la société du JUercure de France-
L. ne s'est pas proposé d'écrire une histoire de la littérature romantique. mais de « construire une déliniiion » du Itomanlisme considéré cumme uut* révolution générale dans les sentiments et dans lei idées. I.a Table des Uaticrcs indiquera suftlsararaenl la méthode suivie. Les Parties, Livres et Chapitres ne portent plus pour litres de«nr>m^d*écrivsin«, tehqne nousseau Senaucour, CbateaubridO'l. M""= de Staol. Ilug(«, Vigny, Miohelel, etc , mail des formules K^nérales dont voici quelques-unes : La finine de V Individu^ La Chimère Uu Cœur, Ut Chimère de rh'sjtril, La }fauie ileic Pansions, leSacerduce de la Pemme. Ll^mpftnse liomanliifue, L'Amour linmniUique, La PasonnalUé Littéraire, Le HeuianUme thmantique, etc. Pour dcltuir te Uomaulisme, L. en a recherché un h un tous îes caractères constilulifs. et il a observé chacun de ces cara*ières chez celui ou ceux des écrivains romantiques qui lui paraissacnt le représenter de la manière la plus )ntêresf<ante et la plus complète. U faudrait pour qu'il eût roussi dans sou entreprise qu'il o*v eût aucun des faits littéraires, muraux ou philosophiques, susceptibles d'être attachés au Rumautisme. qui ne se trouvât prcvu et, pour ainsi dire, recouvert par quelqu'un des cléments de la déliniiion k laquelle il est parvenu.
PSYCHOLOGIE OASa SES RAPPORTS AVEC LA LISGVISTIQUE. ETC. 479
Sans vouloir faire de Thistoire ou même en s'en défendant L. a cependant emprunté à l'histoire la distribution des matières de son ouvrage. Il a du moins essayé de faire cadrer la division logique de son étude avec la succession historique des grandes manifestations caractéristiques du Romantisme. Disliuguant dans le Romanlisme un ensemble de sentiments et un ensemble d'idées, il a considéré que le premier avait trouvé son expression complète dans la période littéraire qui va de Rousseau aux derniers écrits de H<"^ de Staël et aux premières poésies de Lamartine, et que de 1830 à 1B48 l'ardeur romantique, en ce qu'elle a de vraiment original, se porte tout entière sur la rénovation (L. dit le désordre et le bouleversement] des idées, idées morales, esthétiques, politiques et philosophiques.
L'ouvrage de L. est nettement coutre-romantique.
11 définit le Romantisme a un parti d'individualisme absolu dans le sentiment et dans la pensée, v U le déliait encore « une révolution dans l'ccu-
nomie de la nature humaine civilisée la désorganisation enthousiaste
de la nature humaine, v Cette désorganisation consiste en ce que la sensibilité et l'imagination se sont émancipées de la tutelle et du contrôle de rintelligence, en ce que la hiérarchie des facultés humaines a été bouleversée, en ce que les inférieures ont usurpé les fondions des supérieures, en ce que l'homme s'est mis à. penser avec son cœur et avec son iuslincl. C'est 1& le « retour à l'état primitif » que Rousseau et Senancour ne voulaient pas précisément tenter, mais dont ils caressaient le rêve comme un rêve de félicité perdue. L. y voit l'état de dissulution dans la barbarie qui résulterait du relâchement de toutes les disciplines élaborées au cours des siècles pour l'élite du geure humain. Toute l'activité du sentiment et de la pensée romantique s'ebt employée à la destruction de ces disciplines, mais cela avecrittuiiion de libérer l'àme et rintelligence humaines de Jougs stérilisants. • Négatif de tout, le Romantisme a pu se prendre pour l'arrirmaLion suprême et donner aux forces destructives les beaux noms des choses détruites, appeler le désordre Liberté, la confusion Génie, l'instinct Raison, l'anarchie Energie... » (p. 18). L. appelle encore le Romantisme <i la confusion des genres », donnant à celle expression la portée la plus générale. — Justes ou non, ces diverses formules : Individualisme. Sédition de la sensibilité contre l'intelligence. Confusion des genres, expriment les divers aspecls d'une même conception fondamentale. »
