‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 135 sur 161 · Nnel./Aid.,p · texte numérisé non relu

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Communication de M. Sei^nard Leroy.

Remarques sur le diagnostic de certaines hallucinations

obsédantes.

Lei problomei relalib &ux h&Uucma lions sont toujours délicaU et eompiexes ; mais, s'il règne acluetlemenl sur une foule de points une très gtftnde confusion, cela est attribuable en grande partie à U négligence des obserraleurs : faute sonreot de définitions précises, et faute aussi d'analyses sul^ietises. on n'arrive pas jï s'entendre sur des points qui, pourtant, semblent à la fois élémentaires et d'un intérêt essentiel. Ces cou sidéra lions m'ont décidé à publier tes deux cas que je présente ici et que j'ai étudiéa 4 U consultation externe de H. le D' Deay. à la Salpétrière ; je ne les considère nullement comme rares ou particulièrement intéressants : destinés à illustrer quelques réHexions, ce ne sont que des exemples, des spécimeos Assez nets de ce que tout médecin d'aliénés peut observer chaque jour. Leur élude soulère d'ailleurs à la fois deux questions : celle des hallucinations chez les obsédés, et celle des hallucinations incoraplèles-

On sait quelles controverses se sont élevées au sujet de la présence des hallucinations chez les obsédés ; autrefois, la grande majorité des auteurs soutenait que l'obsession proprement dite, chez les sujets non hystériques, ne s'accompagnait jamais d'hallucinations; au Congrès ioiemalioaal de médecine mentale de 1689, l'absence des hallucinations élut encore présentée comme caractéristique des obsessions iwec eonicience-, par le rapporteur, U. Falret : et, malgré quelques observations de M. Charpentier, celte eenclusiou fut votée par le Congrès. M. Séglas, depuis, s'eflTorça de montrer que cette opinion était erronée; actuellement, il semblequ'un grand nombre d'observateurs, notamment M. ianet, et U. Séglas lui-même, se soient ralliés & une opinion intermédiaire : Les obsédés non hystériques n'auraient qne des demi-hallucinations; demi- hallucinations qualillées, tantôt à'haliucinations incomplétest tantôt de pscudo-haltucinations.

Mais la question de rhalluciaallon incomplète et de la pseuilo-hallucioation est bien plus vaste que celle de l'hallucination chez les obsédés : on les adécrites, en effet, & tort ou à raison, dans diverses autres affections, notammcnl dans les délires chroniques à systématisation primitive. Réservant tout à fait ici la question des hallucinations incomplètes chez les malades délirants, je n'aurai à parler que des hallucinations obsédantes incomplètes, et encore n'en parlerai-je qu'au point de vue du diagnostic : depuis quelques années, il me semble, on abuse siagutiérement de ce diagnostic d'hallucination incomplète que, pour mon compte, j'ai rarement ocoaiion dtf poser.

Je ne crois pas ntile ici de tenir compte de la dislinctioo établie par M. Séglas entre « hallucination obsédante « et « obsession faaUodnaloîre • ;

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