‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 134 sur 161 · Dr Nnel. La vition. Dois, S904. p · texte numérisé non relu

Dr Nnel. La vition. Dois, S904. p

SOCIÉTÉ DE PSYCUOLOGIB 533

réception mérite le titre de représentation visuelle au môme titre que ce même processus, lorsqu'il est reproduit, suscité A nouveau par voie d'assoctalton cérébrale, sans le secours d'une pholo-réceptioa actuelle ». •' C'est à celte cérébration dit-îl, qu'on donne le nom d'image ou de représentation visuelle' ».

Il me semble enfin que la psychologie doit chercher, avec le concours de l'auatomie et de la physiolof^ie générale, non pas les traces des excitations rétiniennes dans diverses régions de l'écorcc cérébrale, mais les conditiuaa qui permettent la répétition des mouvements cérébraux aussi bien sur une impulsion interne qu'à la suite des excitations rétiniennes.

U. Janet. — Il faut remercier vivement M. KostylefT de son intéressante communication, qui contient un excellent résumé du livre du docteur Nuel.

M. Bernard Leroy. — Ne pensez-vous pas qu'on pourrait pour l'audilioD faire la même chose que ce qui a été fait pour les sensations visuelles?

U. KosTYLKFP. — Oui. On a fait beaucoup d'expériences, il est temps de les coordonner : j'ai cité dans ma thèse quelques cas d'après lesquels l'idée de l'oreille appareil de résonnance céderait la place A l'idée de rinnerva-

tiOD.

M. Dumas. — Les hypothèses de la lentille d'une part et du rcsonnaleur d'autre part disparaissent.

M. KosTVLKpr. — Ces théories d'ailleurs sont intéressantes pour l'étude des hallucinations.

M. Brrnard-Lrroy. — 11 y aurait entre l'hallucination et l'impression réelle une différence motrice?

M. KosTVLRri'. — Si vous considérez les images visuelles, vous concluez que ce qui se voit est ce qui est moteur; ceci est le schéma de l'obsession qui va jusqu'à l'hallucinalion : dans l'hallucination il y a impression motrice qui va jusqu'à éveîEltir l'impression de contact.

H. Courtier. — Une faudrait pas, ainsi que le fait M. Kostyleff, opposer les unes aux autres les théories de Soury, Wundl et Nuel, car elles ne se contredisent pas, mais se complètent et forment un ensemble.

M. Dumas. — 11 est vrai que la thèse de H. Soury ne peut être opposée à celles des autres auteurs, car. h vrai dire, son livre est celui d'un érudil fort savant et non d'un physiologiste ; il n'a pas de théorie personnelle dont on puisse tenir compte.

M. KosTYLBrf. — Si je l'ai cité, c'est surtout parce qu'il a bien résumé beaucoup de travaux.

Après cette commuaicalion, M. Sollier, Président , donne la parole à U. Bernard Leroy.

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