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III. La critique des données psychologiques

Les savants qui ont tenté la synthèse objective de la vie négligent, en général, la valeur propre des données fournies par l'inlrospection. Leai pensée devient Lauale, imitatrice dès qu'elle s'applique aux phénomènes^ psychiques. Mais d'autres savants ont reconnu que la méthode des sciences objectives ne suftil pas ù expliquer le problème de la vie mentale et ont cherché A faire la critiqvie psychologique des données psychologiques.

K. s'étend le plus longtemps sur les théories de klach qu'il adoptera, en les perfectionnant. L'étude objective de certaines excitations dans leur rapport avec les sensations qu'elles produisent, a permis à Mach de découvrir dans l'organisme, non plus des données statiques, mais des processus moteurs qui correspondent aux groupements mobiles des sensations. Prenons le cas des perceptions visuelles : deux carrés de mêmes dimensions ue produisent jamais le même effet, lorsqu'ils sont placés h des endroits din'érenls: il faut en conclure que la notion définitive du carré est secondaire, déduite et essentiellcmeul dilTéreaie de l'impression physiologique.

La distinction de la droite et de la gauche a aussi, sans doute, une origine motrice. La structure de l'appareil visuel présente une symétrie parfaite et si Ton ne tenait compte que des excitations rétiniennes, la distinction de la droite et de la gauche serait inadmissible. 11 faut donc admettre que les sensations visuelles ne sont pas localisées dans la rétine, mais se trouvent associées aux réflexes moteurs de l'organisme. « qui dans son ensemble, et surtout dans la structure du cerveau, présente une certaine prépondérance du cùté droit sur le câté gauche ».

Mach arrive ainsi a montrer que la notion géométrique de l'espace étendu en hauteur, en largeur, en profondeur est purement subjective. Il étudie de la même manière les perceptions auditives, la perception du temps. Mais quand il aborde les formes supérieures de la conscience (abstraction, jugement), les données physiques lui manquent pour expliquer leur complexité croissante.

IV. La coordination des données psycftûlogitittes avec Its données de la science objective.

Il faut avec Mach, substituer aux unités psychologiques, un groupement^ de réflexes. Et l'hypothèse du déveluppemeut fonctionnel de ces réflexus nous donnera l'explication des points qui échappaient à Mach. Si la répétition des réflexes crée et développe l'organe, il faut dire qfue le foactionncment de l'appareil visuel suflit à étendre la perception rudimen-

ÉTVDBS SUR LB SYSTEME XF.HVRVX

taire de Tespace physique, k eoordiner les sensatioas du haut, du bas, du prés, du loin et à cd tirer l'uniLè subjective de Icspace gcométri(|ue. Ed métne temps s'euriutiic te patriinuiuc héréditaire de l'espèce, et les générations qui suivent se trouvent douées d'iiuo inaovalion plus complexe que que le^ générations précédentes.

Cette hypothèse du développement fonctionne) des réflexes est ainsi forl otUe. Pour l'avoir ignorée, Sollier, Ribol, James, Dumas même qui a cherché une conciliation, ne parviennent qu'à des erreurs logiques ou à des contradictions, parce qu'ils ne peuveut donner la déHuition objective exacte des phénomènes subjectifs. •

L'hypothèse est encore nécessaire & la psychologie introspective : elle donne un sens nouveau, en les complétant, aux théories de Philippe et de Ribot sur les imagos, et l'imagination créatrice, aux Ihéories de fiinet et de Glaparède sur Tasâociatton des idées et le jugement. K. expose toutes ces théories qu'il perfectionne.

Ce que l'on appelle l'ilmc sera donc objectivement l'ensemble des réflexes périphériques et internes qui atteignent les centres cérébraux. Et c'est une définition bien sufllsante d'un point de vue scientiflque. Ou peut encore la compléter, d'un poiut de vue iotrosptictif, et dire que l'Ame présente an ensemble de réflexes qui se révèlent à noire sens interne comme une mosaïque de sensations.

L'on trouvera surtout, dan^ l'ouvrage de R. , beaucoup de citations iatcredsaûtes, principalement de psychologues autrichiens.

Jean Paulhan.