L'étude que L. consacre à Rousseau forme comme Tinlroduction générale. Il observe en lui tout à la fois ladés^organisatiou romantique des sentiments et le désordre romantique des idées ; il essaye de montrer dans une biographie psychologique de Jean-Jacques la genèse profonde de cette double perturbation. Quelque exactiiude que L. semble avoir poursuivie dans ce portrait individuel, il a visiblement le souci de lui prêter une signifîcation générale, de peindre dans l'histoire sentimentale et intellectuelle de Rousseau le tableau de ce qu'il appelle la « Ruine de l'Individu » : entendez le
JOL'hSAL UE PSYCaOLOClK
malheur, la dêccptîon chroiii<^uc, l'errance stérile qui sont le toi falal «Je l'existence individuelle, quand les sentiments et le» désirs d'un individu d'aitlciirs passionné et poète ne s'inspirent que du moi; la pauvreté et Tanarctiisme inévitables des conceptions de lindividu, même gC'tiiat. quand il prétend répudier toute l'expérience du genre humain et tirer de son propre fonds une reconstruction de l'ordre moral et de l'ordre politique.
Chez Senaocour qui croit trouver dans le culte systématique de la solitude la condition la pluâTavorable a l'exalliition Tèconde de la sen<^ibililè. !.. étudie les progrès de la stérilisation inletlectaelle et morale d'un homme délite par l'attachement obstiné & une conception fausse do la vie.
Chez Renjamin Constant il croit rencontrer • la Manie des Ta^Mons • et comme conséquences de cette manie l'incapacité finale d'aimer cl même de sentir. Il analyse la « sensibilité de ChAteaubriand u et la croit rgnlemcnl rendue incapable de la puissance dans la passion par la vanité el « le faste • qu'elle y porte. »
Dans la partie qui concerne tes « Idées romantiques », !.. étudie loul d'abord les conceptions romantiques qui se rapportent a la uature humaine. h la morale et à l'art, ensuite celles qui concernent rhisloireeila politique. le passé et l'avenir des sociétés humaines. Ce dernier sujet le met en ptesence des rapports du Homantismc et de la Itévolation.
De CCS deux groupes de conceptions îl recherche le premier dans la lillé* rature dramatique et romanesque du romantisme, le second dans la httérature historique, philosophique et religieu.^e,
Dans son ensemble, la littérature romantique est caraclèrisèe par la disproportion d'une forme emphatique avec un fonds petit, pauvre, trivial ou même nul. L. essaye de justiRer cette caractéristique générale par une analyse du drame romantique, du lyrisme de Hugo, de la conception romantique de l'amour, de la conception du râle du poète dans la société, etc.
Quant aux rapports du Romantisme avec la Révolution, la thèse de L. est que l'interprétation messianique de la Révolution n'est pas chose surrijoutèe par la fantaisie et le lyrisme romantique aux idéeâ et aux principes de la Révolution, mais qu'elle est dans la logique même de ces idées et de ces principes, qui la commandent. Le messianisme impliquant & la fois mépris de tout le passé antérieur à l'événement messianique et idolâtre de l'avenir, L. essaie de montrer dans rfih'oirc de Hichelel ■ une entreprise de flétrissure à l'égard de toutes les forces directrices et organisatrices do passé humain » ; il s'applique h relever ensuite les a formes caractéristiques de la Religion du Progrès au xtx' siècle ■.
L'ouvrage se termine sur une élude de • l'influence germanique t an iix' siècle ou tout au moins d'un aliment de cette influence : l'esprit pan- Ihèislique. R.
Le propriétaut gérant : Ftax Alcix.
a VIIKCX, lUPKlURIll E Cil. IISKIStltr KTVltS
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