‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 141 sur 161 · I. — ËTDDBâ CLINIQUES SUR LES UAL.VDIES UEXTALBS · texte numérisé non relu

I. — ËTDDBâ CLINIQUES SUR LES UAL.VDIES UEXTALBS

22C. — Etudes de psychologie pathologique (Sludies io psychopalbologle), par Sidià (Boriâ). Brochure reproduisant une série d'articles parus dans le Boston médical and Surgical journal, mars et avril 1907 (73 p.).

Sous le nom A'éiats psychomoteurs récuirenta, B. étudie un ensemble de phénomènes morbides répondanl à peu près À ce que Ton appelle en France « syndromes épisodiques », savoir n les idées obsédantes, les concepts impératifs, les états émotionnels perâisLanl eu survenant d'une façon passagère, les impulsions irrésistibles et les attaques psycho- motrice s d'apparence épilcptique que l'on peut désigner sous le nom d'épilepsie psychique >. — Ce dernier terme « fîpilepsiepsychiquei, disons-le en passant, n'est peutêtre pas très heureux et prête un peu & confusion. — Ces diverses manirestations pathologiques ne sont que les résultantes d'activités subconscientes. Un de leurs caractères essentiels est de se préseoter,che£ le même malade, sous une forme nettement déierminéc et toujours la même. L'état de conscience se rapproche ainsi beaucoup de l'étal de conscience des animaux inférieurs, chex lesquels certaines conditions extérieures produisent les mêmes réactions invariables et en quelque sorte stéréotypées. « A ce point de vue, on peut considérer les états psycho-moteurs récurrents comme ud retour à des formes inférieures de conscience. »

B. donne ensuite une double classiXlcattou des états psycho-moteurs récurrents. Au point de vue de leur contenu on peut les diviser en : 1" conceptuels ou intellectuels (idealional); 2'' idéomotcurs; 3** sensoriels; 4<^ scn- Borio-moleurs; 5° moteurs. Au point de vue de leur forme on peut les distinguer, en : l'^ non systématisés et 2^ systématisés.

Pour pénétrer dans le subconscient et découvrir rorigine des états de conscience morbides, qui constituent les états psycho-moteurs récurrente, r&uteur a recours à un procédé qu'il appelle a hypnofdisation » et qui coosisle Al mettre le sujet dans un étal dit « hypnoîdal », iutermédiaire entre la veille et le sommeil. (^ L'état hypnoîdal est un état essentiellement frontière. Le sujet est en apparence éveillé et parait en pleine possession de ses facultés tout en étant en contact avec les expériences dissociées (de sa subconscicnce) d'une façon plus étroite que dans l'ét&l de veille véritable. » B. donne une série d'observalioua de malades chez lesquels il a essayé Joum&l d« psychologie. 3ft

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avec an plein succès ce procède d'hjrpaoïdisaLioD et passe ensuite ft Tétude du mécanisme psychologique gr&ce auquel des étals subconscients dissociés se maniresleat sous la forme clinique d'étals ps}'cho-moteurs récarrenls.

Tout système physiologique et par conséquent psychologique exige, pour se mettre en mouTement, l'action d'un stimulus d'une certaine intensité. Le stimulus minimum nécessaire pour obtenir une réaction dans un système donné répond au seuil de ta sensibilité. D'autre part, ce stimulant doit avoir une qualité spéciflque déterminée : l'appareil auditif est impressionné par les ondes sonores et non par les ondes lumineuses. Mais an troisième facteur intervient qui complique encore le fonctionnement d'an appareil psycho-physiologique, le facteur inhibition, a An cours de ractirité associative, les systèmes psycbo-pbysiologiques s'organisent en groupes plus complexes, en systèmes ou constellations de systèmes plus compliqués, qui pour maintenir l'équilibre dans leur fonctionnement doivent se tenir en échec, c'est-à-dire s'inhiber mutuellement. > Le résultat de cette inhibition réciproque est d'élever le seuil d'excitation de chacun. Qu'un système psycho-physiologique devienne isoEé, privé de ses associations, son senil d'eX' citation baisse, il réagit au plus léger excitant et décharge d'un seal coup. Jusqu'à complet épuisement, toutce qui est accumulé en lui de force vive. De là la soudaineté et la violence des étais p8ychO;physiologique5 récurrents.

L'auteur termine par quelques considérations d'ordre purement philosophique leqdanl à démontrer que Tinfluence inhibitrice des difTcrcnts systèmes psycho-physiologiques les uns sur les autres a pour résultat d'accumuler des réserves d'énergie psychique. Le principe de la survivance dv plus apte fait que ce sont les individus qui emmagasinent la plus grande^ quantilé d'énergie qui sont destinés à triompher dans la lutte pour la vie : de là l'augmeutaiiou progressive de la quanlilé d'énergie disponible dans l'individu et dans la race.