4. — Le psychisme inférieur, par £. Baron. /îerue de Philosophie n» 7, p. r^e, juillet 19()6 (23 pages)

Sons ce lilre, B donne uuo Elud'- critique du dernier ouvrage du professeur Grasset. (Le Psychisme inférieur, 1 vol. in-8 de 576 pages. Bibliothèque de philosophie expérimentale), ouvrage qui s synthétise et résume •» les précédents ouvrages de l'émineut clinicien de Montpellier. i^Anatomie clinique dts centres ncrveius, L'hypnotisme et ta suggestion, Phytiopathotot/ie ctinitjue des centres neiiteux).

Nous ne pouvons suivre pas à pas D-, et donner l'analyse d'une analyse. Les faits et la ibéorie sont d'ailleurs connus des lecteurs du Journal de Ptyehûtogie : deux sortes de psychismcs : supérieur (les fait-t volontaires et conscients) et inférieur [les faits incouscients et automatiques : révcs, distraction, instinct, passion, enlrainomenl, suggestion, hypnose, mouvements Tolonlaires incouscients] ; l'expression schématique de ces faits par le <entre 0 et parle polygone placé en dessous, le premier étant le centre du moi «ODScient. libre el vulontairCj le deuxième représentant tes centres psychiques inférieurs; tes elTets soit de la cuLlaboralion (personnalité normale) soit de la séparation (troubles de la personnalité] de ractivlté de 0 et l'ac-

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livilé polygonale, et, dans ce dernier cas, l'apparilioa de toute une psychologie d'ordre polygonal, avec sa sensibilité, ses idées, sa mémoire, son imagination, ses jugements, sa volonté propre Nous nous bornerons à insister, pour les faits, sur quelques Taits d'automatisme moteur, mais plus pariiculièrement sur les tait» d'imagination polygonale, qui jettent un cer* tain jour sur la nature du génie; et, pour la Lhéorie, sur l'importante question, en discussion entre UM. Pierre Janet, JoflTroy, Binet et d'autre part H. Grasset; de l'existence de centres psychiques spéciaux pour le psychisme snpérieur et pour le psychisme inférieur.

Les phénomènes d'automatisme moteur sont, pour M Grasset, des fait<i de désagrégation suspolygnnale. Prenons, par exemple, les tahles tournantes. Le centre 0 de chacun des observateurs réunis autour de la table et faisant la chaîne, « "st sérieux, ne se moque pas » ; il est absorbé « par la pensée de la rotation souhaitée », il est en expeetant attention. Mais la séance, commencée ainsi volontairement, ne tarde pas â continuer «< polygonalomenl u. u 0 a présidé â rinslaltalion, le polygone va présider k toute la S" partie. » En effet, au bout d'un certain temps, d'un des polygones, et k l'insu de 0, part un mouvement involontaire et inconscient : uo det* assistants, sans doute plus nerveux que les autres, pousse « sans le vouloir et sans le savoir » Les autres, « sollicités par ce commencement de mouve^ ment de la table v, poussent aussi, et avec la même inconscience et absence de volonté. « A ce moment. c*cst le troisième temps, 0 stupéfaii voit tourner la table sans se rendre compte, même après, que c'est son polygone désagrégé qui est l'agent de ce curieux phcuomènc. » L'explication est la même pour le pendule explorateur, la baguette devinatoire, la lecture de pensée, 'pour tous les faits de spiritisme produits avec contact, faits qui, pour M. Grasset, constituent le « spiritisme scientifique n par distinction des autres : faits de clairvoyance, de télépathie, d'extériorisation de la sensibilité, de la motricité. Non qu'il nie ces derniers, mais leur existence ne lui parait pas encore suflisamment démontrée. <i La question du périsprit. dit-il, du fluide, des rayons Z à découvrir, de l'extériorisation de la pensée et du mouvement... n'est pas encore résolue par la science actuelle, mais peut très bien l'être par la science à venir. ■ Pour ce qui est de la divination et de l'évocation des esprits, non seulement, dit B., ils ne sont pas pour M. Grasset, des faits scientifiques, o mais ils ne peuvent le devenir, et cela eu vertu de leur définition et des exigences de la conception scientifique >.

