‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 15 sur 161 · C. fios · texte numérisé non relu

C. fios

Ul. — Sensations et Hodtkmkms

7. — L'Education aidée par la Graphologie, par Soi.A>'tiK Pbllat» Membre du Conseil de la Société de Gi-aphologie. expert près le Tribunal do la Seiue, 1 vol. in-18 jésus, 206 p. Paris. Uachelle, IdOû.

Cet ouvrage a été rédigé conformément au vœu du Congrès international des Sciences de l'Ecriture de 1900, et avec la collaboration ou les conseils d'un assez grand nombre de graphologues et de membres de l'easeigncment, dont M.Jules Elov, le professeur de la Société de Graphologie, et M. André Lalande, mailre de conférences à la Faculté des Lettres de Paris. Son but est de donner aux éducateurs, parents ou maîtres, un

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mofCD de plus de se rensei|:;ncr sur les caracicrcs et les apLiludes de ceux qu'ils ont à élever.

Dans UD premier chapitre {Considérations générales) l'auLeur explique que l'écriture des cnTanlâ n'est pasaussirécoiide en indications caraclêrniogiques que celles des adultes, mais que puurluiil elle Tant dejil la peine d'être examinée à ce point de vue, car elle peut donner des reu»cigoemcnls précleax. SeulernciU il Tant Taire porter ses appréciations sur Texamen d'un très grand nombre d'aulonraphes. judicieusement choiBJs, et surtnut bien veiller â ne letiir compte que des modilications personnelles apportées spontanément par les élèves aux Torme:; scripturales qui leur ont été enseignées,

Après avoir analysé les phénomènes graphiques répondant aux modalités de rinlelligence & l'&ge où l'on commence A savoir écrire, et aussi ullcrieuremenl, l'auteur passe en revue les traits de caractère des enfants cl des jeunes gens susceptibles du su manifester dans leur graphisme, en insistant particulièrement sur ceux qui se dissimulent le plus aux yeux des observateurs dans les relations Journalières (égolsmc intime, faussclc, méchanceté sournoise, sensualité). Il parle ensuite des eafants à ménager : l'émotivité, la nervoi^iié, les troubles pathologiques, la préoccupation, Texallation sont choses qui iofluencenl le tracé. Si la graphologie ne remplace pas le médecin, elle peut donner parfois utilement l'idée de le consulter.

L'auteur termine IVuvrage par une étude critique des méthodes d'enseignement de l'écriture, basées siur des considérations graphologiques. S'appuyant snr l'expérience des éducateurs, qui concorde d'ailleurs avec les travaux des savants sur l'automaUsme psychologique, il expose qu*il n'est paa iudiUërenl pour le développemeul des enfaiilî; de leur enseigner récriture de telle ou telle manière. On constate que tous les maîtres ue ^ont pas également bien inspirés à cet égard ; le goût de la fausse élégance, la malpropreté, le désordre, rètourderie, la nonchalance, la nervosité, la hru<4querie des élèves tendent parfois à augmenter par suite de Tinintelhgence, chez leurs professeurs, des questions relatives à l'écriture.

Il condamne Hnalemenl « les tracés à la mode », et met en relief à cette occasion un principe particulièrement intéressant, qu'il est le premier à avoir énoncé : » Pour une personne déjà, développée, l'ccrilure la plus spontanée, c'est>à-dire la plus en harmonie avec son caractère, est celle qui la peint sous l'aspect le plus favorable ». Ce principe répond h cette objection, toujours courante contre la graphologie, qu'il est possible de modifier k volonté les phénomènes graphiques, et de simuler ainsi des qualités. En ce qui concerne les manilestatians d'ordre caractèrologiqoe, qui sout indépendantes dans leur essence des détails des alphabets, ce n'est possible qu'en suLiss&nl l'intluence de certaines lois psycho-physiologiques, et l'expérience montre qu'un graphologue même n'y a pas intérêt.

Le texte de l'ouvrage est acconipaguè de deux sortes de ligures. Les unes

JOVRSAL DE P^YCÎlOLOGiB

sont d^fl tracés schémaliqucs dessinés à la plume ou empruaica à tfes graphismes quelconques, donl l'objel esl de montrer certains phénomènes graphiques sous une forme parlîcuhcrement tangible. Les autres sont des spécimens d'écrilurcs déniants ou de Jeunes gens présentés U l'appui des développements. Ces dernières portent toujours l'iadication de l'âge du scripieiir : l'âge en efTeL est un renseignement que ne peut guère apporter par elle-même Téorilure, et qu'il est néanmoins précieux, surtout dans la circonstance, un même trait de caractère ayant une importance 1res variable suivant le nombre d'années du sujet observé.

L'auteur s'e'ït par contre abstenu à dessein d'indiquer le sexe des élèves dont provenaient les autographes : « Les graphismes des hommes el des femmes, dil-il, ne présentent essenlietlement aucube difTérence, el, si l'on peut !i>xercer h des calculs de probabilité sur ce point, c'est au mojen de considérations très ttubltle», du domaine de la psychologie plulAt que de la graphologie, proprement dite, et en tous cas fort au-dessus d'un ouvrage élémenlaire », Il a pris suîn, égatemeul iiilentionnellemenl. d'utiliser pour ses clichés des autographes en langue étrangère ou coupés de manière à ne présenter aucun sens « tenant à habituer les futurs graphologues & ne pas commencer par lire les textes pour juger des caractères ».

Les exposés que présente 31. Solange f*etlat reposent en partie sur des recheiches per^onnellefi, les unes entreprises avec ses collaborateurs k Tocca^ion du présent ouvrage, les autres anlérieurcs et publiées déjù dans la Revue de Graphologie. Elles s'appuient également sur les quelques ouvrages 4)ui font autorité parmi les graphologues sérieux : Le Système de Graphiiloyie el la Méthode pratique de Graphologie de l'abbé Michoo, travaux uu peu anciens, d'une forme plutôt littéraire, mais écrite & la suite de trente ans d'expériences el résumant une patiente documentation ; L'Ecriture el le Caractère^ de M. Crépicux-Jamin : Les Fondement* scientifiquei de la Graphologie {Die tvissen-tchaftUchen Grandlagen dtr GraphO' logie] du D*" Meyer, médecin aUéuisle de la ville de Berlin. R.

H. — Le cri, par Alvin Bohcolust. The American Journal of Psychlogy, avril 1906, p. 149-205.

Le cri, quoiqu'il soit no élément fort intéressant el fondamental de l'expression des émotions, a été un problème assez négligé jusqu'à présent. L'élude qu'en fait l'auteur s'appuie sur trois ordres de sources.

t*> 200 réponses faites à un questionnaire envoyé à ce sujet, dans diverses écoles.

2^ Des données ethnologiques fournies p&rlebtu'eau de l 'ethnologie américaine, et les archives de science aborigène.

3*^ Ues données physiologiques.

L'article comprend trois parties.

Première partie. — L'auteur expose des données diverses qu'il a réunies

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