J. ROCITBS de FURSAC.

227. — Psychose systématisée chronique à forme quéruUnte [Constitution paranoïaque. — tdée prévaUnte. — Interprétations délirantes), par Aldès (Abel) et CiiAap&.fnBit (René). V Encéphale» 3* année, n« 8. août 1907 p. 134-148.

11 est presque toujours fort délicat de distinguer l'un de l'autre le délire d'inlerprétalion et la folie des persécutés-persécuteurs. Les deux affections ont des signes communs qui sont a l'exagération de la personnalité» la lucidité permanente, l'activité désordonnée, la rareté des troubles sensoriels» le défaut d'affaiblissement intellectuel et, parfois, les réactions. Les signes différents sont : pour la folie des persécutés-persécuteurs : idée obsédante onique, absence d'idées délirantes proprement diles, Gxité des conceptions morbides, constance des réactions disproportionnées à leur mobile; pour le délire d'interprétation : la multiplicité des conceptions, l'existence d'idées

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déliranles, l'extensioa progressive du délire, la coaliDgeoce des réactions pourtanl mieux en rapport arec leur mobile. »

Les anleurs rapportent une observation typique de délire des persécutés* persécuteurs. Le sujet est un officier qui présente au plus [haut point les anomalies de la sensibilité et de l'intelligcuce caracléris tiques des états paranoïaques, et particulièrement du délire des persécutés-persécuteurs, d'une part l'hypertrophie du moi, d'autre part rcxistencc d'une idée unique. prévalcDte, « ûbcnvertige Idée ■> de Wernicke, et un trouble du sens critique, qui est à la l'ois affaibli et perverti et qui ne permet pas au sujet de s'apercevoir des erreurs qu'il commet. Mais (et cela paraît être la clé du diagnostic), on ne trouve pas chez ce malade o la richesse inlcrprélative de La psychose à base d'interprétations délirantes dontle système s'ampUne, se systématise par l'adjonction d'éléments nouveaux, se transforme sous riolluence d'interprétations différeotes ».

J. RoûlTES DR FdRSÂG.

228. ^ Ce que U paranoïa n'est pas. Requête en vue d'une classification intelligible des maladies mentales (What paraooia is uot. A plea lor an intelligible classiJIcation ol' mental diseases), par Robinovitcb (L.). The Journal of mentat pat kohgy, vol. IIl, d° 2.

L'auteur prend k partie le Journal médical de New-York qui, dans un article intitulé : aLa question de la paranoïa ji prétend que les malades atteints de ce délire se font rares, que leur nombre dans les hôpitaux est tombé de 10 p. 100 à 1 p. iOO. R. conteste cette affirmation. Elle reconnaît, par contre, qu'il règne parmi les auteurs anglais et américains la plus grande imprécision au »ujet de la paranoïa, qui n'est nulle part définie.

La meilleure formule est celle de Magnan, qui considère la paranoïa comme un délire chronique à évolution systématique. Dans celle évolution il y a lieu de distinguer quatre stades : l'' une période d'incubation; 2^ une période d'interprétations délirantes; 3" un délire de grandeur; 4*^ une période de démence. Cette affection est incurable. Si l'on compare la terminologie des dilTérents alicnistes, ou constate que la paranoia des Allemands correspond à tous les délires systématisés des Français; la classification française, celle de Blagnau en particulier, est supérieure à toutes les autres

parce qu'elle tient compte des faits cliniques.

G. Bos.

229. — Contribution & l'étude de la psychose de Korsakoff à march e continue, par Sbrob Soukhakofp (Moscou). Annales médico-psychologiques. IX" série, t. V, u* I, p. 49, janvier-février 190" (9 pages).

Ceci est un essai pour compléter la symptomatologie de cette maladie. Parfois assez longtemps après son début se développent diverses idées délirantes — idées de jalousie dans la psychose polynévritique d'origine alcoo-

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lique ; d^aatres fois idées de persécution, stables et tendant à la systématisation. Ces idées délirantes coexistent avec les symptômes psjchiques de cette maladie considérés comme caractéristiques (amnésie, pseado-réminiscence], ou plutôt elles se présentent k un moment où cenx-ci lendetit à diminuer. 11 faut dune penser que le syndrome paranotde a lui aussi une origine autonome dans cette psychose et doit entrer dans son tableau.

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