Passons à un autre ordre de faits, à l'imagination polygonale, dont l'étude faite par H. Grasset, a est des plus attrayantes ». L*auteor établit d'abord qu' n il y a une association des idées et des images déposées dhxts la conscience [centres conscients 0] et une association des idées cl des images déposées dans les centres inconscients polygonaux. • El pour lui, ce n'est pas là un phénomène de passivité ; bien au contraire, «l'association affirme l'ac/mf^ propre des centres psychiques v.

ÉTODBS SUR LE SYSTÈMR SERVEUX

ra

Ce tfesl pas dans l'idée antécédcaie qu'il faut chercher ta raison de l'associatioD, mais dans l'activité synltièlique, « dans ce que Claparède appelle justement \& force d association, clément aclir propre dont dépond Térocalioa de la nouvelle idée ». De là, les ■> rêveries încoascientes »« « les ioculialions inlellectueltes », les f créations polygonales » (Médium SmiLh), Mais peut-on voir dans la création artistique le produit du seul polygone? Telle n'eut pas l'opinion de M. Grasset. l*our lui, la véritable activité créatrice est « non pas le résultat de la seule activité inférieure, mais PefTet de la collaboration intime de deux psychtsmes i>. Le polygone, sans doute, • trouve beaucoup de choses et parait les créer ; maïsA une condition, c'est que son a'Uivité propre soit entretenue, dirÎKée, ravitaillée par 0. Livré à lui-même, le polygone n'est plus le mi^mc, devient très inférieur comme producteur. » On peut d'ailleurs remarquer que, suivant leur lempérameat, les artistes et les savants créent, les uns surtout avec leur polygone, [M. Grasset cite Gœthe, Sully Prudhomme, Vincent d'Indy, Schopenhauer, R&chilHe, Mauclair), les autres surtout avec leur centre 0 (Newton, Mozart, Claude bernard. Pasteur, etc.).

Mais faut-il voir dans le génie, suivant une thèse célèbre, une névrose? Celte thèse peut élre présentée sous trois formes dilTérentes. 1^ Pour Lombroso, le génie e^^t une sorte de psychose dégéuéralive appartenant à la famille a des épitcpsies ». Mais la coïncidence du génie et de l'épilepsïe est très rare, et « m l'on fait de l'inspiration une crise épileplique non convulsive. intermiltenlc et ne laissant pas de mémoire; on s'expose a traiter de simples distractions comme des crises épileptiques, ce qui est au moins exagéré. » 2" Pour Moreau de Tours, l'homme supérieur est un névropathe, dont la uévrose est caractérisée par l'exaltation du système nerveux. Mais pourquoi faire de la supériorité intellectuelle une manifestation morbide? 1 Toute exagération de fonction n'est pas morbide. Pour qu'une exagération de fonclioQ soit maladive, il faut qu'elle gène la fonction normale. Lasupériorité intellectuelle ne gène pas la fonction intellectuelle; au contraire, elle l'exalte. Donc, elle n'est pas maladive, » 3** Pour Reveillé-Parise, la névrose est une conséquence de la supériorité. Et cette opinion parait plus exacte, le surmenage intellectuel, la vie Hévreuse de l'artiste pouvant aider puissamment au développement de la névrose. Seulement il faut remarquer que. bien souvent, les tares névropathiques de l'homme de génie se sont manifestées d^s l'eufancc ou l'adolescence, qu'elles sont bérédilaires. et l'on doit alors reconnaître que " la supériorité intellectuelle et la névrose ne sont ■reliées chez le même individu que par ta souche commune. Ce trooc commun est un lempérameut, nuu une maladie. De ce tronc commun naissent des branches de vigueur cl d'aspect bien différents : l'une rabougrie ^t maladive (c'est la névro.se), l'antre d'une magnifique et vigoureuse fron- «iaison (c'est le génie). > « Conclusion : le génie n'est pas une névrose ; la X]évrose est plutôt la rançon du génie; la supériorité intellectuelle n'est pas

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un symptôme (te nérrose ; la névrose esl plutûL la plaie, la complicatîoo trop rréqiienlc tle la supériorité; la névrose n'est pas la cause de la supériorilè intellectuelle, elle en esl plutûl Tobstacle. »

L'exisleoce, la nature et le rôle des Tails p5ychu]ues inférieurs établis, ù reste à savoir s il y a pour ces Taits des centres spéciaux distincts des centres du psychisme supérJenr, ou bien si les deux p^ycliismes suut simplement dus à des degrés dïrcrs de l'acliviiè des mêmes centres [opinion de MM Pierre Janet, JolTroy, Pitres). Le problème se pose pour If. drasset dans ces termes : le fotictioiinemcnl psychique étant conditionné par le bon état des neurones ou groupes de neurones, ces neurones sont-ils « iûealùéa dans une région quelconque des centres nerveux ou... diffusés un peu partout », et n les neurones nécessaires au fonctionnement du psychisme inférieur M peuvent-ils être <■ locali^é.^ ailleurs que les neurones nccossaires au fonctionnement du psychisme supérieur » M. G. croit pouvoir ttablird'abord que tons les ueurooes ne sont pas ppychiquesel que ceux qui le sont doivent éire situés dans le cortex; puis, afin de donner une localisation plus précise dans réc«rce cérébrale, il analyse les fonctions psychiques et distingue les trois groupes suivants : 1^ Les fonctions jnychiqutt sensoriomotricts : ce sunt toutes les fouclions psychiques de relations extérieures, soil du dehors au dedans soit du dedans au delinrs (sen.^alions, ima>i;es, émotions, associations élémentaires, fonctions d'expression volilive el de maniTestalion extérieure par la mimique, le lanf^agc et la mobilité). 2" Les fonctions psychiques inconscientes el automatique* : • c'est la plus grande partie du psychisme inférieur uu polygonal étudie dans ce livre (l'antre partie, moins importante, étant formée par les fonctious psychiques scnsoriomotrices du premier groupe). ». 3*" Les fonctions psychiques supérieures du centre 0. < Dans ce psychisme se retrouvent, avec le caractère commun du raisonnement voulu el couscient, la mémoire, Timaginalion et le jugement,... tuas les actes trouvés déj& dans le psychisme iuférîeur sous la forme anlomatiqwe et inconsciente, actes qui, dans 0, deviennent ce qu'on appelle des actes libres et entraînent la responsabilité de la personne humaine, ainsi définitivement et comptèlement constituée. ■ Trois groupes de centres nerveux doivent correspondre & ces trois fonctions et semblent pouvoir être localisés, les premiers (centres seusuriomoteurs) dans les zones de projection de FIcchstg; les deuxièmes (centres psychiques inférieurs) dans les zones postérieure el moyenne d'association {partie moyenne du pli courbe el troi<iième circonvolution temporale) : et les troisièmes (centres psychiques supérieurs) dans la zone antérieure d'association ou lobe préfroulal. De tels résultats sont évidemment incomplets, mais ils prouvent, aux yeux de H. Grasset, la légitimité des essais de localisation psychique, et ils tracent la voie que devront suivre les physiologistes et les clinicien!^, « à la condition, dit B., de ne pas oubUcr l'analyse psychologique préUminaire qui doit servir de base et de point de départ & l'examen anatomocliniqne. » U. MouLtmi.

ÈTVDES SUR LE SYSTt^UE yEIiVEVX

5. — Sur la question des sensibilités protopathique ot épicritîque et de la distribution du nerf trijumeau (troisième branche) The question of protopalliTC and epicrilic scnsibility ami ihc ilistribiiiion oï tfae trigeminus (third ïiranchj ; par L. Da.na. The Journ. ofnerv. 8 meut. dwerue, septembre 1906.

L'autetir rappelle (jiic d'après une élude parue dans le a Braim » le système nerveux aflTérenl serait constiluc par Irois systèmes partiels qui conduiraienLau cerveau des seDsibilités dinêrentes.

1» L'u syttéme prolo^tathique, répaudu h la fois dans la peau et dans les viscères et organe d'une sensiliilïté confuse. Ses fibres suiveal le môme irajel que les nerfs sympathiques el les vaisseaux ■

2" L'ii autre systàiw firotopnthi/iuf, organe des sensations de mouvement, de pression, etc.. et dont les Obres sont en rapport avec les corpuscules de Paceini.

3" Un s-fj&téme épicritique, exclusivement cutané, grâce auquel nous percerons des contacts très légers, distinguons les deux pointes du compas et les faibles variations de tcmpératui'e. A l'appui de celle thèse, ses défenseurs citaient des expériences sur les nerfs périphériques des membres. Dana leur oppose ses propres expériences, faites dans un cas de section du nerf trijumeau : en vertu de la thèse exposée, la sensibililé épicritique devrait avoir disparu, mais la sen!>ibilité prolupalhique devrait subsister. Or toute espèce de seiisibilitè disparaît : il semble doue que si deux sortes de sensibilité doivent êlre distinguées, cela n'ait lieu que pour les oer/s spinaux, tandis que la couductioa se ferait autrement daits le système nerveux central et les nerfs ctàniens.

Chez un malade opère et après suppression de la troisième branche du trijumeau, D. détermine exactement l'ère de sensibilité propre ik cette branche (et qui n'est pas tout à fait ce qu'on croit généralement). 11 constate, en outre, une anest/Usie toUtU de l'ère innervée.

De même, dans un cas de grande hystérie avec anesthêsie du nerf trijumeau, aucune des trois sensibilités ne snbsisie ce qui achève de montrer qu'aucune difTérenciation n'a lieu.

6. — De la représentation subdivisée des sensibilités cutanée, muscvdaire et stéréognotique, dans l'écorce cérébrale (The subdivision of cutaneous and muscular sensibility and ol slercognosis in the cérébral cortex) ; par K. Mills et WBisKNbum;. 7Ae Journ. of mental nerv. dittease, octobre 1906.

Les auteurs veulent établir: que la représentation corticale des sensibihtèscutaoï'te cl musculaire — est indépendante de la représentation motrice, — qu'elle est localisée nutour de la zone motrice, — qu'elle est subdivisée en une motaique de centre» dont chacun est en rapport avec un centre

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moteur. Ainsi, il y a rcprcscntattoa non seulement de la face, da bru et de la jambe, mais des subdivisions de ces parlîes du corps.

Les zones corticales de la sensibilité et du mouvement, longtemps considérées comme étant les mêmes, sont aujourd'hui reconnues distinctes. Mais on s'est plus occupé de VéUndue des zones de représentation que de leurs subdivisions.

L*étude de quelques cas curieux montre h quel point eat poussée ta subdivision dans la représentatiun des diverses formes de seosibilité ; chez un malade, la perte delà sensibilité cutanée tsi limitée au cojixte; d'autres fuis la sensihiUtc stéréognostique est conservée. alora que les deuxaulres ont disparu. Au cours du développement individuel, elles n'apparaissent pas toutes A la fois : le sens du lieu et particulièrement le sens musculo-arthroidîen font défaut chez l'eufant, ce qui confirme la théorie des auteurs d'après laquelle la sensibilité ctuanée serait localisée au voisinage de la zone motrice, tandis que le sens musctito-arthroldien et stéréognosliquc aurait pour siège le centre postérieur d'association. 11 y a, .sans doute dans le cerveau des ères de représenlatioD plus étendues pour les parties les plus actives d'un membre : c'est ce qui explique «jne les troubles de sensibilité soient plus persislanU sur ta face dorsale que sur la face palmaire du membre. Des recherches faites sur un sujet hypnotisé montrent quels réflexes résultent de l'excitation de tels points de ta peau (Ueideahain). Pas toujours, mais le plus souvent, les zones de la peau recouvrent exactement les muscles dont les centres corticaux de rnowsemml sont reliés à leurs ceolres de aetuibilité (par exemple pour le pouce).

Les auteurs admettent la théorie de la reproduction, dans le cerveau, du mode de représentation 5piualc et segmenlairc (Itussell et Horsiej) ; mais ils ne croient pas que le sens sléréognoslique soit représenté sur toute l'écorce motrice, ils le localisent dans la région po s téro -parié taie (dans une subdivision du champ de la mémoire concrète).

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